Yann pousse un passant à terre et lui saute dessus à pieds joints, il est laissé libre

Un homme – bien connu des services de police et complètement ivre – s’est jeté sur un passant dans le centre de Reims.

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Les faits remontent au 5 avril. Vers 20 h 45, alors qu’il attend le tramway à l’arrêt Saint-Thomas, avenue de Laon, un homme de 36 ans est soudainement bousculé et frappé par un individu manifestement alcoolisé. Un témoin s’interpose et permet au monsieur de s’enfuir, mais l’agresseur le rattrape, le fait tomber à terre et lui saute dessus à pieds joints ! Bilan : fractures des côtes, 21 jours d’incapacité totale de travail.

Interpellé, l’auteur des violences se révèle être Yann Ronvaux, un Rémois de 43 ans dont le nom n’est pas inconnu des policiers. Le dépistage confirme sa forte alcoolémie : 2,18 grammes par litre de sang.

Après avoir cuvé ses libations, l’homme fournit une explication déconcertante. On lui avait volé une somme de 40 euros, dit-il, et il lui a semblé que le voleur était cette personne qui attendait le tramway. Il voulait seulement inspecter le contenu de ses poches pour vérifier que l’argent ne s’y trouvait pas. Elle n’a pas voulu, il lui a tapé dessus.

Yann Ronveaux a été jugé en comparution immédiate : dix-huit mois de prison dont dix assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve comprenant l’obligation de se soigner, de travailler et d’indemniser la victime.

Laissé libre, il pourra purger ses huit mois ferme sous un mode aménagé.

L’Union

 

Etats-Unis : Elle filme le viol de son amie sur Periscope

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Marina Alexeevna Lonina, jeune femme de 18 ans domiciliée dans l’Ohio, a été inculpée mercredi par un grand jury et risque de passer une bonne partie de sa vie derrière les barreaux. La jeune femme est accusée d’avoir retransmis en direct le viol d’une de ses amies via l’application Périscope. 

Selon Ron O’Brien, procureur du comté de Franklin, les deux jeunes femmes ont rencontré Raymond Gates, 29 ans, dans une résidence de Colombus, le 27 février dernier. Au cours de la soirée, l’homme a forcé l’une des deux jeunes filles à coucher avec lui. Au lieu d’aller chercher de l’aide, Marina a sorti son smartphone et s’est mise à filmer l’agression, qu’elle a diffusée en direct sur Periscope. La jeune femme est également accusée d’avoir pris des photos de son amie nue avant qu’elle ne se fasse violer.

C’est une connaissance de Marina qui, après avoir vu la vidéo sur l’application, a alerté la police. La jeune femme et l’auteur du viol sont tous deux inculpés d’enlèvement, de viol, d’agression sexuelle et de diffusion de matériel sexuel impliquant une mineure. «Si Gates et Lonina sont reconnus coupables de ces charges, ils risquent chacun une peine pouvant aller jusqu’à 40 ans de prison», estime Ron O’Brien, le procureur.

L’Essentiel

Palestinien à terre exécuté : le terroriste israélien poursuivi pour «homicide involontaire»

Le soldat israélien qui a tiré sur un palestinien, alors que celui-ci était neutralisé et gisait au sol il y a trois semaines à Hébron, sera poursuivi pour « homicide involontaire », a indiqué jeudi le procureur d’un tribunal militaire de Jaffa à Tel Aviv.

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Lors de l’audience, le procureur a demandé une prolongation de la détention du soldat jusqu’à lundi afin de déposer les actes d’accusation fondés sur les aspects techniques de l’affaire.

L’accusation fait référence à l’autopsie du Palestinien qui a conclu que sa mort avait bien été provoquée par les tirs du soldat.

Le parquet militaire a ajouté que des examens médico-légaux ont confirmé l’authenticité de la vidéo qui a montré le soldat tirant sur le palestinien à terre.

Haaretz

Un animateur suspecté de viol et d’agressions sexuelles chez les scouts de Perpignan

Un animateur des scouts et guides de France a été mis en examen à Perpignan pour viol et agressions sexuelles sur quatre adolescents.

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Un animateur des scouts et guide de France a été suspendu à titre conservatoire.
Il est soupçonné de viol et agressions sexuelles sur 4 adolescents. L’un d’eux a donné l’alerte en décembre 2014. Une plainte a été déposée. L’animateur âgé d’une trentaine d’années, mis en examen, est actuellement placé sous contrôle judiciaire.

De leur côté les familles des victimes ne remettent apparemment pas en cause le scoutisme. Pour elles leurs enfants ont été victimes d’un prédateur. L’enquête se poursuit. Elle dira s’il y a eu un manque de vigilance de la part de l’association.

En attendant son procès, l’animateur a été suspendu de toute activité au sein des scouts et guides de France. L’ association compte 75 000 adhérents en France.

France 3

Le commissaire de la DGSI accusé d’avoir giflé une avocate sera jugé le 28 juin

Mis en examen après une enquête interne, le fonctionnaire comparaîtra pour violences volontaires. Il serait également impliqué dans une autre affaire.

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 Alors qu’il est censé occuper de nouvelles responsabilités au centre d’écoute de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à Boullay-les-Troux, en remplacement de Paul-Antoine Tomi parti rejoindre la préfecture de police, le commissaire G., 58 ans, vient d’apprendre que le parquet de Nanterre le renvoie devant le tribunal correctionnel le 28 juin.

Une information confirmée par le cabinet du procureur. En avril 2014, il avait été accusé par une avocate de l’avoir giflée et insultée durant l’audition de son client dans les bureaux de la centrale du Renseignement à Levallois. L’auxiliaire de justice s’était vue prescrire 20 jours d’ITT. L’enquête de l’IGPN, la police des polices, a corroboré la version de la robe noire. Une confrontation a même été organisée entre les deux protagonistes.

Ancien inspecteur, ce cadre de la DGSI est devenu commissaire au choix. Il a effectué une partie de sa carrière au sein du service antiterroriste du 36, quai des Orfèvres, puis à la direction de la Sûreté du territoire.

Seconde affaire de violence

Le mois dernier, le commissaire G. a de nouveau usé de ses poings à l’encontre d’une syndicaliste venue plaider la cause de son compagnon, agent de la sécurité intérieure, comme elle. La discussion s’est terminée en pugilat.

Plusieurs sources évoquent une ITT de 60 jours. Et les faits seraient susceptibles de poursuites pénales. Selon nos informations, aucune plainte n’a été déposée, mais un arrangement à l’amiable a été négocié. Sous le couvert de l’article 25 du décret du 9 mai 1995 sur le statut des fonctionnaires de police, qui permet une mutation dite dans l’intérêt du service, le couple a obtenu son départ dans le sud-ouest de la France ainsi qu’il en avait émis le vœu.

Aucun des trois protagonistes de ce dernier événement n’a fait l’objet d’un retrait d’habilitation secret-défense. Rappelons qu’au sein de la DGSI, des policiers ont déjà été déshabilités après un conseil de discipline pour avoir par exemple roulé dans un couloir de bus…

Le Front national visé dans plusieurs affaires judiciaires

Financement de ses campagnes en 2012, patrimoine de Jean-Marie Le Pen, soupçons d’abus dans le paiement des assistants parlementaires européens : le Front national est visé par plusieurs enquêtes judiciaires en France.

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– FINANCEMENT DES CAMPAGNES, UN PROCÈS A L’HORIZON ? –

C’est le dossier le plus abouti. Dix personnes ont été mises en examen, dont un vice-président du parti, son trésorier et le FN lui-même. Les juges d’instruction soupçonnent le mouvement d’avoir conçu un système ingénieux pour capter de l’argent public, notamment aux législatives de 2012.Au centre des investigations, les kits de campagne fournis à presque tous les candidats, derrière lesquels les enquêteurs soupçonnent des prestations gonflées et surfacturées au détriment de l’État, qui rembourse les frais de campagne.

Riwal, la société de communication de Frédéric Chatillon, un proche de Marine Le Pen, est en première ligne, pour avoir fabriqué les kits. Tout comme le micro-parti de la patronne du FN, Jeanne, intervenu dans le montage. La présidentielle de Marine Le Pen en 2012 est aussi concernée. Lors des investigations, les enquêteurs se sont penchés sur le virement de 300.000 euros vers Hong-Kong, évoqué par les « Panama Papers », sans démontrer que les fonds seraient revenus dans les caisses du FN.

Les juges ont terminé leur enquête sur ces faits présumés d’escroquerie et d’abus de biens sociaux. Mais la chambre de l’instruction doit encore valider un volet de la procédure, le 14 avril, avant une décision sur un éventuel renvoi en procès. D’autres recours peuvent aussi intervenir d’ici là.

– LES PATRIMOINES DE JEAN-MARIE ET MARINE LE PEN ET LE FISC –

Une enquête est en cours au parquet national financier (PNF) sur de possibles sous-évaluations ou omissions dans les déclarations de patrimoine de Jean-Marie et Marine Le Pen au Parlement européen.

Se sont ajoutés des soupçons de fraude fiscale visant Jean-Marie Le Pen. En cause, un trust basé aux îles Vierges britanniques, dont majordome de Jean-Marie Le Pen, Gérald Gérin, apparaît comme l’ayant-droit, et sur lequel figureraient 2,2 millions d’euros, notamment sous forme de lingots et de pièces d’or.

Ces soupçons, étayés par les « Panama Papers », étaient déjà contenus dans une note transmise à la justice par Tracfin, la cellule antiblanchiment de Bercy. Enfin, l’enquête porte sur les conditions d’acquisition par Jean-Marie Le Pen et sa fille Marine d’une résidence à Rueil-Malmaison, près de Paris. La justice s’interroge car juste avant l’achat, le fondateur du FN avait bénéficié d’un virement d’environ 600.000 euros de son micro-parti, Cotelec.

– LES SALAIRES LITIGIEUX D’ASSISTANTS AU PARLEMENT EUROPÉEN –

Ouverte en mars 2015 par le parquet de Paris, l’enquête porte sur les salaires versés, sur des fonds européens, à une vingtaine d’assistants d’élus frontistes au Parlement de Strasbourg. 

Assistants qui figuraient aussi dans l’organigramme du FN, d’où les soupçons. Les enquêteurs doivent déterminer si le parti d’extrême droite a effectivement rémunéré des cadres avec des fonds réservés aux activités du Parlement européen, en les employant de manière fictive à Strasbourg.

Lyonne

Affaire de stups, escroquerie immobilière: Eric et Emmanuel, 2 gendarmes mis en cause

Entre 2010 et 2012, ils avaient fait tomber un réseau d’importation de cocaïne. Cinq ans plus tard, deux gendarmes et leurs indics de l’époque sont mis en cause dans une sombre arnaque immobilière, qui jette le trouble sur leur belle affaire.

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Les deux gendarmes, le major Eric T., 49 ans, et Emmanuel B., 46 ans, sont mis en examen depuis le 17 mars pour complicité d’abus de confiance, de faux en écriture publique et usurpation de titre. Tous deux en poste à l’époque des faits à la Section de recherches (SR) de Paris où ils jouissent d’une bonne réputation, ils sont sous contrôle judiciaire et suspendus. Le parquet de Paris avait requis leur placement en détention provisoire.

Selon une plainte, les victimes — une dizaine en l’état — se voyaient approcher par un intermédiaire, qui leur promettait de juteuses affaires immobilières sur des biens saisis par la justice. A condition de verser une somme en cash.

Des rendez-vous étaient organisés aux tribunaux de Paris et Bobigny, en présence d’avocats. Mais les sommes versées, des dizaines de milliers d’euros par transaction, se sont envolées.

– Nouvelles plaintes –

Problème, les quatre mis en cause ont aussi joué un rôle-clé dans le démantèlement d’un réseau d’importation de cocaïne depuis la Belgique et les Pays-Bas, les deux premiers comme enquêteurs, les autres comme indics, expliquent des sources proches de l’enquête.

Ce dossier-là démarre en 2010. Il mène les gendarmes sur les traces de plusieurs Go Fast et à un laboratoire clandestin à l’Ile-Saint-Denis, où sont saisis 5 kg de cocaïne, 45 kg de produits de coupes et du matériel pour fabriquer la drogue.

Les indics apparaissent dans la procédure, sous un prénom et un alias, mais en dépit d’un témoignage les reliant aux suspects, ils ne seront pas identifiés.

L’arnaque a-t-elle servi à les rémunérer, reposant la question des relations troubles entre enquêteurs et informateurs? Autre question, les indics ont-ils joué un rôle dans le trafic?

L’avocat a multiplié les plaintes, accusant les gendarmes d’avoir menti sur leurs PV de constatations, ou le juge d’instruction de les avoir couverts.

Un autre élément intrigue. L’un des plaignants avait demandé des comptes à l’un des gendarmes. Lors de cette conversation qu’il a enregistrée, l’enquêteur reconnaît les rendez-vous, où des collègues auraient porté la robe, mais les justifie par des opérations pour infiltrer le milieu des voyous.

La cour d’appel rendra sa décision le 17 mai.

Yahoo

Un scandale de pédophilie étouffé par le Quai d’Orsay

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Un scandale de pédophilie étouffé

L’homme n’est pas cité nommément dans le livre. « Comme il n’a été ni condamné ni officiellement sanctionné, on ne peut pas citer son nom », explique le journaliste. Il est pourtant accusé d’être un prédateur sexuel. En 2013, le FBI monte une opération anti-pédophilie et tombe dans « les numéros de téléphone des prédateurs » sur ce jeune diplomate détaché récemment du Quai d’Orsay au siège des Nations Unies à New York. Immédiatement, l’homme est renvoyé par le secrétaire général des Nations-Unis, Ban Ki-Moon.

Alors que l’homme aurait pu être remis par la France à la justice américaine, il est simplement rappelé à Paris. Pour éviter d’être arrêté sur le tarmac de l’aéroport de New York, l’homme décide alors de rentrer en France en passant par Montréal au Canada, qu’il rejoint en voiture.

Rentré à Paris, on le prévient qu’il ne sera plus jamais envoyé à l’étranger mais il n’est pas poursuivi ni licencié. Il est alors chargé de gérer les réseaux sociaux d’une direction de la maison avant d’être recruté dans une prestigieuse banque d’affaires par un ancien diplomate de haut rang.

L’histoire ne s’arrête pas là. L’homme n’a pas été rayé des cadres du ministère puisque son nom apparaissait récemment dans un jury de concours interne du Quai d’Orsay.

Le JDD

Jura : un pompier volontaire mis en examen pour viol d’une lycéenne

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Un pompier volontaire de 45 ans, soupçonné d’avoir violé une lycéenne à Champagnole (Jura) en s’introduisant la nuit à son domicile alors qu’il portait son uniforme, a été interpellé, a-t-on appris vendredi de source judiciaire. Le suspect, un voisin de la victime âgée de 19 ans, a reconnu les faits, a indiqué à l’AFP le parquet de Besançon.

Il était présenté vendredi soir devant le juge d’instruction de Besançon en vue de sa mise en examen pour viol, a précisé le parquet qui a requis son placement en détention provisoire.

Cet adjudant-chef est soupçonné d’avoir agressé en uniforme sa voisine à son domicile, dans la nuit de jeudi à mercredi, en la menaçant avec un couteau de chasse, puis en la ligotant avec des liens en plastique (type serflex), avant de la violer, selon la même source.

L’agresseur présumé a ensuite libéré la lycéenne de ses liens et l’a menacée de mort si elle divulguait les faits. Sous le choc et prostrée, la victime a été découverte jeudi matin à son domicile par des amis qui lui ont conseillé de déposer plainte à la gendarmerie.

BFM

Laurence Rossignol : le CCIF porte plainte pour «injure publique à caractère racial»

Le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) a annoncé vendredi 8 avril son intention de porter plainte avec plus de 400 personnes contre la ministre Laurence Rossignol pour «injure publique à caractère racial», à la suite de ses propos islamophobes et afrophobes.

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Le CCIF a décidé de répondre via la justice. Lors d’une conférence de presse organisée ce vendredi 8 avril, le collectif a annoncé sa décision de porter plainte contre la ministre des Droits des femmes, à la suite des propos tenus le 30 mars dernier sur les ondes de RMC.

Laurence Rossignol avait comparé les femmes voilées aux nègres, en abordant la question du voile avec Jean-Jacques Bourdin. «Mais bien sûr, il y a des femmes qui choisissent (le port du voile, ndlr), il y avait des nègres afri.., des nègres américains qui étaient pour l’esclavage», avait-elle déclaré.

«Le premier discriminant est l’Etat»

Lors de cette conférence, Yasser Louati, le porte-parole du collectif a tiré la sonnette d’alarme et condamné de nouveau ces propos «islamophobes et afrophobes».

«Il ne faut surtout pas croire que c’est un dérapage anodin dû au hasard….surtout quand le premier discriminant est l’Etat», a-t-il déclaré.

Yasser Louati a également pointé du doigt les médias qui ont donné la parole à la ministre pour «se justifier» mais pas aux personnes concernées par ce débat. «On a confisqué la parole aux premières concernées dans les émissions auquelles Laurence Rossignol était invitée (après ses propos), il n’y avait pas de femmes voilées ni des personnes de couleur noire qui auraient pu parler» a-t-il ajouté.

Plus de 400 plaignants

Yasser Louati a abordé l’action de groupe menée comme une contre-attaque. Plus de 400 plaignants vont porter plainte contre Laurence Rossignol et se joignent au CCIF qui les accompagne dans cette démarche.

Ce dépôt de plainte se fera sur le fondement de l‘«injure publique à caractère racial», a précisé Lila Charfi, responsable juridique du CCIF.

«Le CCIF est très fier d’accompagner cette action de groupe et espère mettre au centre de l’action les plaignants», a déclaré Marwan Muhammed, président du collectif. «Il faut un rapport de force pour assigner ces personnalités politiques à leur propre responsabilité», a-t-il ajouté.

Le CCIF et la fondation Frantz Fanon vont donc saisir la Cour de justice de la République, seule compétente pour juger des délits par les ministres pour «injure publique à caractère racial» mais également le tribunal correctionnel pour les mêmes faits.

Zaman France

Des salariés musulmans licenciés en raison de .. la taille de leur barbe après les attentats de Paris

L’entreprise Securitas a défendu devant les prud’hommes, au nom de la laïcité, sa décision de licencier quatre agents de sûreté, qui avaient refusé de raccourcir leur barbe.

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Une semaine après les attentats, une vingtaine d’agents de sûreté, personnels chargés de scanner les passagers avant leur embarquement, sont convoqués par leur employeur, Securitas Transport Aviation Security (STAS).

La filiale du numéro un européen des services de sécurité leur enjoint de se conformer au « référentiel vestimentaire » en vigueur dans l’entreprise stipulant que les « barbes, boucs ou moustaches » doivent être « courts, taillés, soignés et entretenus ».

Pour avoir refusé de raccourcir leur barbe, quatre d’entre eux, qui se revendiquent musulmans pratiquants, sont renvoyés chez eux sans être payés.

Licenciés pour « faute grave 

 « On m’a convoqué, je l’ai taillée et on m’a dit que ce n’était pas assez », a affirmé, en marge de l’audience, l’un des plaignants, qui veut garder l’anonymat pour ne pas compromettre ses chances de retrouver du travail.

Licenciés pour « faute grave » entre janvier et avril, les quatre ex-salariés, dont chacun porte une barbe de longueur et d’épaisseur variables, réclament des rappels de salaire et 5.000 euros de « provisions en dommages et intérêts » dans le cadre de cette procédure en référé.

Pour leur avocat, Me Eric Moutet, « c’est une affaire de principe, qui est liée de manière évidente aux attentats de novembre ».

Les ex-agents, qui ont entre neuf et dix ans d’ancienneté, n’ont « jamais posé de problème particulier ». La preuve, c’est que l’autorisation qui leur a été délivrée de travailler dans la zone réservée de l’aéroport n’a jamais été « remise en cause par le préfet et le procureur de la République ».

Contexte de « peur »

« Ils sont porteurs d’un badge, mais également porteurs d’une barbe, qui ne s’est pas mise à pousser soudainement le 13 novembre au soir », ironise l’avocat.

« Leur comportement n’a pas changé d’un pouce: c’est le regard sur eux qui a changé », dans le contexte de « peur » qui a suivi les attentats. Signe, selon lui, que l’on a affaire à une « discrimination liée à la pratique religieuse ».

Or, pour l’avocat, si le voile est un « signe religieux incontestable »« la barbe, non ». Mais pour Me Benoît Dubessay, l’avocat du groupe suédois, ce sont les salariés eux-mêmes qui ont « fait le lien » entre leur religion et leur barbe, en affirmant: « Non, je ne la couperai pas car c’est une manifestation de ma foi et vous n’avez pas le droit de porter atteinte à ma liberté religieuse. »

Quant à l’allégation selon laquelle ces salariés ont toujours porté une barbe et que Securitas a changé de politique après les attentats, c’est « faux ». Non seulement ils ne l’ont pas toujours arborée, mais le « référentiel vestimentaire » de Securitas date d’au moins 2011, fait valoir l’avocat.

« À partir de quel moment c’est court ou c’est long? » l’interroge l’un des deux conseillers prud’homaux, qui porte une barbichette.

Embarras de l’avocat, qui admet une « part de subjectivité »« Votre bouc, pour moi, il est court. » Le jugement sera rendu le 17 juin.

Ouest France

Guyane : un prêtre soupçonné de pédophilie placé en garde à vue

Un prêtre soupçonné de pédophilie et signalé par son évêque a été placé vendredi 8 avril en garde à vue à Kourou en Guyane, a indiqué à l’AFP une source proche du dossier.

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A la demande de l’évêque de Cayenne, Mgr Emmanuel Lafont, qui avait contacté le procureur, ce prêtre est « allé dénoncer ses propres agissements » à la gendarmerie de Macouria. Il a été placé en garde à vue vendredi matin, a précisé le procureur dans un communiqué.

Une enquête avait été ouverte à la suite du signalement de ce prêtre, né en 1949, par l’évêque de Cayenne, Mgr Lafont, et plusieurs plaintes ont été déposées contre lui. Il est notamment soupçonné d’attouchements sur un mineur de 14 ans, a ajouté le procureur. L’enquête est confiée à la brigade des recherches de la gendarmerie de Kourou.

Un évêque ouvert

Mgr Lafont, évêque de Cayenne depuis 2004, est plutôt considéré comme une figure d’ouverture au sein de l’épiscopat français. Ce missionnaire a notamment été prêtre en Afrique du Sud de 1983 à 1996 et s’est beaucoup engagé dans la lutte contre l’Apartheid.

Dans un tweet posté jeudi, il déclarait: « Est péché, selon la Parole de Dieu, tout ce qui blesse l’intégrité spirituelle, affective ou physique d’une personne surtout d’un enfant. »

Huffington Post

« Sale pédé » n’est pas une insulte selon le Conseil des prud’hommes de Paris

« Pédé » n’est pas une insulte homophobe selon le Conseil des Prud’hommes de Paris pour qui c’est encore moins une insulte quand on travaille dans un salon de coiffure, un lieu réputé, toujours selon le Conseil, pour employer régulièrement des personnes homosexuelles.

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Cette décision date du mois de janvier dernier. Elle faisait suite à la plainte d’un employé pour homophobie.

Cet employé d’un salon de coiffure reçoit un soir par erreur ce message de son patron sur son portable: « Je ne le sens pas, je ne le garde pas, c’est un sale « pédé », ils ne font que des tours de pute ».

Le lendemain, le jeune homme apprend que sa période d’essai s’arrête là. Epaulé par le défenseur des droits, il porte plainte pour licenciement abusif.

Pas de discrimination homophobe

Le Conseil des prud’hommes lui, ne retient pas la discrimination homophobe au motif que:

Les salons de coiffure emploient régulièrement des personnes homosexuelles sans que cela ne pose de problème.

France Inter

 

Haute-Savoie: un retraité jugé coupable d’avoir hébergé une famille de réfugiés

L’homme avait hébergé pendant plus d’un an et demi une famille de Kosovars qui avait été déboutée du droit d’asile. Il encourait 30 000 euros d’amende et cinq ans de prison, mais a été exempté de peine.

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Il avait hébergé à titre gracieux une famille de Kosovars en situation irrégulière dans une maison de famille inoccupée. Fernand Bosson, un retraité de 74 ans originaire d’Onnion, une commune située à proximité de la frontière suisse, a été reconnu coupable ce jeudi d’avoir « par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers, d’un étranger en France ». Il encourait 30 000 euros d’amende et cinq ans d’emprisonnement, mais a été exempté de peine, raconte Le Figaro.

Comme le raconte le site Bastamag, la famille avait été déboutée du droit d’asile. Les trois enfants étaient scolarisés dans la commune d’Onnion, dont Fernand Bosson avait été maire. C’est un des raisons, raconte au Figaro un membre de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) venu soutenir le retraité, pour lesquelles ce dernier a décidé d’héberger pendant un an et demi les Kosovars. Il les a ensuite aidés à nouveau pendant quelques mois entre fin 2015 et début 2016.

L’Express

Des ségrégations anti-LGBT légalisées aux Etats-Unis

Deux lois visant à réduire les droits des personnes LGBT viennent d’être votées dans les Etats de Caroline du Nord et du Mississippi. En réaction, des entreprises ont annoncé qu’elles renonçaient à s’implanter dans ces Etats.

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Célébrer leur mariage dans un restaurant ou dans une salle pourra désormais être refusé aux personnes LGBT dans le Mississippi. La faute à une loi votée ce mardi 5 avril dans cet Etat du Sud des Etats-Unis, destinée selon son gouverneur républicain Phil Bryant à « protéger sincèrement les convictions religieuses et les convictions morales« . Concrètement, les églises et les entreprises privées sont autorisées à arguer de leur conviction religieuse pour refuser d’accorder des services à certaines personnes.

Une loi qui rappelle la ségrégation raciale

Dans les faits, donc, un restaurant ne peut toujours pas interdire son entrée à un couple homosexuel en tant que tel, comme cela était le cas pour les Noirs dans cet Etat du Sud au temps de la ségrégation raciale. Mais si le propriétaire de l’établissement est opposé au mariage de couples de même sexe, il peut en revanche refuser d’abriter tout événement lié (pré-cérémonie ou post-cérémonie de mariage, anniversaire de mariage, etc).

De grandes compagnies comme Nissan, Toyota ou MGM Resorts, toutes de gros employeurs de la région, n’ont pas tardé à réagir en se prononçant publiquement contre cette loi. La marque Nissan, dans un communiqué a ainsi rappelé qu’elle « prohibe tout type de discrimination et s’oppose à toute loi qui autoriserait les discriminations contre les lesbiennes, les gays, les bisexuels et les transgenres. »

Avocat au Southern Povert Law Center, Jody Owens compare cette loi aux mesures ségrégationnistes du siècle dernier : « Cette nouvelle loi – comme les autres anti-LGBT dans d’autres Etats – utilise l’argument de ‘la liberté religieuse’ pour justifier la discrimination, les mauvais traitements et la bigoterie. C’est le même genre de raisonnement qu’utilisaient les suprématistes blancs à d’autres époques pour justifier l’esclavage« .

Marianne

Attentats de Bruxelles : Fayçal Cheffou « J’étais le coupable idéal »

Fayçal Cheffou avait été arrêté par la police juste après les attentats de Bruxelles du 22 mars dernier. Il était suspecté par la police d’être le troisième homme présent à l’aéroport de Zaventem. «Toute cette affaire a ruiné ma vie», décrit-il.

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«Ils croyaient que j’étais présent lors de l’attaque à Zaventem. J’ai immédiatement dit à la police que je ne pouvais pas être là à ce moment-là, pour la simple raison que j’étais chez moi. Ils pouvaient très bien vérifier cela. J’avais des preuves. Mais personne ne m’écoutait. J’étais le coupable idéal», peut-on lire sur DH.be.

Fayçal Cheffou prétend que la police aurait continué à faire comme s’il était effectivement le troisième homme de l’aéroport de Zaventem pour rassurer la population et montrer que la situation était sous contrôle. Il était déjà connu des services de police qui le suspectaient de recruter «des personnes du parc Maximilien pour intégrer des organisations extrémistes».

Fayçal Cheffou a finalement pu être arrêté grâce à un signalement plus précis donné par un chauffeur de taxi qui pensait avoir reconnu le terroriste.

«La police belge travaille sur ce dossier en collaboration avec des collègues français et marocains. Ces derniers n’ont pas vraiment une manière amicale d’interroger. Au poste de police, ils m’ont complètement déshabillé. J’ai aussi reçu des coups», décrit Fayçal Cheffou.

Il explique avoir subi des dommages irréversibles : «Je ne suis pas encore tout à fait blanchi. À cause de ça, je suis aujourd’hui menacé de mort. J’ai aussi une vie et une famille ! Imaginez donc ce que ma mère, mes sœurs et moi vivons actuellement»

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