Dégradation et agression : cinquième incarcération pour Jonathan

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À 25 ans, le Havrais a déjà inscrit vingt-trois mentions à son casier judiciaire. Durant sa minorité, il a connu trois fois la détention. Un dernier séjour en tant que majeur s’est étalé de 2010 à février 2015. Et, présenté en comparution immédiate pour trois faits, Jonathan ne s’adonne qu’à peu d’illusions.

« Si je retourne en prison, je voudrais aller à Rouen, offre­ t­il aux juges qui s’apprêtent à délibérer. À Saint­Aubin­Routot, je crains des bagarres avec des gars d’autres quartiers. Enfin, je n’en ai pas peur, mais je vais me défendre. »

Le 22 avril dernier, le propriétaire d’un scooter dit à la police avoir eu son deux ­roues dégradé. « On m’a donné 50 € pour le faire », concède le prévenu. Mais il aurait pensé que celui qui lui avait demandé d’arracher le carénage était le véritable propriétaire. Parce qu’il a laissé une empreinte papillaire sur place, Jonathan est sujet à une fiche de recherche. La police retrouve sa trace le 29 septembre, à Harfleur.

Une adolescente de 17 ans se plaint d’avoir eu le cou saisi à la descente du bus, d’avoir eu les cheveux tirés, d’avoir reçu des coups au visage par un garçon qui souhaitait lui voler son téléphone. « Je n’ai pas voulu lui prendre son portable. Elle parlait fort dans le bus. Avec mes mots, je lui ai dit de fermer sa bouche. Mais elle continuait. Je lui ai juste saisi le bras. » Décrit précisément par la jeune fille, Jonathan est retrouvé par la police dans les minutes suivantes.

Cependant, il parvient à filer entre leurs doigts. Il n’est rattrapé que ce dimanche 11 octobre, en deux temps. Il est identifié au Havre par un policier en patrouille avec des collègues. Jonathan décline un faux nom, avant de prendre encore la poudre d’escampette. Il n’est menotté qu’une heure plus tard, au cours d’une interpellation houleuse.

Le Havrais se plaint d’avoir reçu « des coups de pompes ». Il est accusé d’avoir fait tomber l’un des agents au sol et d’avoir promis de les « tuer un par un, en sortant de prison ». « Oui, je sais que je vais y aller. » Le récidiviste ne se trompe pas. Il est condamné à 12 mois de prison ferme, avec mandat de dépôt pour Saint­Aubin­Routot.

Paris Normandie

Angélina commet des dégradations et menace d’égorger sa voisine

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«Je vous remercie beaucoup », salue une Havraise de 33 ans qui vient d’être condamnée par le juge du tribunal correctionnel du Havre. La prévenue a été relaxée pour deux dégradations qui lui étaient reprochées.

Entre ses voisines et Angélina, le climat est délétère. « Au début, je me suis dit que c’était peut-être contre moi, qu’elle m’en voulait personnellement, énonce au tribunal une voisine partie civile. Mais je me suis rendu compte que c’était général.»

Menaces d’égorgement

Elle est plus tempérée concernant les menaces qui lui sont reprochées à l’encontre d’une troisième voisine. Sa fille aurait été suivie dans la rue par Angélina, une laisse à la main. « Jamais je n’aurais fait ça à un enfant », balaye la mise en cause. Et les insultes contre sa mère ? « Oui, mais c’est elle qui en a dit la première ! » Elle aurait également fait un geste d’égorgement sur la gorge avec le pouce.

La prévenue a été relaxée pour les dégradations. Déjà condamnée pour d’autres infractions, elle a écopé de six mois de prison avec sursis pour les menaces.

Paris Normandie

Le voyage de noces finit au tribunal pour Emmanuel, un croupier monégasque

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Un croupier monégasque refuse de payer son voyage de noce et fabrique un faux en écriture de banque. Le prévenu a été condamné à trois mois avec sursis.

Emmanuel voulait s’offrir une lune de miel aux seuls frais de l’hôtelier qui hébergeait le couple. C’est un peu le mariage de la carpe et du lapin… D’ailleurs, cette alliance anormale a conduit l’époux à s’expliquer devant le tribunal correctionnel.

Il a été condamné à trois mois de prison avec sursis, liberté d’épreuve et obligation de rembourser la note de 16 000€.

Le croupier monégasque qui ne voulait pas payer son voyage de noces. Même avec un revenu confortable de 5 800€ mensuel, le prévenu est allé jusqu’à fabriquer un faux en écriture de banque.

Pour « allécher » l’hôtelier par des espoirs trompeurs, il a falsifié la signature de son banquier sur un ordre de virement international. Puis, il l’a présenté à son créancier pour lui fournir la preuve de l’arrivée imminente de l’argent dû.

Ne voyant rien venir, et pour cause, la victime s’inquiète auprès de l’établissement bancaire. La supercherie est vite découverte… Mais à ce jour, soit un an après avoir profité des prestations de l’établissement en question, la facture est toujours en attente de règlement.

Nice Matin

Des Géorgiens interpellés pour vol à Dole

media_xl_3634074Deux hommes de nationalité géorgienne ont été pris mardi en flagrant de vol au supermarché Géant de Dole.

Ils ont tenté de dérober quatre consoles de jeu d’une valeur totale de 700 euros. Interpellés par la police, ils ont été mis en garde-à-vue au commissariat.

Les deux individus en situation régulière, âgés de 37 et 41 ans et vivant à Dole, doivent être présentés au juge d’instruction qui apprécier les suites judiciaires à donner à l’affaire. Connus des forces de l’ordre, les deux Géorgiens sont récidivistes.

Le progrès

Antoine, avait tiré sur le domicile d’un couple à la demande de Pascal, son dealer

reglemeent de compte fusil drogue detteBernay le 27 février 2014, à 3 h. Un individu à bord d’une Clio stationne sur un parking et tire deux coups de feu en direction d’un immeuble avant de prendre la fuite.

Le fusil de chasse laisse des impacts sur la façade et les volets d’un appartement. À l’intérieur, les vitres sont brisées. C’est un couple avec deux enfants en bas âge qui est visé. La jeune femme est blessée à la cheville. Le lendemain, elle reçoit un message sur son téléphone : « Pas trop dur le réveil ? La prochaine fois, c’est toi ou tes gosses. »

Antoine Couillaud, 34 ans, domicilié aux Jonquerets-de-Livet, comparaissait, mardi, devant le tribunal correctionnel d’Évreux pour violences avec usage d’une arme suivie d’une incapacité de travail de huit jours pour la jeune femme et pour la même infraction non suivie d’incapacité pour son compagnon. Le trentenaire était jugé avec son complice, Pascal Hue, 56 ans, détenu pour une autre cause.

C’est une histoire d’intimidations et de menaces sur fond de dettes de stupéfiants qui amène les deux hommes devant le tribunal. Le couple de victimes consomme de l’héroïne et de la cocaïne. La femme doit 1 640 € à Pascal Hue et tarde à payer. On l’avait déjà menacée de lui envoyer « le Gros ». Le tireur, Antoine Couillaud, également consommateur, s’approvisionne auprès de Pascal Hue.

La veille des coups de fusil, les deux hommes passent la soirée ensemble : « Mon client doit de l’argent à Pascal Hue qui lui demande d’aller effrayer ses autres débiteurs. Il s’est exécuté parce qu’il lui a promis une remise de dette et a menacé de s’en prendre à ses proches », explique Me Marion Jonquard, l’avocate d’Antoine Couillaud.

Le commanditaire lui remet un fusil de chasse et lui accorde grâce de 300 € sur sa dette après avoir accompli sa besogne.

Pascal, le commanditaire, qui compte déjà 29 mentions à son casier, est condamné à deux ans de prison ferme. Quant au tireur dont le casier ne compte que trois mentions, il écope de 12 mois de prison ferme. Tous deux ont interdiction de détenir une arme pendant cinq ans.

Paris Normandie

Il détenait plusieurs dizaines d’armes et de grenades et se préparait a une révolution

Armes saisi arsenal charlieÀ la barre du tribunal correctionnel d’Évreux, mardi, l’homme de 56 ans en costume cravate est parfaitement calme. Il travaille dans la marine marchande au Havre. C’est un véritable arsenal de guerre qu’il abritait chez lui, à Sainte-Croix-sur-Aizier.

À son domicile, une perquisition réalisée en octobre 2013 a mis au jour un fusil d’assaut, un fusil-mitrailleur, des pistolets automatiques, 10 canons de pistolets automatiques, 12 grenades offensives de 1937, un colt 357 magnum…

Une seconde perquisition, dans le cadre d’une autre procédure, effectuée deux mois plus tard, portait sur 73 armes. C’est pourquoi il était jugé pour six infractions à la législation sur l’importation, la détention, l’acquisition, la fabrication ou le commerce d’armes.

« J’ai peur qu’un de ces jours, ça pète. Ce jour-là, il y aura ceux qui auront des armes et ceux qui n’en auront pas », répond l’homme aux demandes d’explications de la présidente, Marie-Christine Devidal. Dans sa sombre vision de la société, il annonce une révolution en France dans les prochaines années. Le cercle d’amis à qui il revendait des armes pouvait en avoir besoin, « au cas où »

« On est bien loin du collectionneur d’armes, accuse Yves Dupas, le procureur de la République adjoint. Les grenades étaient stockées dans son garage, d’autres armes ont été retrouvées sous une commode de la salle de bains… Vous êtes peu soucieux des règles fondamentales de sécurité.

Faut-il rappeler que l’attentat contre Charlie hebdo a été réalisé avec deux kalachnikovs et qu’il existe une porosité entre le banditisme, le terrorisme et les collectionneurs ? Vous avez franchi la ligne ! »

Le tribunal prononce une peine de deux ans de prison avec sursis et une interdiction de détenir ou de porter une arme soumise à autorisation pendant cinq ans. Les armes ont été mises sous scellés et confisquées.

Màj: Les gens du voyage déclenchent une emeute pour libérer l’un des leurs, la mère «annule les obsèques»

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mere Moirans gens du voyageLa mère du jeune homme tué le week-end dernier dans un accident a annoncé mercredi qu’elle annulait les obsèques prévues dans l’après-midi à Moirans (Isère) après qu’un juge eut refusé à un autre de ses fils incarcéré la possibilité de venir à la cérémonie.

«J’annule les obsèques. Je vais faire venir le cercueil de mon fils ici. Et il ne bougera pas tant que mon autre fils ne pourra pas venir», a indiqué à l’AFP Adèle Vinterstein, au lendemain des violences provoquées par le premier refus opposé à la demande de sortie de son fils détenu pour pouvoir assister aux obsèques.

Europe 1

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Ce sont des scènes d’émeutes urbaines inédites dans la région. Plusieurs personnes ont incendié des voitures et des palettes ce mardi après-midi à Moirans, près de Grenoble (Isère), sur la RD 1085, qui a été coupée à la circulation.

Le trafic SNCF a lui aussi été interrompu dans le secteur. Il n’y a pour l’heure pas de blessé. La plupart des incendies ont été éteints par les pompiers en début de soirée.

 «Une centaine de personnes avec des barres en fer bloquent la gare. Autour, il y a eu de lourds saccages, notamment le restaurant attenant à la gare. Sur les voies SNCF, ils ont fait brûler des voitures.

On attend une intervention» des forces de l’ordre, avait indiqué un peu plus tôt à l’AFP Franck Longo, directeur de cabinet du maire.

La mairie et les écoles ont été évacuées et des déviations ont été mises en place, précise la préfecture qui assurait en fin d’après-midi que «tout est mis en œuvre pour assurer la sécurité des biens et des personnes».

Le Parisien

Jürgen, Un ressortissant allemand s’exhibe à Rouen : 3 mois de prison avec sursis

imageDans la nuit du 28 avril 2015, la police a dû intervenir en centre-ville de Rouen. Un homme qui s’exhibe dans la rue de l’hôpital à Rouen leur a été signalé. Cet homme, c’est Jürgen D., ressortissant allemand de 51 ans venu pour le travail à Rouen.

Une première intervention a lieu à 00 h 30. « Un homme se cachait dans une porte cochère et se masturbait à chaque fois qu’une femme passait », explique un témoin de la scène. Se sentant observé, il a changé de porte cochère, puis il s’est enfui.

Le témoin monte alors dans la voiture de police pour tenter de repérer l’homme. La traque est un échec, l’homme descend, la police repart. Alors qu’il remonte la rue Saint-Nicolas, le témoin, décidément actif, aperçoit de nouveau l’homme et appelle la police.

L’exhibitionniste le repère alors et tente de lui arracher son téléphone. Il projette l’homme au téléphone sur le capot d’une voiture, un passant aide alors le témoin à maîtriser Jürgen D.

– « Concernant l’exhibitionnisme, c’était pour ma propre satisfaction, ce n’était pas pour être vu. C’est un problème qui est pris en charge en Allemagne. Maintenant j’ai toujours mes cachets avec moi pour éviter que ça recommence.

Pour ce qui est des violences, j’ai paniqué, j’avais peur qu’il appelle la police et je n’avais aucun moyen de communiquer avec lui », traduit en français l’interprète qui accompagne le prévenu.

Le tribunal rend sa décision sur-le-champ : 150 € d’amende et 3 mois de détention avec sursis sont prononcés.

Paris Normandie