Jonathan casse les dents de son «ex» : 3 mois de prison

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Alors qu’Emmanuelle, décrite comme «impulsive», ce qu’elle-même reconnaît, gifle Jonathan, celui-ci fait ce qu’il n’avait encore jamais fait : il répond par un nouveau coup. Emmanuelle tombe sur le trottoir. Quand elle se relève, elle a la bouche en sang : deux dents ont été cassées.

Lorsque les choses se sont calmées, Jonathan va directement au commissariat pour se dénoncer. Pendant ce temps, Emmanuelle téléphone aux policiers pour raconter ce qui s’est passé.

Jonathan est condamné à huit mois de prison, dont cinq assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve, sur deux ans, avec interdiction d’entrer en contact avec Emmanuelle, et obligations de suivre des soins pour canaliser sa violence, et d’indemniser sa victime.

La Depeche

Quentin avait planté six fois dans le dos son rival, 6 ans de prison ferme

La cour d’assises du Haut-Rhin a rendu son verdict. L’accusé a été condamné à six ans de prison. La cour n’a pas retenu la préméditation. L’avocat général avait requis ce matin dix ans de réclusion contre Quentin Schifferlé, accusé de tentative d’assassinat sur le petit ami de son ex. L’agression avait eu lieu au lycée Saint-André de Colmar en janvier 2014.

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Le jour des faits, le jeune bachelier de 18 ans n’avait plus goût à rien et en voulait à celui qui, selon lui, avait précipité la rupture avec son amie et avait pris sa place.

Ce jour-là, le jeune Quentin a quitté le domicile familial de Niederhergheim, le 27 janvier 2014 au soir, avec comme destination le lycée Saint-André de Colmar, où étudiaient son ancienne petite amie et son rival. Après 13 kilomètres parcourus à pied, il était  arrivé à 8h au lycée. À la pause de 9 h, il voyait celui qu’il considérait comme son rival, et, après quelques paroles, se jettait sur lui, armé d’un couteau qu’il lui plantait six fois dans le dos.

Le lycéen n’a eu la vie sauve que grâce à l’intervention d’un professeur qui a maîtrisé le forcené. Détenu à Strasbourg, l’amoureux éconduit était poursuivi pour tentative d’assassinat.

DNA

Kevin Dupuis, le dealer condamné à 4 mois ferme, mais voulait une peine plus lourde

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«J’y crois pas ! » s’exclame la présidente du tribunal correctionnel. Elle vient de prononcer une peine de huit mois de prison, dont la moitié avec sursis, à l’encontre de Kevin Dupuis, « petit dealer » avignonnais. Elle vient aussi de lui répéter, pour la seconde fois, de se taire quand elle parle. Et lui de répondre, petit sourire aux lèvres : « Vous pourriez pas me mettre que du ferme ? »

Un prévenu qui veut une peine plus lourde, ce n’est pas banal. « Eh bien faites appel, et demandez huit mois ferme ! » répond la juge Lefevre-Ibanez… Le tribunal hallucine. Il était déjà échaudé par l’insolence affichée par le jeune prévenu, arrêté avec 109 grammes de shit et 223 euros en liquide dans la rue.

 Le Dauphine

Privé de cerises, Jean-Jacques voulait «tout cramer» dans le village

Ce jour-là, Jean-Jacques n’avait pas pris son traitement contre la dépression. Du coup, il est parti en vrille. Au point d’agresser un couple d’habitants du Sézannais.

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Juin 2014, Jean-Jacques ne va pas fort. Le papa du quinquagénaire est «  en train de mourir  ». Lui n’arrive plus à travailler dans ce collège parisien où il est ouvrier qualifié. Il se fait arrêter pour dépression, et passe ses journées à «  vagabonder  », il prend sa voiture, quitte son Val-de-Marne et fait de grandes balades avec sa chienne.

Pas vraiment seul dans sa tête, il frappe chez cette habitante du petit village de Charleville, près de Sézanne. Il raconte d’abord que son animal le suit, puis dit vouloir aller à Esternay et demande enfin du pain. L’habitante referme la porte et prévient son conjoint.  Craignant un cambrioleur, ils le prennent même en photo.

Deux jours plus tard, le loustic est de retour. Dans le verger, il cueille des cerises. Voulant faire fuir l’indésirable, le propriétaire des lieux sort le tromblon. «  Pan  !  », il tire en l’air et déclenche l’ire du gourmand, persuadé d’être sur un terrain communal et dans son bon droit.

Jean-Jacques invective Madame : «  Je vais mettre le feu à ta maison. Salope !  » Et après s’être proposé de visiter son fondement, de leur lancer un dernier avertissement   : «  Je reviendrai  ! Même dans dix ans  ! Vous vous souviendrez de Jean-Jacques !  »

Fâché tout rouge, Jean-Jaques met même le feu aux thuyas.

Le tribunal a condamné le bougre à deux mois de prison avec sursis et à verser 400 € au couple menacé.

L’Union

David avait déféqué sur les lieux du vol

Le multirécidiviste havrais a toujours admis le vol par effraction. En revanche, désormais, il conteste un point bien indélicat.

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Comme en garde à vue, le Havrais de 24 ans reconnaît debout dans le box avoir commis le vol reproché au sein d’une entreprise. Face au tribunal correctionnel, après que le président a rappelé « un détail scabreux », David s’époumone surtout à contester celui-ci.

« J’ai pris peur. J’ai fait caca sur la moquette », avait concédé en audition le suspect. Pourtant, il est un habitué des vols. Et, le 25 février 2011, en fin d’après-midi, il s’introduit dans les locaux d’une société de la rue Gustave-Nicolle, au Havre, « pour faire de l’argent ».

L’intrus force la porte d’accès, sur le côté du bâtiment. Ensuite, « J’ai fouillé partout. Il n’y avait pas d’argent ». Le cambrioleur se rabat sur un téléphone, un ordinateur portable, ainsi que sur les clés d’un véhicule se trouvant dans la cour.

Il part avec cette camionnette. « Quand la police alertée de l’effraction intervient, elle constate que vous avez déféqué au milieu des lieux. Cela est particulièrement désagréable pour les propriétaires des lieux… et pour les policiers », déplore le président. Dans le box, le prévenu qui se défend sans avocat est particulièrement gêné.

Son casier judiciaire « est extrêmement lourd », rappelle le président. « Dix-neuf mentions y figurent, dont quasi exclusivement des vols simples, des vols aggravés. Une écrasante majorité ».

Actuellement, David purge six peines différentes. Et, à l’issue de cette audience, reconnu coupable de vol par effraction, ce père d’un enfant écope de six mois de prison ferme supplémentaires.

Paris Normandie

Les deux frères Lafont condamnés pour menaces et violences sur quatre policiers

Le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer a condamné ce mardi à de la prison ferme deux frères qui résident à Rang-du-Fliers. Ils ont été reconnus coupables de menaces et violences sur quatre policiers de Berk-sur-Mer suite à une interpellation à leur domicile.

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Ce 23 janvier 2015, l’interpellation a été musclée. Huit policiers de Berk-sur-Mer sont en possession d’un mandat d’arrêt pour interpeller Ringo Lafont, 22 ans, à son domicile. L’homme vit dans une caravane, située sur un terrain privé, propriété de son père, à Rang-du-Fliers. Issu de la communauté des gens du voyage, il réside avec l’ensemble de sa famille.

Son jeune frère, Désiré, 20 ans, dit avoir voulu mettre à l’écart la fillette pour qu’elle n’assiste pas à la scène. Les policiers l’ont plaqué au sol. Il dit avoir aussi fait l’objet de violences de la part des

policiers. « Ce sont les policiers qui devraient être à ma place », lançait le plus âgé, furieux de la façon dont l’interpellation a été effectuée.

Le tribunal a condamné le frère aîné à six mois de prison ferme qui s’ajoutent à la révocation partielle d’un sursis de mise à l’épreuve d’une précédente peine de six mois, soit douze mois ferme au total.

Son frère, Désiré, a été condamné à trois mois de prison ferme (cette peine pourra éventuellement être aménagée, sous la forme d’un bracelet électronique par exemple).

La Voix Du Nord

Florian Imamouine a t-il violé ou agressé sexuellement sa voisine ?

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Depuis hier, Florian Imamouine, un jeune homme de 28 ans, comparaît devant la cour d’assises de l’Aude devant laquelle il doit répondre du viol de sa voisine, aujourd’hui âgée de 55 ans . Des faits qu’il conteste et qui remontent à la nuit du 28 au 29 mai 2010. Ce soir-là, l’accusé, est ivre et sous l’emprise de stupéfiants. Alors que ses parents n’habitent qu’à quelques pas de la victime, Florian Imamouine saute le petit grillage qui ceint le pavillon et trouve selon ses dires un marteau dans le jardin, un outil avec lequel il va briser une fenêtre et pénétrer dans une chambre. Anne (1), la propriétaire des lieux est soudainement réveillée par un bruit, qui, selon elle, provient du garage.

Surpris par Anne, alors qu’il se trouve dans la maison, l’accusé se rue sur la propriétaire qui n’est vêtue que d’un simple peignoir. Il la frappe, elle tombe, il la poursuit dans le salon, l’attrape par la nuque. «C’est là que je lui ai demandé de me masturber, explique l’accusé. Elle était nue sous son peignoir, j’ai eu une pulsion». Mais aujourd’hui la question est ailleurs : l’accusé a-t-il imposé une fellation à sa victime ? Florian Imamouine jure que non avant de commettre un lapsus. «Je lui ai demandé une fellation… euh… une masturbation».

Confondu par son ADN retrouvé sur le peignoir de la victime, Florian Imamouine a été interpellé 18 mois après les faits. Formellement reconnu par Anne qui a également fourni des détails anatomiques troublants, l’accusé, lors de sa garde à vue, puis à l’occasion des premières confrontations avec le magistrat instructeur, a nié les faits, avant d’en reconnaître une partie, mais simplement ceux qui le rendraient coupable d’agressions sexuelles.

La Depeche

Un médecin suédois jugé pour avoir drogué, violé et séquestré une femme dans un «bunker»

Un médecin suédois avait enlevé une femme et l’avait enfermée une semaine dans un bunker, en septembre 2015, avant de se rendre à la police. Son procès s’est ouvert lundi.

Un médecin suédois est jugé à Stockholm pour avoir drogué, violé et séquestré une jeune femme en septembre 2015 dans un «bunker» aménagé afin de l’y retenir des année durant. Se faisant passer pour un Américain, le trentenaire, originaire du sud de la Suède, avait rencontré la jeune femme une première fois le 10 septembre 2015 chez elle à Stockholm, après qu’ils eurent établi un contact à distance. Ils avaient alors eu un rapport consenti.

Deux jours plus tard, il était revenu avec du champagne, des fraises et du jus de fruit bourrés de sédatifs. Il l’avait violée alors qu’elle était inconsciente puis transportée dans un fauteuil roulant jusqu’à sa voiture, équipée de fausses plaques d’immatriculation. Il avait fait sans encombres les 550 km séparant Stockholm de son domicile, près de Kristianstad, dans l’extrême sud du pays, où le généraliste jouissait d’une très bonne réputation.

Il avait installé la jeune femme dans un véritable bunker, construit à l’abri des regards, avec l’apparence extérieure d’un abri de jardin. Une cellule insonorisée, pourvue d’un lit et de toilettes, était accessible par deux épaisses portes à verrouillage électronique. Le médecin lui avait imposé des prélèvements sanguins et vaginaux pour s’assurer qu’elle n’était porteuse d’aucune maladie sexuellement transmissible.

Mais ses desseins avaient été rapidement contrariés. La sachant recherchée, il s’était rendu avec elle dans un commissariat de Stockholm moins d’une semaine plus tard, en lui demandant d’expliquer aux policiers que sa disparition n’avait rien d’inquiétant. Devant le comportement étrange du couple, les policiers avaient fini par interroger seule la victime, qui avait aussitôt révélé les faits. L’homme avait été interpellé.

Comparé par la presse suédoise à Josef Fritzl, cet Autrichien qui avait séquestré et violé sa fille Elisabeth pendant 24 ans, l’accusé, âgé de 38 ans, encourt la prison à vie pour enlèvement et viol aggravé. «Il désespérait de trouver une femme», a expliqué son avocate.

L’Essentiel

Florian avait tenté de voler une voiture, trois mois de prison ferme

Ce Damvillais avait tenté de voler un véhicule en brisant une vitre. Il écope de trois mois de prison ferme.

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Il n’a prononcé aucune parole. Florian L., 23 ans, qui comparaissait devant le tribunal correctionnel d’Évreux, a toujours nié les faits qui lui sont reprochés. Mais les analyses ADN parlent contre lui…

Dans la nuit du 22 au 23 janvier, cet habitant de Damville, sans emploi et bien connu des services de gendarmerie, a essayé de s’emparer d’un véhicule en stationnement. Fortement alcoolisé au moment des faits, il s’est blessé en cassant une vitre, projetant son sang sur les sièges ainsi que sur la carrosserie. Les analyses ADN effectuées après prélèvement ont révélé qu’il s’agissait bien du sang de Florian L.

Au vu du casier de ce jeune homme, qui compte déjà 13 condamnations. Le tribunal le condamne finalement à trois mois de prison ferme, à 300 € de dommages et intérêts et à la révocation d’un sursis antérieur.

Paris Normandie

Prison ferme pour Dodo et Laurent, les trafiquants de drogue

Deux prévenus havrais comparaissaient pour trafic de stupéfiants au tribunal correctionnel du Havre, ce lundi 25 janvier 2016.

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Dodo D. était surpris en pleine livraison de 100 kg de cannabis chez Laurent H., le 8 janvier 2015. Les deux Havrais avaient été dénoncés la veille à la police par l’éternel « renseignement anonyme ».
Les deux hommes âgés de 28 et 35 ans, récidivistes du trafic de stupéfiants, étaient jugés ce lundi 25 janvier 2016 par le tribunal correctionnel du Havre.
Laurent H., chez qui 89 autres kilos de cannabis et 209 grammes de cocaïne avaient été perquisitionnés, veut s’en tenir à un simple rôle de gardien de la marchandise pour des dealers inconnus. De son côté, Dodo D. dit n’avoir transporté que les 100 kg, d’Harfleur à l’appartement havrais de son co-prévenu. Ils nient avoir été davantage impliqués dans le trafic.
Les juges les condamnent respectivement à cinq et quatre années de prison ferme. Solidairement, une amende fiscale de 80 000 € s’y ajoute. Plus d’infos dans nos éditions du mercredi 27 janvier 2016.

Joseph Leoni, syndicaliste agricole tué par son fils

Le fils d’un homme de 61 ans, retrouvé chez lui mortellement blessé par arme à feu à Pietracorbara (Haute Corse) hier matin, a été interpellé.

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La victime, Joseph Leoni, syndicaliste agricole inconnu de la justice, avait été retrouvée par sa femme aux alentours de 7 heures du matin. L’homme était touché au cou par ce qui semble être des tirs de chevrotine. Aucune trace d’effraction n’a été constatée. Un fusil de chasse a été retrouvé près du corps de la victime.

Son fils a été interpellé hier après-midi et placé en garde à vue.

La Depeche

Sophie et Sébastien jugés pour avoir tué un militaire de sept coups de pioche

Sophie Richard et Sébastien Chantereau sont accusés d’avoir assassiné, à coups de pioche, Julien Thévenet le 24 janvier 2014. Leur procès pourrait se tenir avant l’été. 

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Cela fera deux ans, jour pour jour, ce dimanche 24 janvier : Julien Thévenet , 24 ans, sous-officier de la BA113 de Saint-Dizier, était tué de sept coups de pioche dans le garage de son pavillon de Somme-Suippe. La maison a été retournée. S’agit-il d’un cambriolage qui a mal tourné ? L’hypothèse ne convainc pas les enquêteurs, même si un téléphone a notamment disparu du domicile.

Deux semaines après les faits, le lundi 10 février 2014, Sophie Richard – veuve Thévenet, 25 ans, est interpellée avec son amant, Sébastien Chantereau, 27 ans, au domicile de ce dernier, à Reims. Placés en garde à vue, ils craquent rapidement et avouent l’assassinat.

L’Union

George Calin, un cambrioleur identifié et jugé 3 ans après les faits

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Ce 24 octobre 2012, une alarme retentit dans un calme quartier pavillonnaire de Saint-Martin-sur-le-Pré. Sur place, les policiers constatent que le portail a été escaladé et que le ou les intrus se sont dirigés vers l’arrière de la maison où ils ont forcé la porte-fenêtre de la cuisine. Une empreinte papillaire peut être relevée.

Il s’avère qu’elle appartient à George Calin, ressortissant roumain âgé de 23 ans à l’époque, il était de passage dans le secteur (il vivait en Belgique au moment des faits), dépourvu de moyens et ne « savait pas quoi faire  ».

Condamné à sept reprises depuis 2013 (après cette première affaire), il est actuellement incarcéré au Havre, dans le cadre d’une affaire de vol en bande organisée et de tentative d’homicide.

Il a reconnu sans ambages des faits «  banals datant du début de sa carrière de délinquant  », selon les mots du parquet qui a requis six mois de prison ferme.

Une peine entérinée par le tribunal de Châlons-en-Champagne, mercredi.

La victime, présente à la visio-conférence avec le prévenu, n’a quant à elle pas souhaité se constituer partie civile, ayant déjà été remboursée par son assurance pour les dégâts occasionnés.

Eddy Pirot plante un couteau dans le crâne de son voisin

Eddy Pirot, un Abbevillois 43 ans, est jugé à partir de ce lundi 25 janvier 2016 et pendant trois jours pour une tentative d’assassinat survenue le 20 mai 2014 à Abbeville. La victime a frôlé la mort. 

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Le sexagénaire, qui sera assis sur les bancs de la partie civile à partir de ce lundi 25 janvier 2016, a vu la mort de très près. Le 20 mai 2014, il a reçu plusieurs coups de couteau. Retrouvé dans une mare de sang, il a été gravement blessé mais il a survécu.

Ce soir-là, vers 20 heures, l’homme se trouve chez lui, dans un appartement situé au premier étage d’une résidence ODA (un HLM), rue Nestor-Letellier, quartier de Rouvroy à Abbeville. Il reçoit un voisin, Eddy Pirot. Il le connaît très bien puisque l’invité a été le concubin de sa fille.

Selon le scénario reconstitué par les enquêteurs, les deux hommes boivent un verre de vin, quand soudain, tout bascule. Eddy Pirot bascule dans une violence extrême. Il assène deux coups de poing au sexagénaire, puis cinq ou six coups de couteau. Il prend la fuite. La victime est grièvement touchée. La lame du couteau s’est cassée. Elle est restée plantée dans son crâne, au niveau de l’oreille droite.

L’Abbevillois comparait à partir de ce lundi 25 janvier 2016 devant la cour d’assises de la Somme pour tentative d’assassinat.

Courrier Picard

Gérald, Benjamin, Roman, Joey, les quatre dealers de cité devant la justice

Ils sont quatre et viennent du quartier de la Pierre Trouée à Étaples. Pendant onze mois, les gendarmes ont patiemment écouté et recoupé leurs conversations et SMS entrouvrant une fenêtre sur la vie ordinaire de petits dealers et consommateurs de stupéfiants.

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« Si tu veux je peux t’avoir de la pure. » Un SMS de plus dans un dossier qui en compte des dizaines. Face au tribunal, les quatre prévenus sont étonnamment ressemblants : mêmes jeans, mêmes chaussures… C’est un bout de la jeunesse du quartier qui est posé là, au milieu d’une salle d’audience du tribunal de Boulogne. Ils sont trois à avoir la trentaine. Un dernier a tout juste 21 ans. C’est aussi le plus ambitieux de ce groupe d’amis, se dépannant les uns les autres en cannabis, cocaïne et héroïne selon les arrivages et les stocks de chacun.

Les gendarmes ont fait les comptes : plus de 5 000 euros de drogues diverses lui sont passés entre les mains.

Et puis il y a ces « Émilie », « Teddy », « La Poule », autant d’amis, de fournisseurs ponctuels, qui prolongent le réseau à travers le quartier. « Il y a tellement de drogues là-bas », soupire l’un des prévenus.

Benjamin Ramet et Joey Oriez ont été condamnés à quatre mois de prison ferme et dix mois de prison avec sursis avec obligation de soins, de se former et de trouver un travail.

Mêmes obligations pour Gérald Douchin, mais il passera quatre mois derrière les barreaux et a huit mois de prison avec sursis.

Roman Decaix est condamné à six mois de prison avec sursis et dix mois de prison ferme, toujours avec les mêmes obligations. Le tribunal a révoqué un sursis de deux mois de prison d’une précédente condamnation.

La Voix Du Nord