Les Etats-Unis sont le pays le plus riche du monde. Et pourtant, une étude du think tank Urban Institute révèle que plus en plus d’adolescents, en situation de pauvreté, ont recours à la prostitution pour se nourrir.
Pour joindre les deux bouts, des jeunes filles sont prêtes à « vendre leurs corps » ou « faire du sexe contre de l’argent », tandis que les jeunes hommes eux se tournent vers le vol à l’étalage ou le trafic de drogue.
Un phénomène nouveau touchant les plus pauvres du pays
Susan Popkin est cadre chez le think tank Urban institute. Depuis plus de 25 ans, elle travaille sur les femmes en situation de pauvreté extrême, mais pour elle « ce phénomène est nouveau ».
« Ces femmes sont si désespérées, cela me choque beaucoup. Je pense que la situation est de pire en pire », ajoute la sociologue.
L’étude a porté sur deux groupes, un composé de filles et un composé de garçons, tous issus des 10 communautés les plus pauvres aux Etats-Unis. Ils viennent de grandes villes comme Chicago, Los Angeles ou Washington mais aussi de zones rurales comme la Caroline du Nord ou l’est de l’Oregon. Ce sont en tout 193 adolescents, âgés de 13 à 18 ans, qui ont participé à l’étude.
Traîner autour de la maison des amis pour espérer être invité à dîner, mettre de côté le déjeuner de l’école pour s’endormir le ventre plein… avant de s’adonner au travail du sexe, les adolescents multiplient les stratégies pour trouver de la nourriture. « C’est comme se vendre, comme si vous faisiez tout ce qui est possible pour avoir de l’argent ou manger », détaille une adolescente de Portland.
Pour 2017, le FN recherche encore au moins 23 millions d’euros, dont « 12 millions pour la présidentielle ». Le parti, qui dénonce un « refus » des banques françaises de lui accorder un prêt, se tourne à nouveau vers l’étranger, et serait sur le point d’aboutir. Cotelec, le micro-parti de Jean-Marie Le Pen, financera également une partie de la campagne, malgré la rupture des Le Pen.
« Ça avance bien, mais tant que les fonds ne sont pas arrivés… » Bernard Monot, le « stratégiste économique » de Marine Le Pen, attend de le voir pour y croire. Mais à écouter l’eurodéputé, la recherche d’emprunts à l’étranger pour financer la campagne présidentielle du Front national serait en bonne voie. « C’est plutôt le trop-plein. On se concentre sur deux ou trois pistes qui peuvent aboutir, mais on a mis une douzaine de lignes à l’eau qu’on peut actionner. Nous cherchons à l’Ouest, on privilégie la zone dollar et la zone euro, car les taux sont relativement faibles. On a aussi des pistes au Moyen-Orient », affirme-t-il à Mediapart, tout en soulignant que «rien n’est encore signé ».
En net recul, le Front national (FN) est arrivé en troisième position de l’élection départementale partielle dans le canton du Livradais, en Lot-et-Garonne, dimanche 11 septembre. Le parti d’extrême droite est éliminé du second tour, lors duquel s’affronteront la droite, arrivée en tête du scrutin, et la gauche.
Le binôme Jacques Borderie et Marie Labit (Les Républicains-Union des démocrates et indépendants) a recueilli 35,38 % des suffrages devant les candidats de la majorité départementale, Pierre Jeanneau et Karine Lafinestre (gauche plurielle) crédités de 32,91 % des voix.
Pas de FN au second tour
La liste frontiste conduite par Daniel Cadiot et Laurence Varin obtient un score de 21,19 %, contre 29,14 %, lors du précédent scrutin, invalidé, de mars 2015. Contrairement à la précédente élection, le FN ne pourra pas se maintenir au second tour parce qu’il n’atteint pas les 12,5 % des inscrits requis. Autre élément marquant, la très faible participation, qui s’établit à 33,5 %.
Le parti populiste allemand, AFD, crée la polémique en voulant réhabiliter le concept nazi, le « Völkish ».
Mais quel mot, prononcé par l’égérie de la droite radicale allemande, Freuke Petry. Elle déclare dans l’édition dominicale du journal Die Welt, vouloir réhabiliter le terme Völkish, injustement associé selon elle au racisme nazi « nous devons travailler à lui rendre une connotation positive ».
Pour comprendre l’indignation de la quasi-totalité de la presse allemande ce matin, il faut remonter aux origines du terme. La racine de Völkisch, volk, signifie le peuple en allemand, mais le mot lui-même va bien au-delà du concept folklorique puisqu’il désigne le caractère exceptionnel du peuple allemand, le maintient de ses traditions. Une notion qui va dériver après le 19e siècle vers l’affirmation de la supériorité de la race germanique et de la race aryenne.
Un nationalisme ethnique qui sera porté aux nues évidemment par le régime nazi. Le journal du 3ème reich, l’outil central de propagande de Hilter, s’appelait d’ailleurs L’Observateur Völkish, rappelle ce matin Der Spiegel. L’idée même de réhabiliter ce terme provoque outre-Rhin, des flambées d’urticaire.
Elle a beau être en tête au premier tour de l’élection présidentielle dans de nombreux sondages, Marine Le Pen reste l’une des personnalités politiques les plus clivantes.Réalisée à l’occasion de sa participation à l’émission de TF1 Vie Politique, une étude menée par Kantar Sofres-One Point confirme l’avis souvent très tranché des Français à son égard.
Seulement 35% d’entre eux ont une opinion favorable de la présidente du FN ; 54% en ont une mauvaise et 11% se déclarent sans opinion.Dans le détail, c’est, sans surprise, chez les sympathisants de gauche que son image se révèle la plus négative : plus de 8 sur 10 d’entre eux ont une mauvaise opinion de l’eurodéputée frontiste, un sentiment partagé par la moitié des sympathisants de droite.
Parmi les défauts les plus régulièrement cités, sa « tendance à critiquer tout le monde » est le reproche qui lui est le plus souvent fait (64%). 6 Français sur 10 la jugent par ailleurs « intolérante ». Enfin, 55% des Français la jugent « raciste » et estiment qu’elle « n’apporte aucune solution ». A noter que ces traits d’image s’appliquent à Marine Le Pen pour plus de la moitié des sympathisants de droite.
Ce qui confirme que la stratégie de « dédiabolisation » entamée par la présidente du FN depuis son accession à la tête du parti en 2011, a probablement atteint ses limites. Certes, les résultats électoraux du FN sont en progression à chaque élection mais le fameux « plafond de verre » ne semble toujours pas avoir cédé.
Parmi les Lillois que ce projet laisse perplexes, Josiane Dabit, conseillère Europe Écologie- Les verts du quartier Moulins. La pétition qu’elle a lancée sur Change.org pour s’opposer à l’inauguration de cet établissement a récolté plus de 4400 signatures en à peine trois jours.
Un retentissement auquel Josiane Dabit, de son propre aveu, ne s’attendait pas. « J’ai réagi à chaud à peine lu l’article sur La Voix du Nord« , explique-t-elle à LCI ce lundi après-midi. « Cette pétition, je l’ai lancée avec le cœur, en tant que citoyenne, en tant que Lilloise, pas en tant que conseillère politique. D’ailleurs, au départ, je l’ai simplement relayée sur ma page Facebook. Mais cet engouement prouve bien que le peuple n’en veut pas, de ce bar ! Génération Identitaire, on n’en veut pas ! »
Évidemment, il faudra être Français Aurélien Verhassel
Représentant d’un groupe connu pour ses positions anti-immigrés, il poursuit : « Evidemment, il faudra être Français. Pour Génération Identitaire, un étranger n’a rien à faire sur notre territoire, encore moins dans notre bar. » Le message a le mérite d’être clair. D’ailleurs, un coup d’œil sur la page Facebook du groupe confirme l’ouverture imminente de ce bar réservé aux Français… et rien qu’à eux.
Bar identitaire pour les « Français blancs » à Lille : une pétition demande sa fermeture
Le groupe d’extrême droite Génération identitaire ouvrira, fin septembre, un bar-estaminet à 200 mètres de la Grand-Place de Lille. Une militante lilloise lance une pétition pour sa fermeture, craignant « un déferlement de haine ».
On a connu la « Maison flamande » de Lambersart, fermée il y a quatre ans ; voici la « Citadelle », le nouveau QG des identitaires (mais d’une autre branche). Ce bar-estaminet associatif ouvrira le 24 septembre dans le Vieux-Lille, à 200 mètres de la Grand-Place. Génération identitaire Flandres-Artois-Hainaut, et son leader Aurélien Verhassel, y cultiveront les grands thèmes de ce mouvement de jeunesse « flamand, français et européen », placé à l’extrême droite : la défense du « Français blanc » contre la « racaille », la « reconquête » de nos villes « occupées » par les « populations étrangères », etc. Dans ce nouveau bastion lillois, les militants, qui seraient près de 300 dans la région, profiteront également d’un espace cinéma, d’une bibliothèque, d’une salle d’entraînement à la boxe de rue…
« J’ai été effarée »
Un vaste programme que Génération identitaire dévoilait, vendredi soir, dans une interview publiée sur notre site, provoquant la réaction immédiate de Joe Dabit, conseillère du quartier de Moulins. « J’ai été effarée en lisant cet article, explique la militante EELV. Ces thèses (des identitaires), c’est une incitation à la haine, également punissable par la loi. C’est trash et ça choque tout le monde. »
« Dérives incontrôlables »
Dès vendredi soir, Joe Dabit a lancé une pétition sur change.org pour demander la fermeture de la Citadelle, avant son ouverture. À 19 h 30, ce samedi soir, elle cumulait déjà plus de 3000 signatures.
« J’ai agi en tant que citoyenne, militante pour les droits humains, et j’adresse cette pétition à Martine Aubry. Elle ne peut pas accepter l’implantation d’un bar d’identitaires en plein centre de Lille.Je suis profondément inquiète. Ce lieu va propager de la haine, provoquer des dérives incontrôlables et des incidents (notamment avec les militants de gauche). Dans une ville où on prône le vivre ensemble, ce bar n’a pas d’avenir. »
Ce samedi après-midi, les jeunes socialistes ont aussi exprimé leur « consternation » en apprenant l’ouverture de « ce lieu de rassemblement des extrémistes et des extrémismes ». Ils réitèrent leur appel à la dissolution de Génération identitaire.
Un père de famille a été condamné pour les propos postés sur sa page Facebook en réaction à l’attentat à Charlie Hebdo.
Au soir même de cette sombre journée du 7 janvier 2015 endeuillée par l’attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo, un ingénieur père de famille du Nord vaudois laisse libre cours à sa colère sur sa page Facebook. A 18 h 20, il poste: «J’organise une Kristallnacht. Qui est partant pour aller brûler du muzz ?». Trois heures plus tard, il ajoute: «J’ai mon P226 qui doit bientôt arriver + le calibre 12». Un de ses contacts au moins en est offusqué. Il le dénonce. L’affaire est portée devant le Tribunal cantonal.
Les juges rappellent que la Kristallnacht fait référence à l’un des points culminants de l’antisémitisme qui a ravagé l’Allemagne des nazis et que le terme de «muzz» est une abréviation de «musulman». Quant au P226, c’est un modèle de pistolet, et le calibre 12 un fusil à pompe.
L’auteur du message a été reconnu coupable de discrimination raciale.Sans antécédent judiciaire, ce trentenaire a été condamné à 25 jours-amendes avec sursis et à une amende cash de 150 francs, quand bien même il a expliqué avoir agi sous le coup de l’émotion, sans intention de passer à l’acte. Il doit s’acquitter de plus de 3000 francs de frais de justice.
Aux yeux de la justice, les propos litigieux diffusés étaient non seulement propres à éveiller la haine, mais surtout leur publication sur Facebook les rendait visibles par les quelques centaines de contacts de leur auteur.
Jonathan Vega a été condamné à une peine de 21 ans et 10 mois de prison par un tribunal de Bogota « comme auteur responsable du délit de tentative d’homicide aggravée », pour lui avoir jeté de l’acide sulfurique avec préméditation, a annoncé le parquet dans un communiqué.
Le 27 mars 2014, Jonathan Vega, « vêtu d’une veste et d’une capuche cachant son visage », s’était rendu à la résidence de la victimeet s’était fait passer pour son ancien petit ami pour se faire ouvrir la porte avant de lui « jeter à plusieurs reprises de l’acide sulfurique sur le visage », selon le parquet.
« Les dommages occasionnés ont touché la région abdominale, avec des brûlures au premier et second degré, la langue, la lèvre inférieure, les globes oculaires, les bras et les avant-bras, mettant sa vie en danger avec une grande probabilité de séquelles permanentes« , a-t-il ajouté.
Natalia Ponce, qui se considère comme « une survivante » après avoir subi plus d’une quinzaine d’opérations chirurgicales, avait raconté son histoire en 2015 dans un livre .La mère de la victime avait raconté aux médias locaux que Jonathan Vega harcelait sa fille avant de commettre cette attaque. Il a fait appel de sa condamnation.
L’un des deux panneaux installés dans la station de Maelbeek pour commémorer l’attentat du 22 mars est pollué par plusieurs messages politiques et de haine. S’y trouve notamment « Trump for E.U. president » ou encore un message en espagnol appelant à défendre les valeurs de l’occident.
Un détournement qui n’a pas plus à la Stib. « Nos services vont procéder au nettoyage des messages inappropriés. Et, à terme, le deuxième panneau sera retiré. Il sera conservé dans nos archives », a confié Françoise Ledune, porte-parole de la Stib à nos confrères de la RTBF.
L’association Le Poing Commun a adressé une lettre ouverte à Gérard Collomb concernant le vœu des échevins, qui aura lieu ce jeudi 8 septembre à Lyon. Durant cette cérémonie, le maire de Lyon remet un écu d’or au cardinal de la ville, en l’occurrence l’archevêque Barbarin, pour que la cité soit protégée.Une tradition religieuse qui n’est pas vraiment du goût du Poing Commun, l’association y voyant la symbolique de « la soumission du pouvoir politique au pouvoir religieux ».
« [Soumission] abolie avec la révolution française. Ni l’Empire, ni la monarchie de Juillet n’osèrent le rétablirent [le vœu des échevins]. Il faudra attendre Vichy pour qu’il redevienne officiel. Nous préférons affirmer avec conviction que la France n’est pas la fille aînée de l’Église, elle est la fille aînée des Lumières », écrit l’association dans sa lettre ouverte.
« Nous partageons avec vous le goût du folklore, déclare Le Poing Commun à Gérard Collomb, mais pas celui de la bigoterie, un attachement aux traditions de notre ville, mais pas au clientélisme électoral.La raison vous paraît-elle avoir suffisamment triomphé ces derniers temps que vous trouviez opportun de demander “la bénédiction de la ville” ? »
Le Poing Commun est une association marquée à gauche qui promeut « la défense des fondamentaux républicains ». On y retrouve par exemple Soel Diab, le président des jeunes du Mouvement républicain et citoyen (MRC) ou encore Elliott Aubin, membre du Parti de gauche et adjoint de Nathalie Perrin-Gilbert dans le 1er arrondissement.
La police enquête sur l’attaque à l’arme blanche d’une jeune musulmane aux abords de son école au sud de la Suède, dans ce que la police qualifie de probable « attaque haineuse ».
Un homme a attaqué la jeune adolescente avec « un objet pointu (pas un couteau)» près de l’International English School à Borås aux environs de 08h28 ce jeudi, d’après la police.
Selon le témoignage de la victime blessée au bras, l’homme aurait motivé son geste en raison de sa religion musulmane. « Il a menacé de me tuer, il a dit qu’il savait qui j’étais et qu’il allait me tuer« , « Il a essayé d’arracher mon foulard. » a-t-elle déclaré à la chaine SVT broadcaster.
Environ 800 élèves fréquentent l’école, qui a gardé ses portes closes ce vendredi matin. Les officiers étaient ce vendredi après-midi, toujours à la recherche du suspect, qui a étédécrit comme un homme âgé d’environ 35-40 ans, 1 m 80-1 m 90, vêtu de noir, avec des cheveux brun clair et une barbe.
Un chef d’entreprise a écopé mercredi de 6 mois de prison avec sursis pour avoir crié « Allahou akbar » et fait mine de foncer sur des estivants à bord de son yacht, au large d’une calanque de Cassis (Bouches-du-Rhône).
« Con », selon un avocat des parties civiles. « Abruti », selon le procureur. Lui préfère « gros déconneur » : l’homme de 50 ans a plaidé la mauvaise blague devant le tribunal correctionnel de Marseille, qui le jugeait non pour « apologie du terrorisme » mais pour « violence volontaire avec arme », l’arme par destination étant le bateau.
Deux semaines après l’attentat du 14 juillet à Nice, seul à la barre, ses « subalternes » dans les coursives intérieures du yacht, le prévenu, Jean-Christophe Fabre avait saisi le mégaphone de bord et crié « Allahou akbar ». Les estivants qui profitaient du soleil couchant sur les rochers de la calanque avaient alors vu l’imposant yacht noir de 27 mètres se diriger droit sur eux.
Croyant à une attaque terroriste, un policier qui était sur les lieux confiera aux enquêteurs avoir failli sortir son arme.« Sans doute au parquet de Marseille n’avons-nous pas d’humour », a ironisé la représentante du ministère public, Brigitte Lanfranchi, pointant la « violence psychologique » exercée sur les estivants qui ont eu « peur inutilement ».
Il n’y a pas d’âge pour être contestataire. Un homme de 78 ans vient d’être déféré devant le parquet de Dax après avoir tagué une église, une permanence du PS et les locaux du journal Sud-Ouest.
Un tagueur âgé de 78 ans, auteur depuis octobre 2015 de «tags» vengeurs sur plusieurs édifices de Dax (Landes), a été déféré mercredi devant le Parquet de la ville.
A la faveur de la nuit, il avait tagué à la peinture jaune et noire «Violeurs, pédophiles» sur les façades de la cathédrale Notre-Dame et de l’église Saint-Vincent-de-Xaintes, «voleurs» sur les locaux du parti socialiste et «cons» sur ceux du quotidien régional Sud Ouest, qui avait relaté l’incident.
Confondu grâce aux caméras d’un parking sous-terrain
Le tagueur récidiviste avait finalement été saisi sur le vif par les caméras d’un parking sous-terrain, le 28 août dernier, et identifié grâce à la plaque d’immatriculation de sa voiture. Placé en garde à vue mardi, il a reconnu les faits en expliquant son geste par un «ras-le-bol» des politiques, de l’Eglise et de la presse.
«Donner un prénom qui n’est pas français à ses enfants, c’est ne pas se détacher de l’islam, c’est vouloir continuer la tradition islamique en France et c’est vouloir transformer la France en un pays de plus en plus musulman», clame le polémiste Eric Zemmour dans l’émission «C à vous» de ce mardi 6 septembre.
Sa sortie sur les prénoms français ne manque pas de faire réagir, d’autant plus quele prénom Éric, porté par le polémiste préféré des plateaux télé, n’est absolument pas d’origine «française», mais tire ses racines du scandinave Eirikr. Et si on veut aller plus loin, il n’a été donné en France qu’à partir des années 1930 et a connu son apogée dans les années 1960 après s’être popularisé dans les pays anglo-saxons et scandinaves.
Les prénoms français n’existent pas
La science des noms propres s’appelle l’onomastique –mot d’origine grecque signifiant le nom. C’est une branche de la linguistique. Pour Stéphane Gendron, chercheur dans ce domaine et membre de la société française d’onomastique, «parler de prénom français n’a aucun sens», et surtout «ne veut pas dire grand chose». Tous les prénoms français sont issus du brassage culturel et des vagues migratoires qu’à connu la France depuis ses débuts –et même bien avant que notre pays ne devienne celui que nous connaissons aujourd’hui. À l’origine, notre pays n’est qu’un ensemble de régions, qui parlent des dialectes différents et ont des cultures différentes, nos prénoms sont donc bien antérieurs à la notion même de France.
«Les prénoms viennent tous un peu de l’extérieur», explique Stéphane Gendron, et ont tous des origines latines, germaniques, grecques, hébraïques, voire même araméennes.Le prénom Louis, porté par plusieurs de nos grands rois, vient du germanique Hlodowig et Emma, l’un des noms les plus données aux petites filles ces dernières années vient de l’hébreu Immanu-el (Dieu est avec nous). D’ailleurs, lorsqu’on parle de modes des prénoms, on parle des prénoms «les plus donnés en France», et pas de prénoms français, ce qui est en soi un indicateur.
Le secrétaire général de la CGT a débattu vendredi avec le philosophe Régis Debray, à l’invitation des Amis de l’Humanité.
C’est un débat inédit qu’ont organisé les Amis de l’Humanité vendredi soir : ils avaient invité le philosophe Régis Debray à échanger pendant plus d’une heure avec le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. La discussion dans une salle comble a bien sûr beaucoup tourné autour du mouvement social contre la loi Travail , à la veille d’une rencontre inédite de tous les syndicats opposés à la réforme adoptée cet été à coup de 49-3, à laquelle participera le leader de FO, premier dans l’histoire de l’organisation à venir à une Fête de l’Huma. Mais pas seulement.
Un appel au « volontarisme »
L’un des moments forts de la discussion a concerné la montée de l’extrême-droite et, plus généralement, du racisme dans la société française. Interrogé par Régis Debray sur l’attitude de la centrale vis-à-vis des immigrés, le leader syndical a rappelé le « combat » de son organisation au côté des travailleurs sans papiers, « fierté de la CGT», ou encore des travailleurs détachés. « Par contre, a-t-il averti, la CGT n’est pas un vaccin contre certaines idées dominantes, il faut qu’on soit vigilant. »
« On ne peut pas se contenter de dire qu’il y a moins de syndiqués CGT qui votent Front national qu’à FO, c’est se cacher derrière son petit doigt », a-t-il alerté. « Il faut qu’on ait un vrai débat sur ces questions qui ne sont pas les plus faciles à traiter, mais il faut être volontariste ; on ne peut pas laisser passer des idées d’extrême-droite dans ce pays et dans ses entreprises, laisser passer des propos à caractère raciste dans les réunions de militants. »
Et Philippe Martinez, rappelant son origine espagnole, a raconté comment, il y a 30 ans, lorsque son syndicat de Renault avait décidé de le présenter pour la première fois aux élections des délégués du personnel comme tête de liste, « un de [mes] camarades a dit : il s’appelle Martinez, vous ne croyez pas que ça va déranger un peu les catégories ingénieurs, cadres, techniciens ? ».
« On a laissé filer ce genre de phrases. Je pense qu’il est de notre responsabilité et là aussi de tous les militants que sur cette question on ne dise pas ‘c’est compliqué on va mettre ces questions sous le tapis’. »« Je suis attaché à l’histoire de ma famille, eux se faisaient traiter de ‘pingouins’ avant guerre», a-t-il ajouté. Il y a « un vrai défi à relever ; s’il y a un sujet sur lequel toutes les organisations syndicales devraient se mobiliser ensemble, c’est la lutte contre le racisme et la lutte contre l’extrême-droite ».
Lorsqu’elle était en première ligne, face aux contestations contre sa loi Travail, la ministre Myriam El Khomri confie avoir eu peur pour ses deux filles. Elle a néanmoins réussi à protéger son cocon familial.
« J’avoue avoir eu peur pour mes filles lorsque les atteintes se sont faites plus personnelles« , a glissé Myriam El Khomri, la ministre du Travail, lors d’un entretien avec le magazine Gala publié ce mardi. Elle est revenue sur la fronde qu’elle a dû subir, en plein coeur de la contestation contre la loi Travail, entre les mois de mars et de juin.
« Ce serait mentir de dire que cela m’a laissée insensible. Je m’étais préparée aux attaques d’ordre politique », continue la ministre qui évoque la venue de manifestants « en bas de mon domicile à 7 heures du matin », ou encore « l’inscription ‘sale Arabe’ gravée sur ma boîte aux lettres ».