Israël: 200 anciens militaires appellent à geler la colonisation et reconnaître Jérusalem comme partie palestinienne

En Israël, un groupe de 200 anciens cadres de l’armée, des services de sécurité et de renseignement, jette un pavé de la marre en signant un « plan pour sortir de l’impasse».

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Le document appelle entre autres à geler les constructions dans les colonies et à reconnaître que Jérusalem devra faire partie d’un futur Etat palestinien. Une critique très claire de la politique du gouvernement de Benyamin Netanyahu.

Ce n’est pas la première fois qu’en Israël d’anciens militaires ou membres des services de renseignement critiquent la politique des gouvernements qu’ils ont servi lorsqu’ils étaient en fonction. C’est encore le cas avec ce plan intitulé « la sécurité d’abord »

Les 200 signataires estiment que le statu quo politique entre Israël et les Palestiniens est « une illusion » et qu’il est impératif de préserver les conditions d’une négociation avec les Palestiniens, même si le processus de paix est aujourd’hui en état de mort clinique.

Cartes à l’appui, les retraités de l’armée et des services de sécurité et de renseignement appellent le gouvernement israélien à des gestes politiques et économiques : geler la construction dans les colonies, reconnaître que Jérusalem-Est fera un jour partie d’un Etat palestinien, accepter l’initiative arabe de paix, ou encore freiner la crise humanitaire dans la Bande de Gaza. 

Le plan est publié au moment où l’ultra-nationaliste Avigdor Lieberman devient ministre de la Défense, aux côtés du Premier ministre Benyamin Netanyahu, dans un gouvernement de plus en plus marqué à droite.

RFI

Mahmoud Abbas veut que l’OTAN remplace Tsahal en Cisjordanie

Les leaders palestiniens veulent que l’OTAN remplace Tsahal en Cisjordanie dans le cadre d’un accord de paix durable et de la solution à deux Etats. Paris soutient la tenue d’une conférence après la rupture des négociations menées par Washington.

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«Maintenant nous discutons de l’initiative française. Son objectif doit être de mettre en œuvre la visions de deux Etats, sur la base de l’accord de 1967 sur les frontières avec Jérusalem-Est constituant la capitale de l’Etat palestinien, pour que les deux pays puissent vivre côte à côte, dans la sécurité, la stabilité et la paix, si tant est qu’Israël cherche la paix», a fait savoir le président palestinien Mahmoud Abbas dans un discours lors de la réunion des ministres arabes des Affaires étrangères réunis au Caire.

Au cours de cette réunion extraordinaire de la Ligue arabe, les chefs des diplomaties arabes ont adopté une résolution soutenant «l’initiative française et tous les efforts arabes et internationaux» pour des pourparlers de paix entre Israël et les Palestiniens.

Allant des négociations de paix précédentes et jusqu’à ce jour, l’autorité palestinienne insiste sur le fait que la Cisjordanie doit faire partie de sa nation souveraine et que la présence de l’armée israélienne représente une violation de leur droit à s’administrer. Tandis que les Nations unies qualifient la Cisjordanie et la bande de Gaza de territoires occupés, Israël les considère comme disputés.

L’idée d’introduire les forces de l’OTAN dans le pays du Moyen-Orient a été annoncée par Mahmoud Abbas au cours des négociations de paix précédentes. Selon l’idée initiale, l’armée israélienne doit rester dans l’Etat palestinien pour une période de transition de cinq ans après quoi elle sera remplacée par les forces de l’OTAN ainsi que par une police arabe palestinienne et des unités de sécurité.

Tel Aviv insiste de son côté pour que les forces israéliennes restent en Cisjordanie afin de se protéger de la menace perçue du «terrorisme palestinien». Pour solidifier ses revendications, outre la présence militaire, Israël construisait des colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, refusant plusieurs fois de négocier le statut de Jérusalem.

 

RT

Un politicien anglais : « les Palestiniens sont les juifs du Moyen Orient »

Tony Greenstein a écrit sur Twitter que les « sionistes collaboraient avec les nazis » et que « les Palestiniens sont les juifs du Moyen Orient »

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Tony Greenstein, à qui l’adhésion au parti avait été refusée l’année dernière mais qui a pu s’inscrire depuis l’élection de son nouveau dirigeant Jeremy Corbyn, a écrit que « les Palestiniens sont les juifs du Moyen Orient, les nouveaux sous-hommes » – le terme nazi pour ceux qu’ils considéraient comme inférieurs – et il a accusé Israël d’utiliser « la même logique que celle que les nazis appliquaient ».

 

Selon le Daily Telegraph, Greenstein a auparavant écrit sur des forums internet que Margaret Thatcher était une cible « évidemment légitime » pour l’IRA et que les « sionistes collaboraient avec les nazis ».

Time Of Israel

Manuel Valls prend ses distances avec une reconnaissance automatique de la Palestine

Ce dimanche 22 mai, le Premier ministre français a pris ses distances avec la menace faite en janvier par Paris de reconnaître l’État palestinien en cas d’échec de l’initiative française pour relancer l’effort de paix avec les Palestiniens.

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Manuel Valls entame un voyage particulièrement sensible en Israël et dans les territoires palestiniens. Paris qui a affiché sa volonté de relancer le processus de paix au Proche-Orient mène à présent un périlleux exercice d’équilibriste afin de ne pas s’attirer les foudres des autorités israéliennes encore courroucées par les dernières résolutions françaises en faveur d’une reconnaissance de l’Etat palestinien.

La reconnaissance de l’Etat palestinien écartée (définitivement ?)  

Fin janvier, Laurent Fabius, depuis remplacé au Quai d’Orsay par Jean-Marc Ayrault, avait affirmé qu’en cas d’échec de l’initiative française, «nous devrons prendre nos responsabilités en reconnaissant l’État palestinien». Israël avait fait de ces propos l’un de ses arguments primordiaux contre l’initiative française en faisant valoir que celle-ci était inutile puisque le résultat en était connu d’avance. Jean-Marc Ayrault, qui a repris la conduite de l’initiative, a considérablement atténué le propos depuis en déclarant qu’une reconnaissance n’était pas «automatique» en cas d’échec.

Le chef du gouvernement a abondé dimanche : «L’objectif, c’est d’aboutir à la création d’un État  palestinien. C’est de permettre que votre aspiration nationale puisse enfin se concrétiser. Dire aujourd’hui quand nous reconnaîtrons l’État palestinien, c’est acter par avance l’échec de notre initiative», a-t-il dit.

«Nous ne nous situons évidemment pas dans cette perspective. Au contraire, nous allons mobiliser toute notre énergie pour tenter de faire progresser votre projet national, aux côtés d’Israël dont nous devons par ailleurs garantir la sécurité», a affirmé le Premier ministre. Manuel Valls a exposé à nouveau le constat français selon lequel «plus le temps passe, plus la viabilité d’un Etat palestinien s’estompe sous l’effet d’une colonisation qui se développe».

«L’arrêt de la colonisation est un impératif. Car on ne peut pas vouloir à la fois discuter de la paix, être sincère dans la négociation et continuer dans le même temps à pratiquer le fait accompli sur le terrain», a-t-il insisté.

RT

Report de la Conférence de Paix : l’Elysée recule-t-il face à Israël ?

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Les Français vont-ils parvenir à lancer leur initiative de paix israélo-palestinienne ou le projet est-il déjà mort-né ? Même si les choses restent confuses, le Quai d’Orsay semble y croire encore. Mais la séquence des derniers jours est désastreuse.

Jean-Marc Ayrault décide de monter l’opération en deux temps : une conférence, le 30 mai, à laquelle participeraient les membres du Quartette (Russie, Etats-Unis, UE, ONU) et ceux de la Ligue arabe, à l’exception des Israéliens et Palestinien.

L’Etat hébreu réagit très vite, clamant son hostilité à ce qu’il considère comme une ingérence, l’idée de la communauté internationale étant de le contraindre à renoncer à son plan de colonisation des Territoires palestiniens, jugé illégal par l’ONU.

Résultat, quand Jean-Marc Ayrault débarque en Israël ce week-end, il se prend une volée de bois vert par le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qui accuse Paris de «partialité» à la suite du vote récent, par le conseil exécutif de l’Unesco (où figure la France) d’une résolution sur la «Palestine occupée» visant à «sauvegarder le patrimoine culturel palestinien et le caractère distinctif de Jérusalem-Est». 

Mardi matin, Hollande annonce sur Europe 1 que la conférence est reportée à l’été, ce qui sent l’enterrement de première classe. Aux dernières nouvelles, Ayrault essaierait juste de trouver un créneau pour que son homologue américain soit présent. Mais il faut que ce soit avant le début du ramadan, donc avant le 6 juin. Pas gagné.

Libe

« Affaire Unesco-Jérusalem » : mensonges et harcèlement

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La polémique sur la résolution votée par l’Unesco à propos de Jérusalem a connu, cette semaine, un tour nouveau. Le CRIF et ses amis ont déployé une stratégie d’interpellations acharnées du gouvernement français. En totale disproportion avec la réalité de l’affaire. Et au prix de quelques gros mensonges, validés par Valls et Cazeneuve ! Du jamais vu sous la cinquième république. Récit détaillé.

Il n’était pas dans mes intentions d’ajouter une suite au précédent billet que j’ai consacré à cette affaire, mais les développements de ces derniers jours m’y obligent un peu. Pour mémoire, rappelons donc que le 16 avril dernier, l’Unesco avait voté, une résolution proposée par différents pays arabes, reprochant à Israël de multiples violations du statu quo qui avait normalement prévalu dans la vieille ville de Jérusalem, de 1967 à 2000, par lequel les Israéliens et le Waqf jordanien s’étaient partagé la gestion et l’administration des lieux saints juifs et musulmans.

Cette résolution critiquait notamment divers travaux effectués par les Israéliens sur et aux alentours d’une passerelle reliant le mur des lamentations – le lieu le plus saint du judaïsme – à l’esplanade des mosquées, troisième lieu saint de l’islam. Deux lieux dont la contigüité est d’autant plus source d’affrontements, réels ou fantasmés, que la tradition juive désigne l’esplanade des mosquées sous l’appellation de « Mont du temple ».

Depuis quelques années, des groupes juifs religieux intégristes militent pour la reconstruction d’un troisième temple, réplique de celui qui fut détruit par les Romains en 70 après JC en lieu et place des mosquées qui datent du 7ème siècle… La résolution de l’Unesco critiquait donc Israël pour toutes une série d’actions alléguées par les pays arabes (et pas toujours vérifiables dans la mesure où Israël se refuse à autoriser des experts indépendants à se rendre sur place) et appelait de ses vœux au retour du statu quo qui avait fonctionné à peu près normalement jusqu’en 2000.

Enfin, cette résolution réitérait les termes d’une précédente décision de novembre 2015 relative aux « tombeaux des patriarches », lieux saints communs au judaïsme, au christianisme et à l’islam situés en Cisjordanie mais qu’Israël avait décidé d’inscrire à son patrimoine national : l’Unesco avait alors estimé que ces tombeaux devaient être considérés comme faisant « partie intégrante des territoires palestiniens occupés ».

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Famille Palestinienne brulée vive : l’un des inspirateurs de l’incendie libéré

Meir Ettinger, l’activiste israélien d’extrême droite, sera libéré dans deux semaines après 9 mois de détention administrative.

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Ettinger est le petit-fils du Rabbi Meir Kahane, rabbin et homme politique israélo-américain, prônant une ligne nationaliste favorable au « Grand Israël » et au transfert de tous les Palestiniens des implantations.

Meïr Ettinger est l’un des inspirateurs de violences commises par des extrémistes juifs contre des Palestiniens, des chrétiens et même des soldats israéliens.

Il avait été le 3 août 2015 le premier arrêté après un évènement qui avait fait grand bruit: l’incendie attribué à des extrémistes juifs qui avait coûté la vie à un bébé de 18 mois brûlé vif dans la maison familiale le 31 juillet 2015 à Douma, en Cisjordanie.

Ses parents avaient succombé à leurs blessures les semaines suivantes.

L’incendie avait provoqué un vif émoi international, et la colère et la peur parmi les Palestiniens.

I24

Sur demande du CRIF, Bernard Cazeneuve déprogramme un film palestinien à Cannes

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Dans un courrier adressé au président de la communauté juive cannoise, M. Gérard Bavard, le maire de Cannes, David Lisnard, indique que le documentaire est « une atteinte à la mémoire des victimes et peut constituer un trouble à l’ordre public.

La décision de la déprogrammation a été prise à l’issue d’une réunion avec le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui a effectué une revue du dispositif sécuritaire du Festival de Cannes.

Le maire précise qu’il reste attentif pour sa part à toute mesure de nature à écarter la moindre utilisation du Festival et de l’image de Cannes à des fins de provocation et pour diffuser une quelconque propagande abjecte et d’une certaine façon révisionniste à l’égard d’un acte terroriste.

« Munich : A Palestinian Story », du réalisateur libanais d’origine palestinienne Nasri Hajjaj, devait être projeté le 16 mai au Palais des Congrès de Cannes, dans le cadre du Marché du Film, le salon des professionnels qui commercialisent les œuvres de leur catalogue indépendamment de tout choix du Festival de Cannes.

Le Monde Juif


Le CRIF écrit à la Ministre de la Culture pour censurer un film Palestinien

Le Président du Crif a écrit à Pierre Lescure pour lui faire part de son indignation concernant la projection d’un film palestinien « révisionniste ».

Le 3 mai le Président du Crif a adréssé un courrier au Président du Festival de Cannes,ainsi qu’à Madame Audrey Azoulay, Ministre de la Culture.

Le CRIF

L’envoyé de l’ONU du Venezuela : Israël cherche-t-il une « Solution finale » pour les Palestiniens?

L’ambassadeur du Venezuela auprès des Nations unies a comparé vendredi Israël au régime nazi, demandant si l’Etat juif prévoyait « une solution finale » contre les Palestiniens.

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Dans un discours lors d’une réunion informelle du Conseil de sécurité au siège de l’ONU à New York sur la « protection » des civils Palestiniens, Rafael Ramirez a demandé : « Quel est le plan d’Israël pour les Palestiniens ? Vont-ils disparaître ? Est-ce qu’Israël cherche à mener une solution finale ? Le genre de solution qui a été perpétrée contre les Juifs ? »

Ses commentaires ont attiré une réponse furieuse de l’ambassadeur d’Israël Danny Danon, qui a accusé Ramirez d’être « clairement antisémite ». Ces remarques ont été émises un jour après qu’Israël ait marqué Yom HaShoah, à la mémoire des six millions de juifs assassinés par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.

« Cette déclaration de l’ambassadeur du Venezuela contre l’Etat juif est clairement antisémite », a déclaré Danon, selon un communiqué publié par la mission israélienne à l’ONU. « Ses remarques sont une continuation directe de la déclaration du représentant palestinien il y a quelques jours, comparant Israël aux nazis.

« Les Palestiniens amènent l’antisémitisme dans les couloirs de l’ONU et légitiment un langage raciste et grossier au parlement des Nations unies », a ajouté Danon.

L’envoyé de l’Autorité palestinienne auprès des Nations unies, Riyad Mansour, a comparé le mois dernier la récente vague d’attaques palestiniennes contre les Israéliens à l’action des combattants de la résistance juive pendant l’Holocauste, et a établi un parallèle entre le gouvernement israélien et le régime nazi.

Ces déclarations ont été condamnées par la Conférence des présidents des principales organisations juives américaines, qui ont appelé ces remarques « antisémites, offensantes et haineuses » et « une profanation de la mémoire des victimes du génocide nazi.

Les commentaires de Ramirez ont été « condamnés sans équivoque » par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France, selon le bureau de Danon, et l’ambassadeur du Venezuela a présenté ses excuses au « peuple juif s’il a été offensé par ces commentaires. »

Time of Israel

L’accord Haavara, signé en 1933 entre les autorités sionistes et nazies

“Si j’avais su qu’il était possible de sauver tous les enfants d’Allemagne en les transportant en Angleterre, mais seulement la moitié en les transportant en Palestine, j’aurais choisi la seconde solution – parce que nous ne devons pas seulement faire le compte de ces enfants, mais nous devons faire le compte de l’histoire du peuple juif. Ben Gourion, décembre 1938 (un mois après les Nuits de cristal) (1)

Une représentation de l’État d’Israël semble généralement aller de soi pour le sens commun, les autorités politiques et judiciaires internationales et nationales et même très souvent le discours académique. Israël incarnerait la vocation à « sauver les Juifs » : foyer d’accueil pour les rescapés du Génocide et havre de sécurité pour les Juifs persécutés du monde entier.

Pourtant le sionisme réel est loin d’être conforme à cette représentation, en fait l’idéologie sioniste, mythe fondateur de l’État d’Israël. (2) Un accord signé entre les autorités sionistes et nazies me paraît particulièrement révélateur.

Le 7 août 1933 – quelques mois à peine après l’arrivée de nazis au pouvoir le 30 janvier 1933 – l’Accord Haavara (passage, transfert en hébreu, l’expression hébraïque est également utilisée dans les documents nazis) a été conclu entre les plus hautes autorités de l’État nazi et les plus hautes autorités du mouvement sioniste, notamment celles de la communauté juive implantée en Palestine (le Yichouv, de Hayichouv Hayehoudi beEretz Israël, l’implantation juive en Terre d’Israël).

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Juif, je suis devenu antisioniste après un séjour d’un an en Israël

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C’est un rite de passage. Ce séjour d’un an en Israël représente, pour beaucoup de Juifs, un événement symbolique de la transition vers l’âge adulte. Pour moi, cela n’avait rien de particulièrement idéologique. J’ai grandi avec la vague idée qu’Israël et le sionisme faisaient partie intégrante de la judéité, mais je voulais en avoir le cœur net. Je soutenais la gauche israélienne et critiquais les colons – des idées que l’on m’avait inculquées dans ma synagogue libérale, située dans le nord de Londres. Pour moi, il n’y avait pas de différence entre être de gauche et être Juif. À mes yeux, Israël était un État bienveillant, engagé dans des négociations pacifiques – la seule ombre au tableau étant cette minorité de colons ultraorthodoxes.

En 1999, à l’âge de 18 ans, je suis donc parti pour une durée de douze mois en « Terre sainte ». Le mouvement de jeunesse juive qui organisait mon séjour était assez incompétent. Je me suis retrouvé seul dans un kibboutz, dans lequel j’ai fréquenté des voyageurs et des volontaires internationaux, mais pas vraiment d’autres Britanniques juifs. En y repensant, c’était sans doute un signe. Au début, j’étais euphorique et j’admirais les merveilles offertes par Israël ; ses paysages, ses habitants, sa langue. Je suis également tombé amoureux du kibboutz – son égalitarisme, ses repas communautaires, son sens inné de la bonhomie.

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Mariage gay et Palestine : Georges Mothron, maire LR d’Argenteuil censure deux films

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Le film La Sociologue et l’Ourson d’Etienne Chaillou et Mathias Thery avec la sociologue Irène Théry, est sorti dans les salles obscures le 6 avril. Mais à Argenteuil dans le Val-d’Oise, il est en passe de ne jamais voir le jour.

Programmée dans un cinéma de la ville – le Figuier Blanc – à partir du 27 mai prochain, la diffusion de ce documentaire qui traite du Mariage pour tous à travers des ours en peluches, a été annulée. Tout comme le film 3 000 Nuits, proposé par l’association Argenteuil Solidarité Palestine et qui raconte l’histoire d’une jeune palestinienne arrêtée et incarcérée dans une prison israélienne. La raison : une missive du cabinet du Maire, Georges Mothron (Les Républicains).

« Cet acte de censure inédit bafoue la liberté d’expression »

« La programmatrice a reçu un mail la semaine dernière de la part du cabinet du Maire lui demandant de déprogrammer ces deux films », explique à 20 Minutes, René Beretz, coprésident de l’Association pour la Défense du Cinéma Indépendant des Films d’Auteurs et des salles d’Art et d’Essai ( ADCI). Une information que confirme la principale intéressée qui invite à appeler la Mairie, sans donner plus de détails.

20 Minutes

« On tire sur des gamins » un ex-militaire français dénonce « l’horreur » que subissent les palestiniens

Installé en Cisjordanie avec son épouse pour trois mois, l’amiral Laurent Mérer, ancien préfet maritime de l’Atlantique aujourd’hui en retraite, s’insurge contre l’abomination de ce conflit. 

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Entretien

Après avoir commandé des navires et des régions maritimes, qu’est-ce qui vous a donné envie de vous engager dans une mission personnelle, en Palestine, avec votre épouse ?

C’est un engagement pour la paix. Nous cherchions à faire quelque chose de pragmatique, utile et sur le terrain. Le Defap, service protestant des missions étrangères, nous a proposé ce programme international du conseil œcuménique des églises pour la Palestine. Il a été créé au début des années 2000, après la deuxième Intifada.

Depuis deux mois que vous êtes sur place, vous découvrez l’horreur…

Ce qui se passe ici est révoltant. C’est ni plus ni moins un peuple qui vole la terre d’un autre peuple et dénie son existence. Ces colonies qui se répandent comme le cancer sont totalement illégales. N’importe quel satrape d’Afrique ou d’Asie qui se comporterait ainsi serait traîné devant la Cour pénale internationale. On tire sur des gamins et 200 m plus loin, la vie continue. C’est l’horreur ! Et on a envie de le crier.

Vous dites qu’Isarael fait passer les Palestiniens pour des terroristes alors qu’ils ne sont que des résistants…

Exactement. Lorsque nous étions occupés par les soldats allemands en 1940, ceux qui leur tiraient dessus étaient considérés comme des héros. C’étaient les résistants. Les Palestiniens sont des résistants qu’Israël fait passer pour des terroristes. Et cela marche très fort car dans l’esprit européen, terroriste = musulman = Daech. Or nous sommes dans un pays occupé depuis cinquante ans.

Ouest France

Menacé par la Ligue de défense juive, le maire de Gennevilliers interpelle Cazeneuve

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Patrice Leclerc, le maire communiste de Gennevilliers, prend les choses au sérieux. L’édile vient d’adresser un courrier à Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, après avoir été victime de menaces par la Ligue de défense juive (LDJ).

Cette organisation extrémiste lui reproche son soutien à Marwan Barghouti, Palestinien emprisonné en Israël pour meurtre. Terroriste pour les uns, combattant pour les autres : le débat fait rage autour de cette figure. Lundi dernier, la mairie de Gennevilliers avait organisé une réunion publique autour de la question palestinienne et de la libération de ces prisonniers.

« Je fais régulièrement l’objet de campagnes d’intimidation »Quelques jours plus tôt, la LDJ s’est, elle, fendue d’un billet sur cette campagne. L’organisation évoque des « maires qui s’associent à des mouvements terroristes », fait l’amalgame entre soutien à Barghouti et prétendu soutien à Salah Abdeslam, l’un des terroristes du Bataclan… Et d’écrire : « le compte à rebours de la république (sic) a commencé… Que nos ennemis commencent également à compter. Nous ne resterons pas sans agir. »

La menace est à peine voilée. « Je la prends d’autant au sérieux que je fais régulièrement l’objet de campagnes d’intimidation via Twitter » écrit Patrice Leclerc à Bernard Cazeneuve. Il rappelle que la LDJ est aussi une organisation classée terroriste par les Etats-Unis et conclut : « aujourd’hui, où e, sont les actions de l’Etat pour interdire ce mouvement violent ? »

Le Parisien

Israël pourrait occuper le mont du Temple lors de la Pâque juive, alerte un leader musulman

Le cheikh Raëd Salah, chef du mouvement islamique en Israël, a lancé un appel urgent en prévenant les Palestiniens et les pays musulmans du «très dangereux plan d’occupation israélienne du mont du Temple lors de la Pâque juive».

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«Ce que je crains le plus, c’est qu’ils [les Israéliens] aient des aspirations plus grandes que juste prier sur le Mont du Temple et faire des sacrifices lors de la Pâque juive. Je crains que leurs plans soient plus dangereux», a averti le cheikh Raëd Salah dans une vidéo publiée le 19 avril, rapporte le journal The Jerusalem Post.

Cette déclaration coïncide avec la décision récente du gouvernement israélien de renforcer sa présence militaire sur le mont du Temple afin de maintenir l’ordre sur le site, sacré à la fois pour les juifs et les musulmans.

Les tensions montent entre les Israéliens et les Palestiniens en vue de la semaine de la Pâque juive, qui débute le 22 avril, lors de laquelle le nombre de juifs se rendant sur le mont du Temple devrait augmenter considérablement, surtout près du Mur des lamentations où des milliers de gens se rassemblent pour assister à la traditionnelle bénédiction sacerdotale.

Pendant les répétitions des rites de la Pâque juive il y a une semaine, certains représentants des mouvements radicaux ont exprimé l’espoir que la Mosquée Al-Aqsa sur le mont du Temple serait bientôt «sauvée», mettant ainsi le feu aux poudres. Le contexte est particulièrement sensible, avec l’explosion d’un bus à Jérusalem en début de semaine.

La Jordanie prévoit également d’installer prochainement des dizaines des caméras de surveillance autour du site sacré afin de documenter les «violations» israéliennes.
Afin de ne pas exacerber le conflit et prévenir toute sorte de provocation, le Commissaire de police de Jérusalem a interdit aux députés de la Knesset de visiter le mont du Temple à cette occasion.

RT

« Mort aux arabes » « Tuez les tous » à Tel Aviv en soutien au terroriste franco-isarelien

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Israel: rassemblement en soutien au terroriste franco-isarelien qui a exécuté un palestinien à terre

Elor Azria a été accusé d’homicide involontaire

De nombreux Israéliens se sont rassemblés mardi soir sur la place Rabin à Tel-Aviv, en soutien au « soldat » israélien qui a abattu un palestinien à terre à Hébron le mois dernier et qui a été formellement accusé d’homicide involontaire lundi.

I24