«Les anciens du GUD au coeur de la campagne de Marine Le Pen»

Les anciens du GUD (groupe union défense, un groupuscule étudiant d’extrême droite radicale) sont plus que jamais présents au cœur de la campagne de Marine Le Pen.

croix-celtique

Axel Loustau, un de ses anciens chefs de file, va par exemple s’occuper des finances : il est déjà trésorier de Jeanne, le microparti de Mme Le Pen.

Frédéric Chatillon, lui, ami de jeunesse de la présidente du FN, patron de la société Riwal, a laissé entendre de son côté qu’il pourrait être salarié de la campagne : comme Axel Loustau et comme Riwal, il a été renvoyé en correctionnelle à la suite de l’enquête menée par la justice sur le financement du FN.

Riwal n’ayant pas le droit de travailler avec le parti dans le cadre des campagnes électorales, cela permettrait à Frédéric Chatillon de garder son rôle de prestataire. Il vient en tout cas régulièrement au siège de campagne.

Le directeur de campagne David Rachline, maire de Fréjus, ne cache pas être un ami de « Fred ». Quant à l’ancien avocat fiscaliste Philippe Péninque, qui représente la génération des gudards des années 1970 (Chatillon et Loustau y étaient, eux, dans les années 1990), il continue de jouer le rôle de visiteur du soir auprès de Marine Le Pen.

Le Monde

Marine Le Pen se réapproprie une œuvre de Banksy, artiste engagé pour les migrants

Marine Le Pen inaugurait, ce mercredi 16 novembre, son siège de campagne pour l’élection présidentielle de 2017, un joli QG dénommé « L’Escale » et installé rue du Faubourg-Saint-Honoré, à seulement 1,7 kilomètre de l’Élysée.

marine-le-pen-se-reapproprie-une-oeuvre-de-banksy-artiste-engage-pour-les-migrants

Sur un mur, bien en évidence, on pouvait voir une image représentant un manifestant jetant un bouquet de roses bleues

 

Cela n’est certainement pas un hasard : le Front national aime les clins d’œil, même les plus évidents. En témoigne donc le nom et l’adresse de ce QG, comme pour signifier à ceux qui n’auraient pas encore compris que la présidentielle n’est, dans l’esprit frontiste, qu’un chemin menant au pouvoir.

Les photos et le logo affichés dans le QG témoignent de la même volonté : s’amuser avec les codes existants pour promouvoir une symbolique propre au FN. La décoration du siège de campagne a été pensée dans ce sens. On pouvait donc apercevoir dans les salles et les couloirs des photos détournées de Clint Eastwood, « seul courageux » à s’être déclaré pour Donald Trump selon Marine Le Pen, de Brigitte Bardot, des Tontons Flingueurs ou encore d’Albert Einstein et des Rolling Stones – déjà récupéré par Donald Trump…

Cette image est loin d’être inconnue. Elle est signée Banksy, street-artist britannique présenté par certains comme un « artiviste », à savoir un artiste aux messages politiques notamment liés aux mouvements altermondialistes.

Là où le choix frontiste détonne, c’est que Banksy, dont on ignore l’identité exacte, a notamment œuvré en faveur des migrants de Calais. En 2015, il avait réalisé plusieurs œuvres dans la « jungle », et notamment une peinture de Steve Jobs, équipé d’un ordinateur et d’un baluchon. Une manière pour Banksy de signifier que le cofondateur d’Apple était le fils d’un Syrien ayant immigré aux États-Unis au milieu du XXe siècle. En août 2015, il avait également mis à la disposition des migrants les matériaux ayant servi à la construction de son parc d’attraction éphémère Dismaland.

Le Lab

 

FN : le frère de Florian Philippot, conseiller de Marine Le Pen

Annoncé partant de l’institut de sondage Ifop, Damien Philippot, le frère du numéro 2 du Front national, devrait rejoindre l’équipe de campagne de la candidate frontiste.

092ecef0645cdcd3bb70c9e6d8a.jpg

Var : Un ex-député UMP sera candidat aux législatives pour FN

Le Front national a investi un ancien député UMP, Jérôme Rivière, comme candidat pour les prochaines élections législatives dans la 6e circonscription du Var.

maxnewsworld823315

Jérôme Rivière a été le directeur de campagne de Philippe De Villiers, président du Mouvement pour la France (MPF) pour les élections européennes de 2009.

Conseiller régional en Provence-Alpes-Côte-d’Azur de 1998 à 2004, Jérôme Rivière a été député UMP des Alpes-Maritimes de 2002 à 2007 avant d’être exclu du parti présidé par Nicolas Sarkozy pour s’être présenté, pour les législatives de 2007, contre le candidat investi par l’UMP, Eric Ciotti. C’est lui que le Front national a choisi comme candidat pour les prochaines élections législatives dans la 6e circonscription du Var.

Se plaçant à droite de la droite, M. Rivière a indiqué s’être « opposé à Sarkozy sur plein de sujets », prônant notamment un accord avec le Front national et le rétablissement de la peine de mort pour les auteurs d’actes terroristes. M. Rivière a ensuite adhéré au MPF de Philippe de Villiers dont il a été le directeur de campagne pour les élections européennes de 2009.

CAMPAGNE SUR L’IDENTITÉ ET SOUVERAINETÉ

Inscrit comme avocat au barreau de Paris, il est devenu ensuite chef d’entreprise. Mais  « la politique est une passion », a-t-il expliqué. Le futur candidat qui représentera la FN aux législatives de 2017 dans la 6e circonscription du Var, sans toutefois prendre sa carte d’adhérent, mènera campagne sur « (s)es valeurs: identité et souveraineté ».  

France 3

Le frère de Florian Philippot démissionne de l’Ifop pour rejoindre le FN

Présenté comme un visiteur du soir de Marine Le Pen, Damien Philippot a quitté mercredi ses fonctions au sein de l’institut de sondage. Il pourrait être un acteur important de la future campagne du Front national pour 2017.

Capture d’écran 2016-11-12 à 14.14.31.png

 

Le frère du vice-président du Front national Florian Philippot, Damien Philippot est l’objet de toutes les attentions ce vendredi soir, après la révélation de sa démission de l’institut de sondage Ifop afin de briguer d’éventuelles responsabilités pour la prochaine campagne présidentielle au sein du parti frontiste. Celui qui a commencé sa carrière à l’Ifop en 2003 avait été récemment nommé directeur adjoint du département opinion de l’institut de sondages dirigé par Laurence Parisot, l’ex-patronne du Medef, toujours très virulente à l’encontre de Marine Le Pen.

Deux sources frontistes ont révélé à l’AFP que Damien Philippot aurait «fourni des infos» au FN provenant de ses activités professionnelles à l’Ifop. Olivier Bauby, directeur général de l’Ifop, avait démenti ces accusations en mai 2015: le frère du vice-président du parti frontiste «n’a jamais communiqué au FN, avec lequel l’Ifop n’a aucune relation commerciale, des études commandées par nos clients, a fortiori sous embargo ou non encore publiées».

Un «conseiller de l’ombre» de Marine Le Pen

Tour à tour présenté comme un «conseiller de l’ombre» et un «joker» de Marine Le Pen par différents membres du parti, Damien Philippot pourrait être un acteur important de la future campagne du Front national pour 2017. Un conseiller régional l’affirme: Damien Philippot pourrait soit «travailler avec Marine, soit être candidat à des élections». Plusieurs sources frontistes confirment avoir vu Damien Philippot au siège du FN: «Je l’ai vu au moins deux fois dans le bureau de Marine, ce n’était pas particulièrement secret», affirme un élu. Paul-Marie Coûteaux, porte-parole de la campagne présidentielle 2012 de Marine Le Pen, affirme, quant à lui, avoir «revu Damien Philippot assez souvent» au siège du FN à Nanterre. «Ils sont tellement soudés qu’ils réfléchissent ensemble, font des notes ensemble» pour les transmettre ensuite à la présidente du Front national.

Ni Damien Philippot ni son frère Florian, contactés par l’AFP, n’ont souhaité réagir, tout comme Marine Le Pen. Agacé, le vice-président du FN avait exclu sur France 2 en octobre que son frère ait un «rôle politique» au FN. Mais le suspense devrait prendre fin en début de semaine prochaine, puisque la présidente du parti doit dévoiler son organigramme de campagne mardi.

Le Figaro

Comment le FN récupère et truque le vote Trump

Marine Le Pen refuse d’analyser les résultats de l’élection américaine de manière «racialisée». Pourtant, l’électorat de Trump est massivement blanc.

capture-decran-2016-11-11-a-14-37-30

INTOX. Pour le Front national, la victoire de Trump, c’est du petit-lait. C’est aussi l’occasion de tordre largement le résultat du scrutin et le profil des électeurs. Ainsi, le FN y voit le triomphe «du peuple» qu’il appelle de ses vœux en France… Tout en refusant d’admettre la dimension ethnique du scrutin. Ce qui fait deux intox.

Au JT de France 2 hier soir, Marine Le Pen a d’abord refusé de répondre à une question sur le vote blanc contre le vote des minorités.

«C’est une erreur d’analyse, cette manière de racialiser cette élection. C’est n’avoir rien compris à ce qui s’est passé», insiste la présidente du FN, faisant mine de prendre de la hauteur sur les petites analyses médiatiques. Un avis d’ailleurs partagé avec admiration par son lieutenant Florian Philippot qui tweete:

Philippot glisse dans son hommage la deuxième idée scandée par le FN : celle d’une victoire du «peuple» contre l’élite. Une analyse recrachée par Nicolas Bay.

 

DÉSINTOX. Un coup d’œil aux enquêtes post-électorales montre d’abord que le FN a tort de ne pas vouloir regarder les résultats en les «racialisant», comme dit Marine Le Pen. Autant nier l’évidence. Aux États-Unis, où les statistiques ethniques sont autorisées, le profil des électeurs est établi en fonction de leur genre, leur niveau d’éducation, leurs revenus mais aussi ethnies. Les électeurs blancs, qui ont représenté 70% de l’électorat mardi, ont voté à 58% pour Donald Trump selon un sondage de sortie des urnes mené par Edison et publié, notamment, par le New York Times.

Chez les Noirs (12% des votants), il n’a recueilli que 8% des voix contre 88% pour Hillary Clinton. Même en regardant les autres minorités, leur vote pour la candidate démocrate au détriment de Trump reste massif. Celui-ci n’a obtenu que 29% des voix dans la catégorie hispanique/latino et 29% chez les Asiatiques. Contre 65% pour Clinton. Le clivage est net.

L’autre lecture contestable du FN consiste donc à analyser cette victoire comme celle «du peuple contre les élites», comme le fait Nicolas Bay. Si le 45e président des États-Unis a convaincu le «peuple», on ignore de quel peuple il s’agit. Mais en tout cas, il n’a pas séduit les plus pauvres. Les sondages de sortie des urnes divisent les Américains en six catégories de revenus. Et les deux catégories les plus basses sont justement celles qui ont voté pour la démocrate.

Ceux qui gagnent moins de 30 000 dollars par an ont voté à 41% pour Trump et à 53% pour Clinton, et ceux qui ont un revenu annuel situé entre 30 et 50 000 dollars ont voté à 42% pour Trump et 51% pour Clinton. La tendance s’inverse à partir de la troisième catégorie, celle où les personnes ont des revenus qui se situent entre 50 000 et 100 000 dollars annuels. Dans les deux catégories suivantes, les deux candidats sont à peu près à égalité, avec toujours un point de plus en faveur de Trump. Si les plus pauvres ont voté pour la candidate démocrate, les plus riches ont voté Trump. Les Américains qui gagnent plus de 250 000 dollars par an ont voté à 46% pour la démocrate contre 48% pour Trump.

Enfin, si les catégories les moins éduquées ont massivement voté Trump à l’inverse des diplômés, un cas de figure qui accréditerait la théorie de Bay sur le «peuple» contre les «élites», c’est uniquement vrai si l’on regarde les votants en fonction de leur niveau d’éducation et de leur origine ethnique.

51% des personnes (toutes origines ethniques confondues) qui ont un diplôme de lycée ou moins ont voté Trump, contre 45% pour Clinton. Si l’on regarde les Blancs sans diplôme universitaire, ce taux monte à 67% contre 28%. En 2012, ils étaient 61% à voter pour Romney contre 36% pour Obama. La tendance d’un vote des Blancs sans diplôme pour les Républicains s’est donc accentuée en quatre ans. Du côté des personnes non diplômées et non-blanches, elles sont seulement 20% à voter Trump contre 75% pour Clinton.

Libe

 

France Télévisions dénonce la «stratégie» du FN sur le temps de parole lors des débats politiques

Michel Field accuse les membres du parti de refuser les invitations aux débats pour accumuler du temps de parole avant le passage à la période de campagne officielle.

580dfd1cc36188071c8b4609

France Télévisions va interpeller le CSA sur ce qu’il considère comme un détournement par le Front national des règles sur l’équité du temps de parole, a indiqué jeudi 10 novembre le directeur de l’information du groupe public, Michel Field.

« C’est un parti qui fait extrêmement bien de la politique: le FN a repéré les failles du dispositif du CSA; il refuse systématiquement les invitations consommatrices de temps de parole », a accusé Michel Field devant des journalistes.

En cette période de « précampagne électorale », le Conseil supérieur de l’audiovisuel effectue un relevé mensuel du temps de parole de chaque parti politique, qui doit être réparti de façon équitable entre les différentes formations.

Selon Michel Field, le FN accumule son temps de parole pour le concentrer sur janvier, juste avant la remise à zéro des compteurs fin janvier, avant le passage à la période de campagne officielle. France Télévisions va envoyer dans les prochains jours une lettre au CSA pour signaler cette « stratégie » du FN, a-t-il annoncé.

Contacté jeudi, le Front national n’a pas souhaité commenter ces accusations.

Le CSA avait déjà affirmé en début de semaine que « les refus seraient aussi pris en compte dans les délibérations de temps de parole ». « Il appartient aux chaînes de nous les faire connaître, ça peut jouer sur l’appréciation du rééquilibrage » entre les partis, avait indiqué une porte-parole, contactée par l’AFP.

A la fin du mois d’octobre, la présidente du Front national Marine Le Pen avait fait annuler par son entourage le passage de sa nièce Marion Maréchal-Le Pen prévu jeudi dans « L’Émission politique » de France 2, jugeant le moment inopportun.

« Nous avons été contactés par France 2 pour participer à L’Émission politique. On avait refusé: nous n’avons pas (pour le moment) de projet présidentiel, pas d’adversaire, on préférait attendre pour parler deux heures et pouvoir répondre à un concurrent », avait indiqué un responsable frontiste.

Huff Post

Breitbart, le site pro Trump souhaite s’implanter en France pour aider à la victoire de l’extrême droite

Le site sensationnaliste américain, dont le cofondateur n’est autre que le directeur de campagne de Donald Trump, souhaite s’implanter en France avant l’élection présidentielle de 2017.

breitbart-trump

Après avoir conquis les sommets des États-Unis, Donald Trump va-t-il jouer un rôle politique dans l’Hexagone ? Le magnat de l’immobilier, qui deviendra officiellement le 45e président américain le 20 janvier prochain, pourrait bien peser sur l’élection présidentielle française qui se profile.

Pour étendre encore un peu plus la portée de son message, Donald Trump peut compter sur Breitbart News, un site d’information conservateur. Déjà présent en Angleterre et en Israël, le site pourrait trouver deux nouveaux points de chute en Europe : en France et en Allemagne. Une information confirmée par son rédacteur en chef à Reuters : « Le but est d’aider à la victoire de la droite nationaliste dans ces deux pays, où le sentiment anti-immigrants est en progression« .

Un objectif clair qui va de paire avec la position politique du cofondateur Stephen Bannon, qui était par ailleurs le directeur de campagne de Donald Trump. Une véritable pièce maîtresse dans l’élection du milliardaire américain à la tête de la Maison Blanche.

Breitbart News, porte-drapeau d’une droite alternative

En juillet dernier, dans les colonnes du site Internet Radio Londres, Stephen Bannon évoquait notamment cet intérêt pour Paris : « Nous pensons que la France est l’endroit où il faut être. Avec ses jeunes entrepreneurs, les femmes de la famille Le Pen… Marion Maréchal Le Pen est la nouvelle étoile montante« , explique celui qui a également porté la casquette d’officier naval, de banquier chez Goldman Sachs ou encore de réalisateur et producteur.

Et autant dire que le site détonnerait dans le paysage médiatique français. Ses liens avec l’Alt-Right, la droite alternative américaine, sont désormais avérés. Ce mouvement, qui se positionne comme anti-système, prône ainsi le nationalisme blanc, décrit l’immigration comme une véritable menace et place les femmes en-dessous de l’homme.

Résultat : des titres évocateurs sur les questions migratoires (Les jeunes musulmans en Occident sont des bombes à retardement), sur la contraception (La contraception rend les femmes moches et folles) ou encore sur les femmes en général (Préférez-vous que votre enfant attrape le féminisme ou le cancer ?)

Un site très influent sur la Toile

Le site, qui a fait du sensationnalisme une véritable marque, a su séduire une véritable frange de la population, devenant ainsi un site référence aux États-Unis. « De 12 millions de page vues par mois en 2012, le site a dépassé les 240 millions ce mois d’octobre », écrit notamment BFM TV.

Une réussite qui trouve un écho tout particulier sur les réseaux sociaux. Sur Twitter, le site d’information conservateur compte pas moins de 460.000 abonnés. Un chiffre qui grimpe à plus de 2,7 millions sur Facebook. Une tactique payante selon les chiffres donnés par l’institut News Whip, repéré par Le Figaro. En mai et juin dernier, le site était le plus prolifique des médias avec plus de 8,1 millions d’interactions, loin devant le Huffington Post (6,7 millions), The Hill (4,8 millions), CNN (3,4 millions) ou encore The Guardian (2,7 millions).

RTL

Un élu FN reconnu coupable et condamné pour diffamation contre le maire de Mazamet

Reporté à plusieurs reprises, le procès pour diffamation publique intenté par le maire centriste de Mazamet (Tarn) Olivier Fabre à l’encontre de Stéphane Gallois, élu d’opposition Front national, qui a depuis démissionné du conseil, s’était enfin tenu le 5 octobre dernier devant le tribunal correctionnel de Castres.

20161109154902347-0

Mais, ceux qui s’attendaient à un jugement rapide étaient alors restés sur leur faim : il leur aura fallu attendre ce jour pour obtenir le délibéré ! Stéphane Gallois a finalement été reconnu coupable de propos diffamatoires et condamné à ce titre à une amende de 1000 €, plus 800 € au titre des dommages et intêréts au profit de sa victime. Moralité sans doute : en politique comme sur un ring, lorsque l’envie démange de dire certaines choses désagréables, mieux vaut faire en sorte qu’elles ne viennent pas aux oreilles d’un juge.

La Depeche

La victoire de Donald Trump donne des ailes à l’extrême droite

La victoire de Donald Trump aux États-Unis a suscité un électrochoc en France, où l’hypothèse d’une victoire de la chef de l’extrême droite Marine Le Pen à la présidentielle de 2017 est soudain devenue plus plausible.

Marine le pen colere atatque fn front national

«Félicitations au nouveau président des États-Unis Donald Trump et au peuple américain, libre!»: la présidente du parti Front national n’a pas attendu l’annonce des derniers résultats pour se réjouir.

Tous les sondages prédisent qu’elle se qualifiera au second tour de l’élection présidentielle mais lui promettent une défaite lors du duel final, probablement face au candidat de droite.

Toutefois, les enquêtes d’opinion n’avaient anticipé ni la victoire de Donald Trump, ni le vote en faveur du Brexit et l’extrême droite française espère bien humilier les sondeurs à son tour.

«Le système et les sondages, + ça Trump énormément +» s’est ainsi amusé Jean-Lin Lacapelle, un cadre du FN.

Le risque d’une réplique française au séisme américain a suscité une avalanche de réactions inquiètes dans le reste de la classe politique française.

L’élection américaine «veut dire que le populisme extrême peut gagner», a commenté l’ancien Premier ministre de droite Jean-Pierre Raffarin. «Mme Le Pen, avec des réponses simples, peut gagner en France».

«Ce qui est possible aux États-Unis est possible en France», a renchéri son successeur Dominique de Villepin, tandis que le quotidien de gauche Libération y voyait un «avertissement supplémentaire pour ceux qui pensent que Marine Le Pen ne peut parvenir au pouvoir en France en 2017».

Pour le président François Hollande, il est impératif de «prendre conscience des inquiétudes qui sont provoquées par les désordres du monde dans tous les peuples y compris dans le peuple américain, première puissance du monde».

Car le contexte actuel joue en faveur de Marine Le Pen.

Sur le plan international, le flux migratoire sans précédent en Europe depuis la Seconde guerre mondiale favorise les discours ultra-nationalistes, anti-européens et xénophobes qui, outre la France, ont également percé en Autriche, Allemagne, Hongrie, Pologne, Pays-Bas, Danemark…

En France, les multiples attentats jihadistes depuis 2015 (238 morts) ont concentré les discours sur la sécurité, l’immigration, l’identité, l’islam, des thèmes portés par le FN depuis sa création en 1972.

Le parti profite aussi du discrédit des partis de gouvernement: l’impopulaire président Hollande a plongé la gauche dans le marasme, à droite la primaire a déclenché une guerre des chefs.

Autre «avantage énorme, Marine Le Pen n’a jamais participé au pouvoir. Ca gomme beaucoup d’aspects peu crédibles de son programme», soulignait récemment le chercheur Jean-Yves Camus.

«Nous ne sommes pas du sérail», déclarait-elle d’ailleurs sur CNN en septembre, en se comparant à Donald Trump. «Nous n’allons pas prendre d’ordres auprès de telle puissance financière ou de tels intérêts de multinationales.»

Dans une optique de conquête du pouvoir, la présidente du Front National s’est attachée depuis 2011 à «dédiaboliser» l’image du FN, prenant ses distances avec les saillies racistes et antisémites de son père, sans renoncer aux fondamentaux du parti.

Cette stratégie lui a permet de capter des électeurs de droite sensibles à ses thèses anti-immigration et, à gauche, des déçus des politiques économiques notamment sur le front du chômage. Depuis 2012, le FN a progressé à chaque scrutin pour arriver en tête au premier tour de régionales l’an dernier avec un score historique de 28%.

Malgré tout, son image reste clivante et son programme économique, notamment la sortie de l’euro, inquiète. Et le système électoral français risque de lui compliquer la tâche.

Pour le politologue Joël Gombin, «l’élection présidentielle, qui a un mode de scrutin majoritaire à deux tours, impose de disposer d’une coalition électorale pour l’emporter et de convaincre au-delà de son camp».

Or, depuis 1958 «aucun parti n’a réussi à dépasser seul la barre des 50% des voix exprimées» et «le FN est justement dans ce refus des alliances», ce qui le rend attractif mais le prive de réserves de voix au second tour, selon lui.

En 2002, Jean-Marie Le Pen s’était ainsi hissé au second tour de la présidentielle, profitant de la dispersion des voix de gauche. Mais il avait été laminé au second tour, la gauche ayant appelé à se reporter sur le candidat de droite Jacques Chirac pour le bloquer.

L’Avenir

La motion FN contre les migrants rejetée au conseil municipal d’Abbeville

50735748_B9710171169Z.1_20161108140312_000_GDU7UPLTR.1-0.jpg

Si le conseil municipal de lundi soir a été nettement moins mouvementé que le précédent, le sujet de polémique a été une nouvelle fois l’accueil de migrants à Abbeville. Ces derniers sont 27, orientés ici par la préfecture suite au démantèlement de la jungle de Calais ; ils sont hébergés dans des logements privés et accompagnés par des associations. Le groupe Abbeville Bleu Marine (Front national) a encore présenté une motion sur le sujet, cette fois pour demander que la population soit consultée en cas de nouvelles arrivées. Patricia Chagnon a notamment parlé de «  tsunami migratoire  », et accusé le maire socialiste Nicolas Dumont d’éviter le débat.

« La compétence de l’État »

Celui-ci a rappelé que ces personnes étaient des demandeurs d’asile, dont la prise en charge relève de «  la compétence de l’État  », suivant les engagements internationaux de la France. «  En aucun cas l’État demande l’avis d’un maire  », a-t-il insisté, précisant qu’il soutenait cette décision. Il a également accusé son opposante d’alimenter les rumeurs. Et noté que cette motion était présentée par les élus FN partout en France. Valérie Muller, du groupe Communistes et apparentés, a elle aussi dénoncé le discours du FN, adressant au contraire «  un message d’accueil  » aux réfugiés, suivant les valeurs «  d’hospitalité, de solidarité et de liberté  » de la République.

Stéphane Decayeux (Les Républicains), chef du groupe « Oui c’est possible », a également réagi. Critiquant l’amalgame entre migrants économiques et réfugiés, il a souligné : «  LaFrance est une terre d’asile. Elle s’honore d’accueillir ces populations en déshérence.  » Il a toutefois prôné «  une certaine modération  » pour pouvoir offrir «  des perspectives d’intégration  » à ces personnes.

Devant un public fourni, notamment composé de membres de la Ligue des Droits de l’Homme, la motion a été rejetée à une très large majorité, seules les deux élues du groupe FN votant pour.

Courrier Picard

Trafic d’armes : un ex-candidat FN condamné à 2 ans de prison

Il menait un trafic d’armes dans sa boutique d’antiquités: le tribunal correctionnel de Reims a condamné ce mardi une ex-figure locale du FN à 2 ans de prison et une interdiction de détenir une arme pendant dix ans.

Cette sentence est plus clémente que les réquisitions du procureur qui demandait une peine de 2 ans et demi à l’encontre de Thierry Maillard, ex-candidat FN aux élections cantonales en 2011 qui a quitté le parti depuis.

 

Les deux autres prévenus, un cafetier de Reims et un autre ex-candidat FN aux cantonales de 2011 dans la Marne, ont été condamnés respectivement à 10 et 12 mois avec sursis et l’interdiction de détenir une arme pendant 10 ans.

La condamnation étant assortie d’un mandat de dépôt, Thierry Maillard est sorti menotté en criant « Vive la France, à bas la République ! »

Le Figaro


Deuxième procès pour un ex-militant FN de Reims jugé pour trafic d’armes

L’ancien militant d’extrême-droite Thierry Maillard est jugé ce mardi pour trafic d’armes devant le tribunal correctionnel de Reims. Lors d’une première audience, en mai, le procureur avait requis cinq ans de prison ferme contre lui. 

thierry-maillard-vincent-tilliole-trafic-darmes-candidat-fn-police-racaille-cite.jpg

Au total, 39 armes ont été saisies chez Thierry Maillard et ses complices présumés, dont un fusil d’assaut automatique et un pistolet mitrailleur, mais également plus de 4.000 cartouches de différents calibres et 41 chargeurs. Lors d’une première audience au tribunal correctionnel de Reims en mai dernier, le procureur de la République avait requis cinq ans de prison ferme contre l’ex-figure du FN rémois.

Expertise balistique

Pour le procureur, « le commerce illégal d’armes ne fait aucun doute« . Le procureur insistait notamment en mai dernier sur l’organisation des acteurs du trafic qui utilisaient un langage codé pour nommer les armes. Des accusations réfutées par Thierry Maillard qui se présente comme un collectionneur, « un accumulateur compulsif« . Le prévenu évoque « le plaisir d’avoir des armes et les toucher« . Une nouvelle audience se tient ce mardi 8 novembre car le tribunal a demandé une expertise balistique des armes saisies, ce que l’avocate de Thierry Maillard réclamait.

Évacué de la salle d’audience

A son arrivée à l’audience ce mardi en début d’après-midi, Thierry Maillard semblait décidé à afficher sa sérénité face aux poursuites à son encontre. Cependant, quelques minutes plus tard, le ton est monté et le prévenu a été évacué de la salle d’audience.

France Bleu

Les intox du FN sur les « privilèges » des migrants face aux Français

Le parti d’extrême droite diffuse une série de tracts qui oppose la situation des migrants aux étudiants, agriculteurs ou mal-logés français. Avec des arguments trompeurs et erronés.

5026854_6_3a52_2016-11-07-b451320-23802-1dgcxit-v6eq99hpvi_256307b74880ab96064cacbf87d10c9f

Des cadres du Front national, Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen en tête, partagent depuis jeudi 3 novembre des messages signés « Jeunes avec Marine » qui opposent la situation des migrants avec différents groupes de citoyens français. Chacune de ses publications a été partagée des centaines de fois sur Facebook et Twitter, comme on peut le voir sur la seule page du sénateur FN David Rachline.

Sauf que cette campagne de communication se base sur des exemples déformés, voire complètement malhonnêtes.

1. L’agriculteur qui « vit avec 284 euros par mois »

CE QUE DIT LE FN

5026853_6_ae25_2016-11-07-b5c9ce5-29850-1qxnpnm-ebvp9zfr_7e2d3552e172fca5002e7ad4b0bdff01.png

POURQUOI C’EST FAUX

Aucun détail n’est donné sur « Pierre », l’agriculteur en retraite, mais cette présentation est pour le moins étonnante. Toute personne de nationalité française de plus de 65 ans qui réside dans le pays peut en effet bénéficier au minimum de l’Allocation de solidarité aux personnes âges, qui représente 801 euros par mois pour une personne seule sans revenus.

Plus largement, les exploitants et salariés agricoles n’ont pas un régime de retraite des plus favorables. Certains agriculteurs percoivent certes des pensions inférieures à 800 euros par mois. Mais dans ce cas, ils peuvent demander un complément de l’Aspa calculé en fonction de leur rente mensuelle, si les revenus du foyer ne dépassent pas le plafond de prévu. Ce qui est faux dans tous les cas, c’est d’affirmer qu’un agriculteur seul n’a pas le droit à des aides s’il touche une faible retraite.

Du côté des demandeurs d’asile, le chiffre de 330 euros mensuels correspond à l’Allocation pour demandeur d’asile versée à une personne seule sans place d’hébergement (le montant est de 204 euros avec hébergement). Cette aide ne concerne que le cas de l’asile, pas les autres migrants.

Il est donc erroné d’affirmer qu’un agriculteur retraité serait moins bien loti qu’un migrant qui touche 330 euros par mois.

2. Les migrants logés au détriment des étudiants

CE QUE DIT LE FN

5026855_6_75e6_2016-11-07-e479d3f-23511-8phf87-2wxy74x6r_19e96078c8beee426cd539333508df7e

POURQUOI C’EST TROMPEUR

Là aussi, aucune précision n’est donnée sur le cas de cette prétendue « Julie ». On sait en revanche sur quels critères le Centre régional des œuvres universitaires (Crous) de Lille gère son parc de logements étudiants, comme il l’explique sur son site Internet :

« Les logements sont attribués en priorité aux étudiants déjà logés qui demandent leur maintien dans la même résidence, aux étudiants boursiers gérés par Campus France, aux étudiants de niveau BAC + 5 et plus, puis aux étudiants dont le niveau d’études est le plus élevé. »

A titre d’exemple, un étudiant enfant unique dont la famille gagne 25 000 euros annuels est boursier, selon le calculateur du Crous. C’est également le cas pour un foyer avec trois étudiants dans l’enseignement supérieur qui déclare 60 000 euros par an de revenus.

L’académie de Lille accueille environ 160 000 étudiants chaque année, selon les chiffres ministériels, pour seulement 10 175 places de logements au Crous de Lille. L’académie fait à ce titre partie des plus mauvais élèves en France, selon un rapport de la Cour des comptes publié en 2015.

Tous les publics ne sont pas affectés de la même manière par cette situation. « Pour les étudiants boursiers, ça va, mais c’est très compliqué d’avoir accès aux logements étudiants pour les autres, surtout les étudiants étrangers », note Anouar Benichou, président du syndicat étudiant UNEF à Lille.

Quant aux migrants accueillis à Lille après le démantèlement du camp de Calais, il s’agit de « 80 bénéficiaires de l’asile, inscrits par ailleurs à l’université Lille-III », indique-t-on au Centre national des œuvres universitaires (Cnous). Par ailleurs, la résidence Galois sur le campus de Villeneuve-d’Ascq, qui accueille ces demandeurs d’asile, est vouée à la destruction et ne devait accueillir personne au cours de l’année universitaire 2016-2017. La nature du bâtiment utilisé ainsi que le faible nombre de cas concernés fait qu’il est pour le moins disproportionné d’imputer le manque de logements étudiants à Lille à ces demandeurs d’asile.

3. Les logements sociaux « saturés par l’immigration »

CE QUE DIT LE FN

5026856_6_83a4_2016-11-07-928ad70-30519-lmfy51-hpnpom9529_94083a06af2bd3256cd7b19214b1a064.jpg

POURQUOI C’EST TROMPEUR

Le FN prend là aussi des libertés avec la réalité, pour plusieurs raisons :

1. Les Français ne sont pas privés d’aides. D’abord, le parti d’extrême droite occulte les différents dispositifs d’hébergement d’urgence, de transition, puis de réinsertion dont les Français peuvent bénéficier. Sans nier l’ampleur du mal-logement, qui touche selon la Fondation Abbé-Pierre 3,8 millions de Français, dont 141 500 sans domicile et 85 000 dans des habitations de fortune, il est trompeur de laisser penser qu’une femme avec un enfant serait privée de toute aide de l’Etat.

2. Les migrants n’ont pas tous accès au logement social. Les migrants en situation irrégulière ou en cours de régularisation n’ont pas accès aux logements sociaux. Les réfugiés, quant à eux, ne peuvent y avoir accès qu’à la marge, dans des zones qui disposent de logements vacants, comme l’explique le ministère de l’intérieur sur son site.

Quant aux nouveaux arrivants en France en situation régulière, ils étaient 26 % à occuper un logement social en 2010, selon des statistiques ministérielles. Sachant qu’ils paient dans ce cas un loyer, comme tout autre occupant.

Il faut également rappeler qu’un peu plus d’une personne sans domicile sur deux (53 %) est de nationalité étrangère, selon les chiffres de l’Insee pour l’année 2012. Alors que les étrangers représentent 6,4 % de la population.

3. Les logements sociaux ne sont pas « saturés » uniquement à cause de l’immigration. Les ménages immigrés (naturalisés français compris) représentaient environ un résident en HLM sur six (16,5 %) en 2006, selon les chiffres du ministère de l’intérieur.

Le Monde

 

Centre d’accueil pour SDF : quand des militants FN veulent « vérifier » la nationalité des résidents

L’inauguration du centre d’accueil pour SDF dans le 16eme arrondissement de Paris s’est terminée par l’intervention d’une petite quarantaine de militants du Front national, venus « vérifier » la nationalité des personnes hébergées.
On savait l’ouverture de ce centre d’accueil pour SDF classée parmi les sujets sensibles. Cible d’une vive protestation de la part de quelques habitants du 16e arrondissement, puis d’une tentative d’incendie à la mi-octobre, le bâtiment était placé, pour son inauguration ce samedi 5 novembre, sous surveillance policière.

Mais ce n’est qu’après le départ de Anne Hidalgo, maire de Paris, et d’Emmanuelle Cosse, ministre du Logement et de l’Habitat durable, venues rendre visite aux cinquante nouveaux arrivants du centre d’hébergement, que des militants du Front national ont débarqué sur les lieux. Sous surveillance policière, une quarantaine d’entre eux ont d’abord entrepris de marcher tout autour  du long bâtiment de bois, en tentant de regarder par les fenêtres.

« Si ce sont des migrants, on est contre »

Le but ? Ils l’expliquent aussitôt aux journalistes – dont LCI – sur place. « On est là pour vérifier si ce sont des SDF ou des migrants. SI ce sont des migrants, on est contre ». Devant quelques caméras, le groupe de militants finit par déployer une banderole siglée « Français d’abord, clandestins dehors ». Le temps de quelques images et le happening est déjà terminé. Dans les étages, plusieurs personnes récemment hébergées passent une tête par la fenêtre, spectatrices de cette scène surréaliste.

Pourtant, l’association Aurore, dont plusieurs bénévoles gèrent le projet, précise à LCI que « ce centre n’est pas destiné à accueillir spécifiquement des demandeurs d’asile ». Quelques instants plus tard, à l’issue de sa visite des locaux, Emmanuelle Cosse a quant à elle détaillé : « Il y aura ici des personnes dont la situation administrative ne sera pas réglée, et d’autres qui n’auront pas ce problème. L’hébergement d’urgence est inconditionnel. »

LCI

Macron s’en prend au FN, «un parti qui salit la République»

Emmanuel Macron, qui rencontrait ce samedi les animateurs de son mouvement En Marche!, s’en est pris au Front national, dont il dit ne pas pouvoir accepter la présence au second tour de la présidentielle. 

emmanuel-macron-4_5054824