Des hooligans corses incendient des banques et blessent 15 policiers

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Deux agences bancaires ont été visées à proximité de Furiani après la rencontre ce samedi. Quinze policiers et CRS ont été blessés en tentant de faire revenir le calme. Ces incidents se sont déroulés en marge de la rencontre Bastia-PSG, perdue par les Corses.

« Les individus, cagoulés, ont mis le feu à des poubelles« , avant de saccager et d’incendier deux banques, à la sortie du stade bastiais, a précisé cette source, qui n’a pas fait état d’interpellations.

« Quinze policiers et CRS ont été blessés en tentant de faire revenir le calme, dont sept ont été hospitalisés. Aucun n’a été atteint gravement. Armés de fusées et pétards agricoles, (les supporters) n’ont pas hésité à tirer directement sur les forces mobiles« , a dénoncé dimanche matin le syndicat policier SGP-FO.

« Il serait temps que les instances du football français assument leurs responsabilités (…) Les policiers ne sont pas de la ‘chair à canon‘ au profit du sport spectacle« , ajoute-t-il dans un communiqué.

Il y a un mois, mi-septembre, des incidents avaient déjà éclaté à Bastia après la défaite de l’équipe corse contre Nice. En octobre 2014, une rencontre entre les Bastiais et les Niçois avaient déjà tourné à l’affrontement: des supporters de l’OGC Nice avaient envahi la pelouse alors que les joueurs se battaient.

L’Express

Emmanuel, ex-instituteur a la tête d’un trafic d’arme condamné avec 4 complices

Emmanuel Toschi trafic  arme corse mafia nationalisme instituteurLa cour d’appel de Paris a condamné, ce vendredi, à six ans de prison et 20.000 euros d’amende Emmanuel Toschi, un ex-instituteur reconverti dans l’armurerie, jugé avec quatre autres prévenus et accusé d’avoir vendu des armes de guerre au grand banditisme. et au nationalisme corse.

La cour a également condamné à une peine de sept ans de prison assortie d’une mesure de sûreté des deux tiers et 10.000 euros d’amende Jean-Marie Secrettand, 70 ans, figure du milieu de la banlieue sud de Paris, accusé d’avoir joué un rôle d’intermédiaire entre Toschi et le grand banditisme.

Une peine de cinq ans de prison dont un an avec sursis et 10.000 euros d’amende a été prononcée à l’encontre d’un autre intermédiaire présumé de Toschi, Christian Joanec, gérant d’une supérette de Haute-Corse soupçonné d’être lié au nationalisme corse. L’homme avait été interpellé en possession de dix fusils d’assaut Kalachnikov, d’un pistolet mitrailleur Scorpio et d’un pistolet automatique Walther PPK qu’il venait d’acheter à Toschi.

Enfin, la cour a condamné, Jean-Marie Cordonnier, un ami de Toschi qui avait stocké pour lui et pour son propre compte des armes chez sa belle-mère, à 30 mois dont 24 avec sursis et 15.000 euros d’amende, et Franck Busalb, chez qui les enquêteurs avaient saisi douze armes non-déclarées, à un an de prison avec sursis et 3.000 euros d’amende.

Au total, quelque 3 à 7 millions d’armes illégales circuleraient sur le territoire, selon des spécialistes de l’armement.

L’Alsace

Le leader nationaliste Charles Pieri libéré après un couac judiciaire

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Il ne devait pas sortir si tôt mais un cafouillage judiciaire en a décidé autrement. Le leader nationaliste Charles Pieri a été libéré ce lundi matin de la maison d’arrêt de Borgo (Haute-Corse) ce lundi matin.

L’homme devait encore purger un an de détention pour plusieurs condamnations. En novembre 2013, notamment, Charles Pieri avait écopé de deux ans ferme pour «détention d’armes». Les avocats du leader nationaliste avaient demandé une libération conditionnelle mais le parquet avait fait appel.

Reste que les délais pour examiner sa demande de remise en liberté ont été dépassés, impliquant de fait sa libération.

Le Parisien

Huit salariés de la SNCM condamnés pour trafic d’armes et de drogue

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Huit marins de la compagnie maritime ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Marseille, dont l’ancien secrétaire général adjoint de la CFTC condamné à 7 ans ferme.

Parmi les 29 prévenus, huit marins de la compagnie marseillaise, dont Camille Abboche, l’ancien secrétaire général adjoint de la CFTC. Il a écopé vendredi de 7 ans ferme, il avait avoué pour la première fois à l’audience du 10 juin avoir fait transporter de la cocaïne à bords des ferries. Au cours de l’enquête, 80.000 euros en liquide, de la cocaïne et de nombreuses armes à feu, avaient été saisies, notamment au domicile et dans le bureau de Camille Abboche à la SNCM.

Une peine de 9 ans ferme a été prononcée contre « la figure tutélaire » du réseau, selon les termes du ministère public Christophe Anziani, considéré comme le complice de Camille Abboche. Les deux hommes sont notamment soupçonnés d’avoir eu un projet d’assassinat de deux frères corses qui dirigeaient un trafic concurrent.

Important client de ce trafic, grâce auquel il aurait alimenté la région de Bastia, Petru-Paulu Miqueli, en récidive légale, a été pour sa part condamné à 8 ans ferme, enfin, cinq marins se sont vu infliger des interdictions professionnelles d’exercer de 5 ans, le tribunal a par ailleurs demandé la confiscation d’une série de biens (véhicules, bateau, restaurants à Marseille, comptes bancaires…)

Les Échos

Deux touristes victimes d’un car-jacking par 2 hommes de « type européen »

Dans la nuit de jeudi à vendredi, vers 2 heures du matin, deux touristes arrivés en début de semaine sur l’île, décident de découvrir, by night, la plage de Pinarello, près de Sainte-Lucie de Porto-Vecchio.

A leur retour sur le parking, deux individus de type européen les attendent. L’un d’eux, sous la menace d’un couteau, réclame de l’argent. Les vacanciers n’en ont pas. Les braqueurs se font alors remettre les clés du véhicule, un Dacia Sandero loué à un particulier en début de séjour, et disparaissent. Immédiatement alertés par les victimes, les gendarmes, une vingtaine, sont déployés dans la région dans le cadre de recherches opérationnelles, élargies à la Haute-Corse. En vain.

Corse Matin

Le FLNC revendique la derniere vague d’attentats en Corse (23 en 1 semaine)

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Le Front de libération nationale de la Corse (FLNC) a revendiqué  la vingtaine d’attentats qui ont visé des résidences secondaires en Corse depuis la « nuit bleue » du 11 mai, dans un communiqué authentifié et remis au magazine d’information Corsica.

« Nous revendiquons la campagne menée ces jours derniers contre la dépossession de notre terre« , écrit le FLNC, en précisant que ses actions « ne constituent (pas) une mise en garde ou une menace en direction du nouveau pouvoir politique en place » mais « s’inscrivent dans (son) combat de ces dernières années face à l’accroissement programmé des menaces spéculatives sur notre terre ».

« La donne politique française n’a jamais pesé sur nos choix et il n’a jamais été dans nos intentions de vouloir influencer les échéances électorales qui sont les leurs« , indique le FLNC, ajoutant que les actions « étaient programmées de longue date ».

Appel au gouvernement socialiste

Selon le mouvement nationaliste, ces attentats vise « la dérive spéculative », « une des principales menaces pour l’intégrité » du « Peuple corse », précise le texte. « Aujourd’hui la dérive spéculative a aiguisé trop d’appétits, déclenché trop de mécanismes, pour certains mortifères (…) Nous ne laisserons pas faire. Nous ne laisserons pas s’installer impunément plus de 4.500 résidences secondaires étrangères par an soit plus de 45.000 en dix ans », sur une île qui compte « 300.000 âmes ».

Enfin, dans sa missive, le FLNC tend la main au nouveau gouvernement : « Aujourd’hui, nous retrouvons des socialistes au pouvoir en France. Nous leur rappelons si besoin en était qu’ils sont les héritiers de ceux qui ont construit avec nous les deux précédents statuts (créés par les ministres de l’Intérieur Gaston Defferre en 1983 et Pierre Joxe en 1991,NDLR) » de la Corse, précise le document de revendication.