Terrorisme : certaines armes de Daech sont « de fabrication franco-allemande »

Selon un rapport d’Amnesty International, il y a des armes de fabrication franco-allemande parmi l’impressionnant arsenal de l’Etat islamique.

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Missiles anti-chars, fusils d’assaut de type AK, M16 ou encore fusils semi-automatiques Bushmaster, lance-grenades GP-25, missiles transportables antiaériens légers : la liste des armes dont dispose Daech est longue et impressionnante. Et dans cet arsenal, Amnesty International est catégorique : il y a des armes de fabrication franco-allemande.

Pour Amnesty International, il est essentiel que les Etats s’engagent à renforcer leurs contrôles avant et après livraison et à stopper la fourniture d’armes s’il existe un risque de détournement. En ce qui concerne la France, « il est nécessaire que le gouvernement soit plus transparent sur les armes qu’il a fourni aux rebelles syriens« , conclut, au micro d’Europe 1, Aymeric Elluin, ajoutant que l’exécutif français doit être capable d’expliquer « comment des équipements franco-allemands se retrouvent aujourd’hui aux mains de Daech ».

Midi Libre

Un « catholique » condamné à du sursis pour possession de 200 armes et cannabis

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C’est vrai qu’il porte la barbe longue attachée par un élastique. Mais c’est parce qu’il est fan du groupe ZZ Top et de rock métal en général, mais surtout pas un djihadiste. « J’ai eu une éducation catholique », explique cet habitant de Montdidier (Somme), âgé de 42 ans, interpellé vendredi 27 novembre par les gendarmes dans le cadre d’une perquisition administrative dans le cadre de l’état d’urgence mis en place après les attentats de Paris.

S’il s’est retrouvé à la barre du tribunal correctionnel d’Amiens, lundi 30 novembre, en comparution immédiate, c’est parce que les gendarmes ont retrouvé chez lui un stock de près de 200 armes. Des carabines, des pistolets, des fusils de chasse, des silencieux, des sabres, des cartouches de toutes sortes détenus illégalement et entreposées un peu partout chez lui « ce qui est en soi déjà dangereux », insiste le procureur de la République.

« Je suis collectionneur. C’est ma passion », avoue ce père de famille qui s’occupe de ses trois enfants et achète régulièrement sur un site de vente aux enchères. En plus des armes, les gendarmes ont aussi trouvé des pieds de cannabis et 770 g de feuilles séchées. « Je suis un peu anxieux le soir », se justifie l’homme qui avoue cultiver pour sa consommation personnelle depuis 3 ans. Le tribunal l’a finalement condamné à 8 mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve pendant 18 mois. Les scellés ont été confisqués.

Courrier Picard

Sascha W, le trafiquant qui aurait fournie les armes aux terroristes du 13 novembre

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Belgique, Allemagne, France… Les ramifications qui lient les terroristes des attentats du 13 novembre ne cessent de s’étendre au fur et à mesure des avancées de l’enquête. Quatre fusils d’assaut utilisés par les assaillants ayant commis les attaques de Paris auraient été achetés par internet à un trafiquant d’armes allemand qui a été interpellé, affirme vendredi le quotidien allemand Bild.

Les armes de type kalachnikov -deux fusils d’assaut Zastava M70 et deux AK47- ont été achetées le 7 novembre sur internet à un vendeur allemand domicilié dans le Bade-Wurtemberg (sud-ouest), affirme le tabloïd, qui cite des « documents » du Parquet de Stuttgart (sud-ouest) et des enquêteurs allemands.

Selon Bild, les enquêteurs français « partent du principe que ces armes ont dû être utilisées lors des attentats de Paris » le 13 novembre.

Le trafiquant d’armes présumé, domicilié à Magstadt (sud-ouest) et présenté comme s’appelant Sascha W., était suspecté dans une affaire de ventes d’armes et de munitions sur le « Darknet », la face cachée de l’internet où s’achètent et se vendent des drogues, des armes, des services illégaux, rapporte Bild.

Des échanges d’emails prouveraient qu’il aurait vendu « les quatre kalachnikovs à un Arabe à Paris », écrit Bild. Il a été interpellé lundi dernier et placé en détention. Lors de la perquisition menée à son domicile, les enquêteurs ont retrouvé seize armes, écrit encore le quotidien populaire.

20 Minutes

Jeanne et Willy accusés de violence avec arme et meurtre

imageLa compagne d’Elvis Vaudeville, décédé après avoir reçu un coup de fusil tiré par sa sœur en juin 2013 à Trôo, ne croit pas à la thèse de l’accident.

Jeanne Vaudeville et Willy Trépreau, accusés de violence avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner, sont vus par leurs proches comme un couple fusionnel.

Elle est l’aînée d’une fratrie de trois enfants. Elvis, le frère sur lequel elle a tiré cette nuit du 3 juin 2013, est le benjamin de la famille ; Christian le cadet.

Elvis, lui, résidait toujours en Indre-et-Loire. Il était père de cinq enfants, mais est décédé avant la naissance du petit dernier, qui porte d’ailleurs son prénom. « Mon bébé est né 10 jours après la mort de son père. Il ne le connaîtra jamais », a dit hier à la barre, très émue, la compagne d’Elvis. Et elle ne croit pas au coup de feu accidentel, comme l’avance sa belle-sœur Jeanne. « Pour moi, ce n’est pas de la légitime défense ni un accident. Elle l’a abattu de sang-froid ! »

La nouvelle republique

2 candidats FN, Thierry Maillard et Vincent Tilliole écroués pour trafic d’armes

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Trois hommes, dont deux candidats FN aux élections cantonales à Reims (Marne), ont été mis en examen pour trafic d’armes de guerre ou de défense et placés en détention provisoire, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Un premier suspect, gérant d’un bar à Reims, avait été présenté mardi soir devant un magistrat instructeur avant d’être mis en examen pour détention et cession d’armes de catégories A et B puis placé sous mandat de dépôt.

Les deux autres trafiquants d’armes présumés, Thierry Maillard et Vincent Tilliole, anciens candidats Front national aux élections cantonales à Reims en 2011, ont été déférés mercredi en fin de matinée et incarcérés.

Lundi matin, les policiers avaient interpellé et placé en garde à vue cinq personnes dont deux ont été finalement relâchées, a précisé le parquet de Reims.

«Des dizaines d’armes, notamment de guerre non démilitarisées, et des milliers de munitions ont été saisies par les policiers du SRPJ de Reims chez les trois protagonistes et principalement chez M. Maillard qui tient un commerce de livres et d’antiquités», a expliqué Laurent de Caigny, le procureur adjoint de Reims.

Selon lui, «l’enquête menée par les policiers a révélé de très nombreuses communications qui évoquent clairement l’achat et la revente d’armes de poing comme de fusils d’assaut en parfait état de marche utilisés notamment par le grand banditisme et non des objets de collection comme le plaident les suspects».

L’instruction devra préciser la provenance des armes et les gains enregistrés à l’occasion des cessions, a indiqué le procureur adjoint.

Le Parisien

Un anglais armé maîtrisé à Monaco

un forcené a été maîtrisé à monaco rue hector otto

Ce jeudi vers 13 heures, la police monégasque a bouclé tout un quartier des hauteurs de Monaco pour déloger un forcené qui s’était retranché chez lui. 

De gros moyens ont été déployés pour barrer la rue Hector-Otto et sécuriser l’immeuble Patio Palace, notamment le 11e étage, là où se trouvait cet Anglais armé d’un fusil.

Pour mener à bien cette délicate opération, le dispositif policier a d’ailleurs été étoffé par l’Unité spécialisée d’intervention de la voie publique monégasque.

Il aura fallu plus de deux heures de négociations avec le dangereux forcené pour le maîtriser.

Discussions difficiles

Des discussions qui se sont avérées difficiles compte tenu de l’état psychiatrique de l’individu.

L’intervention s’est finalement déroulée sans qu’aucun coup de feu ne soit tiré.

L’alerte avait été donnée en fin de matinée par l’épouse de cet Anglais visiblement perturbé psychologiquement.

Nice Matin

Il détenait plusieurs dizaines d’armes et de grenades et se préparait a une révolution

Armes saisi arsenal charlieÀ la barre du tribunal correctionnel d’Évreux, mardi, l’homme de 56 ans en costume cravate est parfaitement calme. Il travaille dans la marine marchande au Havre. C’est un véritable arsenal de guerre qu’il abritait chez lui, à Sainte-Croix-sur-Aizier.

À son domicile, une perquisition réalisée en octobre 2013 a mis au jour un fusil d’assaut, un fusil-mitrailleur, des pistolets automatiques, 10 canons de pistolets automatiques, 12 grenades offensives de 1937, un colt 357 magnum…

Une seconde perquisition, dans le cadre d’une autre procédure, effectuée deux mois plus tard, portait sur 73 armes. C’est pourquoi il était jugé pour six infractions à la législation sur l’importation, la détention, l’acquisition, la fabrication ou le commerce d’armes.

« J’ai peur qu’un de ces jours, ça pète. Ce jour-là, il y aura ceux qui auront des armes et ceux qui n’en auront pas », répond l’homme aux demandes d’explications de la présidente, Marie-Christine Devidal. Dans sa sombre vision de la société, il annonce une révolution en France dans les prochaines années. Le cercle d’amis à qui il revendait des armes pouvait en avoir besoin, « au cas où »

« On est bien loin du collectionneur d’armes, accuse Yves Dupas, le procureur de la République adjoint. Les grenades étaient stockées dans son garage, d’autres armes ont été retrouvées sous une commode de la salle de bains… Vous êtes peu soucieux des règles fondamentales de sécurité.

Faut-il rappeler que l’attentat contre Charlie hebdo a été réalisé avec deux kalachnikovs et qu’il existe une porosité entre le banditisme, le terrorisme et les collectionneurs ? Vous avez franchi la ligne ! »

Le tribunal prononce une peine de deux ans de prison avec sursis et une interdiction de détenir ou de porter une arme soumise à autorisation pendant cinq ans. Les armes ont été mises sous scellés et confisquées.