Un tweet de Donald Trump jugé antisémite suscite l’indignation

Le candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump a suscité l’indignation samedi en tweetant un montage accusant sa rivale démocrate Hillary Clinton d’être corrompue et comportant une étoile à six branches.

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Cette étoile, considérée comme un symbole juif sous le nom d’étoile de David mais utilisé aussi en franc-maçonnerie, figure en rouge sur ce tweet représentant Mme Clinton. L’étoile, superposée à un tas de billets de 100 dollars, porte l’inscription «Most Corrupt Candidate Ever !» («La candidate la plus corrompue de tous les temps !»).

Beaucoup ont interprété ce montage comme une allusion antisémite liée au stéréotype associant les Juifs et l’argent.

Le tweet a été rapidement supprimé et remplacé par une nouvelle image où le slogan contre Mme Clinton figure sur un rond rouge et non plus sur l’étoile controversée.

RT

Angleterre : une jeune écossaise élue «Miss Hitler 2016» par un groupe néo-nazi

Une jeune écossaise a été élue «Miss Hitler 2016» sur internet par un groupe néo-nazi britannique. L’initiative a provoqué une vive réaction de la communauté juive de Grande-Bretagne.

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Action Nationale, un groupuscule suprémaciste britannique, a annoncé les vainqueurs du concours sur son compte Twitter, et non sur Facebook, où la page du groupe a été supprimée en mai après l’annonce du concours.

Les candidates, toutes identifiées par un pseudonyme de leur choix, étaient invitées à répondre à quelques questions ainsi que de soumettre des photos d’elles en tee-shirt, afin d’attirer l’attention sur ces femmes qui «sont rarement mises en avant ou reconnues».

La lauréate du concours a témoigné sur les raisons de son engagement dans le groupuscule : «Je ne voulais pas croire au fait que les juifs étaient nos ennemis, on m’a fait croire qu’ils étaient semblables aux chrétiens. Mais la propagande juive est devenue trop évidente et je me suis engagée à Action Nationale».

Lorsqu’on lui demande qui elle voudrait tuer si elle pouvait le faire sans subir de conséquences, elle répond Angela Merkel, ajoutant qu’elle la mettrait «dans un de ses camps puis [laisserait] ses toutous réfugiés faire le reste».

Parmi les autres prétendantes au titre on pouvait dénombrer «Buchenwald Princess» «Lady of the Lolocaust » ou encore «The Galloping Gestapo».

Cité par le journal britannique The Daily Record, le conseil représentatif des juifs britanniques a qualifié le concours de «cas évident d’incitation à la haine», ajoutant qu’il s’agirait «probablement du plus laid concours de beauté jamais organisé».

RT

Zemmour en kippa, ou le prêcheur pétainiste de la synagogue de la Victoire

C’est à la prestigieuse grande synagogue que l’on a pu entendre le polémiste reprendre sa défense de Vichy.

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À la grande synagogue de la Victoire, cœur majestueux du judaïsme français, un homme est venu dénoncer la «formidable puissance juive» dans la France d’avant-guerre, et refuser qu’on use de «sentimentalisme» à propos de Vichy ou de l’extermination des Juifs. C’était le 1er juin dernier. Gilles Bernheim, ancien grand-rabbin de France, débattait des juifs français avec le journaliste Éric Zemmour.  L’Institution cédait à une tentation: que le théoricien à succès du néo-nationalisme français, dénonciateur du grand remplacement, chantre éploré d’un pays rongé par l’immigration, figure de proue du lepenisme culturel, fut un juif, paroissien de la synagogue voisine de la rue Saint Lazare.

Aujourd’hui, les administrateurs de la Victoire ont décidé de ne pas diffuser le film intégral de la conférence, tétanisés par un scandale qui monte. Recensant le débat, le site juif Actu Jparle de propos «donnant la nausée» et décrit une réhabilitation du pétainisme par le polémiste.

On peut en juger. La fin de la conférence est sur le web. Interpellé par Bernheim, Zemmour y défend une des thèses de son livre: l’influence salvatrice du régime de Vichy –l’État Français, dirigé par le Maréchal Pétain, auquel les Allemands concédèrent une souveraineté théorique après 1940– sur le destin des juifs français. Ce serait grâce à Vichy, son existence même et sa pratique, que les «israelites» français eurent la vie sauve, tandis que les juifs étrangers, majoritairement immigrés de l’Est, les «ashkénazes».

Une pratique de realpolitique nationale et cynique, que Zemmour, au fil de ses propos, ne désapprouve en rien. Il admet que les lois raciales de Vichy étaient antisémites: l’abrogation du décret Crémieux, dénationalisant les juifs d’Algérie, ne visait-elle pas sa propre famille! Mais ces lois n’étaient pas exterminationnistes, et, ajoute-t-il, elles pouvaient se comprendre, tant il existait dans le peuple français une rancœur envers les juifs à la veille de la guerre.

Un antisémitisme acceptable?

Zemmour brandit des banalités. L’effet retard de la zone non-occupée –lieu du pouvoir fantoche de Pétain– sur le destin des juifs est une réalité physique que toute famille juive passant la ligne de démarcation, entre 1940 et 1942, connaissait. De même, l’introduction de la xénophobie dans l’antisémitisme pétainiste. De même, la différence entre l’antisémitisme d’État vichyssois, qui prétendait libérer la société Française de ses juifs, présumés irréductibles à l’intérêt national, et la rage de Hitler et de ses émules. Être chassé de la Nation n’est pas être gazé, enfin! C’était pour autant un préambule. Hitler, avant d’en venir à l’extermination, avait commencé par priver les juifs de leurs droits de citoyen, comme Pétain après lui… Mais ensuite?

Éric Zemmour, ce soir-là coiffé d’une kippa, invité à prêcher à la Victoire, prophête juif et plus seulement national, qui le suggère.L’homme est d’une impavidité de faussaire et d’une habileté de contrebandier. Son discours glisse d’une observation supposée objective de la situation de 1940 à l’instillation de ses convictions profondes. Il évoque ainsi les prémisses des lois anti-juives de Pétain.

«À l’époque, on estime que les juifs ont pris trop de pouvoir, qu’ils ont trop trop de puissance, qu’ils dominent excessivement l’économie, les medias, la culture françaie comme d’ailleurs en Allemagne et en Europe. Et d’ailleurs c’est en partie vrai (…). Il y avait des Français qui trouvaient que les juifs se comportaient avec une arrogance de colonisateur. Et arrive encore l’immigration des juifs d’Europe de l’est et de l’Allemagne. La France est le pays qui a reçu le plus de réfugiés. Et c’est la France qui a subi le plus de conséquences. Les medecins français se plaignaient que les medecins juifs leur volent leur clientèle. Il y avait des concurrences terribles. il y avait des trafics. Il y avait l’affaire Stavisky. Tout ça n’a pas été inventé par les antisémites. Et les juifs français etaient les premiers à se plaindre des problèmes que causaient les juifs ashkenazes.»

La falsification de l’histoire

Ce n’est pas faire injure à un homme que de dire d’où il parle. Zemmour est de l’extrême droite française. Quand il dit, «on estime que les juifs ont pris trop de pouvoir», il est imprécis. «On» n’est pas la France. «On» est le fascisme de l’époque, et cette histoire de puissance juive n’était pas une opinion banale: c’était l’opinion des fascistes. Cela faisait un peu de monde, mais pas du joli. «On» est l’extrême droite qui contestait à Léon Blum, en 1936, le droit d’être Président du Conseil.

«Pour la première fois, ce vieux pays gallo-romain sera gouverné par un juif, avait lancé en séance le député Xavier Vallat. Pour gouverner cette nation paysanne qu’est la France, il vaut mieux avoir quelqu’un dont les origines, si modestes soient-elles, se perdent dans les entrailles de notre sol, qu’un talmudiste subtil.» 

Vallat, sous Vichy, serait un commissaire général aux Questions juives tenant de l’antisémitisme national, infiniement moins vulgaire que le teuton… Quant à Blum, normalien, conseiller d’État, admirateur de Barrès, plus que français puisqu’alsacien de souche, il n’avait rien à voir avec les débarqués d’Allemagne ou de Roumanie qui auraient créé l’antisémtisme, mais ne le subissait pas moins.

C’est la grande falsification de Zemmour. Laisser supposer que seuls les «ashkenazes» et la detestation qu’ils inspiraient faisaient naître un antisémitisme dont la véritable France aurait été immune sans cette immigration-agression. Charles Maurras, idéologue de l’antisémitisme d’État, qui pourfendait les «États confédérés» hostiles à la Nation, ragera, condamné à la Libération: «C’est la revanche de Dreyfus»… C’est cette partie de la France qui prit le pouvoir en 1940. Ce sont les héritiers de cette France qui entendent Zemmour avec ravissement.

Cette falsification n’est pas sans but. Zemmour, qui entretient méthodiquement l’hostilité contre les arabos-musulmans dans la France conrtetemporaine, puisque l’immigration nous détruirait, valide en passant par Vichy la «préférence nationale» qu’il appelle de ses vœux. Il le dit, à La Victoire. Au fond, il faut minimiser ce que Pétain faisait aux juifs -simplement des lois d’exceptions.

Pour Zemmour, l’antisémitisme provoqué par «l’influence juive» était si courant, si normal, que même le gaullisme le véhiculait. Comment, alors, en vouloir à Pétain? «Il faudrait lire les témoignages des français libres de 1940 qui sont pour la plupart très remontés contre les juifs, très remontés contre l’influence juive qu’ils estiment néfaste et qui a préparé la défaite.» Textuellement, à la Victoire.

Zemmour n’est pas très intéressé par la vérité des morts. Il dit que 100% des juifs hollandais furent tués pendant la guerre, puiqu’ils n’avaient pas de Vichy pour les protéger. Non, 20% survécurent. Dont la famille de ma mère. C’est un peu plus qu’un détail. Il y a juste un moment où la promenade spécieuse dans les cadavres devient désobligeante.

En d’autres temps, une synagogue de bon ton n’aurait pas invité un juif tenant le discours des antisémites.

Slate

Pourquoi Donald Trump attire tant de fans violemment antisémites

Sur Twitter, les juifs qui critiquent Trump sont harcelés par des trolls antisémites et le candidat républicain reste silencieux.

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En mars, la journaliste conservatrice Bethany Mandel a écrit un article intitulé «Depuis que je tweete sur Trump, j’ai tellement d’ennemis antisémites que j’ai dû acheter un revolver». Dans le journal The Forward, elle raconte que, depuis qu’elle a critiqué les fans de Trump sur Twitter après la primaire républicaine de Caroline du Sud, des fans néonazis du milliardaire lui ont dit, entre autres, qu’elle «méritait le four». Elle a reçu des menaces de mort sur Facebook et porté plainte.

En février, elle avait tweeté: «Je n’ai jamais autant reçu de tweets antisémites que depuis l’ascension de Trump.»

Ben Shapiro, un autre journaliste juif anti-Trump, a également été obligé de porter plainte. Il expliquait à Bethany Mandel «[avoir] reçu plusieurs menaces de mort et [dormir] avec un fusil près du lit». Après avoir quitté le site conservateur Breitbart, qu’il jugeait trop pro-Trump, Shapiro avait été visé par un torrent de haine antisémite. Sur Twitter, des trolls lui ont souhaité de finir dans une chambre à gaz avec sa femme et ses enfants.

Cibler les juifs sur Twitter

Plus récemment, Julia Ioffe, qui a écrit un article dans GQ sur Melania Trump, a déposé plainte, après un déluge de posts violents censés venger Trump. Pour l’occasion, les fans du candidat républicain ont ressorti les pires caricatures antisémites des années 1930 et ont même utilisé Photoshop pour poster des images de la journaliste avec une tenue de prisonnier de camp de concentration.

 

Le dernier cas en date est celui de Jonathan Weisman, un journaliste du New York Times, qui se fait insulter par des néonazis depuis qu’il a retweeté un article sur Trump intitulé «Voici comment le fascisme arrive en Amérique». Dans un éditorial, il a expliqué qu’il préférait retweeter les insultes pour conserver cette «base de données de la haine». Le seul message qu’il a envoyé à Twitter pour se plaindre est une image de lui décapité.

Dynamiser les jeunes d’extrême droite

Si Donald Trump, dont la fille Ivanka s’est convertie au judaïsme, n’a pas lui-même fait de déclarations antisémites, son discours xénophobe (particulièrement sur les Mexicains et les musulmans), nationaliste («L’Amérique d’abord» est son slogan de politique étrangère) et parfois complotiste plaît beaucoup à certains groupes suprémacistes blancs:

Le complotisme de Trump était particulièrement virulent en 2011 et 2012, lorsque le milliardaire a passé des mois à dire que Barack Obama était un musulman né au Kenya. Il a aussi insinué que le père de Ted Cruz était peut-être complice dans l’assassinat de John F. Kennedy, que les vaccins pouvaient causer l’autisme et que des milliers de musulmans du New Jersey avaient célébré les attentats du 11-Sseptembre.

Un des comptes Twitter du mouvement a pour photo de bio un portrait de Marion Maréchal-Le Pen. On peut y lire quotidiennement des messages racistes et antisémites, comme celui-ci, censé décrire l’Amérique idéale en cinq mots: «Donald Trump expulse toutes les personnes à la peau foncée.»

Suprémacistes blancs de l’ère internet

Le journaliste Yair Rosenberg, qui tweete beaucoup sur l’antisémitisme, explique qu’avant la campagne de Trump les insultes antisémites à son égard venaient surtout de personnes violemment anti-Israël, mais que, ces derniers mois, les trolls néonazis et suprémacistes blancs étaient devenus plus actifs sur Twitter.

C’est aussi l’impression de Josh Marshall, le rédacteur en chef du site Talking Points Memo, qui a récemment tweeté:

«L’ascension de Trump a radicalement fait augmenter les commentaires antisémites contre les juifs sur Twitter, et pas seulement les critiques hyper agressives d’Israël et du sionisme. Plutôt le style “sale youpin, retourne à Auschwitz”.»

 

Pendant sa campagne, Trump a même retweeté un post venant de @whitegenocide, un compte Twitter obsédé par l’idée d’un «génocide blanc» dans une Amérique multiculturelle.

Slate

 

La poste arrête la livraison du « Charlie Hebdo » canadien car antisémite

La poste du Canada affirme qu’elle ne livrera plus un journal régional de Toronto décrit comme ouvertement antisémite.

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Judy Foote, la ministre fédéral responsable de Canada Post, a rendu une ordonnance le 6 juin contre la livraison de Your Ward News, un journal gratuit à petit budget envoyé aux foyers dans l’est de Toronto.

La publication fait l’objet de plaintes depuis années, a rapporté le Canadian Jewish News.

Le journal régional a fulminé contre le « marxisme culturel » et fustigé les sionistes, les dirigeants communautaires juifs, les bénéficiaires du féminisme et de protection sociale, et a raillé l’Holocauste. Le journal s’est lui-même défendu invoquant son statut de satire protégé par la liberté d’expression.

B’nai Brith Canada a dit qu’il a reçu « des centaines d’appels téléphoniques et de mails de gens qui se sont sentis victimes du contenu de cette publication ».

Time Of Israel

 

Les internautes détournent le symbole de l’extrême-droite «echo» pour dénoncer l’antisémitisme

Six parenthèses (ou parfois des crochets) qui encerclent un nom à consonance juive, voilà la «trouvaille» des réseaux d’extrême-droite pour désigner en ligne les personnes de confession juive ou supposées comme telles.

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Un « symbole de haine »

Appelé « écho », ce code est apparu en 2014 mais vient de subir une offensive de la part de Google et de la Ligue anti-diffamation, une ONG américaine qui l’a placé lundi sur sa liste des « symboles de haine ».

Avant cela, une extension du navigateur Chrome a été supprimée le 2 juin : nommée « Coincidence Detector » (détecteur de coïncidence), elle avait été lancée par un groupe d’extrême-droite, Alt Right, dont la photo de profil Twitter représente Marion Maréchal-Le Pe: il utilisait cette application pour mener des cyber-attaques sur des personnalités juives, des journalistes principalement, en les « marquant » du symbole écho, car « tous les noms juifs ont un écho à travers l’Histoire », selon le lexique du site ouvertement fasciste The Right Stuff.

Le symbole a été repris par des soutiens de Donald Trump qui ont apostrophé plusieurs journalistes américains par ce code, comme Jonathan Wiesman du New York Times et Julia Ioffe, auteure d’un portrait de l’épouse Trump dans GQ. Melania Trump a déclaré que la journaliste avait « provoqué » ces attaques antisémites.

«Faire preuve de solidarité avec les Juifs harcelés»

En réponse à cette pratique de l’extrême-droite, le journaliste Yair Rosenberg a demandé de retourner l’utilisation du code : « Vous voulez attirer l’attention sur l’antisémitisme, faire preuve de solidarité avec les Juifs harcelés et bousiller le Twitter des nazis ? Mettez ( ( ( ) ) ) autour de votre nom », a-t-il lancé.

20 Minutes

Le petit-fils de Mendes France publie les courriers antisémites des fans de Le Pen

ANTISEMITISME – Tristan Mendes France, petit-fils du célèbre président du Conseil de la IVe République, avait vivement dénoncé, le 30 mai 2016, sur les réseaux sociaux la tentative de récupération de son grand-père par la section Sciences-Po du Front national.

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Réagissant à une affiche diffusée par cette association étudiante frontiste, affirmant que Pierre Mendes France « voterait Front national » de nos jours, Tristan Mendes France s’était indigné que le FN puisse se revendiquer de son aïeul. Et notamment, parce que son fondateur Jean-Marie Le Pen n’avait pas hésité à l’attaquer dans les années 50 par des sous-entendus antisémites.

Ce mercredi 8 juin, ce quadra enseignant au Celsa a exhumé de vieilles cartes postales anonymes adressées à PMF par des « fanas » de Jean-Marie Le Pen.

Signés « patriotes pur sang » ou « Français pur sang », ces courriers sont explicitement antisémites, barrés des mots « sale juif ».

L’un d’entre eux cite nommément les propos de Jean-Marie Le Pen prononcés à l’Assemblée nationale en 1958. « Vous n’ignorez pas que vous cristallisez sur votre personnage un certain nombre de répulsions patriotiques et presque physiques », avait alors adressé le futur cofondateur du FN (qui n’était alors que député poujadiste) à Pierre Mendes France.

Huff Post

Verdun : des croix gammées et « white power » dessinés sur la synagogue

Des croix gammées et l’inscription « white power » (pouvoir blanc) ont été taguées sur la synagogue de Verdun (Meuse) au cours du week-end, près de deux mois après une première profanation, a indiqué lundi le président de la communauté juive de la ville, Jean-Claude Lévy.

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« C’est la police qui m’a prévenu, et j’y suis allé ce matin (ndlr. lundi) : j’ai vu des croix gammées sur une partie du mur d’enceinte de la synagogue, ainsi que white power », a-t-il expliqué, confirmant l’information du journal 20 minutes. Les inscriptions s’étendent aussi sur l’ancienne maison du rabbin, un bâtiment qui n’appartient pas à la communauté juive de Verdun, une « toute petite communauté extrêmement bien intégrée ».

Des suprémacistes blancs utilisaient une extension Chrome pour identifier les juifs

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Le navigateur de Google, Chrome, avait apparemment supprimé vendredi une extension utilisée par des suprémacistes blancs pour identifier et harceler les juifs sur la Toile. Un lien vers la page de l’extension menait à un message d’erreur et informait ainsi les utilisateurs : « Objet non trouvé. Cet objet a pu être supprimé par son auteur. »

L’extension de Chrome mettait en évidence les noms juifs en les entourant de multiples parenthèses, le mouvement nationaliste blanc, appelle un « (((écho))) ». Le « détecteur de coïncidence » était disponible gratuitement sur la librairie de Google Chrome.

La description du produit affirmait qu’il « peut vous aider à détecter des coïncidences totales sur qui a été impliqué dans certains mouvements politiques et dans des empires médiatiques ». Il y avait même un onglet de suggestion pour soumettre des noms juifs à ajouter à l’algorithme.

Mais dans d’autres cas, c’était seulement le nom de famille, comme pour l’acteur Seth Rogen et l’auteur Roger Cohen. Et certains juifs importants n’étaient pas du tout repérés, comme la journaliste Julia Ioffe, qui a néanmoins été récemment inondée de menaces antisémites  après avoir écrit un article sur Melania Trump, l’épouse du candidat républicain à la présidentielle Donald Trump.

Time Of israel

Antisémitisme : Le candidat d’extrême droite Henry de Lesquen bloqué par Twitter

Le compte Twitter du candidat «national-libéral» à la présidence de la République a été suspendu après une nouvelle sortie antisémite.

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Le tweet de trop: les saillies racistes, homophobes ou antisémites du candidat à l’élection présidentielle Henry de Lesquen ne sont plus consultables en France sur le réseau social. Cette censure résulte d’une demande de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) après un énième dérapage du président de Radio Courtoisie sur le réseau social: «Le génocide des 30 millions de Slaves exterminés par les chefs bolcheviks, en majorité juifs, est prouvé», avait twitté le candidat.

Comme l’explique Buzzfeed, la méthode du «country withheld content» («contenu retenu dans un pays spécifique»), appliquée par Twitter, a des limites: il suffit que l’utilisateur indique que son compte n’est pas français pour consulter celui du candidat, dont le slogan est «Pour que la France redevienne la France». Si Twitter a suspendu le compte d’Henri de Lesquen, ce n’est pas parce que la société condamne ses propos, mais parce qu’elle tomberait, en les diffusant, sous le coup de la loi française.

Henry de Lesquen, qui considère le FN comme un «lupanar pédérastique», est un haut fonctionnaire président du Parti National-Libéral. Il s’est notamment distingué en «s’émerveill[ant] de la longévité des ‘rescapés de la Shoah’», souhaite que «des millions d’immigrés-envahisseurs [soient] déportés légitimement dans des conditions humaines et pacifiques», veut bannir la «musique nègre» des ondes publiques et proposer de raser la Tour Eiffel, cette «œuvre d’art dégénérée».

Le Figaro

Des Néo-Nazis anglais font un salut nazi dans un camp de concentration en Allemagne

La photo a été prise dans une pièce où les nazis ont accroché prés de 1.100 hommes, femmes et enfants. 

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Un groupe anglais de néo-nazis fait un salut Hitlerien dans la « salle d’exécution » d’un camp de concentration allemand.

La police enquête sur l’image, qui a été posté sur Twitter par la branche « the north-west branch of National Action », un groupe antisémite.

L’image montre deux hommes qui lèvent leurs bras droit en tenant le drapeau de leur groupe, tout en écrivant sur la photo  « crochets à viande » sur le mur, avec un visage souriant et le logo de « l’action nationale ».

Le groupe a affirmé que la photo a été prise cette année à Buchenwald, l’un des premiers et des plus grands camps de concentration fondé par les nazis sur le sol allemand.

The Independent

Yvan Attal : «Oui, je pense que la France garde un fond d’antisémitisme»

Dans son nouveau film « Ils sont partout », Yvan Attal a choisi de s’attaquer avec humour aux clichés véhiculés sur les juifs.

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« Les juifs ont de l’argent », « les juifs complotent », les juifs ont tué Jésus »… Dans son nouveau film Ils sont partout, dont Europe 1 est partenaire, le réalisateur et comédien Yvan Attal tente de démonter un à un les nombreux clichés qui persistent sur cette communauté en France.

L’antisémitisme français. Si le sujet est traité avec humour, Yvan Attal n’en est pas moins inquiet. « Oui, je pense que la France garde un fond d’antisémitisme« , a-t-il affirmé sur Europe 1 vendredi matin. « Mon but n’est pas de culpabiliser les gens. Mon but c’est de demander ‘où est cette France qui se mobilisait quand un cimetière était profané‘ ».

Après les attentats de janvier et ceux perpétrés par Mohamed Merah à Toulouse et Montauban, le réalisateur aurait souhaité voir un soutien plus massif à la communauté juive. Quant au rassemblement du 11 janvier, il s’interroge : « S’il n’y avait pas eu Charlie Hebdo, je me demande ce qu’on aurait fait de l’Hypercasher ».

La déception cannoise. Le film Ils sont partout a été particulièrement difficile à financer pour Yvan Attal. Dernier coup dur : le film ne sera pas présenté au festival de Cannes. « Je ne peux pas dire que je ne suis pas à Cannes parce que c’est un film sur les juifs », souligne-t-il. « Mais quand on fait un film engagé, on espère avoir le soutien de gens qui prônent l’engagement« . Un choix, une tendance, qui agacent le réalisateur. « On dit que les films présentés au festival de Cannes sont le miroir du monde. Mais cette année, ce n’est même pas le miroir de la France », a-t-il pesté.

Europe 1

« Heil Hitler » « Marine Le Pen au pouvoir en 2017 » des tags antisémites sur les murs de la fédération du PS

Dans la nuit du vendredi 20 au samedi 21 mai, les locaux de la Fédération du Parti socialiste de l’Eure, rue Joséphine à Évreux, ont été couverts de tags ouvertement racistes et antisémites. Sur le mur, outre des étoiles de David et une croix gammée, on pouvait y lire des inscriptions « Vive le IIIe Reich », « Jude Sarko » ou encore « Marine Le Pen au pouvoir en 2017 ».

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Les tags ont été nettoyés dans la matinée par les services de la ville. Une autre inscription a été effacée dans la même rue, quelques mètres plus loin (un « Heil Hitler » mal orthographié), sous un porche. La police d’Évreux a ouvert une enquête pour tenter d’identifier le ou les auteurs des tags racistes.

Marc Antoine-Jamet, le secrétaire départemental du PS se dit « attristé devant cet acte de vandalisme » mais indique qu’il ne souhaite pas porter plainte. « Je plains ceux qui ont fait ça. » Il dénonce la responsabilité de l’extrême-droite et notamment de Nicolas Bay, secrétaire général du Front national et conseiller régional de Normandie. « La parole se libère, les gens croient que tout est permis. Il y a à la fois un climat antirépublicain et antidémocratique qui fait vivre ce leader tendance Mégret » assène-t-il.

 

Paris Normandie

Tyson Fury présente ses excuses après ses propos antisémites

Filmé en train de tenir des commentaires homophobes, sexistes et antisémites dans une vidéo publiée sur YouTube il y a quelques jours, Tyson Fury s’est excusé.

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«J’ai dit des choses qui ont pu blesser certaines personnes, ce que, en tant que chrétien, je n’ai jamais voulu faire, a déclaré le champion du monde des poids lourds. Je m’excuse auprès de tous ceux qui ont pu être offensés par mes propos. Je sais qu’on attend beaucoup de moi en tant qu’ambassadeur de la boxe britannique et je promets de me comporter à la hauteur de ces attentes dans le futur. Tous ceux qui me connaissent personnellement savent que je ne suis pas raciste ou sectaire, et j’espère que le public acceptera mes excuses.»

Un champion de boxe anglais alerte contre le lavage de cerveau « juif, sioniste »

Tyson Fury, un boxeur britannique qui est l’un des meilleurs sportifs du monde dans sa catégorie, a été filmé en train de prévenir ses spectateurs de ne pas se faire laver le cerveau par les juifs sionistes, qui selon lui possèdent toutes les banques et tous les médias.

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La Campagne contre l’antisémitisme, un groupe de surveillance anglais, a annoncé avoir soumis une plainte auprès du conseil de contrôle de la boxe britannique contre Fury pour cette vidéo, qui a été publiée vendredi sur YouTube.

« A tous, faites juste ce que vous pouvez, écoutez le gouvernement suivre tout le monde comme des moutons, faites-vous laver le cerveau par le peuple juif, sioniste, qui détient toutes les banques, tous les journaux, toutes les chaînes de télé. Faites-vous laver le cerveau par tous ceux-là », a déclaré Fury, catholique pratiquant qui essaiera de gagner en juillet le titre de champion du monde de la Fédération internationale de boxe dans la catégorie des poids-lourds.

« Les déclarations de Tyson Fury au sujet du peuple juif sont offensantes et racistes », a déclaré dans un communiqué Jonathan Sacerdoti, directeur de la communication de la Campagne contre l’antisémitisme.

« Tout comme l’antisémitisme est en train d’être éradiqué du football, la même chose devrait s’appliquer à la boxe. Il devrait lui être interdit de boxer et devrait être renvoyé devant le conseil de contrôle de la boxe britannique. »

Time Of Israel

Yvan Attal: dire que les Juifs n’ont aucun lien avec Jérusalem est aussi grave que nier les chambres à gaz

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Existe-t-il de l’antisémitisme dans le cinéma français ?

Oui. Il y a, d’après des sondages, 30% de gens en France qui pensent que ces clichés antisémites sont véridiques. Ces 30% sont répartis dans toute la population, ils ne sont pas tous planqués dans le même bled.

Le Front national, qui est évoqué malicieusement dans le film, est-il plus dangereux pour les Juifs de France que l’islamo-gauchisme ?

Je pense que c’est pareil. Les gens en France ne se rendent pas compte que l’on ne peut pas fricoter, de près ou de loin, avec des gens dont l’ADN est terrible pour nous [les Juifs] et pour les autres en général. Les gens qui descendent dans la rue et qui crient « Juif de France dégage », c’est l’électorat du Front National. Je ne me vois pas donner ma voix à un parti dont l’électorat est antisémite. Maintenant, je ne pense pas du tout qu’ils soient plus dangereux que les islamo-gauchistes. Les antisémites qui se cachent derrière leur antisionisme, ont déjà fait la démonstration de leur antisémitisme. C’est ça le malaise d’un Juif de France aujourd’hui. Droite ou gauche ? …

La France a récemment voté à l’UNESCO en faveur d’une résolution antijuive et elle soutient l’étiquetage des produits israéliens. La diplomatie française est-elle antisémite ?

Je ne crois pas que cela soit de l’antisémitisme. Malgré l’étiquetage, la France est ferme contre les appels au boycott d’Israël. Mais je suis choqué de voir comment l’UNESCO a pu voter cette résolution. C’est du négationnisme dans toute sa splendeur. C’est aussi grave de dire que les Juifs n’ont aucun lien avec Jérusalem, que de dire les chambres à gaz n’ont pas existé.

Je ne comprends pas le vote de la France. D’une part, il y a une grande ignorance sur le conflit israélo-palestinien, et d’autre part, il y a une propagande arabo-palestinienne très, très bien orchestrée, et qui depuis un moment fait son chemin. Israël a manqué un train, celui de rétablir la vérité. Israël est toujours en guerre.

Cet État n’a pas le temps de gérer tout ça. Cela était une très grosse erreur. J’ai fait un film sur l’antisémitisme, pas sur le conflit israélo-palestinien. Dans ce conflit israélo-palestinien, au-delà d’un problème de territoire, il y a aussi de l’antisémitisme. Donc on comprend bien qu’aujourd’hui on essaye de se bagarrer contre la légitimité d’Israël. C’est ce que fait le mouvement BDS.

Les médias français, en particulier sur le traitement du conflit israélo-palestinien, ont-ils une part de responsabilité dans la montée de l’antisémitisme en France ?

Oui, bien sûr. Quand on titre « Un Palestinien succombe à ses blessures » et qu’on n’explique pas que c’est un terroriste, et bien, il y a peut-être un Merah qui va se lever pour aller « venger son frère » palestinien. À un moment, il faut que l’information soit juste.

 

Est-ce que vous pensez que ce film devrait être montré dans les écoles ?

Absolument ! J’espère bien qu’on le montrera dans les écoles.

 

Le Monde Juif