Après un salut nazi, polémique sur la venue du groupe Down au festival Hellfest

Capture d’écran 2016-02-07 à 15.03.58.png

Bruno Retailleau, le président de la région Pays de la Loire a demandé aux organisateurs du festival Hellfest de déprogrammer le groupe de heavy metal Down alors que le chanteur Phil Anselmo a effectué un salut nazi et a hurlé  »white power » lors d’un concert en janvier dernier.

Certes, il était bourré. Mais est-ce vraiment une excuse ? La venue du groupe Down au prochain festival Hellfest, qui se tiendra à Clisson du 17 au 19 juin, est au cœur d’une belle polémique. Celle-ci a été déclenchée par le comportement inacceptable du co-fondateur de ce groupe américain de heavy metal, Phil Anselmo.

Le 22 janvier dernier, lors d’un concert organisé à Los Angeles, le chanteur a effectué sur scène un long salut nazi avant de se mettre à hurler  »white power », une idéologie prônée par les néo-nazis. Sur les vidéos mises en ligne par des spectateurs, le doute n’est pas permis. Il s’agit bien d’un geste fasciste commis par un Phil Anselmo, ex-leader de Pantera, visiblement très loin de la sobriété.

20 000 euros de subvention en jeu

C’est le collectif  »Provocs Hellfest, ça suffit » qui a alerté les autorités. Dans la foulée, Bruno Retailleau sénateur de la Vendée et président LR de la Région Pays de la Loire a demandé aux organisateurs du Hellfest de déprogrammer Down  »pour incitation à la haine ».  »Cette scène a été filmée et ne laisse aucun doute quant aux intentions du chanteur », a précisé Bruno Retailleau dans un communiqué publié sur son site Internet.

Mais pour Benjamin Barbaud, l’un des fondateurs du festival, il n’est pas question d’intervenir. Il a déclaré préférer se passer de la subvention du conseil régional – 20 000 euros pour cette édition – plutôt que de toucher à sa programmation.

Metro News

Manifestation Pégida : « Pourquoi ils (CRS) nous chassent, c’est des moutons des juifs »

image


 Manifestation islamophobe de Pegida à Calais : une vingtaine d’interpellations, 10 gardes à vue

Malgré l’interdiction préfectorale, les anti-migrants de l’organisation née en Allemagne se sont rassemblés à Calais ce samedi après-midi. Une vingtaine de personnes ont été interpellées, et dix autres ont été placées en garde à vue.

XVM7eb64768-ccee-11e5-bff8-0f23803f3c7e.jpg

Les sympathisants du mouvement islamophobe Pegida se sont rassemblés en début d’après-midi ce samedi 6 février à Calais (Pas-de-Calais), pour une manifestation anti-migrants, pourtant interdite par la préfecture.

« Vers 12H30, des groupes ont commencé à circuler en centre ville, essentiellement de l’ultra droite de type néo-nazie. Sept d’entre eux ont été interpellés dès le début, puis un rassemblement s’est fait devant une brasserie de la gare », a indiqué Etienne Desplanques, directeur de cabinet de la préfète du Pas-de-Calais. Les individus interpellés « étaient porteurs d’armes contondantes, d’armes blanches ou de tasers », a précisé la préfecture dans un communiqué samedi soir.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Vers 13h30, quelques échauffourées ont éclaté entre les forces de l’ordre et ces manifestants, qui ont scandé des slogans tels que « On est chez nous! », « Etat dictateur », « migrants dehors » ou « journalistes collabos ». Ils ont entonné une Marseillaise et ont agité des drapeaux français.

Orange

Kévin écope d’un sursis pour avoir agressé une sexagénaire au Taser

60572380-30aa-11e1-affd-6615121e3c73_web.jpg

K. a été reconnu coupable de l’agression d’une Ajaccienne de 64 ans lundi soir, cours Grandval. Suspectée d’être sa complice, une mineure sera jugée ultérieurement. Une troisième femme a été déclarée pénalement irresponsable.

Kévin Castaillet va « bientôt avoir 20 ans »dixit la procédure rappelée dans le prétoire par la présidente Marie-Josèphe Murracciole. Encadré par deux policiers et le box de verre où il comparaît détenu, le jeune homme semble embarrassé de lui-même, à peine sorti de l’adolescence.

Reconnu coupable des faits qui lui étaient reprochés, le prévenu a écopé de 10 mois de prison avec sursis en guise « d’avertissement solennel ».

Corse Matin

Jean-Baptiste, Laetitia, Thomas, et Tony condamnés pour trafic d’héroïne

maxstockworld126868.jpg

Fin 2015, les gendarmes avaient mis fin à un trafic d’héroïne dans le secteur de Gaillon. Trois hommes et une jeune femme comparaissaient ce jeudi devant le tribunal correctionnel d’Évreux pour usage, acquisition, transport et revente de produits stupéfiants, principalement de l’héroïne.

 

Tony, allias « Casquette », présenté comme le « cerveau », doit s’expliquer à la barre en même temps que sa petite amie de l’époque, Laetitia, son frère aîné Thomas (absent lors de l’audience) et son ami Jean-Baptiste, déjà incarcéré à la maison d’arrêt d’Évreux pour des faits antérieurs

 Tony écope de deux ans d’emprisonnement dont six mois avec sursis et mandat de dépôt, assortis d’une obligation de travail, de formation et de soins.

La jeune femme est condamnée à six mois avec sursis pour usage de stupéfiants.

Le frère aîné est condamné à dix-huit mois dont dix avec sursis, deux ans de mise à l’épreuve, une obligation de travail, de formation et de soins.

Le dernier prévenu écope de deux ans d’emprisonnement dont six mois avec sursis et mandat de dépôt, assortis d’une obligation de travail, de formation et de soins.

Paris Normandie

Sarkozy sur France 2 : entre intox et approximations

Durant deux heures avant-hier soir, Nicolas Sarkozy a tenté de convaincre les Français, sur le plateau de Des paroles et des actes (DPDA) sur France 2.

FRANCE-POLITICS-SARKOZY-LRHier matin, en découvrant les chiffres des audiences, le patron de Les Républicains aura probablement eu un sentiment mitigé. S’il a attiré plus de téléspectateurs que le Premier ministre Manuel Valls, il a en revanche fait moins bien que son principal concurrent au sein de son parti, Alain Juppé.

Il a surtout été épinglé, hier, pour des approximations ou des contre-vérités.

La crise des migrants

Sur ce sujet sensible, l’ex-chef de l’Etat a avancé le chiffre de 10 millions de Syriens qui seraient actuellement «en marche» vers l’Europe. Problème, les Nations Unies, qui tiennent les comptes officiellement des déplacés et réfugiés, en comptabilisent 4,6 millions sur l’ensemble du globe.

Le paquet neutre de cigarettes

Alors que David Pujadas lui faisait remarquer que plusieurs pays européens avaient adopté la démarche, Nicolas Sarkozy a contesté : «Non, personne, du moins pas à ma connaissance». C’est pourtant le cas du Royaume-Uni et de l’Irlande. La Norvège est en train de le faire.

Les émeutes de 2005

L’ancien président de la République a affirmé que 5 000 voitures avaient été brûlées chaque jour durant les émeutes de novembre 2005. En fait, 10 000 véhicules ont été incendiés sur l’ensemble de la période. Le paroxysme a été atteint le 7 novembre, avec 1 408 voitures brûlées ce jour-là.

La discrimination sur le marché du travail

Nicolas Sarkozy a déclaré avoir «imposé des quotas» dans les grandes écoles pour les élèves de ZEP. Et a cité l’exemple de Sciences Po Paris. Là encore, l’argumentaire du chef de la droite est pris en défaut, puisque la convention de Sciences Po a été mise en place en 2001, bien avant son accession à la présidence.

La Depeche

Etats-Unis: L’islamophobie est-elle obligatoire pour décrocher l’investiture républicaine?

n-GOP-large570.jpg

Aux États-Unis, dans la course aux investitures républicaines et démocrates, la campagne a apporté son lot de prises de positions islamophobes. La déclaration tonitruante de Donald Trump, qui souhaite interdire d’accès au territoire américain les musulmans, a été la plus médiatisée, mais il y en a beaucoup d’autres, toutes du côté républicain.

Plus que durant aucune autre course à la présidence, l’islamophobie serait-elle devenue incontournable pour décrocher l’investiture républicaine?

Tour d’horizon d’une xénophobie plus ou moins assumée en fonction des principaux candidats.

Huff Post Maghreb

Etat d’urgence : Amnesty dénonce « une série de violations des droits humains »

4858987_6_16b8_lors-d-une-manifestation-contre-l-etat_75e7de8b7c6e4d20d3b4d1410195835a.jpg

A la veille du début de l’examen à l’Assemblée nationale, vendredi 5 février, du projet de révision constitutionnelle visant notamment à inscrire l’état d’urgence dans la Constitution, Amnesty International appelle les autorités françaises, « en l’absence de garanties satisfaisantes » à « renoncer à la prolongation » de ce dispositif d’exception, que le gouvernement veut renouveler pour trois mois au-delà du 26 février. L’ONG insiste aussi sur la nécessité que « des garanties sérieuses » soient « restaurées afin d’empêcher l’usage abusif, disproportionné et discriminatoire des mesures d’urgence », qui, selon elle, sont « lourdes de conséquences pour les droits humains ».

Amnesty International publie, jeudi, un rapport intitulé « Ma vie a été bouleversée »nourri par les témoignages de 60 personnes visées par les mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence. L’ONG, par la voix de John Dalhuisen, directeur du programme Europe et Asie centrale, explique que « la réalité à laquelle » elle a été confrontée, montre « que des pouvoirs exécutifs étendus, assortis de très peu de contrôles sur leur application, ont causé toute une série de violations des droits humains ».

Discrimination

Tout en reconnaissant que « dans des circonstances exceptionnelles, les gouvernements peuvent prendre des mesures exceptionnelles », M. Dalhuisen insiste sur la nécessité de le faire « avec précaution ». Or, au vu de l’enquête qu’elle a menée, Amnesty International considère que le gouvernement français ne saurait « prétendre qu’il s’agit là d’une réponse proportionnée aux menaces qui pèsent » sur le pays.

« Des mesures d’urgence brutales, notamment des perquisitions de nuit et des arrêtés d’assignation à résidence, bafouent les droits de centaines d’hommes, de femmes et d’enfants, qui en ressortent traumatisés et stigmatisés », souligne le rapport.

Amnesty International explique que « la majorité des personnes » avec qui elle s’est entretenue « ont déclaré qu’elles n’avaient reçu presque aucune information leur indiquant en quoi elles étaient impliquées dans une quelconque menace à la sécurité ». 

« Très peu de résultats concrets »

L’organisation rapporte aussi que « la plupart des personnes interrogées » ont déclaré que « les mesures d’urgence sont mises en œuvre de manière discriminatoire, en ciblant spécifiquement les personnes musulmanes, souvent sur la base de leurs croyances ou de leurs pratiques religieuses plutôt qu’en se fondant sur des preuves tangibles de comportements criminels. »

L’ONG insiste, par ailleurs, sur le fait que le dispositif d’exception a conduit à « très peu de résultats concrets ». Elle cite « 3 242 descentes effectuées au cours des mois précédents » qui ont donné lieu « à quatre enquêtes préliminaires pour des infractions liées au terrorisme et à 21 enquêtes pour le motif d’apologie du terrorisme, aux contours flous », ainsi qu’à « 488 enquêtes supplémentaires ouvertes à la suite de ces perquisitions, mais pour des infractions pénales non liées au terrorisme ».

Le Monde

 

L’origine ethnique est le premier motif de plainte pour discrimination au travail

L’origine ethnique est le premier motif de plainte pour discrimination au travail, d’après le rapport annuel du Défenseur des droits. Plus de 10 ans après les promesses de la Charte de la diversité, cette question reste le parent pauvre des politiques RH.

discrimination-diversite_5413263.jpg

Yasmine Askri, 28 ans, est consultante senior dans un cabinet de recrutement. Une réussite dans la lignée d’une scolarité exemplaire: khâgne, deux licences et un magistère. Cette native du nord de la France a pourtant mis plus d’un an à décrocher un poste stable. La raison, selon elle? « Quand on est une femme, jeune, des quartiers populaires et d’origine immigrée, la jonction ne se fait pas entre nous et les recruteurs. » Ses parents sont nés en Algérie. « C’est une force immense mais aussi un poids, car ma famille n’avait ni réseau ni connaissance des entreprises, juge Yasmine. J’ai appris les codes en autodidacte. » Comme elle, beaucoup de jeunes d’origine étrangère n’ont toujours pas l’impression de se battre à armes égales sur le marché de l’emploi.

Dès 2004, la Charte de la diversité avait pourtant rêvé d’entreprises aux couleurs de la France et 33 signataires s’étaient engagés en faveur de la diversité « ethnique ». Mais onze ans plus tard, les promesses patinent. Contrairement aux Anglo-Saxons, « la France a une culture de l’invisibilité de la couleur de peau et la question ethno-raciale est taboue », rappelle Inès Dauvergne, responsable diversité du réseau IMS-Entreprendre pour la cité. Différencier des Français par leur origine? « Compliqué dans le contexte républicain », juge Bruce Roch, président de l’Association française des managers de la diversité (AFMD). Les entreprises privilégient les luttes consensuelles et soumises à des contraintes légales, comme la parité, le handicapou les seniors.

 Un malaise palpable

Sur le critère ethnique, le malaise est palpable. Interrogé sur ses actions, L’Oréal botte en touche, préférant s’exprimer sur « toutes les diversités« . Sodexo refuse aussi. Il y a pourtant urgence. Les origines sont le premier motif de saisie du Défenseur des droits en matière de discrimination dans l’emploi, selon son rapport d’activité publié le 4 février. Les moins de 25 ans issus de l’immigration africaine sont deux fois plus au chômage que les autres (1). Les préjugés des managers perdurent, « positifs envers les Asiatiques mais défavorables pour les Maghrébins », déplore Inès Dauvergne (2). Le gouvernement a annoncé en mai 2015 des pistes, issues d’un groupe de travail, pour rendre le marché du travail plus égalitaire.
Parmi elles, la possibilité d’actions de groupe en justice, des campagnes de « testing » ou des référents égalité des chances dans les grandes entreprises. Objectif: raviver ce combat oublié, car des outils existent.

Une barbie en hijab provoque l’islamophobie sur la toile

Un compte Instagram dédié à «Hijarbie», une poupée voilée, visant à propager une image positive des valeurs musulmanes, est devenu la cible d’attaques islamophobes.

56b51bc1c46188f30f8b4589.jpg

Haneefah Adam, une Nigérienne de 24 ans, publie régulièrement des photos de sa barbie habillée d’un hijab et d’autres vêtements, qu’elle fabrique elle-même. En deux mois, son blog a atteint plus de 13 milles abonnées.

Par son activité, la femme espère que cette poupée, surnommée «Hijarbie», pourra inspirer les jeunes musulmanes du monde entier. «Il s’agit d’avoir une poupéee qui te ressemble, qui représente ta culture et ta religion», explique Adam.

Certains internautes la soutiennent, en admirant son esprit et son goût. «Hijarbie, la Barbie voilée de vos rêves», «Hijarbie pourrait être la meilleure des Barbies jamais créées», peut on lire dans les commentaires.

Cependant, une grande partie de gens ne reconnaissent pas cette idée. Quelques uns reprochent à Adam d’avoir choisi une poupée blonde au teint clair, tandis que sa créatrice est africaine. Les autres commentaires font part de jugements radicaux et intolérants.

RT

Pour plus de photo, consultez la page Instagram de Hijarbie

 

Vols à la roulotte: après 20 ans en prison, Gérard est condamné une 62ème fois mais il est en Israel

Son casier judiciaire mentionnait déjà 61 condamnations. Après avoir passé au total 20 ans de sa vie en prison essentiellement pour des vols à la roulotte compulsifs, un homme de 54 ans, souffrant de problèmes psychiatriques, a de nouveau été condamné vendredi à Paris. 

Vols-et-effractions1.jpg

Carnaval de Cologne: 22 agressions sexuelles le premier jour

0,,18056108_303,00.jpg

Vingt-deux plaintes pour insultes et agressions sexuelles ont été déposées après la première journée du carnaval de Cologne, a déclaré vendredi la police allemande. Cette dernière juge le bilan plutôt « positif », bien qu’en augmentation par rapport à la précédente édition, dans une ville choquée par les violences du Nouvel An.

Les faits vont cette fois de l’insulte au viol, dont un cas a été signalé, a détaillé la police. Chaque année, a-t-elle souligné, une cinquantaine de délits sexuels sont enregistrés entre le début et la fin du carnaval.

L’an passé, neuf faits de ce type avaient été signalés après la première journée, a précisé la police de Cologne, soulignant que la hausse de cette année pouvait être due à une propension plus élevée des victimes à se signaler, notamment en raison des évènements de la nuit de la Saint-Sylvestre.

Le carnaval doit se poursuivre jusqu’au 10 février, qui sera le mercredi des Cendres, jour de pénitence qui marque l’entrée dans le carême dans la tradition catholique. Lundi marquera l’apogée du carnaval, avec son défilé organisé depuis 1823.

Le Figaro

Une journaliste belge agressée sexuellement lors d’un direct au carnaval de Cologne

FullSizeRender 2.jpg

Une présentatrice de la RTBF a subi des gestes déplacés et des chuchotements à l’oreille de la part de jeunes qui se trouvaient autour d’elle, alors qu’elle faisait un direct depuis le carnaval de Cologne pour expliquer que tout s’y passait «bien».

Esmeralda Labye, la journaliste belge raconte : «Au début, ils faisaient juste des grimaces derrière moi. Puis j’ai senti une main se poser sur ma poitrine. Je suis choquée.» La chaîne de télévision belge a annoncé avoir déposé plainte auprès de la police de Cologne.

Par ailleurs la maire de la ville a présenté ses excuses à la chaîne, selon les médias belges. RTBF précise aussi avoir décidé de «limiter la diffusion des images de ces comportements dégradants» vis-à-vis de la journaliste concernée. Les agresseurs, visibles sur la vidéo, n’ont pas le profil de demandeurs d’asile, il semblerait qu’il s’agit d’une mauvaise blague faite par des jeunes hommes alcoolisés.

 

Vidéo complète 

RT

Témoignage de la journaliste agressée sexuellement au carnaval de Cologne 

Capture d’écran 2016-02-05 à 23.52.30.png

Les titres terminés, nous restons évidemment devant la caméra et attendons notre tour. Quatorze longues minutes au cours desquelles, les fêtards ont tout le loisir de venir nous interpeller, faire coucou à la caméra, jeter des confettis.

Lorsque je débute mon intervention à 13h14, deux ou trois hommes monopolisent l’attention. Je ne les vois pas puisque je me concentre sur mon direct. Je reçois alors un baiser dans le cou. Le jour des femmes à Cologne, ce sont elles qui embrassent les hommes. Dans le contexte, ce geste ne me heurte pas. Je continue donc mon intervention. Presque immédiatement, un jeune Allemand vient chanter dans mon oreille : « Voulez-vous coucher avec moi ce soir ?« . Puis, je sens deux mains se poser sur mes épaules. Je perçois que la personne derrière moi mime un geste obscène, une pratique sexuelle qui n’a pas raison d’être devant une caméra. Je vois clairement sur ma gauche qu’un homme fait un doigt d’honneur à la caméra. Plusieurs fois même.

Le duplex n’a duré qu’une minute et trente secondes. La pratique veut que nous restions encore quelques secondes sans parler face à la caméra pour que, sur antenne, le présentateur ait le temps de nous remercier et de reprendre le cours du journal.

C’est à ce moment précis que l’un des trois hommes qui m’entouraient vient toucher ma poitrine. À ce moment précis, je perds mon calme. Sachant le direct terminé, je me retourne et leur dis, en anglais : « Vous faites ça une fois, pas deux ! Vous ne me touchez pas, vous ne me touchez pas« . Les trois imbibés ne semblent pas comprendre pourquoi je m’énerve, mais ils quittent les lieux sans un mot.

RTBF

Maxime incarcéré pour avoir frappé et insulté les forces de l’ordre

Un Andelysien a été incarcéré sans tarder pour avoir frappé et insulté les forces de l’ordre.

image-rcanic18q992_vc_agression-policier-small.jpg

Dix-huit mois de prison dont six avec sursis, c’est la peine à laquelle a été condamné Maxime Rouen. Cet Andelysien de 25 ans, sans emploi et demeurant chez sa tante, était jugé en comparution immédiate par le tribunal correctionnel d’Évreux mercredi pour avoir insulté les forces de l’ordre et s’être rebellé.

Maxime Rouen, connu de la justice pour divers délits (12 mentions à son casier), est couché sur le sol et visiblement alcoolisé. Les policiers vont tenter le dialogue, l’aider à se relever. Mais soudain, semblant prendre conscience qu’il est dans les mains des forces de l’ordre, l’Andelysien va entrer dans un état de furie, proférant insultes et frappant des poings les agents et leur véhicule dont il endommage le capot.

Paris Normandie

 

Déjà condamné aux assises pour viol, Jacques le beau-père pervers recommence

Déjà condamné à deux reprises aux assises pour viol, le Havrais est reconnu coupable d’agressions sexuelles sur sa très jeune belle-fille. La mère est condamnée pour s’être tue.

image_content_general_20093429_20160204222439.jpg

Il y a des dénégations plus difficiles à entendre que d’autres. Jacques R., 56 ans, clame son innocence dans le box du tribunal correctionnel du Havre, mercredi. Il va pourtant être reconnu coupable d’agression sexuelle sur sa très jeune belle-fille. Le casier judiciaire du Havrais pèse inévitablement lourd : deux condamnations par les assises de Seine-Maritime, en 1999 et 2006, pour des viols sur ses enfants et à l’encontre d’une belle-sœur. Déjà il niait. Il avait écopé de douze et quinze ans de réclusion criminelle. Les deux peines ont été confondues.

Pour avoir tu sa perversion, Laëtitia écope de quatre mois de prison avec sursis. Jacques est condamné à cinq ans de prison ferme. Il est maintenu incarcéré et aura à respecter un suivi sociojudiciaire. Il était poursuivi également d’attouchements sur sa fille née en 2011. Trop petite au cours de l’enquête, elle n’avait pas réussi à s’exprimer. Il est relaxé de cette poursuite.

Paris Normandie

Un ex-membre de la communauté Saint-Jean jugé pour agressions sexuelles sur mineurs

L’homme a « reconnu les faits », datant « d’il y a quelques années » et commis « dans le cadre de ses activités religieuses ». Il doit être jugé le 29 avril devant le tribunal correctionnel de Chalon-sur-Saône pour agressions sexuelles sur mineurs.

rimont.jpg

Le religieux appartenait à la communauté Saint-Jean, basée à Rimont en Saône-et-Loire. Selon l’association Aide aux victimes de dérives dans les mouvements religieux en Europe et à leurs familles (AVREF), cet homme a été amené par sa congrégation à une « autodénonciation » devant la police « en mars 2015 ». Il aurait alors reconnu « des actes de pédophilie à l’encontre de jeunes garçons ivoiriens alors qu’il était dans un prieuré de la congrégation Saint-Jean à Abidjan autour des années 2007, 2008″, a expliqué l’AVREF.

Le procureur Christophe Rode a pour sa part indiqué que le procès prévu le 29 avril concernait des faits commis « en France », notamment en Saône-et-Loire, deux victimes -qui n’ont pas souhaité déposer plainte- ayant pu être identifiées. En l’absence de « noms et de dénonciations précises », les faits commis en Côte d’Ivoire n’ont quant à eux pas pu faire l’objet de poursuites, selon M. Rode.

Contacté par l’AFP, un porte-parole de la congrégation Saint-Jean a assuré ne pas être « encore informé » de la tenue de ce procès, l’homme n’étant « plus membre de la communauté ». « Nous lui avons en effet demandé de se dénoncer à la police, pour des faits survenus en Afrique », a confirmé le porte-parole à l’AFP.

« Lors de son audition par la police, il a révélé un fait commis sur un mineur en France; ce fait était jusque-là totalement ignoré de la communauté et de ses responsables », a-t-il poursuivi.

Un autre religieux de la communauté de Saint-Jean, Jean-Dominique Lefèvre, 66 ans, avait été condamné en mai 2015 à huit ans d’emprisonnement par les assises de Saône-et-Loire pour des viols et agressions sexuelles commis entre 1991 et 1999 en France et en Roumanie. En novembre, M. Lefèvre avait de nouveau été condamné en Haute-Loire à quatorze mois de prison ferme pour des agressions sexuelles sur une fillette en 1991 à La Chaise-Dieu.

France 3

37 faits à caractère islamophobe en Corse en 2015

Dégradations par un moyen dangereux pour les personnes ou acte xénophobe ?
La question se pose au moment où la justice se trouve obligée de qualifier le tout-venant des infractions. Entre la réalité des cadavres dépecés de sangliers déposés nuitamment à des endroits stratégiques par de courageux anonymes et l’article du code pénal, il y a parfois un espace qui oblige les magistrats à jeter un voile pudique par vocabulaire interposé.
8c4e7d77b413ec80d3db27ec5149b3f0bd6b6d25_0
« Dans les faits, l’acte raciste n’est pas toujours aisé à caractériser », confiait récemment un parquetier ajaccien.
Bon nombre de « faits divers » se retrouvent ainsi privés de la circonstance aggravante qui pourrait leur être accolée. En l’occurrence, le mitraillage de deux commerces appartenants à des Marocains installés à Propriano ne rentre pas dans ce cas de figure, l’enquête en étant à ses prémisses. « Les pistes de la tentative d’extorsion et du différend commercial sont explorées », tempère d’ailleurs le parquet d’Ajaccio.
Pour autant, les statistiques recueillies par les forces de l’ordre et compilées par les autorités préfectorales échappent, elles, à cette dichotomie judiciaire.
Les chiffres donnent ainsi un aperçu des actes à caractère raciste enregistrés sur le territoire insulaire. En 2014, dans toute la Corse, on dénombrait ainsi 19 faits rangés dans la case « à caractère islamophobe », dont 10 inscriptions. En 2015, le décompte relevait 37 faits, dont 22 inscriptions.
 

À Propriano, la gendarmerie a constaté l’an dernier trois vagues de faits l’an dernier. En début d’année, la communauté musulmane avait dénoncé l’agression de trois femmes à qui l’on avait arraché leurs voiles. Les victimes n’ont jamais déposé plainte. En avril, les murs d’une salle de prière avaient été souillés d’inscriptions « Arabi Fora, Droga Fora ». Rebelote au mois de novembre, avec des slogans similaires. Pour autant, la Corse n’a pas la palme de la recrudescence des actes à caractère islamophobe. En janvier, le ministre de l’Intérieur rappelait que les actes antimusulmans avaient triplé au niveau national entre 2014 et 2015.

Corse Matin