La barbe dans le viseur de la CRS 23 de Charleville-Mézières

Des CRS portent la barbe, qui est autorisée depuis 2015. Mais la hiérarchie fait la chasse aux pilosités anarchiques. Les syndicats se font des cheveux pour un CRS menacé

536845456_B978054791Z.1_20160308105118_000_GCE6BG5QL.3-0

«Le torchon brûle à la CRS 23» : voici le titre d’un document du syndicat qui circule. «Le commandement de la CRS 23 fait la chasse aux barbes mal taillées et aux cheveux longs», peut-on lire. «Vu le contexte actuel, on ne comprend pas que nos responsables en fassent un cheval de bataille. Il y a quand même d’autres priorités!», insistent Frédéric Roger, secrétaire local d’Unsa Police, et son secrétaire administratif, Jean-Louis Hohner.

Le problème n’est pas nouveau, ni restreint aux Ardennes. Depuis le 17 juin 2015, une modification du règlement général de la police nationale autorise les policiers à porter la barbe et à avoir des tatouages. Une révolution, puisque les deux étaient proscrits depuis 1974. Or ce règlement peine à s’inscrire dans les mœurs policières. Ici comme ailleurs, du reste: on se souvient, début février, de la fronde de la police de Reims, qui accusait sa hiérarchie de faire la chasse aux barbes.

L’Union

Poussins broyés vivants : Daniel relaxé et écope d’une amende

Le tribunal correctionnel de Brest a condamné mardi 8 mars le couvoir St François à Saint-Hernin (Finistère) à une amende de 15.500 euros, et son propriétaire à 3500 euros, pour des actes de cruauté envers des poussins, après une plainte déposée par l’association de défense des animaux L214.

2014-poussins-morts-021.jpg

Une peine de six mois de prison avec sursis avait été requise à l’encontre du président du couvoir mais le tribunal a décidé la relaxe de Daniel Glevarec pour le chef de « destruction volontaire et sans nécessité d’animal domestique, apprivoisé ou tenu en captivité ». Ce dernier a cependant été condamné pour d’autres infractions en lien avec le droit de l’environnement.

The Huffington

Le président du CRIF veut un « état d’urgence » sur Internet

Roger-Cukierman.jpg

« L’état d’urgence doit aussi s’appliquer sur Internet » : lors de son discours à l’occasion du traditionnel dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), auquel assistait le premier ministre Manuel Valls, Roger Cukierman, son président, a estimé que les mesures prises après les attentats de novembre devraient avoir leur pendant en ligne.

Le Monde

Meurtre des deux fillettes Saïda et Sarah : Confondu par son ADN, Georges jugé 20 ans après

Confondu par son ADN deux décennies après les faits, un homme de 40 ans comparaît à partir de mercredi devant les assises de l’Isère pour le meurtre d’une fillette en 1996, après un premier homicide pour lequel il n’a pas encore été jugé. 

70622fec4770228746ca9067bd03bb2e
Le 26 novembre 1996 au matin, le corps de Saïda Berch, 10 ans, était retrouvé dans un canal à Voreppe (Isère), deux jours après sa disparition. 

L’autopsie concluait à une mort par strangulation provoquée à l’aide du pull de la victime, sans détecter de sévices sexuels.

Sept ans plus tard, en avril 2006, le dossier était rouvert à la faveur d’un rapprochement avec une autre affaire, celle du meurtre de Sarah Syad, six ans, le 16 avril 1991, dans la même commune. La fillette avait disparu alors qu’elle jouait près de son domicile. Elle avait été retrouvée dans un bois, étranglée, avec du sperme sur sa chemise. 

Plusieurs analyses génétiques se révélaient infructueuses. Jusqu’à une expertise confiée en 2013 à un laboratoire de Bordeaux, qui permettait d’identifier un profil ADN de sexe masculin, notamment sur les manches du sweat-shirt ayant servi à étrangler Saïda Berch.

Pour les deux fillettes, il s’agissait du même homme: Georges P., mineur à l’époque du premier meurtre et fiché à la suite de deux infractions commises en 2005 et 2008, notamment pour conduite sous l’emprise de stupéfiants.

Vivant en concubinage, père d’un jeune enfant, il avait continué de vivre dans le même quartier, fréquentant les frères et soeurs des victimes, et confiant même son fils aux soins de la mère de Sarah Syad. Entendu par les gendarmes en 1996 dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de Saïda Berch, il n’avait pas été inquiété faute d’éléments à charge.

Ces deux affaires ont longtemps figuré dans la liste des neuf disparitions ou meurtres d’enfants non élucidés entre 1983 et 1996 en Isère. Le verdict est attendu vendredi.

Lyon premiere

Irlande du Nord : la « nouvelle IRA » revendique l’attaque à l’explosif contre un gardien de prison

Un groupe se présentant comme l’Armée républicaine irlandaise (IRA) a revendiqué lundi l’attaque survenue vendredi à Belfast contre un gardien de prison.

Irlande-du-Nord-la-nouvelle-IRA-revendique-l-attaque-contre-un-gardien-de-prison.jpg

« La nouvelle IRA », un groupe dissident, a revendiqué lundi l’explosion de vendredi à Belfast. Un engin explosif artisanal avait explosé alors qu’un gardien de prison, un homme de 52 ans, conduisait une camionnette. Il a été hospitalisé et était dans un état stable lundi. La revendication émane d’un groupe responsable du meurtre d’un autre gardien de prison en novembre 2012. Il serait le groupe dissident le plus important actuellement en activité selon la BBC.

 

Europe 1

Barcelone : Un troisième enseignant d’un établissement catholique avoue des actes pédophiles

topelement.jpg

Un troisième enseignant travaillant dans un établissement géré par la congrégation des maristes (catholique) de Barcelone a avoué des agressions ou viols de mineurs, dans une vidéo diffusée lundi, un des plus grands scandales de pédophilie ayant touché l’Espagne récemment. « Je ne sais pas pourquoi je l’ai fait (…) c’était comme un jeu d’enfants », a dit cet homme à une victime venue lui réclamer des comptes et qui a filmé la scène en caméra cachée, avant de la diffuser sur le site en ligne du quotidien qui a révélé toute l’affaire, El Periodico de Catalogne.

Le Figaro

Les femmes sous représentées à la télé et à la radio selon le CSA

Paris – Les femmes sont largement sous-représentées à la télé et à la radio, notamment parmi les experts invités, selon le premier rapport annuel du Conseil supérieur de l’audiovisuel sur la question, présenté mardi à l’occasion de la journée des droits des femmes.

enregistrement-de-l-emission-telle-est-ma-tele-de-la-chaine-tps-star-a-paris-le-11-decembre-2008_5560535.jpg

« Globalement, les femmes sont moins représentées à l’antenne que les hommes« , note le CSA, qui a analysé les données fournies par 40 des principales chaînes de télévision et stations de radio en 2015.

Le CSA constate surtout une sous-représentation des femmes en tant qu' »experts« , « intervenants » et « invités politiques« .

Concernant les chaînes d’info, la proportion des femmes dans les catégories « experts« , « autres intervenants » ou « invités politiques » ne dépasse pas 30% en moyenne.

Les radios, de leur côté, « semblent éprouver plus de difficultés à mettre des femmes à l’antenne (notamment RMC avec 17% de présentatrices et animatrices)« , relève le CSA, un constat déjà effectué en 2014.

France Inter n’a par exemple invité que 20% d’expertes dans sa matinale.

La présence des femmes à l’antenne est « très importante pour l’image que les femmes et les hommes ont de la norme« , a déclaré à l’AFP Sylvie Pierre-Brossolette, membre du CSA en charge du rapport.

L’Express

 

Valls: l’antisionisme est « synonyme de l’antisémitisme et de la haine d’Israël »

Au dîner du Crif, lundi soir, le Premier ministre a voulu se montrer rassurant face aux angoisses exprimées un peu plus tôt par Roger Cukierman, le président du Conseil représentatif des institutions juives.

le-premier-ministre-manuel-valls-prononce-une-allocution-lors-du-diner-annuel-du-conseil-representatif-des-institutions-juives-de-france-crif-a-paris-le-7-mars-2016_5560293.jpg

« Les Français juifs ne doivent pas douter de la France ». Voilà la réponse qu’a apporté lundi soir Manuel Valls à « l’angoisse » exprimée par le président sortant du Conseil représentatif des institutions juives de France, lundi soir lors du 31e dîner annuel du Crif.

En l’absence de François Hollande, retenu à Bruxelles par la prolongation d’un sommet extraordinaire UE-Turquie sur la crise des migrants, mais en présence de plusieurs membres du gouvernement, c’est donc le Premier ministre qui a répondu, dans un discours préparé par le chef de l’Etat et complété par ses soins, à Roger Cukierman.

Valls met sur le même plan antisionisme et antisémitisme

Emporté par son discours, le Premier ministre s’est quelque peu écarté de la version écrite, martelant que « mener des politiques fortes contre l’antisémitisme ou l’antisionisme ne fera pas perdre des voix ici ou là dans tel ou tel quartier », mais « honorera tous ceux qui seront engagés dans ce combat ». « Il y a l’antisémitisme des beaux quartiers, il y a aussi l’antisémitisme dans les quartiers populaires d’une jeunesse radicalisée. Et puis (…) il y a l’antisionisme, c’est-à-dire tout simplement le synonyme de l’antisémitisme et de la haine d’Israël« , a-t-il fait valoir.

L’Express

Ex-symbole de la gendarmerie au féminin, Seaade Besbiss porte plainte pour harcèlement

Seaade Besbiss, ancienne gendarme adjoint volontaire, a déposé une plainte devant le doyen des juges d’instruction de Nanterre pour dénoncer des faits de harcèlement moral à l’encontre de son supérieur hiérarchique. Son image avait été utilisée par la gendarmerie dans le cadre d’une campagne pour illustrer la place des femmes dans l’institution.

11150203_1401248233527805_4587758262317202583_n.jpg

Elle avait été choisie par le ministère de l’Intérieur pour incarner l’égalité hommes-femmes, posant en uniforme sur des affiches promotionnelles de la gendarmerie. Seaade Besbiss, une ancienne gendarme adjoint volontaire (GAV) affectée dans les Yvelines, se retourne aujourd’hui contre son supérieur. Selon nos informations, elle a porté plainte le 1er mars dernier pour harcèlement moral de la part de son supérieur hiérarchique auprès du doyen des juges d’instruction de Nanterre (Hauts-de-Seine). Dans sa plainte, que metronews a consultée, Seaade Besbiss, 28 ans, dit avoir subi de nombreuses remarques déplacées pendant un an et demi de la part du lieutenant qui la supervisait.

« J’étais seins nus »

Les faits se seraient produits entre janvier 2013 et mai 2014, lorsqu’elle était en poste à la brigade autonome territoriale de Noisy-le-Roi (Yvelines). Tout aurait commencé lors d’une patrouille de nuit. Son supérieur, le lieutenant D., lui aurait posé des questions sur sa vie amoureuse, ses expériences et sur le « désir d’avoir des relations d’un soir avec un officier ». Mal à l’aise, la jeune gendarme raconte avoir « coupé court à la conversation ». A partir de ce jour, la relation se serait dégradée. « Il était très froid, de mauvaise humeur et m’a surchargée de travail. Je ne lui reproche pas de m’avoir draguée. Mais de m’avoir fait payer mon refus », commente-t-elle auprès de metronews.

A l’appui, elle rapporte cet exemple de la danse orientale. La gendarme souhaitait suivre cette activité en dehors de ses heures de service. Mais son supérieur lui aurait alors répondu, selon son récit, que cette pratique n’était « pas compatible avec le métier de gendarme », avant de refuser de l’inscrire au tableau d’avancement. La gendarme dénonce aussi une violation de son domicile. Selon elle, le lieutenant D. se serait introduit dans son logement, à l’intérieur de la caserne, sans demander s’il pouvait entrer. « J’étais seins nus dans mon lit en train de me reposer », précise-t-elle, assurant avoir en sa possession des vidéos et des enregistrements audio pour appuyer ses dénonciations.

Slovaquie: percée néonazie, alimentée par la peur des migrants

Bratislava – La percée opérée aux législatives slovaques par un parti néonazi s’explique surtout par la peur des migrants et l’exploitation qu’en a fait le Premier ministre sortant Robert Fico, pensent des politologues à Bratislava.

le-premier-ministre-slovaque-sortant-robert-fico-a-bratislava-le-6-mars-2016_5559119.jpg

Pour l’analyste Samuel Abraham, le chef de Notre Slovaquie (LSNS), Marian Kotleba, « est un néonazi » ayant profité de la « rhétorique nationaliste » de M. Fico.

« Le soutien grandissant qu’il obtient ne me surprend pas, observe-t-il. Toute société compte entre 10 et 12% d’extrémistes et la Slovaquie ne fait pas exception« .

De fait, l’expansion de l‘extrême droite slovaque s’inscrit dans le contexte de l’arrivée de plus d’un million de personnes dans l’UE l’année dernière – même si la Slovaquie n’en accueille que 700, selon l’ONU – et de la montée du nationalisme en Europe, du Front National en France au Jobbik en Hongrie.

D’après les réactions des autres partis, le LSNS, qui entre pour la première fois au parlement, où il aura 14 députés, n’a aucune chance de participer à un gouvernement de coalition.

Les sociaux-démocrates de M. Fico, tout comme la droite, très fragmentée, refusent de l’envisager.

Et ce d’autant plus fermement que leur pays de 5,4 millions d’habitants, membre de la zone euro à la croissance économique solide, doit assumer la présidence tournante de l’Union européenne à partir de juillet.

L’Express

Qui sont ces néo-nazis au parlement de Slovaquie ?

Raciste, xénophobe, se revendiquant ouvertement du IIIe Reich allemand, le parti LS Notre Slovaquie va envoyer quinze députés à la nouvelle assemblée élue samedi.

qui-sont-ces-neo-nazis-au-parlement-de-slovaquie

Fine moustache, regard barré par ses certitudes, Mariant Kotleba est la mauvaise surprise des élections législatives de samedi en Slovaquie. Les sondages le donnaient à 2 % ou 3 % des voix. Son parti LS Notre Slovaquie en a obtenu 8 %. Avec le système proportionnel, cela va lui permettre de compter quatorze députés sur les 150 qui siègent à l’Assemblée.

La réussite de l’extrême droite, confortée par le bon score obtenu par le parti xénophobe de Boris Kollak, le prive de majorité. Il ne pourra exercer le pouvoir seul, comme il le faisait.

« Fraternité slovaque »

Âgé de 38 ans, Marian Kotleba n’en est pas à son coup d’essai, en matière de scrutin surprise. En 2014, ce prof d’informatique a été élu gouverneur de Banska Bystrica, une région peu développée du centre de la Slovaquie. ll avait fait campagne sur la promesse d’expulser les Tsiganes, qui représentent 9 % de la population slovaque (plus fort taux de l’Union européenne) et font l’objet de discriminations. Au second tour, marqué par une abstention de plus de 75 %, il avait triplé ses voix et battu le gouverneur sortant, un social démocrate également député européen.

C’est pourtant un authentique néo-nazi que les électeurs avaient alors choisi, un nostalgique avoué de l’État clérical fasciste, mis en place de 1939 à 1945, par un prêtre, avec l’accord d’Hitler. Ancien propriétaire d’un magasin de vêtements pour nostalgiques du IIIe Reich, appelé KKK, en référence au Klux klux klan, Kotleba est aussi le fondateur en 2003 d’un groupuscule violent, Fraternité slovaque.

Jusqu’à sa dissolution après trois ans d’existence, ses membres arboraient des uniformes noirs rappelant la Garde Hlinka, la milice pro-nazie active pendant la Seconde Guerre mondiale.

Aujourd’hui, le LS Notre Slovaquie rejette tout lien avec l’idéologie nazie et concentre ses critiques contre les Roms, les immigrés, la corruption, l’Union européenne et l’Otan. « Nous ne sommes pas fascistes ni néo-nazis mais on passe peut-être pour des extrémistes à côté des autres partis tièdes », minimise, Milan Uhrik, député élu samedi.

Un néo-nazi, un vrai, au parlement slovaque

Il s’appelle Marian Kotleba. Il a 38 ans. Depuis deux ans et demi, il dirige une région de la Slovaquie que tout le monde ignorerait si les nostalgies nazies de son leader n’avaient attiré quelques reporters depuis novembre 2013, lorsqu’il devint le gouverneur de la région de Banská Bystrica en promettant de chasser tous les Tsiganes. Marian Kotleba dirige le parti Notre Slovaquie, le parti de l’ultra-droite nationaliste. Lors des élections législatives hier, le parti a fait son entrée au parlement et conquis 14 sièges.

Pour l’eurodéputée social-démocrate slovaque, Monika Flasikova Benova, l’entrée au parlement des néo-nazis est « une grande honte ». Comme l’affirmait ce lundi matin le quotidien libéral Sme, « le parti LS-Nase Slovensko est plus qu’un simple parti radical, nationaliste et europhobe du type du Front National ».

115938025

La photo ci-dessus le montre, il y a quelques années, dans l’uniforme qu’endossaient les soldats de la milice slovaque collaborationniste, mise en place par le régime nazi. Le zèle du régime slovaque de l’époque était tel, qu’il proposa, selon un papier publié sur le site de la BBC, de payer 500 marks à Berlin pour chaque juif déporté vers l’Allemagne. Les historiens estiment qu’environ 75 000 Juifs slovaques (83% du total de la communauté) furent déportés et tués dans les camps de la mort nazis.

Comme le précisait l’envoyé spécial de Libération en janvier 2014, «  Kotleba a possédé un magasin de vêtements pour nostalgiques nommé KKK, hommage morbide au Ku Klux Klan. Il a collaboré avec le parti néonazi allemand NDP. Et, surtout, il voue un culte obsessionnel à l’Etat slovaque clérical fasciste de 1939-1945, éphémère croupion du IIIe Reich, obtenu directement auprès de Hitler par un prêtre catholique, Jozef Tiso. Père de la première nation slovaque, ce dernier est resté à sa tête durant toute la Seconde Guerre mondiale, avant d’être pendu par les Soviétiques en 1947 ».

 

Ouest France

Le FN ne veut pas aller au dîner du Crif mais aurait quand même bien aimé être invité

Le-FN-ne-veut-pas-aller-au-diner-du-Crif-mais-aurait-quand-meme-bien-aime-etre-invite.jpg

Vingt-quatre heures après avoir regretté de ne pas y être convié, le Front national s’est trouvé bien content de ne pas assister au dîner annuel du Crif, le Conseil représentatif des institutions juives de France. Réponse du berger à la bergère. Le FN, vexé, ne veut, finalement plus participer au dîner du CRIF. Pas décidé à en rester là, la formation l’a fait savoir par la voix de son président, Louis Aliot, qui s’est fendu d’un communiqué dans lequel il qualifie le rendez-vous annuel du Crif de « dîner mondain, communautaire, discriminatoire et stérile ».

Et de citer, sans le nommer, Philippe Karsenty, adjoint au maire de Neuilly et figure connue au sein de la communauté juive qui déclare au Figaro :

Le Crif ne représente plus personne, et son fonctionnement n’est pas démocratique (…) Le Crif a cessé d’être le représentant des juifs auprès des politiques, pour devenir le représentant des politiques auprès des juifs. Je trouve pathétique ce défilé d’élus, qui ne veulent pas qu’on leur reproche de ne pas y être allés.

Ce 7 mars, la 31e édition de cet événement doit accueillir des responsables politiques de divers bords politiques, dont Nicolas Sarkozy et trois candidats déclarés à la primaire de la droite et du centre. En revanche, le Front national n’est jamais invité.

Un choix qui attriste Florian Philippot, le vice-président du FN, qui a dit regretter sur Europe 1 le 6 mars que Roger Cukierman ne respecte pas le « pluralisme politique ». « Je ne suis pas l’Assemblée nationale », lui a sèchement répondu le principal intéressé dès le lendemain, sur la même antenne.

Roger Cukierman en a profité pour justifier son refus d’inviter la présidente du FN, Marine Le Pen. Il l’avait pourtant qualifiée « d’irréprochable » le 23 février 2015, même si elle était à la têted’un parti « pas fréquentable ». Des propos qui avaient suscité une violente polémique. Ce 7 mars 2015, il a visiblement changé de cap :

Quand vous faites un dîner chez vous, vous avez tendance à inviter plutôt vos amis ? Eh bien moi, je n’ai pas envie d’inviter les héritières de Jean-Marie Le Pen, sa fille, sa petite-fille. Je pense que c’est un parti xénophobe, populiste, démagogue et donc je préfère ne pas l’inviter (…) parce que nous n’avons pas les mêmes valeurs.

Le Lab

Un leader israélien propose d’ériger des murs entre les palestiniens et les colonies juives à Jerusalem

Le chef de l’opposition israélienne propose de diviser Jérusalem avec plus de murs et des checkpoints élevés, efficaces, bannissant 200.000 habitants palestiniens de la ville.

AFP_7U5Y2.jpg

La proposition faite par Isaac Herzog, formellement adoptée le mois dernier par le Parti travailliste, envisage une construction de nouvelles barrières en béton et des clôtures pour séparer 28 quartiers palestiniens à Jérusalem-Est des quartiers juifs et des colonies juives de la ville.

Si le plan Herzog devait être mis en œuvre, Israël réduirait la population musulmane de Jérusalem de plus d’un tiers de la ville à environ 10 %

«Ils vont nous mettre derrière un mur et les les 200.000 habitants palestiniens de Jérusalem ont besoin d’un permis spécial pour visiter la mosquée al-Aqsa? C’est une guerre religieuse « , a déclaré Aziz Oubid, co-propriétaire d’un magasin de pièces d’automobiles dans le quartier palestinien de Issawiya à quelques miles de la vieille ville.

The Washington Post