Montpellier : Christophe Cour, adjoint au maire aurait frappé une conseillère municipale

Samira Salomon explique avoir été frappée à l’épaule par Christophe Cour, en charge des espaces verts. Ce dernier assure qu’il n’y est pour rien et dénonce un mensonge…

Capture d’écran 2016-11-14 à 01.29.29.png

L’affaire fait grand bruit dans les couloirs de l’hôtel de ville. Christophe Cour (sans étiquette), adjoint aux espaces verts à la mairie de Montpellier (Hérault), est soupçonné d’avoir asséné un coup de poing à l’épaule droite à Samira Salomon (sans étiquette), une conseillère municipale, rapporte e-metropolitain. Les deux élus siègent dans la majorité, celle portée par le premier magistrat de la ville, Philippe Saurel (divers gauche).

Selon le site d’actualité, elle présenterait une blessure à l’épaule droite et une entorse aux cervicales. Les faits auraient eu lieu mercredi après-midi, tandis que les deux élus se réunissaient à Grammont pour faire le point sur les dossiers en cours.

Christophe Cour assure n’y être pour rien

Le ton serait monté entre Christophe Cour et Samira Salomon, tandis que cette dernière lui aurait reproché d’évoquer des questions politiques en réunion de travail. L’homme l’aurait alors frappée à l’épaule. L’élue est allée se faire soigner dans une clinique, avant d’aller déposer une plainte. Devant les caméras de France 3, elle a témoigné avec une minerve et son bras en écharpe.

Contacté par Midi Libre, Christophe Cour a assuré n’y être pour rien. « Je n’y comprends rien. Les bras m’en tombent », assure-t-il. Sur France Bleu Hérault, il a dénoncé « des propos mensongers et totalement faux » : « Je n’ai jamais frappé une femme de ma vie. C’est très grave d’accuser les gens comme ça ».

Philippe Saurel réunit ses élus ce lundi soir

Sur Twitter, Luc Alberhne, adjoint au maire en charge de l’espace public, a demandé l’exclusion de son collègue du groupe majoritaire du conseil municipal. « La ligne rouge a été franchie », confie-t-il.

De son côté, le maire Philippe Saurel (divers gauche), souligne qu’une enquête « est actuellement en cours ». « Après l’échauffement des esprits, l’apaisement est nécessaire. Les élus doivent garder la réserve qu’exige cette situation, note l’élu. [Ce] lundi, en début de soirée, le groupe majoritaire de la ville de Montpellier sera réuni, excepté les deux élus concernés par la plainte. La conduite à tenir sera envisagée à l’issue de la réunion. »

20 Minutes

Jean-Pierre condamné pour agression et menaces de mort sur des agents SNCF

Natif de Reims, un SDF de 41 ans, Jean-Pierre Tison, s’est fait remarquer lundi dernier alors qu’il causait du scandale en état d’ivresse à la gare SNCF.

1876012091_b9710207813z-1_20161112120242_000_gre7vkqqe-1-0

Quatre agents de la surveillance ferroviaire sont intervenus pour lui demander de se calmer. En réponse, ils n’ont eu que des injures et des menaces de mort. L’homme se trouvait dans un tel état d’excitation qu’à leur arrivée, les policiers l’ont trouvé à terre, plaqué au sol par les agents.

Jugé en comparution immédiate, Jean-Pierre Tison a pris un an ferme, auquel s’ajoutent quatre mois de sursis révoqués. Il a été écroué.

L’Union

«Je n’aime pas les nègres, retourne chez toi», Gilles agresse et menace de mort un vigile du tribunal

Propos racistes, injures, menaces de mort, rébellion : l’homme de 57 ans, qui s’en est pris à un employé du tribunal, mardi, a été condamné ce jeudi

201602101374-full

Sept policiers escortaient le prévenu, ce jeudi, lors de sa comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Bergerac. Un dispositif surdimensionné ? Pas vraiment, car cet homme de 57 ans montrait tout les signes d’une colère non maîtrisée. Les faits qui lui étaient reprochés le prouvent, de même que l’audience.

Mardi, Gilles Oger s’est présenté au palais de justice car il affirmait vouloir se pourvoir en cassation. Au lieu de se soumettre aux contrôles d’usage, il a passé le portique de sécurité qui a sonné. Un vigile qui effectuait un remplacement l’a repoussé, lui demandant de respecter les consignes. Les insultes ont plu. 

L’homme étant noir, elles ont tout de suite pris un tour raciste : « Je n’aime pas les nègres », « Je n’aime pas les noirs », « Retourne chez toi », « Retourne dans ta forêt ». Elles ont ensuite viré à la menace : « Si tu dis un mot, je te fracasse ta sale tête de noir. »

Alertés, les policiers sont rapidement arrivés et ont essayé de le calmer. Mais le quinquagénaire s’est rebellé, et a tenté de donner un coup de tête à l’un d’eux. Il s’est pris des coups de poing en retour. Finalement maîtrisé, il a été placé en garde à vue. 

Une vingtaine de condamnations

En effet, il a déjà été jugé 22 fois, avec une vingtaine de condamnations à la clé, pour de nombreuses violences, vols aggravés, rebellions, insultes, menaces de mort, dénonciations frauduleuses, conduites en état d’ivresse, trafic de stupéfiants, et même un braquage pour lequel il a écopé de huit ans en cour d’assises.

A l’audience de ce jeudi, il n’était toujours pas calmé. Refusant de se faire représenter par un avocat, il a commenté chaque mot prononcé par le président du tribunal, lui coupant la parole et criant au complot.

Les réquisitions du parquet ont été émaillées d’autres sorties, mais à voix basse, comme : « Après, on s’étonne qu’il y ait des actes terroristes en France. »

Il n’a pas fallu longtemps au tribunal pour délibérer. En dix minutes, son avis été fait : Gilles Oger aura bien un an de prison ferme à effectuer dès la sortie de l’audience.

Sud Ouest

«Sale arabe, rentre dans ton pays» Céline tabasse une femme et un agent SNCF dans un train

En quelques instants, Céline, 36 ans a été l’auteur d’un déchaînement de violence incontrôlable dans le train entre Perpignan et Narbonne, le 3 octobre dernier. Des menaces verbales ont fusé à la suite d’une altercation dans le train. 

2048x1536-fit_sur-la-ligne-de-train-toulouse-pau-des-agents-de-la-surete-ferroviaire-accompagnent-un-controleur.jpg

La victime a voulu s’interposer et s’est fait insulter: «Sale pute, sale garce, sale arabe, rentre dans ton pays, t’es une salope», etc., etc. La victime a eu des blessures au niveau de la colonne vertébrale et elle se trouvait dans l’impossibilité de réagir physiquement face à cette agression. Des gifles et des coups à un agent de la SNCF ont également été donnés.

Le parquet a requis 1 an de prison dont 4 mois avec sursis et 2 ans de mise à l’épreuve. Pour la défense, Me Elsa Laurens a fait remarquer au tribunal que les menaces de mort n’avaient pas été relatées par les témoins. Il n’y avait pas eu de réitération des faits.

Le tribunal a condamné Céline à 12 mois dont deux avec sursis et 24 mois de mise à l’épreuve. Il n’a pas été délivré de mandat de dépôt malgré la récidive légale.

L’Independant

Extrême droite : Une manifestation néonazie dégénère en Suède

Cinq personnes ont été arrêtées samedi à Stockholm au cours d’une manifestation d’un mouvement néo-nazi, à laquelle se sont opposés des militants antifascistes qui s’en sont pris aux forces de l’ordre.
topelement.jpg

Les interpellations ont concerné des contre-manifestants antifascistes qui souhaitaient en découdre avec les néonazis et s’en sont pris à la police, selon cette dernière.

Des milliers de personnes hostiles à cette manifestation organisée par le Mouvement de résistance nordique (NMR) ont convergé en milieu de journée dans le centre de la capitale suédoise.

Manifestants entourés

La police a réussi à former un cordon étanche autour des quelques centaines de manifestants qui protestaient contre ce qu’ils appellent « l’invasion par les étrangers » de la Suède.

Un débat avait eu lieu dans la presse les jours précédents sur l’opportunité d’autoriser cette manifestation, vu l’idéologie ouvertement raciste et antisémite du NMR et la récurrence des incidents entre extrémistes de droite et antifascistes pendant les rassemblements de ce type.

RTS

« Sale pédé », un jeune militant communiste dit avoir été agressé par des militants d’extrême droite

Le responsable des Jeunes Communistes du Cher a déposé une plainte après une agression subie après les rassemblements pro et anti-migrants, samedi à Bourges. Il dit avoir été frappé par des militants d’extrême droit

Capture d’écran 2016-11-08 à 15.42.08.png

D’abord « sale coco », « sale pédé ». Puis les coups. Abderrahman Aqlibous, responsable des Jeunes Communistes du Cher, dit avoir été agressé par un groupe d’hommes d’extrême droite, en marge de rassemblements pro et anti migrants, samedi à Bourges.

Âgé de vingt ans, l’étudiant berruyer a porté plainte, pour violences en réunion, ce lundi matin au commissariat de police de Bourges. Un médecin lui a prescrit trois jours d’incapacité totale de travail.

Après ce rassemblement à l’appel de militants de gauche (pro migrants) et de la fédération du Cher du Front national (anti), Abderrahman et deux amis, dont une jeune femme, rentraient chez l’un d’entre eux, samedi en début d’après-midi. Ils passaient place Séraucourt et marchaient rue du Coin-Haslay. « On a entendu des sifflements, puis des insultes, explique Kenza Bailly, présente avec Abderrahman. On n’a pas voulu se retourner, mais ils nous ont rattrapés. »

« L’un d’eux m’a attrapé par mon sac à dos et m’a tiré en arrière, poursuit Abderrahman Aqlibous. Il m’a dit : “Je te parle !” Puis j’ai pris des coups dans le dos, au thorax, sur le crâne et au visage. Trois me tapaient et quatre étaient en retrait. » Pour Abderrahman, ce groupe de « militants d’extrême droite » avait repéré des mâts en plastique qu’il avait à la main. Destinés à des drapeaux (les toiles étaient pliées dans son sac), ils portaient des autocollants communistes. Il a d’ailleurs reçus des coups avec un de ses mâts.

« Ce n’était pas une attaque envers moi personnellement, mais envers un mouvement », assure le jeune homme. Qui dit avoir fourni aux policiers des éléments précis sur deux de ses agresseurs.

La section de Bourges du Parti communiste français (PCF) et les Jeunes Communistes du Cher appellent à un rassemblement de solidarité envers Abderrahman Aqlibous demain, mardi 8 novembre, à 18 heures, devant les grilles de la préfecture du Cher, à Bourges.

Le Berry

 

Une chrétienne radicale condamnée pour avoir agressé une femme voilée en brandissant une croix

Jayda Fransen, 30 ans, figure de l’extrême droite britannique « Britain First », a été condamnée à 2 500 euros d’amende pour avoir invectivé une femme musulmane, lors d’une « patrouille chrétienne », le 31 janvier 2016.

britain-first.jpg

Elle avait pris la tête de la manifestation, marchant à grands pas dans les rues de cette localité du Berfordshire, tout en scandant des slogans anti-islam, injurieux et anxiogènes, jusqu’au moment où elle vit une mère de famille voilée refuser la brochure que lui tendait, par provocation, un de ses militants galvanisés.

Traversant l’avenue avec précipitation pour en découdre, Jayda Fransen s’en prend à la femme voilée accompagnée de ses enfant en  hurlant : « Pourquoi êtes-vous couverte comme ça ? Vous représentez tout ce que j’exècre ! Ce sont les hommes musulmans qui vous forcent à vous voiler car ils ne peuvent pas contrôler leurs pulsions sexuelles ».

Les caméras de surveillance ont immortalisé la violence, notamment l’instant choc où la furie de « Britain First » a brandi rageusement une croix blanche devant sa malheureuse victime qui en a lâché ses emplettes.

Oumma

Forbach : Alexandre insulte et frappe des policiers lors d’une interpellation

Un habitant de Stiring-Wendel a écopé d’une peine de cinq mois et demi de prison ferme pour avoir insulté et frappé des policiers lors d’une interpellation musclée à la fête foraine il y a trois semaines.

un-policier-8_1058079

Ce jeune homme de Stiring-Wendel est plutôt du genre nerveux d’après la description du président du tribunal de Sarreguemines Hervé Henrion. Le juge égrène les condamnations qui émaillent, à 18 ans, un parcours judiciaire déjà chargé, essentiellement pour des faits de vol et de violence. Tout juste majeur, il s’est retrouvé à la barre, ce jeudi, pour répondre d’outrage à personnes dépositaires de l’autorité publique, rébellion, port sans motif légitime d’une arme blanche et violence.

Le 12 octobre dernier, en soirée, des policiers de la brigade anticriminalité de Forbach avaient été appelés pour une rixe survenue à la fête foraine de Stiring-Wendel.

L’interpellation avait dégénéré, le prévenu ayant tenté de s’enfuir. Rattrapé après une course-poursuite, il avait été menotté avant d’insulter les policiers. Il aurait donné aussi un coup de tête au torse d’un des fonctionnaires.

« Lorsqu’il y a violence en récidive, il y a forcément mandat de dépôt. Il faut vous débarrasser de ce comportement en faisant un vrai travail psychologique », prévient Nicolas Burckel, un des deux assesseurs du président.

Après avoir délibéré, le tribunal condamne Alexandre Muller à cinq mois et demi de prison ferme.

République Lorrain

Nantes : le consulat de Turquie visé par des cocktails molotov

Dans la nuit de samedi à dimanche, une façade du consulat général de Turquie, à Nantes, a été la cible de bouteilles enflammées sans provoquer de dégâts.

nantes-le-consulat-de-turquie-vise-par-des-cocktails-molotov

L’incident s’est produit un peu avant minuit. Des cocktails Molotov ont été lancés sur une façade latérale du consulat général de Turquie qui se trouve sur l’île de Nantes. Ces objets incendiaires sont tombés au sol sans faire de dégâts. Personne n’a été interpellé.

Le consulat devrait déposer plainte. 

Depuis plusieurs semaines, la politique de répression et les purges menées par les autorités turques provoque la colère des Kurdes qui au-delà de la Turquie se mobilisent dans des villes comme Nantes.

L’Union européenne s’est dite aussi très préoccupée par la dérive autoritaire d’Erdogan, à la tête du gouvernement.

Ouest France

Mathieu insulte les gendarmes durant 7H, et profère des injures racistes contre un militaire d’origine maghrébine

Après son interpellation le 20 août dernier, cet habitant d’Escames, près de Songeons, avait échappé à la comparution immédiate. Ce jeudi 20 octobre, devant le tribunal de Beauvais, Mathieu Michel, 24 ans, a pourtant sué à grosses gouttes pendant que les juges étaient partis délibérer. 

246023462_b9710025528z-1_20161020184623_000_gov7rarf5-1-0

Il faut dire que Mathieu Michel a fait fort dans cette nuit du 20 août. Au volant de sa Citroën Saxo, il cherche à rentrer chez lui après une soirée d’anniversaire trop arrosée. À Blacourt, près de la Chapelle-aux-Pots, il perd le contrôle de sa voiture. Elle percute la clôture d’une propriété.  Mais le jeune conducteur conscient de son état alcoolique, veut absolument fuir avant l’arrivée des gendarmes. Les riverains le retiennent.

Quand les trois gendarmes de la brigade d’Auneuil interviennent, ils ont tout de suite affaire à un automobiliste très énervé. Ils doivent le maîtriser en le menottant aux mains et aux pieds. Pendant de longues heures, les militaires vont être copieusement insultés. L’homme s’en prend notamment à l’un des gendarmes, d’origine maghrébine, en lui tenant des propos racistes. Blessé lors de l’accident, il crache du sang sur les militaires, en leur disant qu’il est atteint du Sida. Il essaie de leur donner des coups de pied.

Il faut beaucoup de temps pour que Mathieu Michel se calme : il s’est emporté à hôpital où il est emmené puis encore à la brigade de gendarmerie. Les insultes fusent de 3 à 10 heures.

Les gendarmes se constituent rarement parties civiles en justice. Ils l’ont fait cette fois parce que «  c’était vraiment hors du commun  », dira le plus expérimenté des trois.

Le prévenu dit regretter les faits, qu’il met sur le compte de l’alcool, et il soutient qu’il n’est pas raciste. L’Isarien a été soulagé d’entendre qu’il était condamné à 10 mois de prison ferme (plus 8 mois avec sursis), mais sans mandat de dépôt. Ce qui ne l’a pas empêché de jeter un regard noir à la substitut du procureur en quittant la salle d’audience.

Courrier Picard

«Nique ta mère» Cyrille insulte un gendarme en venant récupérer son permis

Cyrille, un homme de 33 ans, est contrôlé sur la route, le 29 juillet 2016, vers 21h. Il circule dans un véhicule qui ne possède ni assurance, ni certificat de contrôle technique. En outre, la carte grise n’est pas au nom du conducteur. Cyrille conduit également sous l’emprise du cannabis, et avec 0,52 gramme d’alcool dans le sang. Son permis lui est retiré sur-le-champ.

190437

Quelques semaines plus tard, Cyrille se rend à la gendarmerie de Douvres-la-Délivrande pour récupérer son permis. Le gendarme qui l’accueille lui demande d’attendre le retour de son collègue. Une nouvelle qui a le don d’énerver le trentenaire : celui-ci se met à insulter copieusement le militaire. « Nique ta mère, enc… ».

Deux mois de prison avec sursis

Le président du tribunal Christophe Subts, rappelant au prévenu son casier judiciaire chargé de huit mentions pour, entre autres, vol, dégradation, violence et usage de stupéfiants.

Finalement, Cyril sera condamné à l’intégralité de la peine requise. En outre, il devra verser la somme de 100 € à la victime.

Liberte

Alain tire et blesse les gendarmes venus l’expulser, 2 voisins également touchés

Une expulsion judiciaire a mal tourné, ce mercredi matin, au village de Langledure, sur la commune de Bussière-Dunoise. Un homme âgé de 59 ans a tiré sur deux des gendarmes, qui accompagnaient les huissiers chargés d’appliquer la procédure. Deux voisins ont aussi été touchés. L’état des quatre victimes n’inspire cependant pas d’inquiétude.
Capture d’écran 2016-11-06 à 02.34.42.png

Il est 8h30 ce mercredi matin quand deux huissiers de justice, accompagnés de huit gendarmes, se sont présentés au domicile d’Alain Volatron afin de procéder à son expulsion judiciaire forcée.

En 2010, l’homme avait été condamné pour violences volontaires à verser des dommages et intérêts à deux voisins. « Il n’avait jamais coopéré, et de procédure judiciaire en procédure judiciaire, on est arrivé au plus grave : l’expulsion, pour dédommager légitimement les victimes », explique le procureur de la République Sébastien Farges.
Prévenu depuis des mois, Alain Volatron, vivant seul dans sa maison, attendait de pied ferme les huissiers et les forces publiques. Et les gendarmes s’attendaient à une expulsion pouvant dégénérer. Cinq d’entre eux venaient du PSIG (pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) pour épauler trois de leurs collègues de la brigade de Sainte-Feyre. Équipés de casques et de gilets par balles, ils ont toqué à la porte d’Alain Volatron. L’homme a ouvert la porte et leur a tiré dessus avec son fusil.

« Les gendarmes n’ont dû leur salut qu’à leurs réflexes. Il a tiré une huitaine de coups de feu contre les militaires, sans qu’à aucun moment, ils ne répliquent. Et c’est tout à leur honneur », ajoute Sébastien Farges.

Deux gendarmes gradés ont été blessés : l’un légèrement à l’épaule, l’autre assez sérieusement à une jambe. Deux voisins, qui n’étaient, a priori, pas visés, ont aussi été touchés, à l’épaule et au flanc, et l’autre dans l’aine. Hospitalisés hier à Guéret, ils ont été transférés plus tard au CHU de Limoges.

La Montagne

Violences urbaines à Pau : croix gammées et poubelles brûlées rue Jean-Jaurès

Le restaurant Chez Giovanni a particulièrement souffert de ces dégradations commise dans la nuit

feux-de-poubelles-et-croix-gammees-rue-jean-jaures_4201581_1000x500.jpg

Les habitants de la rue Jean-Jaurès se sont réveillés médusés ce samedi matin, à Pau. Les façades et les voitures de cette artère parallèle à l’avenue du Loup ont été recouvertes de croix gammées et d’inscriptions nazies.

« J’étais aux halles et mon cuisinier qui habite à côté m’a appelé pour me dire que le restaurant brûlait », raconte le patron de Chez Giovanni, le restaurant italien qui fait l’angle avec la rue Aristide-Briand. Il était alors 6 heures du matin.

Le restaurant n’a pas brûlé mais des poubelles rassemblées sur le trottoir ont toutes cramées. Plus bas dans la rue en direction d’Alsace-Lorraine, une voiture avait récemment  brûlée dans une petite cour intérieure. Sa carcasse est encore à l’endroit du sinistre.

« Cela fait deux mois environ que ça dure, se désole le chef cuisinier. ça a commencé avec des poubelles, place Peyroulet. Puis rue Emile Zola. Puis il y a eu la voiture brûlée et de nouveaux des poubelles devant chez moi. C’est incroyable, on n’a jamais vu ça à Pau. »

Les habitants devraient tous déposer plainte dans la journée au commissariat. Les policiers se sont déplacés sur les lieux vers 6 heures. Une enquête est en cours.

Sud Ouest

Manche : Morgan braque un fusil de chasse sur un gendarme

Un jeune homme de 27 ans originaire de Valognes (Manche) a écopé de 8 mois de prison ferme ce jeudi 27 octobre 2016 devant le tribunal de Cherbourg (Manche). Il avait braqué un fusil de chasse sur un gendarme.

705772_chasseur_460x306

 

Un habitant de Valognes (Manche), âgé de 27 ans, comparaissait ce jeudi 27 octobre 2016 devant le tribunal de Cherbourg (Manche). Le 24 octobre dernier, il s’était présenté à la gendarmerie de Valognes pour rendre son permis de conduire. Après une première discussion avec un jeune gendarme, il s’est rendu à son véhicule, d’où il a sorti un fusil de chasse.

Il met en joue le gendarme

L’arme chargée, il a mis en joue le gendarme à hauteur de la hanche sur le parking. Au moment où le militaire parvenait à prendre la fuite, un véhicule de patrouille est arrivé sur les lieux avec trois gendarmes à son bord.
Dialoguant avec le jeune homme, ils sont parvenus à la raisonner et celui-ci s’est rendu sans résistance. Il a ensuite été entendu dans les locaux de la brigade.

« Je ne suis pas un tueur »

Devant le tribunal, le jeune homme a expliqué qu’il traversait une « passe difficile ». « Je ne suis pas un tueur« , a-t-il justifié, avant de s’excuser auprès du gendarme qu’il avait visé, présent dans la salle d’audience. Son avocat a demandé au tribunal « de ne pas faire de ce procès un règlement politique« , en faisant référence au mouvement de protestation des forces de l’ordre.

La procureur de la République avait requis une peine de trois ans de prison dont dix-huit mois avec sursis, ainsi qu’une mise à l’épreuve de 3 ans.

Huit mois de prison ferme

Le tribunal a finalement condamné Morgan Monmelien à 18 mois de prison dont 10 mois avec sursis, avec une mise à l’épreuve de deux ans. Il lui a été signifié une interdiction de port d’arme pendant cinq ans et il devra s’acquitter de 3 200 euros d’amende pour préjudice et frais de justice. Il a été placé sous mandat de dépôt à l’issue de l’audience.

La Manche Libre