Sa mère finit le « cubi » de vin, il la frappe

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Le fils a été déféré au parquet de Nîmes. Il sera jugé ce mardi 12 janvier en comparution immédiate.

Il avait offert un « cubi » de vin à sa mère, âgée de 74 ans. La semaine passée, à Beaucaire (Gard), au bout de cette soirée très alcoolisée, le fils a reproché à sa mère d’avoir vidé le cubitainer et l’a frappée.

 Interpellé, il a été déféré au parquet de Nîmes et écroué. Il devrait être jugé lors en comparution immédiate ce mardi 12 janvier.

 

Midi Libre

Plus de 200 casseurs d’extrême droite arrêtés à Leipzig

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La police allemande a annoncé mardi matin avoir interpellé 211 militants d’extrême droite ayant incendié des voitures et brisé des vitrines à Leipzig (est), en marge d’un rassemblement islamophobe.

Cinq membres des forces de l’ordre ont été légèrement blessés au cours des incidents, a précisé la police locale, sans plus de détails sur la nature des blessures.

Ces militants et hooligans de football se sont rendus lundi soir dans un quartier connu pour être un fief de militants de gauche, Connewitz, à l’heure où défilaient dans le calme ailleurs dans la ville quelque milliers de partisans de l’antenne locale du mouvement islamophobe Pegida.

Les casseurs ont brisé des vitrines à coups de pierre, tiré des engins pyrotechniques, incendié des voitures et des poubelles. Un étage d’un immeuble a aussi connu un départ de feu. Des militants de gauche ont pour leur part saccagé un bus affrété par l’extrême droite. Au total, 57 délits ont été commis dans la nuit, selon la police. La manifestation de la mouvance Pegida s’est elle déroulée sans incident.

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Un Kebab saccagé

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A Potsdam aussi (Brandebourg, est), des militants d’extrême droite et des policiers en sont venus aux mains dans la nuit de dimanche à lundi. Sept policiers ont été blessés, selon l’agence DPA.

L’Allemagne, avec l’arrivée record de plus d’un million de demandeurs d’asile en 2015, a connu une hausse des délits et crimes attribués à l’extrême droite ainsi qu’une hausse dans les sondage de mouvements populistes. Le pays a aussi été choqué par les violences massives attribuées à des personnes d’origine immigrée la nuit du Nouvel An à Cologne. Plus de 500 plaintes ont été déposées dont 40% pour agressions sexuelles.

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Emmanuelle et son fils Kévin agressent les voisins et les gendarmes et écopent d’un sursis

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« La scène a été sauvage, impressionnante, ubuesque », scande le tribunal pour décrire ce qui s’est passé ce soir-là.

Une femme de 39 ans faisait sa pendaison de crémaillère en compagnie de son fils, d’amis, et de vagues connaissances. Pendant tout l’après-midi, l’alcool coule à gros bouillons et, vers minuit, après d’interminables nuisances, le ton monte. Un groupe d’une dizaine de personnes, la responsable de la crémaillère en tête, va chez les voisins, défonce le portail, frappe les personnes présentes et saccage les abords de la maison.

« Ça a été une nuit terrible pour moi et ma famille », témoigne un jeune père de famille. Sa femme était enceinte : elle a été frappée. Un enfant en bas âge était présent : il a été exfiltré chez d’autres voisins pour le mettre en sécurité tandis que le groupe vociférant tentait d’entrer de force dans le domicile.« Heureusement qu’on a réussi à s’enfermer ».

Une première intervention de la gendarmerie calme le jeu mais, plus d’une heure plus tard, les fêtards continuent de multiplier les nuisances et les militaires sont obligés de revenir. Ils interpellent la mère de famille, en complet état d’ivresse et qui les injurie, et la violence monte d’un cran.

Casque et hachette contre tasers

Les gendarmes sont pris pour cibles par des fêtards au premier étage de la maison qui jettent des projectiles. Ils répliquent avec des gaz lacrymogènes, sortent leurs tasers. Un des prévenus sort avec un casque vissé sur la tête et une hachette à la main. Un autre a une batte de base-ball. Un gendarme a été légèrement blessé.

Devant le tribunal, l’indigence des justifications des prévenus laisse pantois. « J’avais bu et ça me donne mauvais caractère », grommelle Emmanuelle D., la responsable de la crémaillère. « Je ne sais pas pourquoi je suis allée chez les voisins, pourquoi j’ai insulté les gendarmes et pourquoi ça a dégénéré ». Son fils, Kévin P., 19 ans, qui a été reconnu comme ayant porté le casque et la hachette, comme étant le plus excité de la bande : « Moi, j’ai tapé le voisin, c’est tout ». « Et la poubelle, qu’avec d’autres vous avez lancée en l’air ? », demande le tribunal. 

Allant au-delà des réquisitions du procureur de la République, le tribunal a condamné les prévenus tout en les admonestant : « Ne riez pas, à la prochaine comparution, avec des sursis avec mise à l’épreuve délivrés aujourd’hui, vous irez en prison ».

Paris Normandie

Alexis traîne son ex-amie par les jambes pour la sortir d’un bar à chicha

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« Qu’il ait eu le verbe haut, c’est certainement évident. Qu’il ait attrapé son ancienne petite amie par le bras, c’est éventuellement possible », clame l’avocat du Havrais à la barre de la correctionnelle. Mais le prévenu conteste tout acte de violence. Ou alors « je n’ai pas voulu les conséquences », nuance Alexis en état de récidive légale. Les deux victimes au dossier ont souffert de dix et trente-trois jours d’incapacité.

Un sac et une montre volés

Dans la nuit du 27 au 28 mai 2013, Alexis se rend dans un bar à chicha, rue de Fleurus, au Havre. Il y croise son ex-copine et la sœur de celle-ci. Il va vers elles « pour parler », promet-il au juge. Seulement, il aperçoit au bras de la première jeune femme un sac et une montre qui ressemblent à ceux dérobés à sa mère au cours d’un cambriolage à leur domicile. Alexis voit rouge par la même occasion. Il saisit par le bras son ancienne petite amie pour l’entraîner jusqu’à l’extérieur de l’établissement.

Parce qu’elle ne veut pas le suivre, il la traîne par les jambes. Un témoin tente de s’interposer. Puis, la sœur de la malmenée s’en mêle. Le Havrais avoue pratiquer sur elle un « croche-patte ». La plaignante évoque plutôt une « balayette » qui la fait chuter. Elle souffre alors d’une entorse au poignet. Les deux victimes sont conduites aux urgences. Après les soins, elles retrouvent un ami qui les raccompagne chez elles.

Devant l’hôpital, Alexis est également présent. « Parce que je m’inquiétais pour elles. » Les jeunes femmes et leur conducteur relatent qu’ils sont suivis en voiture par le prévenu. Il finit par dépasser leur véhicule. Il se porte à sa hauteur afin de les menacer de représailles si une plainte est déposée concernant les violences au bar à chicha. Alexis maintient qu’il n’a saisi son ex-copine que par le col. Difficulté, parmi les cinq condamnations à son casier judiciaire, deux sont relatives à de précédentes violences. En réponse, le Havrais écope de quatre mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve.

Paris Normandie

Un concierge roué de coups par Brian et Guillaume car excédé par le bruit

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À 9 h 20, la soirée se termine dans la confusion. Le plus petit des deux prévenus à la barre reconnaît du « chahutage » comme il dit, avec les gardiens de l’immeuble où ils faisaient la fête. Son compère parle de « corps à corps » avec les policiers. L’un des plaignants a tout de même subi cinq jours d’incapacité de travail« Nous sommes dans une soirée qui se termine bien tard », énonce le juge. Le 6 juillet dernier, Brian et Guillaume âgés de 23 et 25 ans font donc encore la fête à 9 h passée dans un appartement du Havre.

Excédés par le bruit engendré, les gardiens de l’immeuble interviennent. Rapidement, un coup de poing est porté au concierge masculin qui finit au sol. Il y reçoit de nouveaux coups à la tête. Sa collègue est aussi bousculée. Les policiers arrivent sur les lieux pour interpeller le duo. Brian s’est réfugié sur le balcon. « Il faut aller le chercher alors qu’il s’y agrippe, afin de le ramener dans le logement », décrit la procureure.

Brian se débat et ne se laisse pas menotter. Pareil chez Guillaume qui se plaint d’avoir eu le bras tordu. Les deux garçons, collègues de travail, maintiennent leur version de simple tohu-bohu.

Le juge devra démêler les versions avant le 4 février prochain, date où il rendra son délibéré. Le parquet a requis de la prison avec sursis à l’encontre de prévenus

Paris Normandie

Mario frappe et outrage les policiers et échappe au mandat de dépôt

Sollicités par la petite amie du Bolbécais, les policiers ont été outragés par celui qui s’est aussi rendu coupable de rébellion.

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Vers 22 h 30, les services de police reçoivent l’appel d’une femme qui décrit être enfermée dans les toilettes de son appartement, après un différend avec son concubin. «On s’était disputés verbalement. Vraiment verbalement », promet Mario d’une voix posée, aux juges du tribunal correctionnel du Havre, lundi.

Parce qu’elle « ne semble pas libre de ses gestes et de ses paroles », instruit le président, les policiers proposent à la femme qu’elle les suive au rez-de-chaussée. Mario s’y oppose. «L’individu masculin nous invective», poursuit le PV.

La femme descend tout de même avec les policiers. « Tu crois que tu vas retourner la tête de ma meuf !», lance Mario.

Il descend les escaliers quatre à quatre. « Une voix masculine nous menace. »Mario arme également son bras vers un brigadier. Il est maîtrisé par une clé… de bras. Il tente des coups de tête. Dans le véhicule de police, selon le rapport d’un agent, il porte un coup de pied volontaire. Mais le tribunal ne retiendra pas cette accusation de violence. Elle n’est corroborée ni par le procès-verbal d’interpellation ni par les constatations médicales. Mario ne sera reconnu coupable que d’« outrage » et « rébellion ».

Aujourd’hui, pas question d’enfermement. Malgré neuf antécédents au casier judiciaire et une condamnation à huit mois de prison pour moitié ferme, le Bolbécais échappe au mandat de dépôt.

Paris Normandie

Jonathan et Quentin, condamnés pour agression, vol et outrage a magistrat

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Deux jeunes Mirapiciens, Jonathan, 18 ans, et Quentin, 22 ans, comparaissaient pour des faits de violence et un vol commis au sein d’une école de Mirepoix, le 21 mai dernier.

La victime et Quentin vivent dans la même résidence. Il ne le supporte pas. Cet après-midi-là, avec son copain, ils aperçoivent un voisin à son balcon, ils l’apostrophent. Quentin grimpe sur le véhicule de la victime et lui jette une pierre au visage.

L’homme, appuyé sur sa béquille, finit par descendre dans la cour. Une bagarre éclate. Jonathan intervient pour défendre son ami. Le voisin a le nez cassé, plusieurs fractures aux phalanges et des plaies. Mais les deux jeunes ne s’arrêtent pas là.

Plus tard dans la journée, ils pénètrent dans un établissement scolaire de Mirepoix et y dérobent de la nourriture. «Pourquoi avez-vous eu cette brillante idée, après cette affaire désastreuse, d’aller à l’école ?», questionne la présidente. «On est en galère, c’est la vie», répond Jonathan. Lorsque les gendarmes se rendent au domicile de Quentin, ils trouvent une petite plantation de cannabis, une matraque télescopique mais aussi la carte bleue de la voisine… Il l’a trouvée, et l’a gardée, reconnaît-il.

«Sortez les mains de vos poches», lui demande à nouveau la juge assesseur. «Non désolé j’ai pas envie. Vous ne me respectez pas je vois pas pourquoi je vous respecterai». Claude Cozar, le procureur, signale l’outrage à magistrat. La présidente, elle, demande l’évacuation du jeune homme. Quentin a été condamné à dix mois de prison avec mise à l’épreuve pendant deux ans, interdiction de paraître dans la résidence, d’entrer en contact avec la victime, obligation de soins, de travailler et d’indemniser le voisin. Jonathan, pour sa part, écope de six mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve.

La Dépêche

Surpris durant un cambriolage, Xavier demande à son complice de «crever» le propriétaire

L’été dernier, un habitant de Condette a sauté sur l’un des cambrioleurs qui venaient de cambrioler sa maison et a réussi à le démasquer. L’individu a alors menacé de le tuer pour éviter d’être retrouvé. Devant le tribunal, il a minimisé les faits… et a incriminé la victime. 

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On imagine bien le choc qu’a dû ressentir ce Condettois le 5 août dernier. Alors qu’il rentre chez lui après son travail. vers 15 h 30, il tombe nez à nez avec un individu encagoulé et ganté. Ce cambrioleur fait le guet devant une porte-fenêtre qui a été forcée, à l’arrière de la maison. Par des cris, il prévient ses deux comparses.

Mais la fuite du groupe est contrariée par le propriétaire qui, bien qu’ayant reçu sur la tête un cendrier, va s’accrocher à un voleur. Il parvient à lui enlever sa cagoule et remarque même qu’il porte un tatouage spécifique sur le torse.

« Il a vu mon visage, il va me reconnaître. Vas-y, crève-le »

Dès lors, les choses vont prendre une autre tournure. L’individu démasqué rappelle ses acolytes et leur demande de l’aider à se débarrasser du propriétaire. Il n’hésite pas à employer une phrase qui fait froid dans le dos : « Il a vu mon visage, il va me reconnaître. Vas-y, crève-le ! » Tout en lui assénant un coup sur l’épaule avec une pelle à charbon.

Xavier Bechaimont, 37 ans, s’est vu infliger la peine requise par le parquet, à savoir deux ans de prison, avec maintien en détention. Il faut dire que son casier affichait onze mentions.

La Voix Du Nord

Thomas casse une bouteille de vodka sur son ami qui refuse de lui faire une fellation

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Le 6 décembre 2015, à Ouveillan (Aude), une soirée alcoolisée a mal tourné. Thomas a écopé d’un an de prison ferme, il a été écroué pour des violences sur une connaissance récente. De cette soirée du 6 décembre, le prévenu, Thomas, un Narbonnais 34 ans, ne se souvient de rien.

Le prévenu était invité ou « s’était invité » chez une connaissance récente à Ouveillan. « Vous connaissiez G. depuis 3 à 4 jours », a relaté la présidente. Un lien se tisse alors car la victime se chauffe au bois et le prévenu lui en propose.

« Vous l’avez frappé avec une bouteille de vodka »

Alors la présidente du tribunal a voulu rafraîchir la mémoire défaillante du prévenu sur le déroulement des faits :

« Quand vous êtes revenu des WC, vous vous êtes mis sur le canapé et vous lui avez demandé de vous faire une fellation. Puis vous l’avez frappé avec une bouteille de vodka avant de la lui casser sur la tête. Ça vous dit quelque chose ? ».

Le procureur de la République, David Charmatz, a rappelé les « six pages du casier judiciaire » du prévenu, ainsi que la demande du juge d’application des peines pour une révocation de sursis.

Car Thomas est loin d’être un inconnu des services judiciaires : six condamnations pour violence, deux pour stupéfiants, une pour vol.

Le tribunal a condamné Thomas à un an de prison ferme avec mandat de dépôt et révocation de son sursis.

Midi Libre

Six mois ferme pour Stéphane qui a agressé sexuellement une octogénaire

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Stéphane L., 34 ans, est bien connu de plusieurs patientes du centre psychiatrique de Saint-Étienne de Rouvray, près de Rouen. Il a l’habitude de traîner aux environs de l’hôpital et de proposer de faire des courses en échange de faveurs sexuelles. Le 22 avril 2011, il ne s’est pourtant pas embarrassé de chantage et a usé de violence pour abuser une patiente de 80 ans très fragile psychologiquement. Son ADN l’a trahi ce qui a permis sa poursuite devant le tribunal correctionnel.

Habits déchirés et feuilles dans les cheveux

Patiente régulière du centre, l’octogénaire profite de l’autorisation de sortie qui lui est alors accordée ce jour de printemps. A 19 h, l’équipe médicale constate sa disparition. Une demi-heure plus tard, trois aides-soignantes la retrouvent. Ses habits sont déchirés, des feuilles sont présentes dans ses cheveux. Elle déclare avoir été sexuellement agressée. Son examen met en évidence des hématomes sur les bras, le bouton de son pantalon a été arraché et elle ne porte plus de culotte. Elle n’a pas été victime de pénétration, mais il y a du sperme sur son pantalon.

L’ADN retrouvé dans le sperme présent sur le pantalon de la victime est comparé à celui du suspect. Les deux correspondent. L’analyse des appels reçus sur son téléphone permet de situer ce dernier à proximité du lieu de l’agression à 16 h 57.

La procureure considère, elle, que « de nombreux éléments matériels correspondent au récit qu’a livré la victime à l’époque » et réclame dix mois d’emprisonnement avec sursis avec obligation de soin. Le tribunal se montre plus sévère et condamne Stéphane L. à dix-huit mois d’emprisonnement, dont douze, avec sursis et mise à l’épreuve. Il devra à son tour se faire soigner.

Adrien, Jeffrey et Marine, un trio machiavélique qui rackettait une jeune femme

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La victime vit chez ses parents à Fontaine-Bellenger. Elle est aide ménagère, et son entourage avait toujours considéré que ses relations amicales, datant du CFA, ne pouvaient qu’apporter de la joie à cette grande fille dite « fragile », que le trio sortait en balades ou en discothèque.

Surtout Adrien B. (20 ans actuellement) qui passait pour être son amoureux et l’aurait rendue un peu dépensière. Elle succédait à l’affection de Marine M. (19 ans) partie dans les bras de leur copain commun, Jeffrey D. (19 ans) de Guichainville, comme Adrien.

Totalement sous le charme de ce dernier, Virginie ne rechignait pas à « participer » aux dépenses du petit groupe. Elle se fit ensuite rouler grâce à une fausse facture (émise par son copain) pour un vélo loué à Rouen et pour lequel on réclamait 250 €. Puis Adrien se retrouva en prison d’octobre 2014 à mai dernier pour un an ferme, suite à un vol avec violence et destruction. Il était devenu « gradé » dans la délinquance, et encore plus avide d’argent pour régler ses besoins en cannabis.

D’ailleurs, depuis le printemps 2014, il s’était approché d’elle pour être plus près de son porte-monnaie, souligne la présidente, Marie-Christine Devidal. D’abord insistant pour obtenir 20 €, le Roméo devint menaçant, en compagnie du couple Jeffrey-Marine qui l’accompagna pour des retraits de fonds à Gaillon, au distributeur bancaire. Une dette de 800 € de shit incitait Jeffrey à se joindre aux besoins de son copain.

Entre l’amour fou et la crainte de déplaire, la pression… jusqu’aux menaces de rupture, Virginie (qu’ils ont avoué surnommer « la cinoque ») ne savait plus qu’obéir, sans rien dire à ses parents inquiets toutefois de lui voir perdre quatorze kilos en trois mois.  A la fin d’octobre, et en trois fois, elle avait payé 770 €, puis encore 250 € et encore 40 € le 4 novembre, vidant son compte. Une autre alerte pour les parents.

Son père, artisan-électricien, ému par l’apparente détresse de sa fille, recevant des SMS menaçants ou injurieux, ne pouvait pas déposer une plainte pour elle. Les amis l’avaient initiée à leurs fumeries, et Virginie refusait de les dénoncer. Pourtant, elle les mit au courant de l’installation de caméras de surveillance installées autour de la maison.

Le trio arriva chez elle le 29 novembre pour exiger cette fois 150 €. En forçant sa porte et avec quelques claques plus convaincantes, ils parvinrent à embarquer la jeune femme en voiture. Mais comme elle n’avait plus sa carte bancaire (détruite par son père), Virginie ne pouvait rien donner, même sous la menace d’être « enfermée toute la nuit dans une cabane en forêt ». Elle promit par contre de se rendre avec eux à Gaillon, à l’ouverture de l’agence, dès le matin suivant.

A 11h10 ce même jour, les trois extorqueurs étaient interpellés. Toutes les preuves de leur sinistre activité, et les images de leurs violences pour enlever leur victime, purent compléter les messages (SMS) de demandes d’argent, de rendez-vous et menaces attestées par les relais téléphoniques.

La victime, épaulée par Me Christelle Beauvalet, reste atteinte d’une « grosse empreinte psychologique » à mesurer, dans ce scénario monté depuis deux ans contre la « gentillesse de Virginie abusée, droguée, passée à tabac, harcelée et même menacée d’être conduite… à la prostitution ! » selon l’avocate. Elle va plaider le « psychisme détruit » de la jeune fille incapable de dire un mot, qui vient de vomir avant d’entrer dans le prétoire (!) persuadée, encore, qu’ils « vont la tuer ».

Adrien B. écope au final de trois ans de prison dont un avec sursis ; Jeffrey D. est condamné à trente mois de prison, dont dix-huit avec sursis ; Marine M. prend dix-huit mois de prison, dont douze avec sursis. Tous les trois seront soumis à la mise à l’épreuve requise et conduits à exécuter la partie ferme, immédiatement, sur un mandat de dépôt, soit respectivement vingt-quatre, douze et six mois, sans possibilité d’aménagement des peines.

L’Impartial

Se prenant pour Jésus, il violente son fils handicapé

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Une mère est venue déposer au commissariat de Villeneuve pour des violences commises sur son fils handicapé par la père de celui-ci. Convoqué au commissariat pour être entendu, le papa âgé de 69 ans a tenu des propos incohérents, déclarant notamment qu’il était Jésus-Christ sur terre.

Sur instruction du parquet, le mis en cause avait été laissé libre en vue d’une expertise psychiatrique. Puis, au regard des résultats de cette expertise, il a été convoqué jeudi au commissariat pour se voir notifier son placement en centre psychiatrique.

La Provence

Samuel retourne en prison cinq jours après avoir été libéré pour vols et dégradations

En août 2015, Samuel Rouffle, 36 ans, était condamné à une peine de 18 mois de prison dont 6 mois avec sursis et mise à l’épreuve. Avec le jeu des remises des peines, il a retrouvé la liberté le 16 décembre. Mais dès le 21 décembre, il était placé en garde à vue pour répondre de trois faits de vols et dégradations commis à Calais.

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Le propriétaire d’une voiture stationnée rue des Soupirants a déposé plainte après que son véhicule a fait l’objet de dégradations, et pour le vol de deux trousseaux de clés dont l’un portait l’adresse d’un immeuble dans lequel trois caves ont été visitées. Si rien n’a été dérobé dans deux de ces dernières, il n’en sera pas de même pour la troisième, le propriétaire ayant constaté la disparition de divers objets.

Le visionnage du système de vidéosurveillance du parking de l’immeuble va permettre aux enquêteurs d’identifier Samuel Rouffle comme étant l’auteur des infractions.

27 mentions au casier judiciaire

Il lui est également reproché des dégradations commises sur une voiture en stationnement face à l’hôtel Meurice.

Le prévenu reconnaît s’être trouvé dans les environs le 21 décembre mais nie avoir dégradé le véhicule, appartenant à des Britanniques.

Avec déjà 27 mentions au casier et plusieurs années de détention, le Calaisien est condamné à 12 mois de prison, et son sursis de 6 mois est révoqué.

La Voix Du Nord

Alain condamné pour agressions sexuelles sur seize jeunes femmes

Un homme de 47 ans a été condamné à 4 ans de prison pour une série d’agressions sexuelles, à Toulouse. Seize victimes ont été recensées, âgées de 13 à 21 ans.

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Seize victimes d’exhibition et d’agression sexuelle en moins de 3 ans. Alain Portet, 47 ans, a été jugé dernièrement par le tribunal correctionnel de Toulouse pour cette série impressionnante de faits. Ses victimes présentent toutes le même profil : de jeunes femmes, souvent étudiantes âgées de 13 ans, pour la plus jeune, à 21 ans et qui se retrouvaient isolées tôt le matin dans les rues de Toulouse ou en rase campagne.

Le mode opératoire était également toujours le même. L’homme, père de famille, boucher dans une grande surface de l’agglomération toulousaine, abordait ses victimes sur une moto en demandant l’heure, une destination ou la localisation d’une station de métro.

Puis il changeait radicalement de ton, exhibant ses parties intimes ou leur imposant des masturbations parfois sous la menace d’un couteau.

Grâce à un travail de fourmis, les enquêteurs de la brigade criminelle et des atteintes aux personnes qui ont recoupé les très nombreuses déclarations et témoignages des victimes ont arrêté Alain le 21 mai 2014.

«Je plaide coupable et présente mes excuses». Tous les faits sont reconnus.

Les avocats de ces victimes qui ont quasiment toutes quitté Toulouse et sa région rappellent «le sentiment de culpabilité» qui habite fréquemment ces jeunes femmes victimes de ce genre de faits.

Le procureur Michel souligne la gravité de ce dossier «à la limite de la cour d’assises». Il rappelle la multiplicité des «actes et des paroles terrorisantes» et requiert une peine de 5 ans de prison dont 4 ans ferme.

Le tribunal a condamné Alain Portet à 4 ans de prison et 5 ans de suivi sociojudiciaire.

La Depeche

Fabrice frappe sa concubine, agresse ses voisins et jette des tuiles sur les gendarmes

Deux équipages de gendarmerie, un négociateur, une rue barricadée… La place François-Mitterand a connu un déploiement de forces de l’ordre d’une rare ampleur lundi matin. La cause ? Un Saint-Polois de 40 ans qui dit avoir « pété les plombs » et a agressé sa compagne, des voisins et les gendarmes. Il a passé le réveillon en prison.

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« Qu’on me condamne et c’est tout », lâche-t-il à une présidente Élise Hibon déjà agacée par l’absence de réponses. « Oui, mais pour ça, encore faut-il discuter des faits ! » Car il y en a : Fabrice Lebougre est entré dans un déchaînement de violences dans la nuit de dimanche à lundi.

« Une nuit où elle subit tout un tas de violences »

D’abord à 18 heures dimanche, quand une dispute l’oppose à sa concubine. Il sort de son domicile pour rendre visite à des voisins, qui feignent d’être absents. L’homme aurait alors envoyé un projectile à travers leur vitre, cassant leur chaîne hi-fi. Les gendarmes interviennent une première fois dans le quartier.

Un peu plus tard dans la soirée, il s’en serait cette fois pris aux volets d’autres voisins. Il aurait deux couteaux dans les mains. L’un des habitants tente de le désarmer avec un balai, sa voiture subit des coups… Nouvelle intervention des gendarmes.

L’individu rentre à son domicile, commence à boire du pastis. « Votre concubine décrit une nuit où elle subit tout un tas de violences », résume la présidente. Des baffes, des insultes, des crachats, des coups de pied… Les enfants entendent tout depuis leurs chambres. La mère de famille, effrayée, n’appelle les gendarmes qu’à l’aube, quand il lui met un couteau sous la gorge. Visiblement déterminé.

« Ça aurait pu tuer un gendarme »

Deux militaires débarquent à 6heures. Ils tombent nez à nez avec l’individu, armé d’un couteau. Ils font sortir la femme et les enfants. Mais le dialogue engagé n’y fait rien. Fabrice Lebougre les menace, se réfugie sur le toit. Envoie des tuiles, une centrale vapeur, et d’autres objets sur les gendarmes. D’où le déploiement hors normes et le recours à un négociateur. « Vous jetez tout ça de l’équivalent d’un troisième étage. Ça aurait pu tuer un gendarme ».

Il saccage encore la toiture de son voisin, pour se réfugier dans le grenier. La maison est évacuée. « Il a effrayé ma famille. À côté, il y avait mon enfant d’un an et demi », témoigne le locataire. À 10heures du matin, avec 1,12 g d’alcool dans le sang. « Ils ont été très pros, félicite la procureur. À aucun moment ils n’ont blessé ce monsieur. »

Le forcené, avec 17mentions au casier, est en récidive sur quasiment tous les faits qui lui sont reprochés. Il a passé son réveillon en cellule, pour commencer à purger une peine de 30 mois de prison, dont six avec sursis et mise à l’épreuve, avec obligation de travail, de soin et d’un suivi psychologique.

La voix Du Nord

Ajaccio: 43% des Français ne condamnent pas le saccage de la salle de prière musulmane

Violente manifestation de représailles en Corse : les Français ne sont « que » 41% à la condamner et 87% pensent qu’elle pourrait se reproduire dans d’autres villes de France.

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Selon un sondage exclusif Ifop pour Atlantico, 43% des Français ne condamnent pas non plus le saccage du lieu de prière musulman dans le quartier des jardins de l’empereur. Une écrasante majorité des Français estiment par ailleurs que ces événements ne sont pas isolés et pourraient se reproduire. Des chiffres à mettre en parallèle avec le contexte tendu de la société française actuelle.

Concernant la manifestation, nous avons 41% des Français qui la condamnent. Ils sont donc minoritaires au sein de la société française, dans un climat post-13 novembre où le lien entre menace terroriste et détérioration de la situation dans certains quartiers difficiles est de plus en plus fait, notamment avec le profil de certains auteurs des attentats qui venaient de ces quartiers ou avaient un passé de petit délinquant de cité.

En ce qui concerne le saccage de la salle de prière musulmane, 57% des Français la condamnent, cette fois. Ce qui veut dire qu’il y a 43% qui ne la condamnent pas, soit une proportion assez élevée

 

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(Une erreur s’est glissée sur ce tableau. Il faut comprendre 57% pour le premier chiffre, et non 58%)

Atlantico