COP 21 : David écope de 3 mois ferme pour avoir jeté un projectile sur les CRS

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Trois ferme et 200 € de dommages et intérêts. C’est la peine prononcée ce mardi soir, vers 23 heures, contre un homme de 28 ans arrêté après les incidents survenus dimanche sur la place de la République, lors d’un rassemblement en marge de la COP21. Le parquet avait requis huit mois de prison avec sursis, dont quatre ferme.

A la barre, David M., poursuivi entre autres pour violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique, reconnaît avoir jeté un projectile sur un policier, lui occasionnant une légère blessure à la lèvre. « Mais c’était une canette, pas une bouteille en verre, se défend-il. J’étais énervé parce que je venais d’être aspergé de gaz lacrymogènes. »

Cet après-midi-là, cet habitant de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), père de deux enfants, sans emploi, était ivre : il avait 2,26 g d’alcool dans le sang. Il venait de rejoindre des amis zadistes sur la place de la République où une chaîne humaine pour le climat était organisée quand, assure-t-il, il s’est retrouvé face aux CRS, au milieu de groupes violents prêts à en découdre.

341 personnes arrêtées
En tout, 341 personnes ont été arrêtées dimanche. La quasi-totalité a été placée en garde à vue. Non pas pour violences mais pour ne pas avoir respecté l’interdiction de manifester, prise dans le cadre de l’état d’urgence. Tous ont été rapidement remis en liberté dès le lendemain, sauf neuf personnes. Parmi elles, Damien M.

« Je n’aurais pas dû faire ça, je le regrette. Je ne suis pas quelqu’un d’agressif », affirme ce garçon aux cheveux châtains et à la voix douce. Et le t-shirt qui masquait son visage ? interroge le procureur. « C’était pour me protéger des odeurs de poivre. »

Le ministère public avait requis un mandat de dépôt. Damien M. pourra finalement repartir libre. Une jeune femme de 25 ans comparaissait également ce mardi soir pour avoir refusé d’obéir à l’ordre de dispersion de la police, puis pour n’avoir pas accepté la prise d’empreinte digitale. Elle a été condamnée à 1 000 € d’amende.

Le Parisien

Un agriculteur détourne des subventions européennes pour construire un circuit de motocross

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La Cour des comptes européenne chargée de veiller au bon respect de l’utilisation des fonds financiers de l’Union européenne vient de révéler l’importance des dérives, notamment dans le domaine agricole.

Un agriculteur espagnol résidant dans la région de Castille-La-Manche (sud-ouest de l’Espagne) mais dont le nom n’a pas été mentionné, a réussi à détourner les subventions européennes, initialement attribuées au motif de son activité, pour la construction d’un circuit de moto-cross.

Autre cas de fraude particulièrement récurrent en Espagne, les subventions concernant l’élevage. En Espagne, les terres qui ont été déclarées comme des prairies permanentes ont souvent été retrouvées totalement ou partiellement couvertes de végétation ou ne pouvant être subventionnées, car elles sont recouvertes de roches , d’arbres ou encore de buissons épais» indique le rapport.

La CCE a en outre révélé que ce type de cas ne concernerait pas uniquement l’Espagne. Ce procédé de fausses déclarations a également été enregistré à travers d’autres pays de l’union européennes comme l’Allemagne, le Danemark, la République tchèque, la France, l’Italie, la Slovaquie et le Royaume-Uni.

Les subventions européennes notamment dans le domaine agricole représentent une partie non négligeable du budget dédié à la politique agricole commune (PAC) dont le montant s’élève à 40% du budget européen soit 58 milliards d’euros.

RT

Les musulmans ne peuvent être français que sous condition, juge Marion Maréchal-Le Pen

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« Qui n’a pas vibré au sacre de Reims et à la fête de la Fédération n’est pas vraiment Français », a déclaré la députée FN et candidate en Paca.

Pour la candidate Front National en Paca Marion Maréchal-Le Pen, les musulmans ne pouvent être Français « qu’à la condition seulement de se plier aux moeurs et au mode de vie » hérités de l’histoire notamment chrétienne du pays. « Qui n’a pas vibré au sacre de Reims et à la fête de la Fédération n’est pas vraiment Français », a lancé la députée FN, lors d’un meeting à Toulon (Var).

Pendant plusieurs siècles, les rois de France ont été sacrés dans la cathédrale de Reims, symbole de l’alliance entre le pouvoir royal et l’Eglise catholique. La fête de la Fédération est elle un symbole républicain, la célébration du premier anniversaire de la prise de la Bastille.

« Nous ne sommes pas une terre d’Islam, et si des Français peuvent être de confession musulmane, c’est à la condition seulement de se plier aux moeurs et au mode de vie que l’influence grecque, romaine, et seize siècles de chrétienté ont façonné », a-t-elle ajouté : « Chez nous, on ne vit pas en djellaba (longue robe à capuchon traditionnelle dans les pays arabes, ndlr), on ne vit pas en voile intégral et on n’impose pas des mosquées cathédrales ».
La France de Charles Martel

Avant ce discours centré sur « l’identité », le maire de Béziers (Hérault) Robert Ménard s’était exprimé à la tribune, affirmant vouloir « retrouver » la France de Charles Martel. « Je veux retrouver notre France, celle de Louis XIV, de Napoléon, et celle, si le ministère de l’Intérieur me l’autorise, de Charles Martel », souverain des Francs qui a affronté les armées musulmanes lors de la bataille de Poitiers en 732, a-t-il lancé.

« Je veux continuer à vivre dans un pays ou l’on parle Français et non pas un espèce de sabir de banlieue », « je veux continuer à me promener dans des villages bâtis à l’ombre des églises, je veux une crèche dans mon hôtel de ville », a poursuivi le maire de Béziers.

Le point

Dans le Loiret, l’Education nationale rêve d’un fichage des parents «ostensiblement religieux »

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La direction des services départementaux de l’Éducation nationale demande aux responsables d’établissement de signaler les tenues vestimentaires de parents «ostensiblement religieuses».

Dans une note datée du 18 novembre 2015 «relative au signalement des faits de violence et événements graves en milieu scolaire», la direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN) du Loiret exige des directeurs d’école et chefs d’établissement qu’ils fassent remonter un certain nombre de faits «pouvant porter atteinte aux valeurs de la République».

Parmi ceux-ci, sur le document qu’a pu se procurer Libération, figure «l’atteinte au principe de laïcité». Dans cette sous-section, il est explicitement demandé de dénoncer tout «parent portant atteinte» à ce principe au travers, notamment, de «tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse».

Un raccourci que refuse d’entendre le syndicat Sud Éducation Loiret. «Des collègues ont été choqués par le lien qui peut être fait entre ce questionnaire et le climat général de frénésie et d’amalgames autour d’une population prétendument à risques», dénonce le cadre syndical Théo Roumier.

«On ne voit pas très bien pourquoi et comment une pratique religieuse, comme le fait de porter un foulard, pourrait être considérée comme un phénomène de radicalisation en en quoi cela contrevient à la loi. Nous refusons de stigmatiser des personnes en raison de leur pratique religieuse, nous refusons de véhiculer ces amalgames et d’entrer dans une démarche de délation généralisée !»

Libe

«La France devient muslim, aux armes». Un tag ambigu sur les murs de la mosquée

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Une inscription a été découverte dimanche matin, sur les murs de la mosquée de Tarbes. Quel est le sens de ce tag dont le contenu est un rien ambigu ? La police enquête.

«La France devient muslim, aux armes». Voilà la phrase qui a été écrite sur un mur de la mosquée de Tarbes, à Mouysset, et qui, dans le contexte actuel, a plus de résonance qu’à l’accoutumée. Le tag sur le lieu de culte des musulmans des Hautes-Pyrénées a été découvert dimanche matin.

En effet, si les fidèles se retrouvent pour la prière le vendredi, il y a des activités, notamment sportives, proposées le dimanche, dans le sous-sol de la salle de prière. L’inscription a été vue par des personnes participant à ces séances.

Le commissariat de police s’est rendu sur place et a procédé aux constatations d’usage. Une enquête a été ouverte pour déterminer le ou les auteurs de ce tag.

Après les investigations de la police, l’inscription a aussitôt été effacée par les responsables de la mosquée. Le texte était écrit en lettres argentées, droit, sans faute d’orthographe, au moyen d’une bombe de peinture.

La trace était jusque-là inconnue des services de police. Ce n’est pas du tout la même écriture que Pyros, qui a sévi pendant deux ans sur la ville de Tarbes.

Les services de police qualifient ce tag d’ambigu. Il y a d’abord le terme muslim, qui signifie musulman en anglais, qui est peu utilisé dans le langage courant mais usité tout de même par les musulmans eux-mêmes.

Puis, il y a le «Aux armes» qui renvoie au refrain de «La Marseillaise» et à son «Aux armes citoyens». Il y a plusieurs interprétations possibles de cette phrase.

Soit il s’agit d’une invitation aux musulmans de France à prendre les armes. La mosquée étant considérée comme un lieu sacré, il n’est toutefois pas évident d’imaginer des musulmans souiller ses murs pour inciter d’autres musulmans à prendre les armes.

Un tag antimusulman ?

Il semble plus plausible qu’après les attentats du 13 novembre dernier, le tag soit plutôt une manifestation d’agressivité contre les musulmans. Il invite alors les Français, drapés depuis vendredi dernier dans la bannière tricolore, à entonner le chant national et à prendre les armes.

La raison : «La France devient muslim». On ne peut, en l’état actuel de l’enquête, imputer ce tag à quiconque et à aucun courant politique. Toutefois, force est de constater que ce thème de la France en danger parce qu’elle deviendrait musulmane est notamment entretenu par l’extrême droite française. Une peur savamment relayée sur les réseaux sociaux. Rappelons que le 1er tour des régionales se déroule ce dimanche.

La Depeche

Un incendie criminel contre une mosquée évité grâce à la pluie

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En Angleterre, les enquêteurs de Scotland Yard sont à la recherche d’un pyromane suspecté d’avoir essayé de mettre le feu à la mosquée de Finsbury Park, à Londres, le 25 novembre, a-t-on appris cette semaine.

Des enregistrements vidéo montrent en effet clairement l’individu en train de jeter sur la mosquée un objet avant de prendre la fuite.

Les services de sécurité de la mosquée ont retrouvé sur place un bidon de carburant enveloppé dans du plastique avec du papier à moitié brûlé à côté. Selon les enquêteurs, la pluie a empêché le carburant de prendre feu, car le sol était mouillé à ce moment-là.

Pour Scotland Yard, il s’agit bel et bien d’un crime islamophobe.

D’après l’officier Stuart Smillie, « des traces de brûlure ont été retrouvées sur des vêtements enroulés autour du bidon » et qu’il s’agit donc « d’une tentative claire et délibérée de causer un incendie criminel ».

Mohammed Kozbar, responsable de la mosquée de Finsbury Park, a révélé aux forces de l’ordre que le comité de la mosquée avait reçu une semaine plus tôt une lettre de menace. Ses auteurs ont spécifié que la mosquée serait victime d’une attaque dans les jours à venir.

Saphir News

Ecquevilly : une tête de cochon devant la mosquée

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Mauvaise surprise pour les musulmans d’Ecquevilly, une commune proche des Mureaux. Ce matin, vers 8 heures, ils ont découvert une tête de cochon devant la mosquée, située rue Jules-Ferry.

La tête était posée devant la porte d’entrée. Les gendarmes de la brigade de recherche de Mantes-la-Jolie et ceux d’Ecquevilly effectuent ce mardi matin des constatations devant les lieux.

Le Parisien

 

Centrafrique: un musulman tué par une milice chrétienne au lendemain de la visite du pape

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Un musulman a été tué mardi par des hommes armés au PK5, l’enclave musulmane de Bangui, au lendemain de la visite du pape François qui a délivré un message de paix dans ce pays ravagé par des violences intercommunautaires, a annoncé à l’AFP un responsable local.

« Vers 11H00, notre frère était devant la mosquée Ibni Qatab, des malfrats sont sortis avec leurs arme, ils ont tiré sur lui et il est mort », a déclaré le président des commerçants du PK5, Issouf Djibril.

Les tireurs étaient postés à quelques mètres de la mosquée, de l’autre côté du canal baptisé « Essayez-voir » qui sépare l’enclave musulmane des quartiers chrétiens de la capitale centrafricaine, selon plusieurs habitants de PK5.

Le corps de cet homme de 35 ans a ensuite été transporté à la mosquée voisine Ali Babolo, et recouvert d’un drap blanc dans un sac en plastique, a constaté une journaliste de l’AFP.

France 24

Chantal et Florence, deux patronnes écrouées pour proxénétisme, et trafic de stupéfiants

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Ça fait 50 ans que cela dure, alors on n’en a sûrement pas fini, mais on leur a porté un gros coup », savourait hier un enquêteur de la Police judiciaire dont la brigade de répression du proxénétisme a « dégringolé » tout un pan historique

C’est la déposition d’une ex-employée qui a permis de déclencher les investigations en mai 2014. Elle dénonçait les faits de proxénétisme aggravé qui se jouaient dans le huis clos des établissements Le Brasilia.

Des informations précises rapidement vérifiées par des surveillances qui permettaient d’établir un organigramme dont les têtes pensantes semblaient être les deux gérantes, de droit ou de fait, de ces deux institutions : Chantal, 61 ans, et Florence, 52 ans, toutes deux déjà condamnées pour « proxénétisme par aide à la prostitution d’autrui ».

Le tout souvent saupoudré de cocaïne. Jonathan, 35 ans et un homme de 56 ans, étaient identifiés comme les fournisseurs potentiels du produit, écoulé grâce à la complicité de barmaids et d’hôtesses.

Outre des saisies d’argent liquide, de faux papiers et de comptes relatifs à un trafic de stups au domicile des interpellés, 690 000€ étaient saisis sur leurs comptes bancaires et autres placements financiers.

Au terme de trois jours de présentations devant un juge d’instruction, dix suspects étaient mis en examen et écroués, dont toutes les « patronnes » et un barman.

La Provence

Adrien cambriole 3 maisons car il refuse les aides sociales

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Barbe fournie, cheveux longs retenus en arrière par un serre-tête et jogging de marque, Adrien Moulin comparaissait mardi devant le tribunal correctionnel d’Évreux pour vol aggravé. Ce jeune homme originaire de Pontoise (95) n’a pas tourné autour du pot lors de son audition par les gendarmes, reconnaissant le vol par effraction perpétré dans la nuit du 3 au 4 septembre 2014 à Saussay-la-Campagne. Ses empreintes ont été retrouvées sur place par les enquêteurs.

« Que faites-vous dans la vie ? »

« Dans le procès-verbal, vous indiquez fumer parfois jusqu’à 100 joints par semaine ».

Condamné par le tribunal de Pontoise pour des vols, dont un avec arme, le jeune homme est détenu en préventive depuis plus d’un an.

« Que faites-vous dans la vie ? », insiste poliment le juge. « Ben je suis en prison », répond, presque étonné, le monte-en-l’air quelque peu dans les nuages. Un voleur qui a aussi des convictions puisqu’il n’a fait aucune démarche pour obtenir des aides sociales : « Il ne veut pas vivre aux crochets de la société », souligne la magistrate qui l’interroge.

Trois cambriolages en deux mois et demi

À Saussay-la-Campagne, « il a saccagé la maison d’habitation, appuie l’avocate de la partie civile, assurant que le prévenu comparaissant dans le box a voulu se venger. C’est de l’acharnement vis-à-vis de mon client qui a été victime de trois cambriolages en deux mois et demi. Dont une séquestration violente que le prévenu lui a infligée avec d’autres personnes.

Paris Normandie

 

Jonathan insulte et menace de « défoncer » le contrôleur du tramway

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« Il m’a mis la honte ! » s’est plaint Jonathan en garde à vue. Parce que « gêné » par le contrôleur du tramway qui le prenait en faute, le Havrais de 26 ans l’a insulté et a menacé de le « défoncer ». Trois morceaux de cannabis ont été de surcroît retrouvés dans ses poches pendant sa privation de liberté.

Quand les contrôleurs montent dans le transport en commun le 19 mai dernier au niveau de la place Jenner, au Havre, Jonathan en descend soudainement…

« Je voulais juste dire qu’on se bagarre »

Il promet de « taper », de « défoncer » l’agent. Aux policiers auxquels il a été remis, le Havrais a admis qu’il s’agissait de menaces. Puis il a contesté. « Non, je voulais juste dire qu’on allait se bagarrer… »

Il est condamné à l’indemniser pécuniairement. Et six mois de prison ferme sont prononcés.

Paris Normandie

Romain jugé pour le meurtre de Mickaël

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Le corps de la victime, Mickaël Augusto, 38 ans, a été découvert à son domicile havrais le 14 août 2013 (lire nos éditions des 29 août et 20 décembre 2013).

Alertée par une odeur pestilentielle, une voisine a prévenu les sapeurs-pompiers. Après avoir pénétré par la fenêtre de la cuisine, ils ont découvert le corps dans le salon, la tête en partie cachée sous la table basse.

Le corps y apparaît en état de putréfaction avancée, la peau avait viré au noir et le visage était tellement gonflé, que l’identité du défunt n’était même pas assurée au moment de sa découverte.

Dans le box des accusés, Romain Ciprut, un grand maigre d’1,94 m et 21 ans jugé pour meurtre et récidive de vol, a préféré regarder le sol ou fermer les yeux lors de la diffusion de tous les clichés pris dans l’appartement.

L’autopsie est venue clarifier la situation : la victime a reçu un coup de couteau, six ou sept jours auparavant, porté latéralement au-dessus du mamelon gauche si fort, qu’il a cassé une côte et probablement touché un vaisseau sanguin. Le sang a alors commencé à se répandre à l’intérieur du système respiratoire, provoquant une asphyxie. L’agonie a pu durer « plusieurs minutes voire plusieurs dizaines de minutes » a expliqué hier le médecin légiste Cyril Gricourt, « sans perte de conscience, sauf un état de choc au moment de la mort ».

Tué pour des avances sexuelles ?

Mais il a nié avoir voulu tuer celui qui lui aurait fait des avances sexuelles ce jour-là, alors que lui-même voulait simplement « se poser » et fumer des joints. L’accusé, hétérosexuel, le laissait espérer depuis leur rencontre, en juillet, une relation. L’étude de sa personnalité hier par la cour, a révélé un jeune, qui s’est senti isolé très tôt au sein de sa propre famille, lorsque sa mère, divorcée un an après sa naissance, s’est remise en ménage avec un homme, dont elle a eu deux enfants.

Paris Normandie

L’ex patron Denis Gautier-Sauvagnac détourne 19 millions et écope d’un sursis

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La cour d’appel de Paris a condamné mardi l’ex-patron Denis Gautier-Sauvagnac à deux ans de prison avec sursis et 100.000 euros d’amende au procès de « la caisse noire » de la puissante fédération de la métallurgie (UIMM).

L’avocat général avait requis trois ans de prison, dont un ferme, et 375.000 euros d’amende à son encontre.
La cour a par ailleurs condamné l’ancien délégué général de l’UIMM, Dominique de Calan, à 50.000 euros d’amende, l’ex-chef comptable Dominique Renaud à 5.000 euros d’amende et l’UIMM en tant que personne morale à 30.000 euros d’amende.
Comme pour Denis Gautier-Sauvagnac, l’avocat général avait requis à leur encontre la même peine qu’en première instance, soit un an avec sursis et 150.000 euros d’amende pour Dominique de Calan, huit mois avec sursis pour Dominique Renaud et 150.000 euros d’amende pour l’UIMM.
Il était reproché à Denis Gautier-Sauvagnac d’avoir retiré entre 2000 et 2007 quelque 19 millions d’euros en liquide des caisses de « l’entraide professionnelle » de l’UIMM (EPIM), une structure destinée à apporter « un appui moral et matériel » à ses adhérents subissant un conflit du travail.
Une partie de ces fonds a été utilisée pour rémunérer des salariés non déclarés.

Une autre a servi à des compléments de salaire ou de retraite également non déclarés et on n’a retrouvé aucune trace des 14 millions d’euros restant, avait rappelé l’avocat général.

Le point

Daniel condamné à Vingt ans de réclusion pour le meurtre d’une septuagénaire

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Élucidé douze ans après, le meurtre d’une septuagénaire dans les Pyrénées-Atlantiques a entraîné la condamnation d’un ancien maçon à 20 ans de réclusion.

Ancien maçon, Daniel Trey a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle dans la nuit de lundi à mardi pour le meurtre d’une septuagénaire à Eysus, dans les Pyrénées-Atlantiques en 2001.

Les révélations de sa complice à l’origine du jugement

Douze ans plus tard, le meurtre avait été élucidé grâce aux révélations de sa complice et ex-épouse qui le faisait chanter.

Jugée à ses côtés par la Cour d’assises de Pau, son ex-femme, Karine Barboure, a été condamnée à 13 ans de réclusion criminelle.

Ses objets volés, la septuagénaire retrouvée morte en 2001

Marguerite Lagrave, 78 ans, avait été retrouvée morte à son domicile d’Eysus, près d’Oloron-Sainte-Marie, en novembre 2001, avec de multiples traces de coups au visage et deux plaies d’égorgement à l’arme blanche.

Tous ses biens de valeur avaient également été volés. Les enquêteurs n’avaient pas élucidé ce meurtre et une ordonnance de non-lieu avait été prononcée en septembre 2005.

La complice du coupable également impliquée

Mais l’affaire avait rebondi en mars 2013, lorsque Karine Barboure s’était rendue à la gendarmerie de Lacanau (Gironde), où elle résidait depuis sa séparation, pour dénoncer son ex-mari, entraînant une réouverture de l’enquête.

Placé en garde à vue, Daniel Trey avait reconnu avoir cambriolé le domicile de la septuagénaire et l’avoir tuée après avoir « paniqué ».

Il avait également déclaré que son ex-épouse « se trouvait avec lui au moment des faits, qu’elle était restée dans la voiture, mais l’avait aidé à faire disparaître les indices » et l’arme du crime.

Ouest France

Un ancien prêtre a détourné 700 000 euros à l’église

L’homme a reconnu les faits, qui ont été découverts par son successeur.

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L’ancien prêtre de la paroisse de Saint-Lizier (Ariège) a reconnu avoir détourné le denier du culte et des bénéfices des ventes de bougies votives, soit plus de 700 000 euros. Ce prêtre âgé de 80 ans, un moment placé en garde à vue, s’est vu délivrer une convocation devant le tribunal correctionnel de Foix. Il sera jugé le 16 janvier.

Les faits ont été découverts après le départ à la retraite du suspect par son successeur et une plainte a été déposée par l’association diocésaine de Pamiers, en charge notamment de la paroisse de Saint-Lizier.

Une saisie judiciaire conservatoire de 656 000 euros

L’enquête préliminaire confiée à la brigade des recherches de Saint-Girons a permis de matérialiser l’existence de détournements systématiques commis par le prêtre durant toute sa période d’activité entre juillet 1987 et février 2013. Les détournements ont concerné en majeure partie les dons des paroissiens mais il y a eu aussi environ 100 000 euros qui correspondent aux bénéfices tirés des ventes de bougies votives.

Une saisie judiciaire conservatoire d’un montant de 656 000 euros a été opérée sur les comptes bancaires du prévenu.

Le Progres

« si j’avais un briquet, je t’aurais cramée toi et ton voile » une musulmane menacée sur le chemin de l’hôpital

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En présence de sa fille de 7 ans, une femme voilée a subi des propos racistes. La mère de famille a porté plainte au commissariat de Saint-Quentin.

Agressif, il m’a hurlé « ici on est en France ! » J’ai compris que c’était pour moi. Je l’ai regardé et il m’a encore dit « je suis raciste et fier de l’être ». J’ai continué ma route et il m’a lancé, « si j’avais un briquet, je t’aurais cramée toi et ton voile ».

C’est en ces termes que Marie (son second prénom) raconte lundi 30 novembre dans son appartement du quartier Europe, le mauvais moment vécu vendredi dernier, aux alentours de 9 h 30. La femme voilée était alors en compagnie de sa fille de 7 ans. Elle se rendait à un rendez-vous médical auprès d’un cardiologue pédiatre. Les faits se sont produits sur la voie publique, si tôt la grille d’entrée de l’hôpital franchie.

Courrier Picard