Cyril mettait des photos pornos de sa femme sur Facebook

Cyril est un homme plutôt petit, du genre insignifiant. Agriculteur de son état, il est fils unique d’une famille plutôt jalouse de sa terre, qui couve son rejeton comme une plante rare. Son épouse Véronique (1), en revanche, est une belle femme, au charme élégant.

part-ref-ref41746-1-1-0.jpg

Elle travaille, ou plus exactement, travaillait dans un collège comme assistante d’éducation. Quelques semaines après la rentrée, en octobre 2015, la directrice du collège la convoque : des photos pornos circulent sur Facebook, la montrant nue dans des poses sans ambiguïté.

Véronique est atterrée et surtout virée séance tenante : tout le collège est au courant et les élèves rigolent sous cape. Pour Véronique, il n’y a pas de quoi rire. C’est son mari Cyril qui a balancé les photos, en se servant des identifiants de gamines du collège, qu’il a pu récupérer assez facilement. Quand les copines de sa propre fille et la fille elle-même découvrent les photos, les petites effacent tout immédiatement. Mais trop tard, les photos infamantes continuent à circuler.

15 mois de prison dont 9 mois avec sursis et mise à l’épreuve pendant 2 ans, obligation de soins psychiatriques et obligation d’indemniser sa victime.

La Depeche

 

Adrien et Dorian agressent une femme et violentent la police

4835443_7_956d_des-policiers-patrouillent-a-strasbourg-le-27_96c13790c29b37602672e25b18267138

Cinq mois de prison pour un bonnet… Tout a commencé la nuit du 13 décembre 2014, devant le bar English pub, dans le quartier Saint-Leu à Amiens. L’un des fêtards se fait voler son bonnet, et la situation dégénère. Une jeune femme explique aux policiers qu’on lui a déversé un verre de bière sur la tête ; elle dit avoir reçu un coup de poing au visage ; puis avoir été brutalisée à la tête contre une voiture en stationnement. Et alors qu’elle était inconsciente au sol, on lui aurait porté de violents coups de pied.

Sur place, les policiers ont affaire à deux jeunes hommes qu’ils connaissaient très bien : les frères Carpentier, Adrien et Dorian. Ils étaient très alcoolisés. Leur interpellation a été mouvementée. Les insultes ont fusé sur les fonctionnaires. Au commissariat, leur excitation a persisté. À la barre, ce jeudi 14 janvier, les deux prévenus, âgés de 24 et 26 ans, ne reconnaissent que les insultes. Ils nient avoir violenté les fonctionnaires, encore plus avoir agressé la jeune femme.

Adrien Carpentier, déjà condamné à 17 fois, est sanctionné de cinq mois de prison. Dorian Carpentier, écope pour sa part de deux mois de prison.

Courrier Picard

Yvette perçoit pendant 15 ans la pension de sa défunte amie

Yvette B., 85 ans en février, était attendue avec impatience par le tribunal correctionnel de Nice ce mardi. Malheureusement, elle ne s’est pas présentée. La justice attendait des explications au sujet de la pension que cette Niçois a indûment perçue pendant près de… quinze ans.

a1-6287811

LES PENSIONS ET… L’APPARTEMENT

Pension de guerre et pension de reversion étaient, en principe, versées à son amie et voisine Alice Jouilliie. Sauf que cette dernière est décédée en octobre 1997.

Or les comptes bancaires de la défunte ont continué à fonctionner jusqu’en 2012 et près de 238.000 € de pensions y ont transité. Yvette B. s’était même approprié un appartement de la défunte, boulevard Josepth-Garnier à Nice, qu’elle avait rénové avant de le mettre en location.

Le syndic de l’immeuble avait, en son temps, alerté le parquet sur le curieux comportement d’Yvette B., mais la justice n’avait pas donné suite.

En 2013, les héritiers déposent plainte. Et pour cause, la Direction générale des finances publique leur ré-clame 208.000 €. Un trop-perçu selon le Centre de gestion des retraites qui a, entre temps, découvert le pot aux roses.

Nice Matin

Thierry comparait pour outrage, menaces, violence envers les surveillants de prison

201106271093.jpg

Il s’agit d’une comparution immédiate. Les derniers faits datent du 31 décembre. Mais Thierry Iguale comparaissait devant le tribunal correctionnel d’Ajaccio, présidé par Marie-Josèphe Muracciole, pour des faits plus anciens mais identiques : outrages, menaces et violences.

Le tout, au sein de la maison d’arrêt d’Ajaccio. Connu pour des faits de violences, des infractions à la législation sur les armes et pour des cambriolages, le quinquagénaire incarcéré depuis un an et demi a demandé un délai au tribunal afin de préparer sa défense.

Au cours de l’année 2015, il s’est fait remarquer à plusieurs reprises par les surveillants ou encore ses codétenus. « Vous comparaissez pour outrage, menaces, violence. Vous avez notamment dit à un surveillant : « Va te faire enc…, allez tous vous faire enc… », tout en lui crachant dessus« , rapporte dans un premier temps la présidente. Le 6 novembre Thierry Iguale aurait d’autre part commis des violences sur un autre détenu.

Mais le 31 décembre, il s’en est à nouveau pris au surveillant de la prison, toujours le même. « Tu es un enc…, je vais te trouver dehors. De toute façon je peux te tuer ici, tu le sais« , relate à nouveau Marie Josèphe Muracciole.

Sans surprise, Marie-Josèphe Muracciole, prononce le maintient en détention en attendant la prochaine audience.

Corse Matin

Junior tabasse avec son père Guy, le papa d’une fille qu’il a violé

sfr2

À la barre du tribunal de Verdun, ce mercredi, ils n’ont pas l’air très proches. Normal, ce père et son fils sont en froid. « Mais rien à voir avec cette affaire », souligne Guy*, le papa, âgé de 49 ans. Celui-ci et son fils Junior*, 20 ans, ont d’ailleurs le même avocat : ils doivent répondre ensemble d’actes de violence commis en réunion le 8 mai dernier, à Bouligny. Durant leur procès, qui a duré 1 h 30, le juge Jouanny devait se faire une opinion sur leur culpabilité.

Le soir des faits, Roland*, la victime dans cette affaire, est à la recherche de Junior. Il veut discuter avec lui à propos de sa fille. Une procédure est en effet en cours : Junior est accusé de viol sur la fille de Roland mais aussi de harcèlement au téléphone. Les deux hommes finissent par se trouver. On ne sait pas bien ce qui pousse Junior à rentrer chez lui et à prévenir son père, Guy, de la présence de Roland à l’extérieur. Guy dort paisiblement, ce soir-là : il se lève tôt le lendemain pour travailler. Mais quand il apprend par son fils que Roland est dehors il sort.

S’en suit une bagarre violente entre les deux hommes. Roland écope de 20 jours d’ITT. Guy l’assure, il n’a fait que se défendre :

« Quand je suis sorti il m’a frappé. Et il m’a dit qu’il allait me tuer. » Cette version n’est pas corroborée par la victime mais surtout pas par la femme de Guy. Il a porté le premier coup et il s’est « acharné » sur Roland. Junior, accusé d’avoir immobilisé Roland pendant que son père le frappait a changé plusieurs fois de version.

Elle requiert 4 mois de prison dont deux avec sursis contre Guy, trois mois avec sursis avec l’obligation d’effectuer un travail d’intérêt général de 105 heures.

Vosges Matin

En intervention dans une cité pour des feux de poubelles, la police caillassée par Julien, Thomas et steeve

Deux frères aux casiers vierges et un ami déjà connu de la justice ont été reconnus coupables de jets de projectiles sur des policiers.

image_content_Personnalise_19900071_20160105212345

Des pierres, des clous, des boulons, un marteau, un jerricane rempli d’eau. Les policiers ont essuyé une véritable «pluie d’objets », comme le décrivent douze d’entre eux qui intervenaient le 19 décembre, Cité Chauvin, au Havre. Les agents ont dû répliquer par des tirs d’un lanceur de grenades « Cougar » et d’un lanceur de balles de défense. Trois garçons de 18 à 21 ans sont dans le box, mercredi.

Ce samedi-là, vers 8 h 30, des pompiers et des équipages de police se rendent sur place pour des feux de poubelles, de palettes et de planches de bois. À l’entrée du quartier dans le sud de la ville, une colonne d’intervention se positionne, avant d’entrer dans le secteur. Deux individus incendient une palette, sous les yeux des agents. Il y a là Steven déjà connu des services. Il prend la fuite vers la maison de la famille des deux autres prévenus : Julien et Thomas. Les policiers le suivent, jusqu’à se poster le long du jardin familial. Ils voient des pierres jetées en leur direction.

Puis, Julien est reconnu avec des clous et des boulons. Un jerricane d’eau se retrouve aussi dans les airs et touche un fonctionnaire. Thomas s’improvise lanceur de marteau. Tout en filmant, il s’essaye à des coups de poing.

Julien et Thomas, primo-délinquants, écopent de six mois de prison avec sursis. Déjà connu d’un antécédent de violence, Steven est condamné à six mois ferme. Neuf policiers, parties civiles, sont à indemniser, pour un total de 2 300 €.

Paris Normandie

Attouchements sur sa petite-fille : deux ans de prison ferme pour André

Le parquet a requis deux ans de prison ferme, à l’encontre d’un grand-père qui a commis des attouchements sur sa petite-fille à Dieppe. Il a été condamné en première instance.

image_content_Personnalise_19986112_20160113200855

«C’était pour rigoler ». Voilà la glaçante explication qu’André, un grand-père de 71 ans, a donnée à la cour d’appel de Rouen pour justifier les attouchements auxquels il s’est livré sur sa petite-fille fin 2008 à Dieppe. « On était assis, il m’a attrapée par le cou, il m’a embrassée, m’a touché la poitrine et le sexe jusqu’à ce que ma mère arrive », raconte en pleurs la victime, aujourd’hui âgée de 20 ans. Sept ans après, cette scène la hante encore.

L’avocat général a requis la peine de trois ans de prison dont un an avec sursis. Confirmant ainsi la condamnation du tribunal correctionnel de Dieppe.

Paris Normandie

Condamnation de Gaëtan, le frère incestueux et de sa mère qui imposait le silence

inceste

En avril dernier, Gaëtan V. a été jugé et condamné à Lille par la justice des mineurs pour une partie des agressions sexuelles sur sa petite sœur. Condamné à deux ans de prison, il purge sa peine au centre de détention d’Uzerches. Lundi, il comparaissait devant la 5e chambre correctionnelle de Lille pour des agressions commises sur sa sœur entre mars et juin 2007 alors qu’il était majeur.

La mère du prévenu et de la victime était également jugée pour avoir « étouffé » les agissements de son fils.

Le président Bertrand Pagès a rappelé qu’une fille aînée avait déjà porté plainte contre son père pour attouchements sexuels, affaire alors classée sans suite. Me Lefebvre a indiqué que cette même fille avait « tranquillement » expliqué aux enquêteurs qu’elle avait imposé des jeux sexuels à son cadet Gaëtan V. À chaque fois, la mère réprimandait et imposait le silence… La benjamine de cette fratrie de six enfants, victime de Gaëtan V., est la seule à avoir porté plainte en 2009.

Gaëtan V. fera six mois de prison supplémentaires, condamné à un an dont six mois avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans.

La Voix Du Nord

Un an de prison pour Thomas Leclercq, le psychologue pédophile

5512873-8223907

Le jugement a été rendu ce matin en ouverture de l’audience au tribunal de grande instance. Thomas Declercq psychologue exerçant à Thonon a été condamné à 3 ans de prison dont 2 avec sursis, pour agression sexuelle envers les enfants qu’il suivait professionnellement.

Il a interdiction définitive d’exercer toute activité de proximité avec les enfants, doit se soumettre à un suivi socio-judiciaire durant 5 ans et son nom figurera au fichier international des délinquants sexuels. Au titre de l’action civile, il devra indemniser ses cinq victimes et leurs parents.

Outre les agressions sexuelles, ont été retenues la corruption de mineurs et la détention de photos pédopornographiques, qui selon le juge « parlent d’elles-mêmes ».

Le Dauphine

Énervé, Joseph tabasse son voisin avec un tuyau d’aspirateur

403799398_B977554613Z.1_20160112155730_000_GUT5VFKQ8.1-0

Le 15 février 2015, à Compiègne, Joseph en a eu assez de son voisin bruyant. «  C’était le soir, la journée, en semaine, le week-end…  », a-t-il expliqué au président du tribunal, ce mardi 12 janvier. Il a alors choisi la moins bonne des solutions. Il s’est rendu devant le domicile voisin avant de frapper la porte au point de la casser. La riposte est immédiate : il se fait asperger de gaz lacrymogène.

Ni une ni deux, il retourne chez lui, puis revient avec la partie en métal de son tuyau d’aspirateur, avec lequel il frappe à plusieurs reprises l’homme vivant dans l’appartement voisin. Souffrant de plusieurs hématomes, ce dernier s’est vu prescrire trois jours d’ITT. Interpellé, son agresseur se débat, puis refuse de se soumettre au prélèvement de son ADN, à la traditionnelle photo et au relevé de ses empreintes digitales.

Au terme de l’audience, le prévenu a été condamné à trois mois de prison avec sursis. Il devra également se soigner psychologiquement et indemniser la victime : 600 euros. Étonnement du prévenu, qui a pourtant reconnu les violences avec arme.

Courrier Picard

Logan prend en otage son codétenu avec une cagoule « Je suis Daesh»

À la prison d’Amiens, mardi, un jeune amiénois portant une cagoule avec l’inscription «Je suis Daesh» a pris en otage son codétenu. Il était armé d’une fourchette. Les Éris l’ont ensuite maîtrisé. 

124559657_B977567400Z.1_20160113230608_000_GGE5VNCQ7.1-0

La journée a été très agitée, mardi 12 janvier, à la maison d’arrêt d’Amiens. Entre midi et 14 heures, les surveillants ont dû traiter une situation délicate. L’un des détenus, Logan Demorgny, 20 ans, retient son compagnon de cellule en otage. Très menaçant, il menace la victime, une fourchette appuyée sur son cou. Avant cela, il avait pris le soin de lui ligoter les mains avec des morceaux de draps. L’Amiénois exige de l’administration pénitentiaire son transfert dans une autre prison. Élément étonnant : le détenu porte une cagoule qu’il a confectionnée, sur laquelle il a inscrit «  Je suis Daesh  ». Les surveillants ont indiqué qu’il tenait des propos incohérents sur cette organisation terroriste.

Le jeune homme a déjà été condamné à de nombreuses reprises pour des vols ou encore pour trafic de stupéfiants. L’an dernier, il avait été interpellé alors qu’il avait lancé une pierre dans un carreau de la synagogue d’Amiens.

Le 26 novembre dernier, il avait écrit «  Gloire à Daesh  » dans les geôles du commissariat. Le 14 décembre, c’était «  Vive Daesh  », inscrit sur un mur de la maison d’arrêt.

Logan Demorgny est retourné en prison en attendant son procès. Il sera jugé pour séquestration, violences avec arme, dégradations, outrages et apologie du terrorisme.

Courrier Picard

Un prêtre jugé en appel pour injure raciale envers Christiane Taubira

XVM22fdfe30-b870-11e5-8e31-6ce095433cb6

L’ancien curé de la paroisse de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, à Paris, était poursuivi pour avoir crié «Y’a bon Banania, y’a pas bon Taubira» lors d’une manifestation contre le mariage homosexuel en 2013. Il avait été relaxé en première instance.

Poursuivi pour injure raciale, l’abbé Xavier Beauvais, relaxé en premier instance, est jugé ce mercredi en appel au palais de justice de Paris. Cet ancien curé de la paroisse intégriste de Saint-Nicolas-du-Chardonnet à Paris, qui officie maintenant à la paroisse Saint-Pie X de Marseille, avait crié, lors d’une manifestation anti-mariage homosexuel, à l’appel du mouvement Civitas: «Y’a bon Banania, y’a pas bon Taubira.» Ces faits remontent au 20 octobre 2013.

Jugé une première fois le 25 mars 2015, l’ecclésiastique avait plaidé l’ignorance. Face à ses juges, vêtu d’une soutane, il avait expliqué que, n’ayant ni ordinateur ni téléphone portable, ne lisant pas les journaux, ne regardant pas la télévision, il ne connaissait pas la connotation raciste de l’ancien slogan de la marque de chocolat en poudre. Le slogan «Y’a bon Banania» est interdit depuis 2011 sur les produits de la marque.

«Je ne suis pas raciste, c’est contraire à ma religion»

A la barre, l’abbé avait expliqué qu’il entendait ainsi opposer la référence à la famille que représente pour lui Banania, à l’«élément de destruction de la famille» qu’est pour lui la loi Taubira sur le mariage homosexuel. Il avait ajouté que le tirailleur sénégalais, icône de la marque de chocolat en poudre, s’était «battu pour la France» tandis que, de son point de vue, la ministre de la Justice se battait contre. «Je ne suis pas raciste, c’est contraire à ma religion», avait-il assuré à la barre.

De son côté, le tribunal correctionnel de Paris avait jugé que les éléments constitutifs de l’infraction «n’apparaissent pas pleinement réunis». La constitution de partie civile du Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) avait été déclarée irrecevable, faute d’accord préalable de Christiane Taubira.

Lefigaro

Avec l’état d’urgence, Guy et son fils collectionneurs d’armes finissent au tribunal

10513

Guy, le papa, et son fils Anthony étaient tout surpris, mardi 5 janvier, de se retrouver au tribunal correctionnel. Jamais cette famille paisible n’avait fait parler d’elle jusqu’à ce matin du 5 décembre 2015. À ce moment, la France se trouvait en état d’urgence après les attentats de Paris. 

Collectionneurs d’armes de la Première et la Seconde Guerre mondiale – une passion transmise par le grand-père –, Guy et Anthony se rendaient régulièrement sur différentes bourses aux armes pour en acquérir, parfois démilitarisées, parfois non. Voilà tout le problème !

Vers 7 heures le 5 décembre 2015, une trentaine de gendarmes investissent la demeure familiale pour une perquisition, découvrant un véritable arsenal, des fusils dont un Lebel, un pistolet-mitrailleur britannique Sten, des pistolets dont un Mauser, des baïonnettes et quelques munitions…

Le tribunal a interdit les condamnés de détenir une arme pendant cinq ans, et a demandé la destruction de tous les scellés. Ils devront aussi s’acquitter d’une amende de 1 000 euros.

Aisne Nouvelle

Rudy coupe son bracelet électronique et part en prison

4615997

Dire que Rudy Thallot est connu des tribunaux est certainement un doux euphémisme. Mardi 5 janvier, au tribunal correctionnel de Saint-Quentin, l’individu, ayant déjà vingt-six mentions à son casier judiciaire, comparaissait à nouveau devant les juges. 

Déjà condamné pour port d’arme prohibé, pour des vols aggravés, des délits de fuite, ce délinquant se trouvait voici peu encore sous contrôle judiciaire avec un bracelet électronique au pied.

La présidente Sabine Orsel a retracé le « palmarès » de cet individu, rappelant même « que d’autres mentions ne se trouvaient pas encore sur son casier judiciaire».

Toujours est-il que Lucile Moutier, représentant le ministère public, s’est montrée particulièrement surprise : « Vous êtes déjà sur un aménagement de peine et vous coupez votre bracelet électronique. C’est une évasion et je demande huit mois de prison. »

Il a été condamné à quatre mois de prison ferme.

Aisne Nouvelle

Un maire condamné pour avoir traité les gendarmes de « bon à rien »

1238748638_B977559734Z.1_20160113095624_000_GKI5VHPHR.5-0

Il avait traité de « bons à rien » des gendarmes qui tardaient à intervenir pour maîtriser un individu ivre sur la voie publique.

Écœuré, le maire de Saint-Ouen Domprot, Philippe Coquin. Lundi 11 janvier, l’après-midi, il a été condamné à verser une amende de 500 euros et à verser 150 euros à une gendarmette pour un outrage commis le 7 septembre 2014, lors de la fête du village.

L’individu a notamment tabassé un homme qui avait déjà les deux mains cassées et frappé le fils de l’édile. Pour autant, le maire aurait tenté de calmer le jeu. Présents sur les lieux, d’après des témoins, les gendarmes auraient tardé à intervenir. Ce qui a poussé le maire à les invectiver : «  Intervenez, bons à rien. »

L’Union

Sandra livrait de la drogue à son fils en prison

15679_844_police

La sœur achetait le cannabis, la maman le convoyait et le fils contentait ses codétenus. La petite affaire familiale a été jugée à Laon. 

Dylan, Sandra, Anastasia. Le premier est le fils. La deuxième sa mère, la dernière, la sœur. Un trio hirsonnais fracturé depuis que Dylan, âgé de 20 ans, vogue de condamnation en condamnation.

En mars 2015, le jeune homme est incarcéré à la maison d’arrêt de Charleville-Mézières. Trois mois plus tard, il est dans celle de Châlons-en-Champagne et c’est dans ces deux endroits que se déroulent les faits qui sont reprochés au trio.

Dylan le vend comme ça : « Mes codétenus me mettent la pression pour avoir de la drogue. J’ai demandé à ma mère d’en faire passer pendant les parloirs. » Le manège dure de mars à novembre dernier et à une quinzaine de reprises, en mère appliquée, Sandra, 43 ans, passe de la résine dans son soutien-gorge. Et tout cela grâce à sa fille, consommatrice à ses heures, qui dit se fournir à Lille. Onze entrées à Charleville, quatre à Châlons.

La mère pense livrer son fils pour sa consommation personnelle.

Dylan pose problème. Il est actuellement incarcéré dans le cadre d’un vol avec armes, une affaire criminelle.

Le casier judiciaire de Dylan Leforestier est porteur de seize condamnations. «C’est hallucinant », peste le substitut Haquin !

Sa mère et sa sœur écopent d’une peine de quatre mois de prison avec sursis. Quatre mois aussi pour Dylan, mais ferme.

Aisne Nouvelle