Articles par Fdebranche

Dennis, condamné pour vol a roulotte

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Dennis L., 26 ans, était jugé mercredi après-midi en comparution immédiate pour un vol à la roulotte commis le 28 décembre dans le parking d’Euralille. Il a été arrêté place Rihour, quelques heures après le vol. Il portait sur le nez des lunettes de soleil dérobées dans la voiture avec quelques objets.

Au tribunal, Dennis L. est incapable de répondre aux questions de la présidente Geneviève Créon. Ses souvenirs ont été estompés par l’héroïne qu’il s’injecte régulièrement dans les veines. Le jour du vol, il a accompagné un ami qui voulait se piquer dans le parking du centre commercial.

Le tribunal a choisi de donner une chance à Dennis L. Il a été condamné à quatre mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans. Il a obligation de se soigner et de trouver une formation.

La Voix du Nord

En deux jours, Johan et des complices cambriolent trois fois la même magistrate

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Johan Ansel, Sinois de 28 ans, a été condamné à deux ans de prison, dont un avec sursis et mise à l’épreuve, ce lundi, pour avoir participé à l’un des trois cambriolages commis, en décembre, au domicile d’une magistrate à Douai.

Qu’est-ce que Johan Ansel, Sinois de 28 ans, est allé faire dans cette histoire ? Qu’est-ce qui est passé dans la tête de ce jeune père de famille, avec une compagne enceinte et un emploi, pour qu’il décide d’accompagner trois gamins de 15, 16 et 19 ans sur les lieux d’un cambriolage ?

Quand il participe au cambriolage dans la maison d’une magistrate, boulevard Jeanne d’Arc à Douai, le 4 décembre dans la soirée, l’habitation a déjà été visitée deux fois : une première deux jours plus tôt et une autre le même jour.

« Le 4 décembre, on avait besoin de lui pour récupérer le véhicule » des victimes, dit Me Dubois. Sauf que, faute de voiture (elle avait été déplacée après le premier vol), Ansel et ses complices se sont servis dans la maison (ordinateurs, bijoux, etc.).

« Il dit qu’il a suivi le groupe mais je crois plutôt qu’il a dû flairer le bon coup », avance le substitut du procureur Jean-Baptiste Miot. Comme si une condamnation à quatre ans de prison, prononcée en 2010 pour de graves violences sur un enfant de 2 ans en 2008, ne lui avait pas servi de leçon. Cette fois, il écope de deux ans de prison, dont un avec sursis et mise à l’épreuve.

La Voix du Nord

Adrien, Jeffrey et Marine, un trio machiavélique qui rackettait une jeune femme

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La victime vit chez ses parents à Fontaine-Bellenger. Elle est aide ménagère, et son entourage avait toujours considéré que ses relations amicales, datant du CFA, ne pouvaient qu’apporter de la joie à cette grande fille dite « fragile », que le trio sortait en balades ou en discothèque.

Surtout Adrien B. (20 ans actuellement) qui passait pour être son amoureux et l’aurait rendue un peu dépensière. Elle succédait à l’affection de Marine M. (19 ans) partie dans les bras de leur copain commun, Jeffrey D. (19 ans) de Guichainville, comme Adrien.

Totalement sous le charme de ce dernier, Virginie ne rechignait pas à « participer » aux dépenses du petit groupe. Elle se fit ensuite rouler grâce à une fausse facture (émise par son copain) pour un vélo loué à Rouen et pour lequel on réclamait 250 €. Puis Adrien se retrouva en prison d’octobre 2014 à mai dernier pour un an ferme, suite à un vol avec violence et destruction. Il était devenu « gradé » dans la délinquance, et encore plus avide d’argent pour régler ses besoins en cannabis.

D’ailleurs, depuis le printemps 2014, il s’était approché d’elle pour être plus près de son porte-monnaie, souligne la présidente, Marie-Christine Devidal. D’abord insistant pour obtenir 20 €, le Roméo devint menaçant, en compagnie du couple Jeffrey-Marine qui l’accompagna pour des retraits de fonds à Gaillon, au distributeur bancaire. Une dette de 800 € de shit incitait Jeffrey à se joindre aux besoins de son copain.

Entre l’amour fou et la crainte de déplaire, la pression… jusqu’aux menaces de rupture, Virginie (qu’ils ont avoué surnommer « la cinoque ») ne savait plus qu’obéir, sans rien dire à ses parents inquiets toutefois de lui voir perdre quatorze kilos en trois mois.  A la fin d’octobre, et en trois fois, elle avait payé 770 €, puis encore 250 € et encore 40 € le 4 novembre, vidant son compte. Une autre alerte pour les parents.

Son père, artisan-électricien, ému par l’apparente détresse de sa fille, recevant des SMS menaçants ou injurieux, ne pouvait pas déposer une plainte pour elle. Les amis l’avaient initiée à leurs fumeries, et Virginie refusait de les dénoncer. Pourtant, elle les mit au courant de l’installation de caméras de surveillance installées autour de la maison.

Le trio arriva chez elle le 29 novembre pour exiger cette fois 150 €. En forçant sa porte et avec quelques claques plus convaincantes, ils parvinrent à embarquer la jeune femme en voiture. Mais comme elle n’avait plus sa carte bancaire (détruite par son père), Virginie ne pouvait rien donner, même sous la menace d’être « enfermée toute la nuit dans une cabane en forêt ». Elle promit par contre de se rendre avec eux à Gaillon, à l’ouverture de l’agence, dès le matin suivant.

A 11h10 ce même jour, les trois extorqueurs étaient interpellés. Toutes les preuves de leur sinistre activité, et les images de leurs violences pour enlever leur victime, purent compléter les messages (SMS) de demandes d’argent, de rendez-vous et menaces attestées par les relais téléphoniques.

La victime, épaulée par Me Christelle Beauvalet, reste atteinte d’une « grosse empreinte psychologique » à mesurer, dans ce scénario monté depuis deux ans contre la « gentillesse de Virginie abusée, droguée, passée à tabac, harcelée et même menacée d’être conduite… à la prostitution ! » selon l’avocate. Elle va plaider le « psychisme détruit » de la jeune fille incapable de dire un mot, qui vient de vomir avant d’entrer dans le prétoire (!) persuadée, encore, qu’ils « vont la tuer ».

Adrien B. écope au final de trois ans de prison dont un avec sursis ; Jeffrey D. est condamné à trente mois de prison, dont dix-huit avec sursis ; Marine M. prend dix-huit mois de prison, dont douze avec sursis. Tous les trois seront soumis à la mise à l’épreuve requise et conduits à exécuter la partie ferme, immédiatement, sur un mandat de dépôt, soit respectivement vingt-quatre, douze et six mois, sans possibilité d’aménagement des peines.

L’Impartial

Des milliers de nationalistes ukrainiens défilent en l’honneur d’un collaborateur Nazi

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L’extrême droite ukrainienne a défilé aux flambeaux vendredi soir à Kiev pour commémorer l’anniversaire de la naissance du chef des nationalistes ukrainiens Stepan Bandera, célèbre pour avoir collaboré avec les nazi durant la seconde guerre mondiale.

Alors que les manifestants marchaient à travers le centre-ville jusqu’au Maïdan, la place centrale de Kiev et haut lieu des protestations qui ont conduit au renversement en février 2014 du président Viktor Ianoukovitch, ils ont scandé «Gloire à l’Ukraine! Gloire aux héros! Mort aux ennemis!».

Réunis à l’appel des partis d’extrême droite ultranationalistes et reprenant l’idéologie nazie Svoboda et Pravy Sektor, les protestataires brandissaient des drapeaux nationalistes rouge et noir ainsi que des portraits de Stepan Bandera (1909 – 1959).

«Aujourd’hui est un grand jour car la nation ukrainienne s’est battue pour ses droits et continue de se battre pour eux, afin de se sentir maître sur sa terre», a expliqué à l’AFP un manifestant, Vita Bichenko, qui exerce la profession d’avocat.

 

RT

Michel Hecht, nouveau suspect du quadruple meurtre de Chevaline

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Coup de théâtre dans l’affaire du quadruple meurtre de Chevaline (France) en 2012  ? Des médias anglais s’intéressent en tout cas à un certain Michel H., un Français qui a habité en Belgique. Selon un policier français à la retraite, Pascal Huche, il pourrait être lié à la tuerie de Chevaline. Ce que nie le principal intéressé. Nous sommes en mesure d’affirmer que ce Michel H. qui intéresse tant les Anglais est en fait Michel Hecht, originaire de Jamoigne (Chiny).

Michel Hecht a été condamné en 2008 par la Cour d’assises d’Arlon pour une triple tentative de meurtre à Florenville en 2005. Avec un comparse, il avait tiré à neuf reprises dans le chalet de son frère le 22 septembre 2005. La compagne du frère avait été grièvement blessée. L’enfant du couple, un bébé, s’en était sorti indemne. Hecht a été libéré en 2011.

A sa libération, il s’est installé en France. Pour rappel, trois membres d’une famille anglaise avaient été tués par balles en 2012 alors qu’ils se trouvaient dans leur voiture à Chevaline, dans les Alpes françaises. Un cycliste français qui passait par là avait également été tué.

La Meuse

Erreur judiciaire: le footballeur Yann Nsaku qui a passé 9 mois en prison pour terrorisme, innocenté

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C’EST L’UN des deux mis en examen à avoir bénéficié d’un non lieu. Ancien footballeur émérite passé par le centre de formation de l’AS Cannes, Yann Nsaku a passé neuf mois en détention provisoire.

Ce jeune converti de 22 ans aux convictions religieuses affirmées fréquentait de nombreux membres de la cellule. Mais tout au long de l’enquête, il n’a eu de cesse de nier son implication dans une quelconque entreprise terroriste.

Les enquêteurs l’ont longtemps suspecté d’avoir participé à l’attentat de l’épicerie juive de Sarcelles. Une mise en cause notamment due à l’erreur d’un expert qui avait utilisé comme photographie de référence celle d’un footballeur… ne lui correspondant pas !

Estimant qu’aucune charge ne pesait contre lui, le juge d’instruction en a tiré les conséquences en prononçant un non-lieu. « C’est une étape importante qui confirme son innocence et marque le début d’un processus de réparation », notent ses avocats, Mes Matthieu Chirez et John Bastardi-Daumont.

Parisien

Jean, Alexandre et Thierry tabassent un homme noir et l’insultent de « Bougnoule »

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Le 28 juin à Aire-sur-la-Lys, des Airois sont attablés dans une pizzeria, rue Saint-Pierre. L’un d’eux, quand un homme à la peau noire passe en tenue traditionnelle, lance à voix haute : « Tiens, Ben Laden passe dans la rue ! »

L’homme interpellé n’apprécie pas et le fait savoir. Le ton monte et six personnes s’en prennent à cet homme qui se fait rouer de coups. Un de ses amis vient à sa rescousse et ils se réfugient dans une résidence dont ils ferment la porte. Un des assaillants casse un carreau mais n’arrive pas à pénétrer.

La présidente s’étonne que, pour Alexandre Postolec : « Bougnoule, c’est pas raciste. C’était sous le coup de la colère ». Autre source d’étonnement de la présidente qui dit que, sur une vidéo, un agresseur imite un singe. Le prévenu mis en cause dit qu’il faisait « le guignol ».

La procureure constate que les témoignages vont tous dans le sens d’une « agression raciste. Il semble qu’on ne peut malheureusement pas changer la mentalité de certains qui se surpassent ».

Le tribunal a condamné Jean Piogez (quatre condamnations au casier judiciaire pour conduite en état d’ivresse) à six mois ferme, Alexandre Postolec (une condamnation pour violences volontaires) à quatre mois – en plus de la révocation du sursis liée à une condamnation précédente – et son frère Thierry à trois mois.

Ils devront régler environ 2 000 euros de dommages et intérêts et rembourser la Sécurité sociale d’une somme qui reste à établir.

La Voix du Nord

Un militant FN oublie son micro et traite les journalistes de «bande de chiens»

L’équipe de France 3 Poitou-Charentes n’en a pas cru ses oreilles. Alors qu’ils interviewaient des militants FN dans la Vienne lundi dernier, les journalistes ont demandé aux deux hommes de marcher côte à côte dans le but de tourner des plans d’illustration.

L’un des militants, Patrick Martinet, s’est alors laissé aller à quelques commentaires désobligeants. « Marchez pas trop vite pour qu’ils aient le temps de filmer correctement, cette bande de chiens », persifle-t-il. « Est-ce qu’on a le droit de leur donner une prime ou c’est eux qui nous en donnent une ?

Pour passer à la télé, c’est quand même gratuit, c’est dommage ! » Le militant FN pensait qu’il était trop loin pour que les journalistes l’entendent… mais il avait oublié que son acolyte portait un micro-cravate !

Une des journalistes a posté la vidéo compromettante sur Twitter avec le hashtag ironique #bandedechiens.

La Dépêche

Thiaroye 1944, un massacre de tirailleurs africains qui réclamaient leurs soldes

Cela se passe il y a plus de 70 ans, à Thiaroye, au Sénégal. L’armée française ouvre le feu sur des tirailleurs africains, qui ont combattu les nazis sous l’uniforme français.

Entre 1939 et 1944, près de 140000 Africains ont servi dans l’armée française. Parmi eux, les tirailleurs sénégalais, originaires des diverses colonies de l’Afrique Occidentale Française (AOF). Démobilisés après la guerre, une partie d’entre eux, anciens prisonniers de guerre, est regroupée dans un camp militaire à Thiaroye, près de Dakar.

Là, ils réclament le paiement de leur solde, de l’argent  qui ne leur a pas été versé alors qu’ils étaient prisonniers des nazis. Tant qu’ils n’ont pas touché ce qu’ils estiment être leur dû, ils refusent de quitter le camp militaire de Thiaroye, où ils sont cantonnés.

Le 1er décembre 1944, le commandement militaire ordonne le rassemblement et leur fait tirer dessus avec une automitrailleuse. Bilan annoncé : 35 morts et 35 blessés. Officiellement, il s’agit d’une riposte nécessaire à une rébellion armée.

France Info

Jacques Masset, un gourou qui prescrivait des orgies a ses patients condamné

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Parce qu’il prescrivait notamment des rapports sexuels multiples à ses patients, Jacques Masset70 ans, a été condamné à cinq ans ans de prison dont quatre ferme par le tribunal correctionnel d’Albertville (Savoie) pour abus de faiblesse.

Le tribunal lui a également interdit d’exercer toute profession en relation avec l’infraction pendant cinq ans et a prononcé la fermeture d’un de ses établissements pendant cinq ans. Le parquet avait requis quatre ans et demi de prison ferme et l’interdiction définitive d’exercer la profession de psychothérapeute.

«Il m’a demandé d’avoir chaque semaine des relations sexuelles violentes avec plusieurs personnes à la fois qui étaient aussi ses patients. Si je ne le faisais pas, il m’a assuré que je ne serai jamais une bonne mère et que je risquais de développer un cancer du col de l’utérus», a expliqué une de ses patientes à la barre

«En interprétant un de mes rêves, il m’a sorti que j’avais été abusée à 12 ans et que c’était moi le monstre, alors j’ai perdu pied et je suis tombée sous son emprise», avait-elle ajouté, affirmant avoir déboursé 20 000 euros pour son analyse. Une autre patiente avait déclaré avoir été incitée à se prostituer.

Le Parisien

« Agressions sexuelles » « propos racistes », 18 ados portent plainte contre des policiers

Les faits dénoncés sont graves. Ce jeudi 17 décembre, dix-huit adolescents du 12 ème arrondissement de Paris ont signalé, soutenus par leurs éducateurs, des faits de « violences volontaires aggravées », d’ »agressions sexuelle aggravée », de « discrimination » et d’ »abus d’autorité » de la part de policiers de leur secteur au procureur de la République de Paris.

Cette brigade de soutien du quartier Reuilly-Montgallet, situé entre la gare de Lyon et la place de la Nation, aurait  fait preuve d’excès de zèle. Dans le quartier, entre l’été 2013 et 2015, les contrôles auraient été quotidiens, et les « palpations de sécurité », non conformes à la procédure. A l’été 2013, la « vérif » a lieu chaque jour et les « doigts dans les fesses », « au moins une fois par semaine », confie Yassine, un des plaignants, au Monde.

Mais les excès de la BSQ ne s’arrêtent pas là, selon les dires des garçons et filles du quartier. Les policiers se seraient ainsi montrés régulièrement violents, assénant coups et faisant usage de bombes lacrymogènes. D’après les témoignages des ados, les insultes fusent : « On pisse sur le Ramadan », « espèce de Libanais de merde », « connards, sales Noirs », rapportent encore le quotidien.

Une enquête préliminaire a été confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices.

Métro News

À peine élus, les nationalistes corses réclament la libération du terroriste Yvan Colonna

Des tags islamophobes “Kill Muslims” dans le métro de Tuscany au Canada

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Six chefs d’accusation de méfait ont été déposés à l’encontre d’un homme de 30 ans soupçonné d’avoir dessiné des graffitis racistes et injurieux à la station de train léger Tuscany de Calgary le 3 décembre dernier.

La Couronne devra décider si les gestes qu’il est accusé d’avoir commis méritent que des accusations plus graves, comme incitation à la haine, soient également portées. L’autre suspect identifié grâce aux images de la vidéo surveillance présentée par la police a été arrêté et fait également face à six chefs d’accusation de méfait.

Le coût des réparations nécessaires pour effacer les dommages causés par les graffitis est estimé à plus de 20 000 $. Les messages injurieux et haineux envers les Syriens et les musulmans étaient accompagnés de symboles associés aux mouvements de la suprématie blanche.

Radio Canada

Salima, victime d’une agression islamophobe une femme tente de lui arracher son voile

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Serrant sa petite fille de 18 mois dans ses bras, elle semble encore sidérée. Salima Khadda a porté plainte ce lundi pour violence au commissariat de La Défense. Vers 16 heures, en plein cœur du centre commercial des 4 Temps, une femme a tenté de lui arracher son voile.

« J’avais rendez-vous avec ma mère. Ma fille était dans sa poussette, j’étais au téléphone et j’arrivais devant la boulangerie Paul, raconte cette habitante de Colombes. Tout à coup, j’ai senti une douleur et ma tête est partie en arrière, violemment.

Je n’ai pas tout de suite réalisé. Je me suis retournée et j’ai vu une femme qui rigolait. Ça me paraissait irréaliste. »

Salima reste quelques secondes interdite. « Cette femme avait l’air tout à fait normale, pas folle : entre 60 et 65 ans, soignée, avec un brushing de couleur acajou, décrit-elle. Je lui ai dit bravo, et je pleurais en même temps. J’étais choquée et j’avais mal : les épingles m’ont griffé le crâne.Elle est partie, et ensuite j’ai réalisé qu’elle n’avait pas le droit de faire ça. » Salima Khadda tente de rattraper son agresseur. En vain. « Une femme est alors venue et m’a dit : « Calmez-vous, calmez-vous. On va aller porter plainte. »

Pour la jeune habitante de Colombes, il ne fait aucun doute que cette agression est à caractère islamophobe. « Cette femme aurait pu taper ailleurs, relève calmement Salima. On ne tire pas sur un voile comme ça ». La jeune musulmane se sent démunie.

Le Parisien

Eric Zemmour condamné pour incitation à la haine envers les musulmans

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L’interview par laquelle le scandale est arrivée avait été publiée en octobre 2014, dans le journal italien Corriere della Sera (en italien). Près d’un an plus tard, le jeudi 17 décembre, Eric Zemmour a été condamné à 3 000 euros d’amende pour provocation à la haine raciale en raison de ses propos sur les musulmans.

Dans l’article, à la question du journaliste :

« Mais alors, que suggérez-vous de faire : déporter 5 millions de musulmans français ?« , le polémiste répond : « Je sais, c’est irréaliste, mais l’histoire est surprenante. Qui aurait dit en 1940 qu’un million de pieds-noirs, vingt ans plus tard, seraient partis d’Algérie pour revenir en France ? » 

Dans la foulée de la polémique, la chaîne d’information en continu i-Télé avait annoncé la fin de sa collaboration avec son chroniqueur Eric Zemmour. 

France TV