Un médecin suédois jugé pour avoir drogué, violé et séquestré une femme dans un «bunker»

Un médecin suédois avait enlevé une femme et l’avait enfermée une semaine dans un bunker, en septembre 2015, avant de se rendre à la police. Son procès s’est ouvert lundi.

Un médecin suédois est jugé à Stockholm pour avoir drogué, violé et séquestré une jeune femme en septembre 2015 dans un «bunker» aménagé afin de l’y retenir des année durant. Se faisant passer pour un Américain, le trentenaire, originaire du sud de la Suède, avait rencontré la jeune femme une première fois le 10 septembre 2015 chez elle à Stockholm, après qu’ils eurent établi un contact à distance. Ils avaient alors eu un rapport consenti.

Deux jours plus tard, il était revenu avec du champagne, des fraises et du jus de fruit bourrés de sédatifs. Il l’avait violée alors qu’elle était inconsciente puis transportée dans un fauteuil roulant jusqu’à sa voiture, équipée de fausses plaques d’immatriculation. Il avait fait sans encombres les 550 km séparant Stockholm de son domicile, près de Kristianstad, dans l’extrême sud du pays, où le généraliste jouissait d’une très bonne réputation.

Il avait installé la jeune femme dans un véritable bunker, construit à l’abri des regards, avec l’apparence extérieure d’un abri de jardin. Une cellule insonorisée, pourvue d’un lit et de toilettes, était accessible par deux épaisses portes à verrouillage électronique. Le médecin lui avait imposé des prélèvements sanguins et vaginaux pour s’assurer qu’elle n’était porteuse d’aucune maladie sexuellement transmissible.

Mais ses desseins avaient été rapidement contrariés. La sachant recherchée, il s’était rendu avec elle dans un commissariat de Stockholm moins d’une semaine plus tard, en lui demandant d’expliquer aux policiers que sa disparition n’avait rien d’inquiétant. Devant le comportement étrange du couple, les policiers avaient fini par interroger seule la victime, qui avait aussitôt révélé les faits. L’homme avait été interpellé.

Comparé par la presse suédoise à Josef Fritzl, cet Autrichien qui avait séquestré et violé sa fille Elisabeth pendant 24 ans, l’accusé, âgé de 38 ans, encourt la prison à vie pour enlèvement et viol aggravé. «Il désespérait de trouver une femme», a expliqué son avocate.

L’Essentiel

Adrien, le récidiviste écope de 4 ans de prison ferme pour avoir séquestré et menacé un couple

Un homme a été condamné après avoir séquestré et menacé un couple d’exploitants agricoles.

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Adrien Moulin, 27 ans, originaire d’Osny (95), a été jugé mardi devant le tribunal correctionnel d’Évreux pour vol, séquestration, violences et tentative d’extorsion sous la menace d’une arme envers un couple d’agriculteurs résidant au Thil.

 

Adrien Moulin n’est pas un inconnu pour la justice. « Déjà condamné en novembre pour être entré par effraction et avoir saccagé en 2014 une des propriétés du couple séquestré à Saussay-la-Campagne », rappelle la présidente, le jeune homme est « également détenu en préventive depuis plus d’un an pour des vols, dont un avec arme. »

 L’homme écope d’une peine de six ans d’emprisonnement dont deux ans avec sursis et mise à l’épreuve assortie d’une obligation de soins, interdiction de contact avec les victimes et de séjour dans le département ainsi qu’une interdiction de détenir une arme pendant cinq ans.

Paris Normandie

Enlèvement, extorsion et séquestration d’une femme : Marc, une figure du grand banditisme interpellé

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Un homme soupçonné d’avoir participé à l’enlèvement en 2014 près de Metz d’une amie du patron de l’écurie de F1 Lotus a été arrêté en Haute-Savoie et mis en examen pour enlèvement et extorsion.

Marc Bertoldi, présenté comme une figure du grand banditisme, est soupçonné d’avoir organisé l’enlèvement, près de Metz, de Stéphanie Turci en juin 2014.

La jeune femme, une proche de Gérard Lopez, homme d’affaires luxembourgeois et patron de l’écurie de formule 1 Lotus, était réapparue 72 heures après son enlèvement.

Selon les enquêteurs, M. Bertoldi, qui réside en Suisse mais a été arrêté dans la région d’Annecy, voulait forcer M. Lopez à lui verser une importante somme d’argent.

M. Bertoldi, dont le nom était déjà apparu dans une affaire de vols de diamants pour un montant de quelque 38 millions d’euros en 2013, a été arrêté le 12 novembre, puis mis en examen à Nancy pour enlèvement et extorsion en bande organisée, et association de malfaiteurs. Il a été écroué.

Au total dans ce dossier, cinq personnes sont en examen dont trois sont actuellement en détention. La victime, qui travaillait au Luxembourg, avait été enlevée à son domicile de Mexy (Meurthe-et-Moselle), alors qu’elle se trouvait avec l’un de ses amis.

Interrogée après sa libération, elle avait affirmé avoir été enlevé par deux agresseurs, et avoir été séquestrée dans un hangar en Belgique. Selon les informations du Républicain lorrain, elle aurait en réalité été kidnappée par 3 à 5 malfaiteurs, qui l’auraient menée vers une caravane en Belgique.

Le Dauphine

Jean-François et Nathalie jugés pour séquestration et trafic de cannabis

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Vingt-sept pieds de cannabis, 600 grammes de têtes de cannabis et… deux hommes cachés dans un plafond, telles ont été les prises des policiers narbonnais dans une habitation sur les Hauts de Narbonne, le 6 octobre dernier.

Dans cette affaire, un couple de Narbonnais d’une cinquantaine d’années, avait été interpellé puis placé sous contrôle judiciaire. Ils devaient répondre, lundi, devant le tribunal de « détention de stupéfiants« , pour l’épouse et de « détention, offre et cession » pour le mari.

La procédure démarre d’une manière rocambolesque, ce 6 octobre au petit matin, lorsque la police reçoit un appel d’une jeune femme signalant la « séquestration » de son amie. Finalement, les policiers vont intervenir pour une tout autre cause.

Arrivés à la maison indiquée, ils voient deux hommes s’enfuir. Les hommes de la BSU indiquent à l’occupante des lieux qu’ils sont à la recherche d’une femme qui serait retenue contre son gré. Mais là, dans l’habitation, ils dénichent de façon inattendue du cannabis, des carnets avec des colonnes et des chiffres. Parmi les deux hommes cachés, se trouvaient le prévenu, Jean-François et un collègue qui a été écarté de la procédure, indiquant qu’il ignorait tout de la culture du cannabis.

Lors de sa garde à vue, le prévenu a déclaré avoir cédé des stupéfiants pour 1 200 euros« Ça rapportait », a indiqué le procureur de la République. « C’est le hasard si tout a été interrompu ». S’adressant aux parents poursuivis : « Ça ne vous gênait pas de voir votre fils de 14 ans toujours dans sa chambre à cause de l’odeur du cannabis ? ».

Le tribunal a condamné Nathalie à six mois assortis du sursis simple. Tandis que Jean-François a écopé d’une peine de 6 mois ferme aménageable.

L’indépendant

Arrestation de 4 hommes en Espagne qui avaient séquestré et dépouillé un riche français

Arrestation de quatre Français en Espagne. Ils sont accusés d’avoir séquestré pendant deux mois un chef d’entreprise du sud de la France. Ces hommes viennent d’être arrêtés à Marbella par la police espagnole. Il s’agit de délinquants chevronnés qui auraient mis en place un système de rançon où leur victime, libérée en juillet, devait toujours leur verser 100 000 euros par semaine. Ils lui auraient ainsi extorqué 1,3 million d’euros. Des armes, de l’argent et des lingots d’or ont été découverts dans l’appartement des bandits.

«Des gens dangereux qui ont du sang sur les mains», avait dit sur le ton de la confidence un magistrat quand les policiers du SRPJ. Cinq individus, quatre en Espagne, un à Toulouse. Quatre d’entre eux sont soupçonnés d’être directement impliqués dans l’enlèvement d’un riche Toulousain et dans l’attaque à main armée d’une armurerie de Carmaux.

Alain Raspault, qui fait figure de chef de bande, de meneur, a défrayé tragiquement la chronique judiciaire en 1988 à Perpignan. Lors du braquage de la bijouterie Paulignan, au cœur de la ville, il avait tué deux policiers.

François Décline, 43 ans, arrêté à Marbella l’arme à la ceinture – celle volée à la policière de Carmaux – appartient également à la famille des braqueurs. Lui aussi a été condamné à perpétuité. Ce Nîmois avait seulement 20 ans quand il semait l’effroi entre l’Hérault et le Gard. À deux reprises, il a braqué et tué.

Jean-Pierre Jourda, 54 ans, reste sur la ligne de ses supposés complices. Des braquages, il en a commis beaucoup. «Je l’ai arrêté très jeune, se souvient un ancien enquêteur de la gendarmerie de Toulouse. À l’époque, il n’était pas encore monté au braquo. Mais déjà, et il devait avoir 20 ans, on pensait que ce garçon très arrogant ferait carrière chez les voyous !»

Enfin, dernier de la liste, «Dédé» Heitz, 53 ans. Son casier judiciaire tient du petit illustré du Code pénal ! Du vol au braquage, des stupéfiants à la tentative d’homicide sur forces de l’ordre au milieu des années 2000, André Heitz a tout essayé.

Les quatre hommes sur qui pèsent désormais de nouveaux et lourds soupçons se seraient tous connus en prison.

La Dépêche

Clara, Julien, François, Benoît et Marjorie condamnés pour avoir martyrisé Agathe 6 ans

En pleurs et terrifiée, la petite Agathe crie «Marraine, j’ai mal». Ses tortionnaires rient et filment. Insoutenable, la projection à l’audience d’une séquence d’humiliation et de tortures infligée à Agathe, à l’aube de ses 6 ans, lors des vacances de la Toussaint, du 22 au 29 octobre 2013, à Tarbes. Agathe a passé huit jours en enfer, aux mains d’un groupe de cinq jeunes décervelés qui s’est transformé en un gang de barbares.

Au départ, les parents d’Agathe la confient en garde pour la semaine à sa marraine Clara, 18 ans. La marraine va devenir la marâtre de la petite. Mais comment les parents peuvent-ils l’imaginer ? Clara gardait Agathe chez ses parents. Mais elle a quitté le domicile parental pour débuter une colocation avec un copain, Julien, à Tarbes. Elle en informe la maman qui lui remet la petite à la gare de Tarbes, en toute confiance.

«Et moi, je ne bouge toujours pas»

Dès le premier jour, la première gifle tombe. Il y en aura d’autres et une succession crescendo et inimaginable de mauvais traitement, d’humiliations : jeux dégradants, coups, de pieds, de fouet, de ceinture, dont certains avec la boucle, fessées, brûlure, etc. L’énumération des violences donne la nausée et dépasse l’entendement. Comment des jeunes – dont certains ont certes des déficiences intellectuelles ou mentales – qui ne sont pas des délinquants, ont pu commettre de tels actes ? En effet, le calvaire d’Agathe a duré huit jours, et tous, à des degrés divers, y ont participé, mais personne n’a dit «stop», n’a prévenu les parents ou alerté la police.

Clara la machiavélique

En effet, le témoignage de la sœur de Benoît la confirme comme la manipulatrice en chef du groupe. Clara la machiavélique qui a tenté de faire porter le chapeau des châtiments subis par Agathe à son père. à la barre, Clara, au regard fuyant et froid, ne manifeste aucune émotion. Auparavant, Stéphanie Balespouey, avocate de la grand-mère d’Agathe, avait regretté que pareils «actes de barbarie et de tortures, qui portent atteinte à la dignité d’une petite fille, n’aient pas été jugés devant la cour d’assises». Me Charbonnel allant même plus loin :

«Vous avez des adultes qui ont torturé une fillette de 6 ans pendant 8 jours et aucun n’a fait un seul jour de détention».

Le tribunal a condamné ses bourreaux aux peines suivantes : Clara : 4 ans dont 12 mois avec sursis, mise à l’épreuve (SME) pendant 2 ans, avec obligation de soins psychologiques et psychiatriques, de travail et d’indemniser les victimes. Elle a été placée sous mandat de dépôt à l’audience. Julien, 2 ans dont 18 mois avec SME. François, 2 ans dont 1 an avec SME. Benoît, 1 an dont 6 mois avec SME. Rappelons que devant le tribunal pour enfants, Marjorie avait été condamnée à 2 ans dont 1 an avec SME.

La dépêche