Un prêtre accusé d’avoir extorqué 2 millions d’euros à sa mère adoptive

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En 2003, ils faisaient connaissance. En 2009, elle l’adoptait. Avant de voir une large part de son patrimoine dilapidée. Le mis en cause sera jugé le 4 décembre.

Par le biais de son avocat, une dame âgée, détentrice d’un large patrimoine immobilier, dépose une plainte pour abus de faiblesse, abus de confiance et escroquerie auprès du tribunal de Reims en septembre 2013.

La personne visée ? Le « prêtre et homme d’affaires » qui n’est autre que le fils adoptif de l’octogénaire. Au vu du montant de l’escroquerie présumée, le service régional de police judiciaire (SRPJ) est chargé des investigations.

Tout commence en 2006, lorsque la retraitée effectue une donation de 450 000 euros au prêtre. L’évêché, qui a vent de la transaction, fait part de sa désapprobation et prend dès lors ses distances avec le prêtre.

L’union

Bretagne : un prêtre brise délibérément une statue de son église

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Le curé de Plestin-les-Grèves, petite ville des Côtes-d’Armor, a encore frappé. Allergique aux bondieuseries qui ornent son église, jeudi, lors d’une visite de la commission d’art sacré du diocèse de Saint-Brieuc, l’abbé Jean-Jacques Leroy a délibérément brisé une statue du Christ en s’écriant : «Une de moins !»

Selon le site d’actualité spirituelle et culturelle bretonne Ar Gedour, qui rapporte l’information, le prêtre, âgé de 55 ans, n’en est pas à son coup d’essai et aurait déjà détruit une statue en plâtre de la Vierge en 2014 devant de futurs mariés.

«Les faits ne sont pas contestés. Il reconnaît que c’est un geste inconsidéré», a déclaré l’abbé Gérard Nicole, vicaire général du diocèse, qui s’est entretenu par téléphone avec le père Le Roy. «Il n’aimerait pas la statuaire sulpicienne (style religieux considéré comme conventionnel et fade, NDLR). On aime ou on n’aime pas, mais ce n’est pas une raison pour casser le matériel», a observé le père Nicole.

La plupart des participants à la visite se seraient montrés plutôt amusés par ce curé radical

le parisien

Éric Dejaeger, ancien prêtre condamné pour abus sexuels sur des mineurs

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Éric Dejaeger, ancien prêtre catholique d’origine belge, a été condamné jeudi dernier par le tribunal d’Iqaluit (Nunavut, Canada) à une peine de cinq ans de prison pour des abus sexuels sur mineurs survenus à Edmonton, rapportent des médias canadiens.

Les faits jugés s’étaient déroulés entre 1975 et 1978 au Newman Theological College à Edmonton, dans l’Alberta. Quatre plaintes avaient été déposées à l’encontre d’Éric Dejaeger, 69 ans, pour des faits d’attentats à la pudeur et des abus sexuels sur un jeune garçon et une fillette. L’ancien prêtre avait plaidé coupable.

Il avait déjà été condamné, en janvier dernier, par le tribunal d’Iqaluit à 19 ans de prison pour 32 abus sexuels sur des enfants inuits dans la ville arctique d’Igloolik entre 1978 et 1982. Le juge a estimé qu’Éric Dejaeger pouvait purger ses deux peines de prison en même temps, ce qui signifie concrètement que la sentence prononcée jeudi dernier ne prolongera pas sa détention.

L’Avenir

Un prêtre justifie la pédophilie et fait scandale

« La pédophilie, je peux comprendre. L’homosexualité, je ne sais pas ». Ce sont les propos de Gino Flaim, un prêtre italien, qui mettent le Vatican dans un terrible embarras. Interviewé par la chaîne La7 lundi dernier, l’homme d’Église a exprimé son empathie pour les pédophiles et a confié que c’était surtout la faute des enfants.

« Je suis allé dans beaucoup d’écoles et je connais les enfants », affirme Gino Flaim. « Malheureusement, certains d’entre eux sont en quête d’affection parce qu’ils n’en reçoivent pas à la maison. Je comprends que certains prêtres finissent par y céder ».

Lorsque la journaliste, estomaquée, lui demande : « Donc, ce sont les enfants qui…? », le prêtre ne la laisse pas terminer sa phrase et acquiesce : « En grande partie, oui ». Après le tollé suscité par ces propos

Cette déclaration choc tombe en plein milieu de la tenue du synode sur la famille à Rome. Gino Flaim réagissait au coming-out du prêtre polonais Krysztof Olaf Charamsa samedi dernier, qui a été très mal perçu au sein du Vatican.

La Dépêche

Louis-Benoît Greffe, intégriste catholique agresse l’abbé Pierre de Givenchy

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Dans la très paisible ville d’Orléans (Loiret), Pierre de Givenchy prêtre de 84 ans vient d’être agressé à la bombe lacrymogène. Et ce n’est pas l’acte d’un anticlérical primaire ou d’un pilleur de troncs, mais celui d’un jeune militant droitier.

Les faits se sont déroulés mercredi, en milieu de journée, dans l’enceinte de l’église Notre-Dame-de-Recouvrance, un édifice du centre-ville livré aux catholiques intégristes qui viennent y écouter la messe en latin. Mais pas seulement.

Le site côtoie le centre Recouvrance, lieu de dialogue interculturel et interreligieux. On y croise des protestants, des bouddhistes, des musulmans et des catholiques modérés. Les rencontres s’animent autour d’activités culturelles variées. Une situation difficilement acceptable pour cette frange religieuse ultraréac.

«Mon agresseur est obnubilé par ces activités interreligieuses, confirme Pierre de Givenchy, le prêtre agressé. Il voulait nettoyer les lieux, je le lui ai interdit. Il m’a aussitôt agressé. Pour lui, je dois représenter le démon

Lui, c’est Louis-Benoît Greffe, un étudiant de 22 ans. A l’été 2013, il avait prêté main-forte à Florent Montillot à l’occasion de la campagne interne de l’UDI. Une activité qui s’était traduite par la publication, sur Internet, de billets vachards à l’encontre de ses concurrents et, surtout, par sa présence sur la liste du futur conseil départemental.

«Il était agressif, au point de nous imputer un certain nombre d’irrégularités, raconte Pascal Vilain, candidat malheureux – et modéré – face à Montillot.

J’ai fait la connaissance de M. Greffe à l’occasion de ces attaques, qui ne me visaient pas seulement. Des collègues, notamment féminines, avaient été attaquées de manière inacceptable.»

Joint par Libération, Louis-Benoît Greffe reconnaît l’agression contre le prêtre, mais plaide pratiquement la légitime défense.

Quand il ne fréquente pas la communauté intégriste, Greffe est «journaliste indépendant» par opposition à «une certaine presse». Un personnage troublant (et troublé), à l’image de Florent Montillot, son ex-mentor.

Libération

Aux Etats-Unis, la pédophilie a déjà coûté plus de trois milliards de dollars à l’Eglise

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«Le prêtre m’a dit que si j’en parlais, j’irais en enfer». Becky Ianni avait 8 ans quand le curé de sa paroisse à Alexandria (Virginie), «un ami de la famille», l’a agressée sexuellement pendant deux ans. Elle n’a pu le dire que 40 ans plus tard.

Son cas est loin d’être isolé : depuis 1950, l’Eglise américaine a reçu des plaintes d’environ 17.000 victimes d’abus commis par environ 6.400 membres de son clergé entre 1950 à 1980. Mais ces chiffres sont «bien inférieurs» à la réalité, souligne Anne Barrett Doyle, co-directrice du site bishop-accountability.org qui recense ces données.

Des experts avaient évoqué au Vatican en 2012 le chiffre de 100.000 enfants victimes d’abus aux Etats-Unis

L’Eglise catholique américaine est même «à court d’argent parce qu’elle a dépensé des milliards de dollars en frais judiciaires et dommages et intérêts», affirme Massimo Faggioli, historien à la faculté de théologie de l’université Saint Thomas, dans le Minnesota.

Depuis les révélations du début des années 2000, elle a dépensé 3 milliards de dollars en procès ou thérapies, selon le site bishop-accountability.com. Neuf diocèses (sur 145) et trois archevêchés (sur 33) ont même déposé le bilan. Mais pour Jack M. Ruhl, spécialiste des finances de l’Eglise américaine et professeur de comptabilité à l’université de Western Michigan, l’institution n’est pas pour autant ruinée car elle reste «très fortunée, détentrice d’une énorme quantité de biens».

Le magazine The Economist avait évalué ses dépenses annuelles en 2010 à 170 milliards de dollars, soit davantage que le chiffre d’affaires de General Electric à la même époque (150 milliards).

20 Minutes