Le Front national Islandais obtient.. 0,2% des voix aux élections

Si les résultats des élections islandaises de samedi étaient très suivies à l’étranger en raison du parti pirate, ils ont également confirmé la place à part de l’Islande au sein des pays nordiques tant l’extrême droite y brille par son absence.

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En Suède avec les Démocrates suédois, en Norvège avec le Parti du progrès, au Danemark avec le Parti populaire, l’extrême droite et la droite populiste inondent peu à peu l’Europe du nord, obtenant sans cesse de nouveaux sièges dans les parlements nationaux et décrochant à chaque élection de nouveaux ministères.

Si ces partis connaissent des parcours différents et des vues divergentes sur le rôle de l’État-providence, force est de constater que leur dénominateur commun reste un rejet massif de l’immigration, de l’accueil de réfugiés et de l’islam, les trois thèmes se mêlant allégrement au sein de discours politiques xénophobes et islamophobes. La mise en scène du choc des cultures est particulièrement présente, opposant aux barbares violents et sexistes venus de l’étranger l’exceptionnalité de la démocratie scandinave, considérée comme l’unique rempart de la paix sociale, des droits des femmes et des LGBT. Il s’agit d’une stratégie particulièrement efficace dont s’est également inspirée l’extrême droite française.

Mais l’Islande, encore une fois, semble ici faire figure à part. L’île compte bien un parti d’extrême droite, le Front national islandais (Íslenska þjóðfylkingin) mais si celui-ci a réussi à se présenter dans deux circonscriptions aux élections législatives du 29 octobre, il n’a obtenu aucun député et seulement 303 votes en sa faveur dans tout le pays, soit moins de 0,2% du corps électoral islandais. Ce parti, qui lutte activement contre la construction de mosquées dans le pays, le port de la burqa et pour la sortie du pays de l’espace Schengen, reste incapable de percer politiquement malgré un scrutin à la proportionnelle particulièrement favorable aux petites structures.

Pourquoi? Faut-il encore hisser l’Islande au rang d’utopie nordique, où ses habitants seraient plus ouverts, plus tolérants, moins obsédés par les questions d’identité nationale?

l’Islande compte déjà près de 10% d’immigrés sur son sol, un chiffre comparable à celui de la France ou du Danemark par exemple. Si l’accueil des réfugiés et des demandeurs d’asile reste une source de tension politique, la majorité des Islandais ne demande pas de politique gouvernementale plus stricte à leur égard, au contraire.

Alors que le pays a traversé la pire crise économique de son histoire en 2008, combiné à un effondrement de sa monnaie et à une explosion du chômage, cette situation n’a pas provoqué de fort ressentiment contre les migrants. La crise, son cortège de manifestations et la démission du gouvernement ont avant tout ouvert le débat médiatique sur la corruption des élites, la faiblesse de l’économie islandaise et le besoin d’exemplarité politique. Autrement dit, pour reprendre les mots de Virginie Despentes à propos de l’Espagne, face à la crise, les Islandais n’étaient pas convaincus que leur voisine voilée soit leur problème numéro un. Ce sont les politiques et leur gestion du pays qui ont été pointés du doigt .

Slate

Jean-François Copé défend les électeurs FN

Jean-François Copé n’est pas homme que l’on peut suspecter de vouloir s’acoquiner avec le Front national. L’ancien président de l’UMP, aujourd’hui candidat à la primaire de la droite, n’est pas comme son adversaire Jean-Frédéric Poisson : il tient au « cordon sanitaire » qui existe encore entre la droite républicaine et l’extrême droite.

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Pour autant, le député-maire de Meaux ne veut pas que l’on cible les électeurs de Marine Le Pen en se référant aux heures les plus sombres de notre histoire.

Dans Valeurs Actuelles en kiosque ce jeudi 3 novembre, l’élu LR explique donc que, selon lui, le FN « n’est pas un parti fasciste ». Et il en vient à avancer une défense pour le moins surprenante. Il dit :

Il faut arrêter de dire que les gens qui votent FN veulent le retour de Mussolini.

L’argument Mussolini semble pourtant assez peu répandu parmi les opposants à Marine Le Pen et au Front national, contrairement à l’argument Hilter. Jean-François Copé le dégaine et l’attaque afin de défendre non pas le FN mais les électeurs frontistes. Il affirme toutefois que la règle en vigueur dans son camp est celle du « ni-ni » et que donc, il ne s’alliera pas avec l’extrême droite.

C’est que Jean-François Copé est malin. Même si les plus fervents ne semblent pas trop vouloir participer à la primaire de la droite, certains sympathisants frontistes vont certainement aller voter les 20 et 27 novembre prochains. Et le député-maire de Meaux, à la peine dans les sondages, ne veut pas cracher sur ces voix potentielles.

Le Lab

Ex-FN et conseiller de Marine Le Pen, Aymeric Chauprade veut rejoindre la droite au Parlement européen

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Aymeric Chauprade veut vraiment changer de camp. L’ancien conseiller de Marine Le Pen sur les questions internationales a quitté le FN en novembre 2015 pour des raisons « morales et idéologiques », mais aussi en raison de son opposition à la ligne incarnée par Florian Philippot. Et aujourd’hui, il essaye de rejoindre les rangs de la droite, que ce soit chez Les Républicains ou du côté de la délégation du Parti Populaire Européen (PPE) au Parlement européen.

En avril, il faisait *subtilement* signe à LR en laissant entendre qu’il pourrait leur balancer des dossiers sur le FN. « Je sais tout sur ce parti, je n’ai pas dévoilé toutes mes cartes, et ça, ils le savent chez Les Républicains », disait-il alors au Monde. Selon Valeurs Actuelles jeudi 3 novembre, l’ancien eurodéputé FN veut désormais « intégrer la délégation française du PPE », parti qui regroupe les droites européennes à Strasbourg. Il bénéficierait dans ce cadre, selon l’hebdomadaire très droitier, « du soutien inconditionnel de Michèle Alliot-Marie, Nadine Morano ou encore Brice Hortefeux », tous eurodéputés LR.

Sans valider cette dernière information, Brice Hortefeux confirme simplement au Labavoir été contacté par Aymeric Chauprade. Le plus fidèle des amis de Nicolas Sarkozy explique :

Il m’a fait part de son souhait d’intégrer la délégation du PPE et à ce stade il n’y a pas eu de suite. Je l’ai écouté mais il n’y a pas d’intégration à ce stade.

Notez la répétition de la précision « à ce stade ». Faut-il entendre qu’il s’agit d’une option pour l’avenir ? Brice Hortefeux élude :

C’est une décision qui ne peut être que collective. Si j’avais été interrogé dans le cadre d’un débat en interne [à la délégation], je vous donnerais mon sentiment, mais ça n’a pas été le cas.

No comment, mais pas d’opposition de principe non plus, donc. Contactée par Le Lab, Nadine Morano n’était pas disponible.

Pour mémoire, il arrive à Aymeric Chauprade de participer à d’étranges opérations commando en République dominicaine, de considérer qu' »une cinquième colonne puissante vit chez nous », de défendre la théorie du « grand remplacement » ou d’affirmer que l’islam « n’est pas » compatible avec la République.

Selon Valeurs Actuelles, l’ancien frontiste voudrait aussi « aider Nicolas Sarkozy à parler à l’électorat tenté par le FN ». Observant « la droitisation des débats » actuelle, il considère, cité par l’hebdomadaire, qu' »il faudra bien que quelqu’un aille parler aux électeurs tentés par le piège du Front national ». Interrogé par Le Lab sur cette volonté de rapprochement avec l’équipe de campagne de l’ancien chef de l’État, Brice Hortefeux ne confirme pas :

À ce stade, il n’a pas formulé de demande [en ce sens].

Le Lab

En Paca, LR et le FN s’entendent sur une motion anti-migrants

Le texte, qui vise à bloquer l’établissement de «mini-jungles de Calais», a été adopté par une assemblée où la gauche a totalement disparu depuis les régionales.

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Il est des sujets sur lesquels les barrières tombent. Depuis que Christian Estrosi a remporté, grâce au retrait de la gauche dans l’entre-deux-tours, les régionales de décembre dernier en Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), l’assemblée locale est désormais exclusivement composée d’élus de droite et du Front national. Mais si les Républicains (LR) se sont toujours refusés au moindre accord politique avec le FN, il peut toutefois leur arriver de s’entendre pour une alliance de circonstance sur certaines thématiques.

C’est notamment le cas de la délicate question de l’accueil des migrants, au coeur de l’actualité après les démantèlements de la jungle de Calais et du camp de Stalingrad. Ainsi, une motion visant à mettre «tous les moyens légaux» en œuvre pour bloquer «l’établissement de mini “jungles de Calais”», a été adoptée jeudi sur proposition de la majorité LR. «Accueillir plus de 1000 clandestins d’ici à la fin 2016 semble à la fois irréaliste et irresponsable», énonce le texte, cité par l’AFP.

Maréchal-Le Pen accuse LR de «plagier» le FN

En cause: les quelques centaines de migrants qui doivent arriver en Paca dans les jours à venir. Selon La Provence, «949 places ont été dégagées en plus des 200 qui existaient déjà» dans la région, bien que toutes ne pourront a priori «pas être attribuées cette semaine». «Les centres d’accueil et d’orientation (CAO), dispersés un peu partout dans la région, sont en tout cas prêts», précise encore le quotidien régional. Les principales villes concernées sont Marseille, Port-de-Bouc, ou encore Istres.

Le FN, qui avait déjà déposé une motion similaire à celle de LR, a immédiatement revendiqué la paternité de l’argumentaire développé par la droite. «Probablement pris de cours par cette initiative et gêné à l’entournure de devoir voter une motion du FN, (Christian Estrosi) a lui-même déposé dans la foulée une motion quasiment identique en un peu plus soft», s’est agacée la chef de file locale du parti, Marion Maréchal-Le Pen. Conclusion: elle juge sa famille «incontournable», et accuse la droite d’en «plagier» les idées. Ce qui n’a pas emêché les élus régionaux FN de voter en faveur de la motion présentée par les Républicains, adoptée à l’unanimité moins une abstention. La motion présentée par le FN a quant à elle été rejetée par la majorité régionale.

Le Figaro

Hayange : 3 mois avec sursis requis contre l’adjoint au maire FN accusé de violences sur une ado

La dernière commémoration du 19-Mars à Hayange avait totalement dégénéré. L’adjoint au maire est poursuivi pour avoir violenté une adolescente.

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«A Hayange, comme partout en France, on commémore la fin de la guerre d’Algérie », commence le président du tribunal correctionnel de Thionville. Oui, sauf qu’à Hayange, la cérémonie organisée en hommage aux victimes civiles et militaires est copieusement partie en vrille le 19 mars dernier ( RL des 20, 22 et 27 mars 2016).

Devant le monument aux Morts, brouhaha, violences, sifflets se sont invités dans le protocole. Pour mémoire, le maire frontiste de la commune, Fabien Engelmann, avait refusé de se rendre à la cérémonie. Selon lui, le 5 décembre 1962 serait la seule date valable pour marquer la fin du conflit en Algérie. Il l’a fait savoir par la voix de son adjoint aux travaux, Francis Langlois, chargé de lire un communiqué signé par le maire, en préambule au message officiel du secrétaire d’Etat. Et cela a provoqué un véritable tollé sur place, tant auprès de la population que des membres des associations d’anciens combattants présents.

L’instant a été filmé et abondamment partagé sur les réseaux sociaux. Les images sont à peine croyables. Elles ont d’ailleurs été soigneusement épluchées par les enquêteurs de police.

Car l’affaire n’en est pas restée là. Elle finit devant la justice. En effet, une jeune fille, âgée de 16 ans, venue assister à la cérémonie avec des proches, accuse l’adjoint au maire de l’avoir violentée alors qu’elle tentait de lui retirer des mains le discours du maire dont il faisait la lecture. Du coup, on a rembobiné la scène, hier, à la barre du tribunal.

Trois mois de prison avec sursis requis

« J’ai vu un couple en larmes, choqué. Je n’ai pas supporté, raconte l’adolescente. M. Langlois m’a repoussée par la gorge, j’y suis retournée et il m’a porté un coup. » « Il n’y a aucune excuse pour légitimer ce geste », renchérit l’avocat de la victime, Me Jérôme Tiberi.

Pourtant, le conseil parisien du prévenu, Me Paul Yon, plaide la légitime défense et donc la relaxe de son client, absent des débats.

L’avocat fait d’abord un arrêt sur images sur un porte-drapeau qui, le premier, a tenté de faire taire l’élu en le poussant et en tirant sur son écharpe tricolore. Puis il évoque « l’attaque » inattendue de la jeune fille. Selon Me Yon, l’adjoint conspué a été piégé par des opposants au maire FN. « Au nom de quoi une bande d’activistes peut-elle lui interdire de parler ? », interroge-t-il.

Quoi qu’il en soit, « la réponse est disproportionnée, martèle la substitut du procureur. C’est inadmissible de la part d’un représentant de l’autorité publique ».

Trois mois de prison avec sursis sont requis contre l’élu, toujours en fonction. Le tribunal rendra sa décision le 7 décembre prochain.

Republic Lorrain

Meaux : poursuivi en diffamation par le FN, Vincent Morelle est relaxé

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Le tribunal de Paris l’a relaxé ce mercredi après-midi. Vincent Morelle était poursuivi pour diffamation par le Front national (FN). En cause, un article paru dans Libération, également poursuivi et relaxé, paru en janvier 2014. Dans les colonnes du quotidien, celui qui était à l’époque directeur de campagne de Béatrice Roullaud, devenue conseillère municipale FN à Meaux, détaillait les propos racistes et antisémites qu’il avait entendus au sein du parti.

Contacté, l’avocat du FN confirme la relaxe. « Lors de l’audience, le 13 septembre, les réquisitions du parquet allaient dans le sens de la relaxe car il considérait que les propos n’étaient pas directement dirigés contre le FN. » L’avocat ne sait pas encore s’il fera appel de la décision. À l’origine adhérent à l’UMP, Vincent Morelle, qui demeure à Nanteuil-lès-Meaux, avait rejoint le FN en 2013, « écœuré » par les querelles intestines entre Copéistes et Fillonistes.

Le Parisien

Après Hayange, le Secours populaire menacé par le FN à Hénin-Beaumont

Le Secours populaire persona non grata à Hénin-Beaumont. La municipalité frontiste du Pas-de-Calais a demandé en fin de semaine dernière à l’association de rendre ce lundi les clefs de sa permanence, rapporte La Voix du Nord.

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En juin, la municipalité avait déjà demandé une première fois aux bénévoles de rendre les clefs du local qui appartient à la ville, afin d’effectuer des travaux de voirie. Ils avaient bénéficié d’un sursis.

En septembre, une autre municipalité FN, Hayange, avait également décidé de virer l’association caritative du local qu’elle occupait à titre gracieux depuis près de vingt ans, au motif qu’elle serait «pro-migrants».

Libe

 

Assistants parlementaires FN salariés aux frais du contribuable européen : L’UE réclame 339 000 € à MLP

L’Office européen de lutte antifraude (Olaf) soupçonne Marine Le Pen, députée européenne et patronne du Front national d’avoir salarié deux assistants aux frais du contribuable européen, alors qu’ils travaillaient pour le parti. La somme réclamée atteint 339 000 €.

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L’Olaf a demandé en août au Parlement européen de lancer une procédure de recouvrement à l’encontre de Marine Le Pen. Dans la foulée, il a prévenu la présidente du FN qui n’a pour le moment pas répondu, toujours selon les deux médias. Le montant réclamé correspond aux salaires versés entre 2010 et 2016 à deux assistants de Marine Le Pen : Catherine Griset et Thierry Légier.

Volet judiciaire en France

La première, ex-belle soeur de la patronne du FN était, sur la période visée par l’Europe, responsable du secrétariat de Marine Le Pen, avant de devenir en février 2015, sa chef de cabinet. Or, d’après Marianne, son job d’assistante parlementaire était un « contrat à temps plein équivalent ».

Quant à Thierry Légier, garde du corps pendant vingt ans de Jean-Marie Le Pen, il était chargé de la protection de la présidente du FN. Et dans le même temps, il devait la suppléer et tenir sa permanence à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) quand elle n’y était pas, au titre d’assistant local de l’eurodéputée. Cette situation aurait durer quelques mois, à partir de la fin 2011.

L’Olaf a transmis un « rapport d’enquête administrative » à la justice française, le 26 juillet, selon Marianne. Car les suspicions concernant Marine Le Pen et ses deux assistants pourraient s’inscrire dans le cadre d’investigations sur « l’affaire des assistants parlementaires FN » qui a entraîné l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris en 2015.

L’enquête française porte alors sur des faits qui débutent au début de l’actuelle mandature, en juillet 2014. ont été étendues, fin août, à des faits couvrant désormais la période 2010-2016.

Le Parisien

Un Front National du Québec qui veut interdire l’Islam et démolir les mosquées, voit le jour

Le Front national du Québec, un groupe politique inspiré du parti du même nom dirigé par Marine Le Pen en France, devrait s’ajouter sur les bulletins de vote des 125 circonscriptions de la province en 2018, espère son fondateur.

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En entrevue à l’émission «Le Québec Matin», Daniel Boucher a tracé les grandes lignes de son parti politique. Outre la déclaration de l’indépendance du Québec dès son élection, le Front national souhaite interdire l’Islam et détruire les mosquées du Québec.

«Croire que l’Islam est compatible avec notre culture est comme croire que si vous nourrissez un alligator avec de la salade, qu’il finira par devenir végétarien», a écrit le parti sur son site internet.

M. Boucher a précisé ne pas souhaiter expulser tous les musulmans du Québec. Il affirme de plus que ce ne sont pas tous les musulmans qui sont «radicaux», ajoutant que ces derniers sont toutefois facilement identifiables puisque «c’est quand même assez visible».

«Tranquillement on noie les francophones dans la masse avec le multiculturalisme», a-t-il expliqué.

Fort d’une cinquantaine de membres, le parti cherche présentement à recruter davantage d’adhérents pour présenter 125 candidats aux prochaines élections.

Le Front national français s’en dissocie

Le parti du Front national de Marine Le Pen, mis au courant du projet de Daniel Boucher de créer un «Front national québécois», nie tout lien avec l’individu de Québec.

Daniel Boucher qui dit avoir fondé son parti à la suite d’une rencontre avec Marine Le Pen ment, selon le Front national français. «M. Boucher cherche manifestement à faire croire à une proximité entre lui et Marine Le Pen, et à une filiation politique entre le Front national et son mouvement», a indiqué par courriel Alain Vizier, le directeur du service de presse du Front national.

Celui-ci ajoute également que la photo de Marine Le Pen avec Daniel Boucher a été prise tout à fait par hasard lors de la visite de Mme Le Pen à Québec.

«Il n’existe aucun lien entre M. Boucher et Mme Le Pen», précisent les instances du parti, et ce «contrairement à ce que cet individu semble prétendre».

Tva Nouvelle

Quand Alain Soral se tape des barres avec un intime de Marine Le Pen

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En début de semaine, le hacker Ulcan a piraté la base de données d’Egalité et Réconciliation, le site d’Alain Soral. Quelques jours avant, c’était le parquet de Paris qui avait requis six mois de prison ferme contre l’essayiste pour avoir harcelé une jeune femme. Ce mercredi, j’envoie un mail à Soral pour voir comment il encaisse tout ça. Il répond : croisons-nous.

« Si vous n’avez pas peur de côtoyer des arabes et des noirs, je vous donne rendez-vous près de nos locaux, à St Denis. Café : Le Trio du Théâtre, 2 rue Paul Eluard à 21h. »

Je lui réponds juste « ok ».

J’arrive à l’heure. Le Trio est un bar PMU classique, rempli d’hommes qui jouent aux courses. La plupart d’entre eux se demandent ce que je fais là. Quelques-uns, très baraqués genre service d’ordre, ont l’air de savoir. Ils me regardent du coin de l’oeil – mais c’est peut-être de la parano.

Un type fait apporter un coca à ma table, dit « c’est pour moi » et devient super lourd. A un moment, il est sifflé par quelqu’un. Quand il revient, il me dit :

« Je sais qui tu attends, c’est un traître. »

Un autre mange un sandwich et des frites à côté de moi. Quand je lui dis que j’attends Alain Soral, il trouve ça classe : « Je regarde toutes ses vidéos ! »

Soral ne vient pas. Au bout d’une heure, je renonce. C’était pénible sans plus.

Le lendemain, j’écris à Soral :

« J’ai attendu 1h hier… C’était long mais sympa. C’était une blague ? Vous avez eu un empêchement ? On peut se parler par téléphone du coup ? »

Il me répond :

« Ouille ! On s’est mal compris. Je voulais dire demain, ce soir, pas hier. Désolé… Moi je peux y être ce soir à 21h, plus tard dans la semaine, ça va être compliqué. »

Soral veut visiblement prolonger sa blague. Mais j’ai du mal à comprendre ce qu’il y a de drôle à me faire venir à Saint-Denis à 21h. Où se loge son fantasme ? Croit-il, en me convoquant au Trio, envoyer Marie-Chantal dans la cage aux fauves ?

Je suis curieuse de voir. Je propose à Soral d’aller plutôt dans le bar d’en face, Le Terminus. Soral me répond :

« Ok pour le Terminus… Vous n’aimez pas les PMU ? Trop populaires ? »

C’est ça. Il doit penser que j’ai peur de me salir.

Finalement à 20h40, vingt minutes avant notre rendez-vous, je décide d’annuler par mail. Il est évident qu’il ne va pas venir et j’ai la flemme d’aller constater une blague.

Ce vendredi midi, c’est la bonne surprise. Je reçois sur ma boite mail un message d’Axel Loustau, ami intime de Marine Le pen, conseiller régional FN d’Ile de France, et patron d’une grosse société de sécurité. C’est à Soral qu’il parle :

« Alors ? Tu as réussi le doublé ? »

Erreur de manip. Soral a dû lui forwarder nos échanges et Loustau m’a mise en copie par erreur quand il lui a répondu.

Pour dresser un rapide portrait de Loustau :

Dans sa jeunesse, comme le rappelle Le Monde, il s’est offert une visite à Madrid auprès du nazi belge Léon Degrelle. A son anniversaire, il y a deux ans, il semble qu’il ait fait un salut nazi devant ses amis. Il est aussi trésorier du micro-parti de Marine Le Pen (« Jeanne ») et mis en examen à ce titre pour escroquerie.

Malgré tout ça, il reste, avec Frédéric Châtillon, dans le premier cercle de Marine Le Pen qui a récemment annoncé qu’il ferait partie de son équipe de campagne.

La proximité de Axel Loustau et Alain Soral date – ils se rejoignent sur l’antisémitisme et soutiennent le régime syrien. Au moins, cette histoire aura permis de vérifier que ces deux là sont toujours amis.

Je leur ai répondu :

« Non, il n’a pas réussi. »

Silence de leur côté. Deux caïds se tapent des barres. Je le raconte. Et vous lisez en plus. C’est le grand désoeuvrement, pardon.

Rue 89

Conférence Islamophobe de Zemmour à Bergerac : le public était essentiellement d’extrême droite

Eric Zemmour a donné une conférence ce jeudi 27 octobre à Bergerac à l’occasion de la sortie de son livre « Un quinquennat pour rien ». Plus de 300 personnes l’ont écouté exposer sa vision de la France.

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L’essentiel de cette conférence portait avant tout sur ce qu’Eric Zemmour appelle « le grand défi lancé par l’Islam à notre civilisation« « Nous sommes un pays envahi et colonisé » a dit le journaliste. « Nous vivons le retour des guerres de religions, des affrontements entre grandes civilisations. » Eric Zemmour n’a pas épargné les politiques et leur « passivité » en reconnaissant toutefois qu’il n’avait pas la solution pour résoudre tous les problèmes qu’il soulève.

Eric Zemmour était invité par Daniel Gery, ancien candidat aux municipales à Périgueux en 2001 pour le Mouvement national républicain, le parti de Bruno Mégret. La conférence était encadrée par l’association « Médias, Culture et Patrimoine » présidée par Léon-Pierre Durin ancien du Front National et du MNR lui aussi. Dans le public, composé essentiellement de têtes blanches, se mélangeaient curieux, convaincus, catholiques traditionalistes, jeunes de l’Action française et de nombreux membres du Front national périgourdin.

Le conseiller régional FN Robert Dubois était présent« Il y a un grand rassemblement qui se fait autour der personnages comme Eric Zemmour ou Robert Ménard. Tout cette droite nationale égarée est en train de se rassembler. C’est un patriote et il rassemble tous les patriotes quels qu’ils soient.«  Un patriote pessimiste « nous sommes dans une impasse politique gravissime et nos élites ne veulent pas l’avouer » a déclaré Eric Zemmour avant d’aller dédicacer ses ouvrages et de reprendre la route.

France Bleu

Le FN assure qu’une moto incendiée avait visé l’église, le prêtre dément et dénonce l’instrumentalisation du FN

Damien Monchau, élu d’opposition FN à Vénissieux, a assuré que l’église de l’Epiphanie située sur le Plateau avait été visée par des émeutiers. L’affaire semble moins dramatique qu’il n’y paraît.

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Depuis 10 jours, les Minguettes sont le théâtre d’une série de violences urbaines marquées par des incendies de véhicules, de poubelles… Les policiers du commissariat et de la bac avaient même été pris à partie mercredi dernier, visés par des cocktail molotov.

Jeudi soir, Damien Monchau, élu d’opposition FN, a assuré, dans un communiqué publié par la fédération du Rhône du parti frontiste, que l’église de l’Epiphanie située sur le Plateau avait été visée par les émeutiers.

Le conseiller municipal affirme, photo à l’appui, qu’une moto a été incendiée ce week-end devant le lieu de culte de la rue Herriot… et évoque une «tentative d’incendie criminel». «C’est encore une fois la France et notre identité qui sont attaquées par cet acte odieux qui exprime un rejet des racines chrétiennes de notre patrie», lance Damien Monchau qui dénonce une «omerta» autour de cet acte. Et qui appelle l’Etat à « mettre par tous les moyens hors d’état de nuire les délinquants».

Sauf que… L’affaire semble moins dramatique qu’il n’y paraît. Aucune plainte n’a été déposée après cet incendie. «Une moto, vraisemblablement volée, a brûlé sur le parvis. Je l’ai trouvée samedi matin sur les marches de l’église. Mais il n’y a aucun dégât», relativise le père Régis Charre, curé de la paroisse. Le bâtiment n’a pas été touché et aucune trace de fumée n’est visible.

Selon le prêtre, la police est intervenue pour relever les indices sur la moto et la carcasse du deux-roues a été évacuée par les services municipaux dans la foulée. «Je n’en ai pas parlé à mes paroissiens pour éviter les amalgames. Honnêtement, je ne veux pas en rajouter car je ne pense pas que l’église était visée», souligne le père Charre qui tient à le préciser : «Notre église a été construite en 1969. Nous n’avons jamais subi de menaces ou d’actes anti-chrétiens. Le FN utilise cette histoire pour faire le buzz».

Le Progres

Menacé d’expulsion par le maire FN, le Secours populaire vit sans électricité depuis 1 mois

Refusant de quitter son local après la mise en demeure de la mairie FN, le Secours populaire d’Hayange continue aujourd’hui son activité d’aide sans électricité ni chauffage…

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En septembre, les responsables du Secours populaire français d’Hayange refusaient de rendre les clés de leur local.

En conflit avec le maire FN de la commune de Lorraine, l’association caritative continue désormais ses activités sans électricité ni chauffage depuis un mois, d’après un reportage du Républicain Lorrain.

Regrettant de s’être vue « couper les vivres », la présidente de la branche locale, Anne Duflot-Allievi explique désormais utiliser « soit l’électricité des communs ou les prises épargnées ». A coups de grandes rallonges, rampes de chantier, chauffages d’appoint et local voisin des Restos du cœur permettent de poursuivre l’activité d’aide.

Des inscriptions en hausse, de l’aide d’autres municipalités

Outre la perte de son camion, de son chariot et de sa subvention communale, l’association aurait aussi mystérieusement vu son enseigne disparaître. En revanche, des municipalités voisines auraient notamment apporté leur soutien en dons, d’autant que les inscriptions de personnes démunies seraient en augmentation.

Depuis septembre, l’avenir du Secours populaire d’Hayange est donc en suspens. L’association humanitaire a été mise en demeure de quitter les lieux par la mairie après un différend. « Nous sommes les premiers à regretter que l’antenne locale [ne soit devenue] une succursale du Parti communiste », avait alors justifié le maire Fabien Engelmann.

20 Minutes

Endettée, ma famille a servi de publicité pour une élue FN. Nous avons été manipulés

 La famille Frappier vit des moments difficiles. En 2013, enceinte et bouleversée par la mort de son frère, Natacha a dû mettre en liquidation judiciaire son institut d’esthéticienne. Aujourd’hui, pris en étau par ses dettes, la famille espère s’en sortir avec un échéancier adapté et a lancé un appel aux dons. Mais voilà, ce week-end, Natacha a découvert que le FN avait téléguidé une collecte de voisinage.

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En 2005, j’ai ouvert mon institut d’esthéticienne à Mansle (Charente). Les affaires se portaient bien, mais il y a trois ans, alors que j’attendais mon troisième enfant, j’ai été touchée par la mort tragique de mon petit frère.

Sous le choc et totalement bouleversée, j’ai développé une grossesse pathologique. Ma santé, et celle de mon enfant, était en danger. Je n’ai pas eu d’autre choix que d’arrêter de travailler.

Le problème, c’est que je n’avais pas les moyens de me faire remplacer et que la banque m’a demandé le remboursement du reste de mon emprunt sans échéancier adapté.

20.000 euros de dettes et une maison sur le point d’être saisie

Sans issue possible, j’ai dû mettre mon entreprise en liquidation judiciaire. Le matériel a été saisi pour réduire les frais d’huissier et comme j’avais contracté un prêt à mon nom propre, ma maison risquait, elle aussi d’être saisie.

Mariée avec trois enfants, c’est toute ma famille qui se retrouve au pied du mur.

La dernière date du jugement est prévue pour le 15 décembre 2016. Si je ne rembourse pas en partie les 20.000 euros que je dois au liquidateur judiciaire, nous perdrons notre maison. Mon mari travaille chez Lidl et moi, je suis toujours en congé parental pour m’occuper de mes trois enfants.

Nous avons bien tenté de demander de l’aide à nos proches, mais malheureusement, ces derniers sont dans l’incapacité de nous venir en aide. Nous avons donc décidé d’ouvrir un pot commun. J’en appelle à la générosité des gens et je les remercie de nous apporter autant de soutien. Il s’agit parfois d’un aide financière, mais aussi de solutions plus pratiques.

Isabelle de Cognac m’a contactée…

Notre ami Ludo a eu l’ingénieuse idée d’organiser le Festival du cœur qui s’est tenu le week-end dernier. Grâce à lui, nous avons pu récolter 1.039,77 euros. Ça va beaucoup nous aider, même si j’ai conscience que cela n’épongera pas nos dettes.

Grâce à cette collecte, nous avons été régulièrement sollicités par des personnes des quatre coins de France. Certains proposent même d’organiser une collecte dans leur rue.

C’est ainsi que j’ai été contactée par une femme la semaine dernière. Au téléphone, elle s’est présentée comme étant « Isabelle de Cognac ». Elle était très aimable et m’a simplement dit qu’elle souhaitait organiser une collecte auprès de ses voisins pour nous venir en aide. Je devais lui confirmer par mail, ce que j’ai fait.

En revanche, ce que j’ignorais totalement c’est que cette dame est une élue du Front national.

J’ignorais qu’il s’agissait d’une élue FN

À aucun moment, Isabelle Lassalle ne m’a pas prévenu qu’elle faisait partie du Front national, et encore moins que ma demande serait relayée sur les réseaux sociaux par son parti.

Alors, peut-être que son action partait d’un bon sentiment, mais j’estime qu’elle m’a menti.

Nous avons appris la vérité dimanche dans la journée. J’ai immédiatement fait savoir que je ne souhaitais de dons venant de sa part. Ce n’est pas seulement parce qu’il s’agit du Front national, mais tout simplement parce que mon mari et moi ne souhaitons pas faire l’objet d’une récupération politique, quelle qu’elle soit.

Nous ne voulons pas être affiliés à de la politique, notre histoire ne doit en aucun cas servir leurs causes. Ce que nous vivons est déjà suffisamment difficile pour ne pas avoir à subir d’autres problèmes.

Notre démarche est avant tout un appel à la solidarité et ne s’inscrit pas dans une démarche politique.

Je n’accepterai aucun don de politiques

Aujourd’hui, je suis partagée et je n’arrive pas à savoir si j’ai été victime d’une vraie manipulation, mais plus j’y pense et plus je me dis que cette affaire lui a fait un bon coup de pub. Entre-temps, Mme Lassalle m’a envoyé un message pour me dire qu’elle s’excusait d’avoir pris de telles initiatives.

Nous avons besoin d’argent, mais nous ne voulons pas celui de politiques. D’ailleurs, selon moi, un don ne doit pas avoir de nom.

Actuellement, j’essaye de ne plus trop y penser. Je préfère me focaliser sur nos propres problèmes qui sont loin d’être résolus.

Le Plus

Poisson n’exclut pas de voter FN dans un second tour Le Pen-Juppé

Le candidat du Parti chrétien démocrate, qui a déjà appelé à la «fin du cordon sanitaire» entre la droite et l’extrême droite, désobéirait ainsi à l’une des règles fondatrices de la primaire.

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Sera-t-il la prise de guerre dont ils rêvent à voix haute? Alors que le Front national s’évertue depuis quelques années à attirer de nombreux transfuges de la droite dans ses filets, une cible potentielle leur adresse des appels du pied: Jean-Frédéric Poisson.

Candidat à la primaire à droite au nom du Parti chrétien démocrate, le député des Yvelines multiplie les déclarations ambivalentes. Ainsi, après avoir estimé qu’il fallait «en finir avec le cordon sanitaire» autour de l’extrême droite et s’être affiché au côté d’un soutien de Marine Le Pen lors du débat télévisé de la primaire, l’héritier de Christine Boutin vient aujourd’hui de franchir un nouveau cap.

Interrogé par Lyon People, il n’a effectivement pas exclu de voter FN dans un second tour Le Pen-Juppé. «On verra», élude-t-il d’abord. Avant de glisser mystérieusement: «Il peut se passer beaucoup de choses en 6 mois». «Plus je vois évoluer Alain Juppé, plus je me dis que le projet de société multiculturelle qui a mis la France par terre est décidément à côté de la plaque», poursuit-il encore. Une défiance qui rappelle un indiscret révélé en avril dernier par RTL, où il se disait prêt à «tout pour le faire perdre».

Le Figaro