Le Crif accuse David Pujadas de commettre des « attaques antisémites »

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Jeudi 11 février, Roger Cukierman, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), a adressé une lettre à la direction de France Télévisions pour se plaindre d’un reportage diffusé le 10 février dans le journal télévisé de France 2 et consacré au mouvement « Boycott Désinvestissement Sanction » (BDS).
Voici le reportage en question :

Ce reportage apparaît d’une remarquable objectivité, donnant la parole aux pro- et aux anti-BDS, rappelant même que, si l’Union européenne vient de prendre la décision d’étiqueter tous les produits des colonies juives entrant en Europe, pour que le consommateur soit informé de leur provenance exacte, la justice française vient, de son côté, de donner tort aux activistes en déclarant discriminatoires les appels au boycott du BDS.

Communiqué du CRIF 

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Agora Vox

Alain Soral condamné à 10 000 euros d’amende pour propos antisémites à l’encontre de Frédéric Haziza

L’essayiste d’extrême-droite Alain Soral a été condamné mercredi à 10 000 euros d’amende, notamment pour injure raciale à l’encontre du journaliste Frédéric Haziza.

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Le tribunal correctionnel de Paris a, à titre de peine complémentaire, ordonné la publication d’un communiqué judiciaire, aux frais du prévenu, dans quatre journaux, décision qui doit être exécutée même s’il fait appel. Les juges ont aussi ordonné le retrait des propos litigieux.

Alain Soral a en outre été condamné à verser 5 000 euros de dommages et intérêts au journaliste et 3 000 euros pour les frais de justice. Il devra aussi verser un euro de dommages et intérêts et 1 000 euros pour les frais de justice à quatre associations de lutte contre le racisme.

Sur son site, Alain Soral avait publié le 29 mars 2014 un article dans lequel il s’en prenait au «petit Frédéric» qui «trimballe sa triste silhouette d’éternel juif errant, dos voûté, oeil inquiet, quasimodo d’un malheur millénaire, de salle de rédaction en plateau télé, de salle de presse en studio radio. Ses épaules ploient sous le poids de sa charge, qui est immense…»

«Le caractère antisémite des propos poursuivis n’est pas à démontrer», ont estimé les juges de la 17e chambre du tribunal correctionnel. Ces «attaques personnelles particulièrement méprisantes et directement liées à la religion de Frédéric Haziza ne peuvent bénéficier de la protection particulière accordée aux discours humoristiques», invoquée par Alain Soral.

D’autres passages du texte, ainsi que le commentaire d’un internaute lui valent également d’être déclaré coupable du délit de provocation à la discrimination religieuse. A l’audience, Frédéric Haziza avait indiqué qu’il faisait l’objet de menaces et d’injures sur le site d’Alain Soral depuis qu’il a refusé de l’inviter à l’une de ses émissions télévisées.

Le Parisien

Alain Finkielkraut accuse Wiam Berhouma d’ « antisémitisme »

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Vendredi 5 février, Alain Finkielkraut est revenu pour la première fois sur les attaques de la professeure d’anglais. Invité de Natacha Polony dans Polonium sur Paris Première, l’académicien a estimé avoir été victime d’acharnement de la part de Wiam Berhouma. «Le débat avec Cohn-Bendit a été très cordial, à mon grand étonnement et puis une jeune femme a parlé. Elle a dit que j’étais raciste, islamophobe, que ma pensée était vaseuse, approximative, que j’étais un pseudo intellectuel et elle m’a invité à me taire», a-t-il débuté. Considérant que l’enseignante n’a pas été victime de racisme, le philosophe s’est alors demandé «pourquoi la République suscite-t-elle tant de haine chez ceux qui devraient éprouver au contraire un sentiment de gratitude».

«Tout ça n’est pas très net, a ajouté Alain Finkielkraut. Cette jeune femme, je l’ai appris sur Internet, avait manifesté le 31 octobre dans le cadre d’une journée de la dignité. Et le slogan était “1, 2 et 3 intifada, nous sommes des enfants de Gaza”. On hurlait des noms, le mien notamment et la foule répondait: “Finkielkraut, ta race!”. Cette jeune femme, en s’en prenant aux intellectuels islamophobes, a donné trois noms: Éric Zemmour, Bernard-Henri Levy et moi. C’est absolument clair que c’est une volonté antisémitisme

Néanmoins, Alain Finkielkraut ne regrette pas son passage dans Des paroles et des actes et n’incrimine pas non plus l’animateur et le producteur. «David Pujadas était très gêné et je pense qu’il a lui-même été dépassé, a confié l’académicien. […] Le producteur m’a dit qu’elle les a roulés dans la farine, qu’elle s’était présentée comme une jeune professeure d’anglais qui disait que mes propos pouvaient provoquer le trouble, que je ne me rendais pas compte. Donc aussi bien lui que David Pujadas se sont sentis piégés et ils étaient désolés de ce qu’il s’est passé.

Le Figaro

Deux politiciens tchèques d’extrême-droite inculpés pour antisémitsme

Adam Bartos et Ladislav Zemanek ont souligné « le besoin urgent de résoudre la question juive » dans une note signée.

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Deux politiciens tchèques d’extrême-droite ont été inculpés pour incitation à la haine et diffamation dans une note qu’ils ont écrit soutenant l’accusation de sang datant du 19e siècle.

La police a lancé des poursuites pénales contre les hommes, le 20 décembre.

Adam Bartos, président de la Démocratie nationale, un parti politique tchèque d’extrême-droite, et Ladislav Zemanek, un responsable du parti, ont laissé la note signée de leurs noms pendant les dernières fêtes de Pâques à un mémorial pour Anezka Hruzova, une femme de 19 ans qui a été assassinée en 1899. Bartos n’a pas nié avoir laissé la note.

Leopold Hilsner a été condamné à mort pour le crime, qui a été perpétré, selon les avocats, dans le cadre d’un rituel juif. L’affaire a reçu une grande attention et est devenue l’un des procès les plus notoires pour l’accusation de meurtre rituel contre les Juifs en Europe. Hilsner a été gracié après 18 ans de prison mais n’a jamais été acquitté.

La note, signée par Bartos et Zemanek au nom du Démocratie nationale, affirmait que le meurtre a « uni la nation tchèque et a montré le besoin urgent de résoudre la question juive. La question juive n’a pas été traitée de manière satisfaisante à ce jour ».

La police de la ville tchèque de Jihlava a déclaré que les hommes ont laissé la note à un mémorial au nom de la jeune femme assassinée à Polna, une ville voisine. Les deux hommes ont publié plus tard une photographie de la note dans les médias sociaux.

Les hommes pourraient être condamnés jusqu’à trois ans de prison en cas de condamnation.

Time Of Israel

Frédéric, ex militant FN condamné pour une agression antisémite

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Ce mardi 10 novembre 2015 Frédéric Pauze comparaissait pour « violences en raison de la religion, en état d’ivresse et avec arme par destination ».

A la barre, costard-cravate noir et pull gris, Pauze écoute en silence le récit détaillé de l’agression qu’il a commise. Les premières insultes : « Sale bobo, le peuple aura ta peau ! » La violence des propos monte crescendo jusqu’à l’injure antisémite balancée par l’ingénieur de 37 ans :

« Sale juif, les goys relèvent la tête ! »

Quand la présidente du tribunal lui demande s’il reconnait avoir tenu de tels propos, il concède du bout des lèvres : « Ca m’arrive d’employer ce genre d’expressions quand je suis saoul… »

Son CV souligne bien le pédigrée de l’accusé. Côté injures, il n’en est pas à son coup d’essais : août 2014, il est interpellé pour des invectives antisémites. Une affaire classée à la condition qu’il participe à un stage au mémorial de la Shoah.

Pauze s’exécute, sans pour autant tourner le dos à cette idéologie. Et sur « sur le bureau de la chambre », trône toujours une tasse à l’effigie d’Adolf Hitler et quelques ouvrages consacrés au troisième Reich. Sa compagne, interrogée par la police, reconnaît également qu’il a, un temps, possédé un drapeau nazi.

Sa présence dans le quartier de résidence de notre éditeur ? Un rendez-vous manqué avec un ami, comme lui, ancien militant Front National.

Une députée d’extrême droite écartée de son parti après des propos jugés antisémites

le-parlement-autrichien-le-22-avril-2015-a-vienne_5456966Vienne – Le parti autrichien d’extrême droite FPÖ, en progression dans les urnes, a mis à l’écart lundi l’une de ses députées accusée de propos antisémites sur sa page Facebook.

La députée, âgée de 58 ans, est mise en cause pour avoir écrit sur sa page Facebook en réponse à un message présentant comme un « problème » « l’argent sioniste » et les « Juifs«  :

« c’est bien que vous m’enleviez les mots de la bouche ;-) ».  Elle avait ajouté : « Il y a beaucoup de choses que je ne suis pas autorisée à dire. Ca me réjouit d’autant plus qu’il y ait des gens courageux et indépendants« 

Ces propos ont provoqué l’indignation des milieux politiques, le président du parlement ayant à cet égard décidé de saisir la justice, tandis que la communauté juive de Vienne a parlé d’une « honte pour le parlement« .

Le FPÖ travaille à se donner une image moins extrémiste sous l’impulsion du successeur de Jörg Haider, Heinz-Christian Strache.

L’Express