Des impacts de balles sur une vitre blindée d’une gendarmerie pour exiger l’amnistie des « prisonniers politiques » corses

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Plusieurs impacts de balles, vraisemblablement de chevrotine, ont été découverts samedi matin sur la vitre blindée d’un bureau de la gendarmerie de L’Ile Rousse, en Haute-Corse, a-t-on appris auprès de la préfecture. 

Une inscription « Amnistia », réclamant implicitement l’amnistie des « prisonniers politiques » corses, a également été découverte sur le mur d’enceinte de l’édifice, a-t-on précisé de même source. En revanche, aucune intrusion dans les locaux n’a été constatée. Une enquête a été ouverte et confiée à la brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de Calvi.

BFM

Adrien, le récidiviste écope de 4 ans de prison ferme pour avoir séquestré et menacé un couple

Un homme a été condamné après avoir séquestré et menacé un couple d’exploitants agricoles.

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Adrien Moulin, 27 ans, originaire d’Osny (95), a été jugé mardi devant le tribunal correctionnel d’Évreux pour vol, séquestration, violences et tentative d’extorsion sous la menace d’une arme envers un couple d’agriculteurs résidant au Thil.

 

Adrien Moulin n’est pas un inconnu pour la justice. « Déjà condamné en novembre pour être entré par effraction et avoir saccagé en 2014 une des propriétés du couple séquestré à Saussay-la-Campagne », rappelle la présidente, le jeune homme est « également détenu en préventive depuis plus d’un an pour des vols, dont un avec arme. »

 L’homme écope d’une peine de six ans d’emprisonnement dont deux ans avec sursis et mise à l’épreuve assortie d’une obligation de soins, interdiction de contact avec les victimes et de séjour dans le département ainsi qu’une interdiction de détenir une arme pendant cinq ans.

Paris Normandie

Munis d’un poing américain et d’un couteau, Arnaud, Cyril et Dylan cambriolent un jeune locataire

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Dans la nuit de mercredi à jeudi, et alors qu’il était endormi, ils ont pénétré dans son appartement et se sont servis : un ordinateur, du matériel hi-fi, un téléphone portable. Le dossier dit aussi que, parce qu’ils voulaient le code pin du smartphone, les trois jeunes majeurs ont brusquement réveillé le locataire.

« La victime a été menacée par un homme avec un poing américain et un autre qui tenait un couteau en céramique », relate la magistrate. Cyril Bertout, Arnaud Prouveur, Dylan Moutardier, sont donc présentés ce vendredi après-midi en comparution immédiate, poursuivis pour un vol aggravé.

Les trois jeunes majeurs qui se sont dit « prêts à rembourser », ont été condamnés à 12 mois de prison, dont six assortis du sursis et d’une mise à l’épreuve de deux ans. Un mandat de dépôt a été décerné à l’audience.

La Voix Du Nord

Yvon et Nicolas deux sans-abri lourdement condamnés pour avoir tabassé un autre SDF

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Ce jour-là, vers 21 h 50, policiers et pompiers sont dépêchés à la gare pour une rixe. Sur place, ils découvrent un homme, le visage en sang, et deux individus énervés et à l’état d’ivresse plus qu’avancé. Douze heures plus tard, l’un et l’autre souffleront encore à 0,55 mg/l et 0,70 mg/l d’air expiré (1 g et 1,5 g/l de sang).

Les investigations sont facilitées par le recours aux caméras de vidéosurveillance, qui permettent de confondre Yvon Lamirand, 46 ans, et Nicolas Salmon, 39 ans. Sur les images, on les voit infliger plusieurs coups de pied au visage de leur victime pour finalement la tirer par les pieds vers la gare routière. Jusqu’à l’intervention de passants et de la police ferroviaire. Bilan médical : fracture du nez, ecchymoses diverses…

M. Lamirand compte seize mentions à son casier (vols et violences souvent), son acolyte en affichant huit (dont six pour violences). Le premier est aussi soupçonné d’avoir volé la victime, au sol. Quelques piécettes glanées çà et là qu’il a mises dans sa poche.

 

Jugement : un an ferme pour M. Salmon, plus vingt mois révoqués de sursis précédents, soit trente-deux mois.

M. Lamirand écope de quatorze mois de prison (plus six mois révoqués, soit vingt mois).

La Voix Du Nord

Dylan avait foncé sur un marché de Noël et injurié les policiers, un an de prison

Absent à l’audience de mardi, Dylan Delannoy avait été condamné à un an de prison. Un mandat d’arrêt avait été délivré à l’audience par les juges. Dans la foulée, la police est allée l’interpeller pour qu’il purge sa peine en prison.

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Mardi, le tribunal d’Arras se penchait sur le cas de Dylan Delannoy, 18 ans, soupçonné de s’être soustrait à un contrôle de police à bord d’une voiturette, le 20 décembre dernier, près du marché de Noël. La course-poursuite, menée rue aux Ours puis près de la Grand-Place, où le marché de Noël battait son plein un dimanche, s’était achevée par un accident rue du Saumon et des insultes proférées à l’endroit des policiers municipaux, rejoints par la police nationale.

Absent du tribunal et condamné à un an de prison ferme , le jeune homme a été interpellé quelques heures après pour purger sa peine en détention.

La Voix Du Nord

David Van Poucke frappe des gendarmes et moque le laxisme du tribunal

« Votre peine était finie avec le bracelet électronique, votre enfant venait de naître… Que s’est-il passé ? Votre comportement est incompréhensible », déclare la présidente du tribunal Hibon, mardi, lors de la comparution immédiate de David Van Poucke.

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Dimanche soir, à Quiéry-la-Motte, l’apéritif a été un peu trop chargé visiblement. « Trois bouteilles de vin, deux calvas et des bières. C’est l’apéritif normal pour moi ! » Après ses levées de coude, il a levé la main sur sa compagne. « Et des coups de pied dans la tête également », précise la présidente. Alertée, la gendarmerie de la brigade de Vitry arrive.

David Van Poucke accueille tout le monde en donnant une claque à l’un des gendarmes et en les prévenant d’un sympathique : « J’ai un revolver Smith & Wesson. » Il sort également son pedigree judiciaire comme lettres de noblesse.

« Je suis déjà passé à Arras. Si j’ai un bon avocat, j’aurai une petite peine. Ils sont gentils au tribunal d’Arras. » Pas si gentil que ça. David Van Poucke a été condamné à douze mois de prison dont quatre avec du sursis

La Voix Du Nord

Sylvain sectionne le pouce d’un automobiliste qui a heurté son véhicule

Un léger accrochage entre deux véhicules s’est transformé en une scène de violence digne du film Orange mécanique

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En mai 2013, lors d’une manoeuvre de stationnement, un automobiliste au volant d’un fourgon utilitaire avait heurté par mégarde un véhicule garé devant un bar-tabac à Ville-la-Grand.

Ce qui aurait dû se concrétiser par un simple constat amiable a très vite dégénéré en une rixe sur la voie publique. Goûtant peu les conseils du propriétaire du second véhicule, le chauffeur du fourgon entrait alors dans une colère noire. Au chapelet d’insultes succédait alors une scène de violence extrême. De son fourgon, l’homme sortait une machette de découpe de plaques d’étanchéité longue de trente centimètres avec laquelle il frappait, du plat de la lame, l’arrière du crâne du conducteur qui avait eu l’outrecuidance de solliciter le constat amiable.

Un pouce sectionné

Projeté au sol, ce dernier avait eu le réflexe de se protéger le cou avec les mains. Mais il devait se relever avec un pouce sectionné.

Le tribunal a condamné Sylvain Léal à quatre ans de prison, dont un an avec sursis mise à l’épreuve sur deux ans.

Le Dauphine

Tentative de meurtre et série de vols : Arsène Vartanian condamné

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L’homme activement recherché par les autorités s’appelle Arsène Vartanian. Cet Arménien de 37 ans est soupçonné d’une tentative de meurtre qui a eu lieu dans la nuit du mercredi 13 au jeudi 14 janvier, rue Massenet à Amiens.

Le trentenaire aurait essayé d’enlever son ex-amie en la forçant à monter dans sa voiture. Selon nos informations, l’homme l’aurait menacée en lui plaçant une arme de poing sur la tempe. Mais une troisième personne s’est interposée pour libérer la femme âgée de 40 ans. Arsène Vartanian lui aurait alors tiré dessus à trois reprises avant de prendre la fuite, seul. Le pronostic vital de la victime n’est pas engagé.

Son ADN retrouvé sur les lieux d’un vol

Arsène Vartanian n’est pas un inconnu des services de police et de la justice. Il a déjà été condamné à 10 reprises depuis 2008, essentiellement pour des faits de vol.

En 2015, il a ainsi écopé d’un an de prison ferme. Il était sorti depuis peu de détention. Mardi 19 janvier, Arsène Vartanian devait répondre une nouvelle fois en justice pour un cambriolage commis à Albert le 11 novembre 2014. Un couple de personnes âgées, 80 et 75 ans, s’était absenté de son domicile durant une heure. À son retour, il a constaté que la porte du garage avait été forcée. Leur habitation a été fouillée. Les voleurs avaient mis la main sur 790 euros en espèces et des bijoux.

Mardi, Arsène Vartanian a été jugé en son absence pour ce cambriolage. Il a été condamné à un an de prison. Il doit aussi rembourser les victimes à hauteur de 6 774 euros, et leur verser à chacun 500 euros de préjudice moral.

Courrier Picard

Le président des taxis niçois condamné pour violences contre un chauffeur UberPop

Jugé jeudi matin pour avoir asséné deux coups de poing à un chauffeur UberPop, Patrice Trapani a été condamné à 500€ d’amende par le tribunal correctionnel de Nice.

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Le parquet avait requis une amende de 800€.

Les faits remontent à février 2015, alors que les artisans-taxis étaient « en plein bras de fer » avec la plateforme américaine, avait rappelé le président du tribunal correctionnel Alain Chemama.

« J’accepte la justice de mon pays mais ce jugement me laisse un goût amer parce que je n’ai rien fait. J’étais, au contraire, là pour calmer les choses. On a voulu se faire le président des taxis niçois », a-t-il commenté à la sortie de l’audience.

Nice Matin

 

 

Daniel tabasse un videur qui lui demande de cesser d’importuner la clientèle

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Blouson de cuir noir, crâne rasé et barbichette blanche, Daniel B. flirte avec la cinquantaine et a une allure de vieux fan de rock. Cet ex-dessinateur industriel des environs de Nancy paraît inoffensif. Au point que l’on se demande ce qu’il fait, ce mercredi, dans le box des prévenus du tribunal de Nancy avec des menottes aux poignets.

Le problème, c’est que ce presque quinqua sympa devient nettement moins sympa lorsqu’il a bu. « Il y en a qui ont l’alcool mélancolique et poétique. Vous, vous l’avez agressif ! », résume le président Esch. Les clients d’un pub des environs de la fac de droit de Nancy en ont fait l’expérience lundi soir. Puis c’est le videur de l’établissement qui s’en est rendu compte lorsqu’il est intervenu pour demander à Daniel B. de cesser d’importuner la clientèle.

L’agent de sécurité s’est pris une baffe. Puis il a eu toutes les peines du monde à maîtriser son agresseur ivre qui s’est débattu comme un beau diable. Une clé de bras finira par venir à bout de sa résistance jusqu’à l’arrivée de la police.

Dans la bagarre, le videur a toutefois été victime d’une entorse d’un pouce. Son blouson a également été déchiré. Un blouson que l’avocat de l’agent de sécurité, Me Bertrand Marrion, brandit à la barre du tribunal, en guise de preuve de la violence du prévenu. Tout en concédant que ce dernier est « plus malade que méchant ».

Jugement : 10 mois de prison dont 4 mois ferme.

Est Republicain

Cannes : un vacancier portugais défonce une voiture… à coups de pied

Sous l’emprise d’un déchaînement de colère couplé à un état alcoolique, un vacancier portugais de 25 ans s’est acharné sur un véhicule en stationnement

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Acharné, le mot est faible. Le véhicule, stationné à Cannes (secteur Gallieni) dans la nuit de samedi à dimanche, a été totalement détruit.

L’homme a sauté sur le toit et le capot à pieds joints aux alentours de 5 heures du matin, défonçant la tôle et brisant aussi toutes les vitres. Interpellé, l’homme a reconnu les faits.

Son mobile: il venait de perdre 500 euros et pensait que les propriétaires de la voiture les lui avaient subtilisés.

Il est poursuivi par la justice.

Nice Matin

Sébastien a commis un viol et deux agressions sexuelles en un mois

Sébastien M., un cuisinier niçois de 24 ans, a été reconnu coupable ce mardi soir à Nice d’un viol et de deux agressions sexuelles (d’abord qualifiées de tentatives de viol). La cour d’assises des Alpes-Maritimes l’a condamné à dix ans de réclusion criminelle à l’issue de trois jours de débats à huis clos.

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À sa sortie de prison, le jeune homme sera soumis à cinq ans de suivi sociojudiciaire. Il est inscrit au fichier des auteurs de crimes sexuels.

L’avocat général Clotilde Galy avait requis quatorze ans de prison contre un accusé qu’elle a qualifié de «prédateur particulièrement dangereux et inquiétant».

En février 2014, alors qu’il n’avait jamais fait parler de lui, le jeune homme a agressé trois étudiantes lors de trois week-ends successifs, dans le secteur de la rue de France à Nice. Il avait été arrêté par la brigade criminelle de la Sûreté départementale.

Les trois jeunes filles, parties civiles, ont été particulièrement traumatisées par l’agression qu’elles ont subie, ont souligné leurs avocats Mes Bernard Sivan, Hode Khadraoui et Bernard Ginez.

L’accusé, obsédé par les films pornographiques particulièrement violents qu’il visionnait de manière compulsive, n’a pu expliquer ses soudains passages à l’acte.

Nice Matin

Du sursis pour Andy qui a frappé deux policiers

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La vodka n’est pas bonne conseillère. Andy P., 30 ans, en a fait l’expérience le 4 janvier dernier au Petit-Quevilly, quand il fut arrêté.
«Je tiens vraiment à m’excuser. Ces faits, ça ne me ressemble pas, je ne suis pas quelqu’un comme ça. Je suis prêt à effectuer toutes les démarches que vous m’imposerez, je suis prêt à tout, mais, s’il vous plaît, pas la prison », plaide devant le tribunal Andy P., 30 ans, prévenu d’avoir au Petit-Quevilly résisté à son interpellation.

 

L’affaire commence en fin d’après-midi quand un groupe « fait le poireau » sur un parking, s’asseyant sur des capots de voiture.

La police arrive, constate que le groupe est bien alcoolisé, et demande que les jeunes gens ne se penchent plus sur les véhicules. C’est un témoin qui avait appelé la patrouille : le bruit était trop important.

« Vous avez refusé votre interpellation », résume le tribunal à l’adresse du prévenu. « On ne sait pas trop pourquoi vous avez été arrêté, les procès-verbaux ne l’explicitent pas, mais vous ne vouliez pas monter dans la voiture. Vous avez résisté, avez tenté de vous échapper, avez donné un coup de pied à un policier qui était protégé par son gilet pare-balles. » Des insultes fusent aussi.

Quelques minutes plus tard, le prévenu est conduit dans une pièce du commissariat. Il est dans une grande agitation et quand une femme policière se rapproche de lui pour lui intimer l’ordre de s’asseoir, il lui donne un coup de pied au thorax. Bien que protégée par son gilet pare-balles, la policière est blessée et souffre de trois jours d’interruption totale de travail.

En choisissant de le condamner à trois mois de prison assortis d’un sursis pour effectuer 105 heures de travail d’intérêt général, le tribunal a accordé une autre chance au prévenu.

Paris Normandie

Alexis condamné à 2 mois ferme pour avoir «fracassé la tête» de son père

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Une bombe à retardement. Dans la nuit du 12 au 13 octobre dernier, dans une petite commune de Haute-Savoie, Alexis a, comme il le dit lui-même, «explosé». Les différents problèmes rencontrés durant son enfance — il évoque avec difficulté un climat de «violences physiques et sexuelles» imposées par son père — sont brutalement remontés.

«J’avais pris des cachets parce que je n’étais pas bien. Cela m’avait mis en somnolence et quand je me suis réveillé, j’étais en panique. Je suis rentré dans la chambre de mes parents, j’ai pris la planche qui était là et l’émotion m’a dépassé. J’ai frappé mais j’y suis allé sans préméditation», raconte ce trentenaire à la barre du tribunal correctionnel de Foix où il a été jugé hier après-midi en comparution immédiate.

«Vous lui avez fracassé la tête», lance la présidente de la juridiction en voulant savoir pourquoi, à 35 ans, Alexis vit toujours chez ses parents, surtout au vu des problèmes rencontrés avec son père.

Mais jeudi dernier, à Foix, il a été rattrapé par son passé. Il a été interpellé par les policiers alors qu’il était en état d’ivresse et, surtout, en possession d’un couteau opinel et d’une bombe lacrymogène. Depuis, il était en détention.

Le tribunal retient l’altération du discernement pour les violences et condamne Alexis à douze mois de prison, dont dix assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve sur deux ans.

La Depeche

Jonathan, le militaire qui a jeté son chien par la fenêtre écope d’un sursis

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Petite écharpe en tissu autour du cou, chaussures blanches immaculées et un tee-shirt, Jonathan V., 31 ans, un militaire montalbanais comparaissait, hier devant le tribunal correctionnel, dans une affaire qui avait suscité l’émoi de nombreux lecteurs, le «para» ayant jeté, le 12 octobre dernier, dans la suite de violences conjugales l’un de ses chiens par la fenêtre du troisième étage. L’animal s’écrasait au sol et était grièvement blessé.

En début de soirée, le verdict tombait : 4 mois avec sursis et 500 € d’amende pour chacune des associations. Une sentence qui ne satisfaisait guère les partisans de la défense des animaux. «C’est un jugement décevant, clamait Daniel Raposo de la fondation B. Bardot. qui espérait au moins un mois de prison ferme.

La Depeche

Sylvie force sa belle fille à avoir des ébats sexuels et diffuse la vidéo sur Facebook

On ne peut pas vraiment parler de co-location. Peut-être d’hébergement familial. Reste que le climat familial a très vite tourné à l’enfer pour une jeune femme rapidement isolée dans cette étrange tribu.

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En ce foyer, la maman, née en 1967, comptent quatorze enfants de trois unions différentes. Sylvie H., pour tout le monde, est la « cheffe de maison ». Elle accueille donc la compagne de l’un de ses fils. D’autant plus que la demoiselle s’avérera rapidement enceinte. Manque de chance, des poux débarquent également. Avec leur lot de contagion au sein de cette immense collectivité. La nouvelle venue hérite rapidement du statut de souffre-douleur. Les sévices iront crescendo, de juin à décembre 2010.

Il y a d’abord les petits tracas. La vaisselle non lavée et systématiquement attribuée à la pestiférée. Puis, toujours pour éviter la propagation de la vermine, les bains, non pas sous la douche familiale, mais dans un bac à poissons installé dans le jardin.

Tout cela invite à l’escalade. La tête de Turc se retrouve un jour cernée et forcée d’utiliser une carotte en guise de sextoy. Avec exercices plus ou moins simulés. Souvent moins que plus. D’ailleurs, à une époque chacun aurait pu être juge. La vidéo de ces ébats forcée est postée sur Facebook. La malheureuse finira par fuir la maison, avec son compagnon et son bébé.

Cinq ans plus tard, une famille presque entière (cinq personnes) occupe les bancs des prévenus, face au président Mikaël Simoëns. Et parvenant encore à susciter la colère de la procureure Emmanuelle Laudic-Baron, ulcérée par l’absence d’empathie des mis en cause.

À Armentières, cette affaire a causé un immense émoi. D’où un qu’en dira-t-on visiblement actif. Réaction de la cheffe de famille : « J’ai envie de quitter Armentières. Après ce qu’on m’a fait. » Pendant cinq ans, elle est restée, comme les autres prévenus, sous contrôle judiciaire. Sanction : de 18 mois de prison (sans mandat de dépôt) pour Sylvie H. à quatre mois avec sursis.

La Voix Du Nord