Les tags racistes et injurieux sont de retour à Frignicourt

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Taguée, squattée et vandalisée… la maison à l’angle du Fossé Pierre-Varnier désormais inoccupée par ses propriétaires est victime de graffitis injurieux depuis plusieurs mois. Un spectacle auquel sont confrontés quotidiennement les automobilistes de passage sur l’avenue de Champagne, à Frignicourt, ainsi que les riverains de la résidence Les Sabines et les clients du supermarché Aldi.

La motivation des vandales ne fait aucun doute. Étant donné que le nom des propriétaires de la maison apparaît au milieu des insultes et des menaces, la volonté de nuire à la famille des anciens occupants est manifeste.

L’Union

Un ex-candidat du FN condamné pour avoir contesté l’existence des chambres à gaz

L’ex-candidat du Front national a écopé de 5 mois de prison avec sursis pour avoir contesté l’existence des chambres à gaz.

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Olivier Badré, conseiller municipal des Hautes-Rivières, a été condamné mercredi par le tribunal correctionnel de Charleville-Mézières à 5 mois de prison avec sursis et 1500 euros d’amende. Il était poursuivi pour « contestation de l’existence de crime contre l’Humanité par parole, écrit, image ou moyen de communication au public par voie électronique, commis du 21 au 30 avril 2015 ».

L’ex-candidat du Front national (régionales de 2010) et du Mouvement national républicain de Bruno Mégret (cantonales de 2001), a posté sur Facebook, au printemps 2015, un film bien connu des négationnistes : Chambres à gaz : aucune preuve après 33 ans d’existence. Les adeptes du professeur Robert Faurisson, antisémite notoire, connaissent la conclusion du film par cœur : « Les chambres à gaz n’ont pas existé, il s’agit d’une simple rumeur. Le massacre par gaz n’a pas existé. »

L’Union

« Babtou solide certifié » la marque qui cartonne à l’extreme droite

L’ex-FN Julien Rochedy, David et Gaël, les Calaisiens qui ont braqué un fusil sur une manif de migrants ou le général Piquemal s’affichent avec ces t-shirts siglés « Babtou solide ». Derrière cette nouvelle marque, l’ex militaire Loïk et sa copine Louise.

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LA GROSSE COTE À L’EXTRÊME DROITE

Mais si les ventes Babtou Solide s’envolent, c’est que la petite troupe sait entretenir le buzz, surtout dans les milieux d’extrême droite. De Julien Rochedy, ex-FNJ —  « C’est une connaissance, il est retiré de la politique » — au Général Piquemal, en passant par David et Gaël, les Calaisiens qui ont braqué un fusil sur une manif de migrants en janvier dernier, tous posent avec un t-shirt Babtou Solide sur le dos.

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Street Press

 

Salon de l’Agriculture: Hollande «mérite les insultes et les injures» pour Philippot (FN)

Florian Philippot, un des vice-présidents du FN, a jugé mercredi que François Hollande «mérite les insultes et les injures» qu’il a reçues samedi lors de sa visite du salon de l’Agriculture, indiquant aussi «comprendre à 100%» les violences qui s’y sont produites.

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Le chef de l’Etat «mérite ces insultes et ces injures, je suis désolé. Ce n’est pas agréable, mais il doit prendre ses responsabilités, il va dans un salon professionnel, qu’il ne s’attende pas à avoir face à lui des mannequins qui lui font des sourires et qui l’applaudiront chaque mètre, on peut aussi lui dire ses vérités !» a jugé M. Philippot lors de l’émission Questions d’Info (LCP, AFP, France Info, Le Monde).

«Les huées, les insultes, ce n’est pas agréable. Autant, je ne les accepte pas lors de cérémonies patriotiques, car je considère que le président de la République doit être respecté car il est le président de la République, mais là, (il) se rend dans un salon professionnel, il manquerait plus qu’on soit obligé de l’applaudir et de dire qu’il est formidable !» a jugé ce bras droit de Marine Le Pen.

Interrogé sur les violences qui se sont produites au rendez-vous agricole de la porte de Versailles, et notamment le démontage du stand du ministère de l’Agriculture samedi, l’élu de l’Est a répondu : «Je les comprends à 100%».

20 Minutes

Gilles Simeoni : en Corse, le nationalisme est le meilleur rempart contre l’extrême droite

Président du Conseil exécutif de Corse, avocat, ancien maire de Bastia, Gilles Simeoni est un nationaliste modéré. Au salon de l’agriculture de Paris, il confie à RT France sa vision pour une Corse autonome, aux rapports apaisés avec le continent. 

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Le nationalisme, rempart contre le FN ? 

Interrogé sur le fait que la Corse est la région où le Front National a obtenu son plus faible score, Gilles Simeoni estime que le nationalisme est le meilleur rempart contre la montée de l’extrême droite, même si paradoxalement, le nationalisme corse est souvent lié aux partis de gauche.

En Corse, en France ou en Europe, le meilleur antidote contre l’extrême droite, ce sont des mouvements politiques forts qui apportent des réponses de fond dans le domaine économique, social et concernant le modèle d’intégration. En Corse, le nationalisme a cette vocation

RT

 

Trump refuse de prendre ses distances avec un ancien dirigeant du Ku Klux Klan

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Le candidat à la primaire présidentielle républicaine Donald Trump a refusé dimanche de prendre ses distances avec l’ancien dirigeant du Ku Klux Klan, David Duke, qui lui a officiellement apporté son soutien, s’attirant de nombreuses critiques.

Célèbre personnalité publique d’extrême-droite, David Duke a été le chef de file de l’organisation raciste durant les années 70 mais a pris officiellement ses distances avec le mouvement à la fin de cette décennie.

Suppremassiste, révisionniste et antisémite

Il demeure néanmoins défenseur de la théorie de la supériorité de la race blanche, révisionniste, et s’en prend très régulièrement aux juifs.

Interrogé sur le soutien que lui avait témoigné cette figure de l’extrémisme aux Etats-Unis, Donald Trump a assuré ne rien savoir de David Duke.

Il faudrait que je me renseigne

Pressé de condamner le Ku Klux Klan et les mouvements que soutient l’extrémiste, Donald Trump a expliqué qu’il lui faudrait d’abord se «renseigner» sur ces groupes.

«Vous ne voudriez pas que je condamne un groupe dont je ne connais rien. Il faudrait que je me renseigne», a expliqué le promoteur new-yorkais sur la chaîne d’information continue CNN.

Un tweet de citation de Mussolini

Dimanche toujours, Donald Trump a également été mis en cause pour un message publié sur Twitter.

Critiqué pour avoir retweeté une citation de l’ancien dictateur italien Benito Mussolini, il a défendu son geste et expliqué qu’il ne s’intéressait pas à l’auteur mais à la phrase en elle-même.

«Il vaut mieux vivre une journée comme un lion que cent ans comme un mouton», disait la citation.

Le Soir

L’extrême droite a diffusé l’adresse de Mehdi Ouraoui et incité à incendier son domicile

Un internaute a diffusé l’adresse de Mehdi Ouraoui et incité à incendier son domicile, faisant référence à la polémique du carnaval de Saint-Jean-de-Luz

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Même si c’est moins un effet collatéral du carnaval luzien que de la bêtise crasse parfois libérée par les réseaux sociaux, c’est bien dans la cité des corsaires que prend racine cette déplorable histoire. Elle s’est soldée mardi par une plainte…

Bûcher

Samedi, comme souvent lors du carnaval traditionnel célébré un peu partout dans la région, les fêtards ont brûlé l’effigie d’une personnalité locale pour en dénoncer certains dires ou agissements. Cette fois, c’est l’image de l’évêque local Marc Aillet qui est passé par les flammes. Notamment pour ses positions radicales contre l’avortement.

Menaces

L’image a été relayée par les médias locaux et les réseaux sociaux. Sur Twitter, le militant PS angloy Mehdi Ouraoui a diffusé une vidéo du discours dénonçant Marc Aillet. La polémique a enflé. Comme souvent sur Internet. Sauf qu’ici, elle ne s’est pas arrêtée aux diatribes échangées. Un internaute a diffusé l’adresse du domicile de Mehdi Ouraoui et invité en des termes à peine voilés à l’incendier. 

Sud Ouest

La justice s’interroge sur les conditions d’achat d’une résidence des Le Pen

Peu après un virement d’un micro-parti satellite du FN sur un compte du cofondateur du parti, Jean-Marie et Marine Le Pen  se sont portés acquéreurs d’une villa en 2012. Des investigations judiciaires sont en cours sur les conditions d’achat de ce bien.

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Des investigations judiciaires sont en cours sur les conditions d’achat par Jean-Marie et Marine Le Pen d’une villa en 2012, peu après un virement d’un micro-parti satellite du FN sur un compte du cofondateur du parti, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

Comme l’a révélé Le Point, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) avait signalé en décembre ces opérations au parquet national financier (PNF), soupçonnant des faits possibles d’abus de confiance et de recel, ont précisé les sources judiciaire et proche du dossier.

Midi Libre

L’identitaire Philippe Vardon est (enfin) adhérent du Front national

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Le suspense était tout relatif. L’ancien dirigeant de Nissa Rebela, branche niçoise du Bloc identitaire, Philippe Vardon, possède enfin sa carte d’adhérent du Front national. Une suite logique aux élections régionales de décembre 2015, qui l’ont vu être élu conseiller régional sur les listes de Marion Maréchal-Le Pen en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

« J’ai adhéré fin novembre-début décembre », reconnaît l’intéressé. En octobre 2013, l’annonce de son adhésion au Rassemblement Bleu Marine (RBM) avait créé un imbroglio au sein du parti d’extrême droite. Gilbert Collard, responsable du RBM, avait alors expliqué que l’ex-chanteur du groupe de rock identitaire Fraction avait reçu « par erreur » sa carte.

Marine Le Pen, elle, avait évoqué une « manipulation » de la part de Philippe Vardon. « Il faut lui demander s’il a fait un coup politique ou si ça révèle un changement radical de positionnement chez des gens qui étaient jusqu’à présent européistes et régionalistes », expliquait-elle alors à L’Express.

Le Monde

Etude du Crif numéro 39 : « FN : une duperie politique »

Le FN des années 2010 a-t-il réellement changé ou s’inscrit-il dans la continuité du FN présidé par Jean-Marie Le  Pen ?

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Les 19-20 septembre 1987 : 200 000 personnes assistent à la septième fête des Bleu-Blanc-Rouge du Front National. Bruno Mégret proclame que la Seconde Guerre mondiale n’a pas à être un « thème de campagne ». Jean-Marie Le Pen, lui, considère la polémique consécutive au « détail » comme un « succès ». « Chaque attaque nous renforce.

Dès sa prise de fonction à la fin des années 1980, le délégué général du FN affiche son objectif : se normaliser, se crédibiliser et passer par l’opposition avant de prendre le pouvoir. Depuis le début des années 2000, et plus encore depuis son accession à la présidence du FN début 2011, Marine Le Pen use de la stratégie mégrétiste ; c’est l’une des raisons qui explique qu’elle ait rompu officiellement avec le lepénisme sur certains points, notamment l’antisémitisme. Car la dédiabolisation du FN ne pouvait être mise en œuvre que si certaines thématiques, comme l’antisémitisme et le négationnisme, étaient reniées et/ou abandonnées.

 

Aujourd’hui, le FN poursuit sa stratégie de dédiabolisation tout en revendiquant sa normalité dans l’espace public et politique français. Il s’affiche comme un nouveau parti. Cependant, et même si Marine Le  Pen le nie formellement, des thématiques, des marqueurs, des points programmatiques et certains de ses actes et paroles trouvent une résonance indéniable dans l’histoire paternelle. Pour preuve, depuis quelques semaines, et encore davantage avec la crise des réfugiés, elle radicalise son discours, inscrivant ses propos dans la tradition sémantique de l’extrême droite traditionnelle.

Le duel actuel entre le père et la fille ne montre-t-il pas la volonté de Marine Le Pen de mettre à mal quatre décennies d’histoire frontiste  ? Le FN mariniste est-il un simple ripolinage tactique et communicationnel ou sommes-nous en présence d’un trait définitif tiré sur le lepénisme ? En d’autres termes, le FN des années 2010 a-t-il réellement changé ou s’inscrit-il dans la continuité du FN présidé par Jean-Marie Le  Pen ? Son histoire, l’étude de son discours et de ses données électorales donnent une réponse sans appel.

Qui sont les Brigandes, le groupe ultra-catholique qui émoustille l’extrême droite ?

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La pop serait-elle récupérée par la Réaction ? Depuis plus d’un an, la plateforme numérique du Comité de salut public alimente Internet de vidéos d’un étrange collectif de justicières masquées. On y voit sept jeunes femmes, le visage recouvert d’un loup noir, dans des tenues diverses (tuniques de druidesses, jupes à fleurs ou toges antiques), vocaliser sur des chansons pop apparemment innocentes et propices à être reprises sous sa douche.

Fantômettes patriotes

L’amateurisme de la réalisation, les harmonies sixties, les chorégraphies kitch, l’ambiance psychédélique et le goût pour les cadres bucoliques pourraient faire croire à des néo-hippies partouzeurs en pleine descente de LSD. Mais les paroles sont, elles, à peine voilées. « Une jeune fille lisait sa bible dans le train. Des bronzés livides ont commencé leur jeu malsain », entend-on dans Antifa, qui moque la « Guépéou trotskiste ».

Le Tango du bidasse s’en prend à la « saleté de kebab ». Ce geste tente une réhabilitation du salut nazi (« Le bras tendu c’est mal, un symbole infernal »). En enfer fustige « les flics de la pensée casher » et « les jacobins génocidaires ». Autre thématique prisée par ces Fantômettes patriotes : le conspirationnisme visant les juifs comme les jésuites. Comment on devient américain fait ainsi allusion à « l’arnaque du 11 Septembre », tandis que Cannabisation nationale évoque un complot d’État fumeux, dans lequel les politiques feraient la promotion « des drogues pour contrôler les goys ». Poutine (Laissez vivre la Russie) comme Jeanne d’Arc ont en revanche les faveurs de notre chorale légitimiste et ultra-catholique.

Le Point

Marseille : il y a 21 ans, Ibrahim Ali était tué par des colleurs d’affiches du FN

Ses amis lui rendent hommage chaque année et demandent une rue à son nom

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On n’a jamais envoyé d’invitations, viennent tous ceux qui veulent, qui peuvent, qui ont envie. C’est ainsi chaque année, et ça le restera ! » Vêtus de tee-shirts sur lesquels on lisait « Ni silence ni oubli », les amis d’Ibrahim Ali, ceux qui l’ont connu, des membres de sa famille et des Marseillais qui ont tenu à lui rendre hommage, parmi lesquels les élus Jean-Marc Coppola (FG) et Stéphane Mari (PS), se sont une nouvelle fois rassemblés chemin des Aygalades (15e) à Marseille, à l’endroit même où il est mort.

Un rassemblement citoyen et républicain pour honorer la mémoire de ce jeune de 17 ans, tombé sous les balles « de la haine et de l’intolérance » comme c’est écrit sur la plaque qui lui rend hommage. C’était un 21 février 1995, Ibrahim Ali sortait avec des copains d’une répétition de théâtre et de musique.

Il a eu le malheur de croiser la route de colleurs d’affiches du FN et il est mort d’une balle dans le dos. Les trois hommes ont écopé de peines de prison.

La Provence

VIDEO. Corsica Libera : « Le FN est l’ennemi de l’identité corse »

Corsica Libera se félicite d’un bon score au premier tour des Départementales, entre 6 et 22%, mais à part les cantons urbains de Bastia il n’y aura pas de nationalistes au second tour. Pour les indépendantistes la forte implantation du FN en Corse est inquiétante, « il est l’ennemi de l’identité corse ».

Corse Matin

Un jeune agressé par des identitaires pour avoir décollé leurs affiches?

Il y a quelques jours, un jeune Arrageois a déposé plainte après avoir reçu un coup de poing. Il met en cause un petit groupe de colleurs d’affiches d’extrême-droite.

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C’est par le biais d’un communiqué de la section arrageoise du parti communiste français (PCF) que l’information nous est parvenue. Dans un texte aussi laconique que sibyllin, le PCF d’Arras « alerte la population qu’un jeune Arrageois, qui souhaite garder l’anonymat, a été victime d’une agression violente de la part d’un groupuscule ’Génération identitaire’ ».

Selon le PCF, qui ne livre ni date ni lieu, l’agression aurait eu lieu « en plein jour, en centre-ville». Et de préciser que « la victime a déposé plainte et a eu un arrêt de travail de quatre jours ». « Ces agissements, qui font suite à l’affaire de la banderole (déployée sur le toit de la gare en août 2015, NDLR), sont inacceptables et montrent une nouvelle fois le vrai visage de l’extrême-droite », conclut le communiqué, qui n’est pas signé.

Histoire de colleurs d’affiches

Qu’en est-il exactement ? Le commissariat de police, par la voix du commandant Olivier Gugelot, confirme qu’une plainte a bien été déposée vendredi dernier pour violences. Les faits se seraient produits deux jours avant, mercredi 9 février, dans le secteur de la gare d’Arras.

Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime, âgée d’une petite trentaine d’années, aurait reçu un coup de poing au visage de la part d’un seul individu. L’agresseur aurait suivi le jeune homme puis l’aurait frappé à l’arrêt de bus. Pourquoi ? Parce qu’il aurait vu ce jeune homme passer derrière lui pour arracher les affiches que son petit groupe d’activistes d’extrême-droite venait de coller… Une enquête a été ouverte pour tenter de retrouver l’auteur des violences présumées.

La Voix Du Nord