Articles par Fdebranche
Didier, Anthony, Steevy condamnés pour trafic de drogue

Après une enquête poussée, la police interpelle Didier Delahaye début octobre 2014 et perquisitionne son domicile au Calvaire-Saint-Pierre, à Caen. Sous son lit, les enquêteurs découvrent 700 g d’héroïne. Sa compagne, qui l’aidait dans le trafic, est aussi arrêtée. Didier revendait de l’héroïne, un kilo et demi en dix mois, selon ses déclarations, et un peu de cocaïne. Il en retirait « l’équivalent d’un smic par mois ».
Les principaux fournisseurs de Didier, qui s’approvisionnait aussi à Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), n’ont pas été identifiés. Un de ses fournisseurs, Anthony, 22 ans, habite près d’Elbeuf. Il a aussi mis en contact Didier avec Steevy, de Brionne (Eure). Gary, 31 ans.
Didier Delahaye a été condamné à trois ans et demi de prison ferme avec maintien en détention et sa compagne à 18 mois de prison avec sursis. Anthony, trois ans dont 18 mois avec sursis ; Gary, deux ans dont 18 mois avec sursis ; et Steevy, six mois de prison ferme.
Le partie identitaire Aube dorée revendique politiquement un assassinat

Nikos Michaloliakos, chef du parti néonazi grec Aube dorée, a revendiqué aujourd’hui «la responsabilité politique» de l’assassinat du musicien et militant antifasciste Pavlos Fyssas, tué à coups de couteau il y a juste deux ans par un membre du parti près d’Athènes.
«En ce qui concerne la responsabilité politique pour l’assassinat à Keratsini, nous la revendiquons mais nous n’avons pas de responsabilité pénale», a affirmé Nikos Michaloliakos lors d’une interview à la radio Real FM.
L’assassinat, qui a provoqué un choc en Grèce, a déclenché une offensive policière et judiciaire contre Aube dorée, qui jusque-là bénéficiait d’une quasi-impunité malgré les nombreuses violences perpétrées contre migrants et militants de gauche.
Aube dorée est crédité de 5 à 7% des voix dans les sondages pour les législatives du 20 septembre, mais n’en demeure pas moins le troisième parti grec, loin derrière Syriza (gauche radicale, du Premier ministre sortant Alexis Tsipras) et Nouvelle-Démocratie (droite).
Vaste coup de filet antipédophilie au Royaume-Uni

Longtemps accusée de léthargie, la police britannique est passée à l’action contre la pédophilie. 660 suspects ont été arrêtés dans le cadre d’une opération sans précédent, menée pendant six mois par l’Agence nationale contre le crime (NCA). Médecins, enseignants, personnels de santé, chefs scouts, anciens policiers… «Certaines personnes commencent par consulter des images indécentes d’enfants en ligne, puis les agressent sexuellement. Le but de cette enquête était aussi de cibler des agresseurs sexuels potentiels», explique Phil Gormley, directeur adjoint de la NCA. Les forces de l’ordre ont perquisitionné plus de 800 adresses, saisi 9 000 téléphones ou ordinateurs et mis la main sur un million d’images pédophiles.
Au début de l’été, c’était au tour du monde politique de se retrouver sur la sellette avec la révélation de la disparition d’une centaine de dossiers sur des abus commis dans les années 1980 et 1990 par des élus siégeant à Westminster. Le scandale a forcé le gouvernement à déclencher deux commissions d’enquête, l’une sur la couverture éventuelle de l’affaire au sein des milieux politiques, l’autre, plus large, sur les défaillances des institutions à prévenir ces crimes.
Écoles, hôpitaux, orphelinats, églises… Les enfants de Grande-Bretagne ont longtemps été livrés à des prédateurs dans des lieux de vie censés les protéger. L’Association nationale pour la prévention de la cruauté aux enfants (NSPCC) estime dans un rapport qu’un enfant sur vingt a subi des sévices sexuels en Grande-Bretagne. Selon Peter Saunders, ce chiffre est sous-estimé. «On peut parler d’un enfant sur quatre, affirme-t-il.
Benoît, auteur de 13 agressions sexuelles condamné

Auteur début août en plein centre de Nancy de 13 agressions sexuelles, Benoît Lachat, 29 ans, a écopé hier de deux ans de prison mais a vu également le tribunal prononcer la révocation des 18 mois avec sursis qu’il traînait depuis décembre 2010. Sorti de détention en mars dernier, il va rester à l’ombre pour un bout de temps…
« Il y a eu une première série d’agressions le 5 août au matin », a détaillé la présidente Martine Capron. « Toutes avec le même individu et le même mode opératoire ». Les enquêteurs ont exploité les photos tirées des caméras de vidéosurveillance, ont renforcé leurs rondes et, le 13 août au matin, après deux nouvelles agressions, sont prestement tombés sur le paletot de Lachat.
Dans la salle, face au box désespérément vide, six des treize victimes. Cinq viennent se confier à la barre. « Je me rendais à mon travail en trottinette quand j’ai entendu quelqu’un courir derrière moi d’un pas lourd », confie l’une d’entre elles, « j’ai senti une main remonter ma jupe et toucher mon sexe. Je me suis dit : ‘’ C’est quoi, un alien ?’’. Et il a continué son chemin tranquillement… ». Main crispée sur la barre, une autre pleure à l’évocation de cette main inconnue venue la caresser. « J’ai hurlé. Je suis depuis sous anti-dépresseurs et je vois un psychiatre ».
Le maire FN David Rachline condamné pour abus de pouvoir

La mairie a en outre été condamnée à verser 1000 euros à l’association cultuelle. Le tribunal administratif de Toulon a ordonné à la municipalité FN de Fréjus (Var) de laisser ouvrir la mosquée de la ville le 24 septembre, jour de la fête de l’Aïd, a indiqué ce samedi Philippe Lottiaux, directeur général des services de la ville gérée par le Front national.
Le tribunal a accepté en partie le référé-liberté déposé par l’association cultuelle El Fath qui conteste le refus, par la mairie, d’ouvrir ce bâtiment dont les travaux viennent d’être terminés. Le juge administratif a en outre donné quinze jours à la municipalité dirigée par le sénateur David Rachline pour réexaminer sa position sur ce refus d’autorisation, considéré comme illégal.
L’association El Fath avait demandé en juin à la municipalité, après avoir reçu l’aval de la commission de sécurité, l’autorisation d’ouvrir le bâtiment. La ville n’ayant pas répondu dans le délai de deux mois imparti, cela valait refus.
Reportage: Violences d’extrême droite en France
Kevin abat Johnny au fusil a pompe
C’est suite à un différend avec Johnny Romain (36 ans) avec qui il entretenait « des relations amicales« , que Kévin L., 23 ans, lui a tiré dessus « à bout Touchant » avec un fusil de chasse mardi soir vers 23 heures rue des Tourterelles à Jeumont.
Mercredi, le parquet de Valenciennes précisait que « le fait que la victime ait été l’ex-concubin de la compagne de l’auteur du coup de feu pourtant évoqué par les enquêteurs lors des premières heures de la garde à vue n’a pas été confirmé« . La thèse du crime passionnel est donc a priori écartée dans cette affaire aux circonstances relativement floues.
Tuerie Charleston: un ami du terroriste Dylann Roof inculpé
L’ami du tueur a-t-il menti aux enquêteurs ? La justice américaine a annoncé ce vendredi l’inculpation d’un homme accusé d’avoir eu connaissance du projet meurtrier de Dylann Roof, l’auteur de la tuerie raciste de l’église de Charleston en juin dernier.
Joseph Meek, 21 ans, devra répondre des charges de « dissimulation d’une infraction majeure » et de « faux témoignage », qui lui font respectivement encourir trois et cinq ans de prison, a précisé un communiqué officiel.
Ami d’enfance de Dylann Roof, Joseph Meek se voit notamment reprocher d’avoir menti à un agent du FBI qui l’interrogeait sur les jours qui ont précédé le moment où le tueur a ouvert le feu dans l’église Emanuel AME de Charleston, tuant neuf paroissiens noirs.
Survenue le 17 juin dernier, la fusillade dans cette église emblématique pour la communauté noire est la pire tuerie raciste de l’histoire récente des États-Unis.
Une gouvernante vole 1 700€ et accuse faussement des maghrébins
Loïc Bouzat cadre FN condamné pour diffamation
Loïc Bouzat responsable du Front national a été condamné ce jeudi à Narbonne (Aude) pour « dénonciation calomnieuse » d’un professeur d’histoire. L’affaire remonte à mai 2011 quand le secrétaire FN de la jeunesse de l’Aude, écrit au proviseur d’un lycée de Narbonne pour dénoncer l’enseignement d’un professeur d’histoire, responsable de la CGT et membre du PCF. Il y contestait des propos, selon lui tenus en classe, qu’il jugeait « diffamants et insultants à l’égard du Front national« . Loïc Bouzat demandait donc au proviseur que soit respectée « l’obligation de neutralité due à son métier« .
Cette lettre rendue publique sur de nombreux sites d’extrême droite, et reprise notamment sur le blog de Bruno Gollnisch, a poussé le professeur, Xavier Verdejo, à porter plainte. Renvoyée une première fois, l’affaire a donc été jugée ce jeudi au tribunal correctionnel de Narbonne.
« Un redresseur de torts »
A l’audience, l’enseignant âgé 61 ans qui se présente comme un historien de la classe ouvrière, a rapporté avoir seulement consacré « cinq minutes de l’année scolaire à Jean-Marie Le Pen et au FN« , de la création du Front national jusqu’au « choc du 21 avril » 2002. Xavier Verdejo avait également rappelé en cours comment Jean-Marie Le Pen avait déclaré que « les chambres à gaz étaient un détail de l’histoire de la Seconde guerre mondiale » et indiqué que le fondateur du FN était « accusé d’avoir torturé en Algérie ».
Pour le procureur, le militant FN « est le redresseur de torts: il dit à un enseignant comment on doit enseigner l’histoire, il s’est mis en tort pénalement, moralement et démocratiquement« . Le parquet a ainsi réclamé une peine de deux mois de prison avec sursis.
La présidente n’est pas allée aussi loin puisqu’elle a condamné Loïc Bouzat, âgé de 24 ans, à 5.000 euros d’amende, dont la moitié avec sursis, et 1.500 euros de dommages et intérêts. Elle l’a reconnu jugé « coupable » d’avoir diffamé le professeur sur la base de simples « sous-entendus ».
Clara, Julien, François, Benoît et Marjorie condamnés pour avoir martyrisé Agathe 6 ans

En pleurs et terrifiée, la petite Agathe crie «Marraine, j’ai mal». Ses tortionnaires rient et filment. Insoutenable, la projection à l’audience d’une séquence d’humiliation et de tortures infligée à Agathe, à l’aube de ses 6 ans, lors des vacances de la Toussaint, du 22 au 29 octobre 2013, à Tarbes. Agathe a passé huit jours en enfer, aux mains d’un groupe de cinq jeunes décervelés qui s’est transformé en un gang de barbares.
Au départ, les parents d’Agathe la confient en garde pour la semaine à sa marraine Clara, 18 ans. La marraine va devenir la marâtre de la petite. Mais comment les parents peuvent-ils l’imaginer ? Clara gardait Agathe chez ses parents. Mais elle a quitté le domicile parental pour débuter une colocation avec un copain, Julien, à Tarbes. Elle en informe la maman qui lui remet la petite à la gare de Tarbes, en toute confiance.
«Et moi, je ne bouge toujours pas»
Dès le premier jour, la première gifle tombe. Il y en aura d’autres et une succession crescendo et inimaginable de mauvais traitement, d’humiliations : jeux dégradants, coups, de pieds, de fouet, de ceinture, dont certains avec la boucle, fessées, brûlure, etc. L’énumération des violences donne la nausée et dépasse l’entendement. Comment des jeunes – dont certains ont certes des déficiences intellectuelles ou mentales – qui ne sont pas des délinquants, ont pu commettre de tels actes ? En effet, le calvaire d’Agathe a duré huit jours, et tous, à des degrés divers, y ont participé, mais personne n’a dit «stop», n’a prévenu les parents ou alerté la police.
Clara la machiavélique
En effet, le témoignage de la sœur de Benoît la confirme comme la manipulatrice en chef du groupe. Clara la machiavélique qui a tenté de faire porter le chapeau des châtiments subis par Agathe à son père. à la barre, Clara, au regard fuyant et froid, ne manifeste aucune émotion. Auparavant, Stéphanie Balespouey, avocate de la grand-mère d’Agathe, avait regretté que pareils «actes de barbarie et de tortures, qui portent atteinte à la dignité d’une petite fille, n’aient pas été jugés devant la cour d’assises». Me Charbonnel allant même plus loin :
«Vous avez des adultes qui ont torturé une fillette de 6 ans pendant 8 jours et aucun n’a fait un seul jour de détention».
Le tribunal a condamné ses bourreaux aux peines suivantes : Clara : 4 ans dont 12 mois avec sursis, mise à l’épreuve (SME) pendant 2 ans, avec obligation de soins psychologiques et psychiatriques, de travail et d’indemniser les victimes. Elle a été placée sous mandat de dépôt à l’audience. Julien, 2 ans dont 18 mois avec SME. François, 2 ans dont 1 an avec SME. Benoît, 1 an dont 6 mois avec SME. Rappelons que devant le tribunal pour enfants, Marjorie avait été condamnée à 2 ans dont 1 an avec SME.
Adrien Desport, l’élu FN incendiaire, condamné à trois ans de prison ferme
Adrien Desport comparaissait aux côtés de cinq autres militants du parti d’extrême droite, qui ont été condamnés à des peines allant de 18 mois de prison ferme à six mois avec sursis – son ex-petite amie, qui avait été la première à dénoncer les agissements de la bande, a été dispensée de peine.
Après son expédition pyromane, Adrien Desport avait publié sur son blog une lettre ouverte dénonçant « la montée de l’insécurité » et pointé du doigt la municipalité communiste. Des « gamineries », s’était-il maladroitement défendu à la barre du tribunal correctionnel de Meaux, le 2 septembre. Une « manipulation politique », avait corrigé le procureur de Meaux.
L’ancien militant, qui se plaisait à se présenter comme un cadre du parti chargé de la communication dans le 77, avait admis avoir mis le feu à une seule voiture. Ne se souvenant pas « des douze autres », tout en déclarant « assumer l’ensemble ».
Outre les incendies de voitures, Adrien Desport et ses comparses âgés de 19 à 25 ans – son ex petite-amie, trois étudiants et un commercial – étaient également jugés pour avoir participé à une association de malfaiteurs, dénoncé une agression imaginaire, ou encore consommé des produits stupéfiants.
Deux faux policiers de « type européen » volent une octogénaire

Lundi, en début d’après-midi, deux faux policiers ont abusé de la crédulité d’une octogénaire, résidant rue Pierre-et-Marie-Curie à Vesoul. Ils se sont présentés à son domicile et pendant que l’un détournait son attention, l’autre a réussi à s’introduire dans le pavillon. Il y a dérobé des bijoux et une carte bancaire. Un retrait de 200 € a été effectué dans la foulée. Les deux individus sont de type européen, avec un fort accent.
La police rappelle qu’en cas de doute, il ne faut pas hésiter à faire le 17. L’octogénaire a déposé plainte hier.
Le vice-président de Valeurs Actuelles Jean-Claude Dassier mis en examen pour «abus de biens sociaux, blanchiment, association de malfaiteurs».
Le président de l’Olympique de Marseille de 2009 à 2011 Jean-Claude Dassier a été mis en examen pour abus de biens sociaux mercredi soir par le juge Guillaume Cotelle selon une source judicaire.
«Au total, l’enquête a mis au jour 55,3 millions d’euros douteux au préjudice potentiel de l’OM. Entre 2009 et 2011, les transferts de 14 joueurs (Lucho, Mbia, Diawara, Abriel, Niang, Azpilicueta, Rool, Morientes, Kaboré, Rémy, Gignac, Cheyrou, Ben Arfa et Heinze) auraient donné lieu à des versements illicites sur lesquels Jean-Claude Dassier va être amené à s’expliquer», indiquait le JDD.
Une information judiciaire pour «extorsion de fonds, blanchiment et association de malfaiteurs» avait été ouverte en juillet 2011 alors par le juge marseillais Christophe Perruaux. Les enquêteurs soupçonnent des versements indus de commissions et rétro-commissions au profit de membres du milieu à l’occasion de transferts importants.

