M’hammed Henniche, secrétaire général de l’UAM-93, a reçu cet appel téléphonique : des injures et une menace de mort « on va venir t’égorger ». Sauf que l’interlocuteur l’a confondu avec une autre personne, la menace de mort visée l’imam de la mosquée de Villetaneuse (93), Mehdi Kabir !
Articles par Fdebranche
Le candidat FN Wallerand de Saint-Just qualifie la période post attentat de « moments très enthousiasmants »

Pour se faire connaître, le trésorier du FN (conseiller régional sortant en… Picardie) a rasé ses pointes de moustache vieille France, s’est laissé pousser la barbe et a affiché sa nouvelle tête sur des milliers de murs de la région, « grâce à une campagne de collage intensive »
S’il se vante d’avoir les 84 pages de son programme, l’ex-avocat de Jean-Marie Le Pen se glisse désormais dans les pas de sa fille.
« Nous profitons d’une dynamique nationale. On vit des moments très enthousiasmants. »
L’élu FN André Murawski condamné pour diffamation

Fin septembre, le maire d’Ostricourt Bruno Rusinek (PS) s’était retrouvé sur le banc des parties civiles au tribunal correctionnel de Lille après plusieurs plaintes contre son opposant le plus acharné André Murawski (FN) et un habitant, J.N., coupables, selon le premier magistrat, d’avoir largement dépassé les bornes du bon goût dans plusieurs articles publiés sur des blogs et sur les réseaux sociaux.
Des accusations d’alcoolisme et de prétendus échanges d’insultes étaient au centre des cinq plaintes déposées par le maire contre les deux hommes. Le tribunal s’était donné deux mois pour tirer cette affaire au clair, et a donc rendu sa décision mardi.
André Murawski est condamné pour diffamation sur l’un des cinq motifs avancés par le maire, et se voit contraint de verser 2000 euros (frais de justice et préjudice) à ce dernier. Une amende de 2000 euros avec sursis complète la sanction.
Israël pratique le nettoyage ethnique des Palestiniens, selon un historien israélien
Un ancien officier de la CIA veut bombarder hôpitaux et universités pour vaincre Daech

Un ancien officier de renseignement de la CIA, Michael Scheuer a déclaré que les Etats-Unis devraient bombarder même les hôpitaux et les universités dans le territoire de l’État islamique pour le vaincre.
«Pour moi, je l’ai écrit cette semaine, serait de cibler chaque infrastructure – les hôpitaux, les universités, les systèmes d’irrigation – qui rendrait impossible pour l’État islamique d’amasser des fonds et de fournir de l’électricité, l’assainissement et l’eau potable… « a déclaré Scheuer. « Faire exactement ce que nous avons fait aux Allemands. »
Perquisition administrative chez des maraîchers bio « Ils s’attendaient à quoi, des légumes piégés ? »

La ferme d’Elodie et Julien, à mi-chemin entre Périgueux et Angoulême, figure dans une plaquette de l’office de tourisme au chapitre « vente directe de fruits et légumes ». Il faut croire qu’on la trouve aussi dans les petits papiers du préfet de Dordogne.
Mardi matin à 7h20, depuis sa chambre avec vue sur l’arrière de la maison, un ami hébergé par le couple entend des claquements de portières et aperçoit la lumière de lampes torches. C’est une perquisition administrative. « Quand on est descendus, les gendarmes étaient déjà dans la cuisine », raconte Elodie, 36 ans. Elle ne sait pas si l’ami « a ouvert ou s’ils sont entrés tout seuls », de toute façon « la porte était ouverte ». Devant elle et son compagnon Julien, 34 ans, s’alignent « une dizaine » de gendarmes de Nontron, Ribérac et Verteillac.
Comme les maraîchers bio demandent des explications, les forces de l’ordre invoquent l’état d’urgence et leur montrent un ordre de perquisition signé par le préfet Christophe Bay (voir ci-dessous). Selon ce papier, faisant référence aux attentats du 13 novembre et à « la gravité de la menace terroriste sur le territoire national », « il existe des raisons sérieuses de penser » que chez eux « peuvent se trouver des personnes, armes ou objets susceptibles d’être liés à des activités à caractère terroriste ». « Ils s’attendaient à quoi, des légumes piégés ? », plaisante Elodie après coup. Installés depuis trois ans et demi en Dordogne, Julien et sa compagne ont une fille de deux ans, vendent des légumes de saison à la Biocoop et le samedi au marché.
« Le G8, les manifestations pour l’environnement, ça ne vous dit rien ? »
Pendant deux heures quarante, les gendarmes fouillent chaque pièce en regardant « dans les placards, les coffres, la bibliothèque, les recoins, les boîtes », détaille Elodie. Ils semblent « très intéressés par les petits carnets, les coupures de presse. Les livres moins. » Et demandent quelle surface fait la ferme, s’il y a des appentis. L’un d’eux prend les choses particulièrement au sérieux. « Il nous dit : “le G8, les sommets européens, les manifestations pour l’environnement, ça ne vous dit rien ?” et mentionne aussi la Cop21. Visiblement, la perquisition a un rapport avec nos activités militantes. »
« Ils nous parlent d’extrême gauche et sous-entendent qu’on est islamistes ? »
« On parle de quoi là ? Ils nous parlent d’extrême gauche et d’un coup sous-entendent qu’on est islamistes ? On ne sait pas ce qu’ils cherchent. » Pour seule réponse, les habitants récoltent un « voyez ça avec le préfet, nous on exécute les ordres ».
A 10 heures, après avoir fait signer un compte-rendu de perquisition reconnaissant qu’ils n’ont rien trouvé, les gendarmes repartent comme ils sont venus. Les maraîchers pensent quand même « qu’il faut que ça se sache ».
1233 perquisitions, 165 interpellations, 142 gardes à vue, 230 armes saisies
Sur l’ensemble du territoire, on dénombrait mardi 1233 perquisitions administratives, conduisant à 165 interpellations, dont 142 gardes à vue, et la saisie de 230 armes. Un certain nombre d’abus et de bizarreries sont déjà signalés : citons par exemple une fillette de 6 ans blessée à Nice, un TGV évacué pour un film d’action, un trompettiste retenu sans motif Gare du Nord, un restaurant investi par la police en plein service… Au point que les recensions de ces dérapages ont été systématisées par La Quadrature du Net et remplissent les pages des journaux.
Ils voulaient cibler une mosquée, 2 militants d’extrême droite condamnés pour un attentat islamophobe

Deux jeunes hommes proches de l’extrême droite ont été condamnés à deux ans de prison dont un ferme pour avoir tiré sur la vitrine d’un kebab à Avranches (Manche) après les attentats du 13 novembre.
« C’est un acte islamophobe, revendiqué comme tel. L’enquête l’a démontré. Ils s’entendaient très bien avec le propriétaire turc de ce kebab, mais ils voulaient s’en prendre à l’islam » après les attentats de Paris, a résumé ce jeudi le procureur de la République de Coutances, Renaud Gaudeul.
« On avait regardé les attentats de Paris sur BFMTV, on a voulu faire quelque chose », a déclaré un des prévenus selon le quotidien « La Presse de la Manche ».
Les prévenus âgés de 22 et 23 ans, l’un carrosseur et l’autre conducteur d’engins, tous deux insérés socialement selon le parquet, ont expliqué durant l’enquête s’en être pris au kebab faute de mosquée à Avranches.
« J’ai souligné qu’ils se faisaient les complices des terroristes qui cherchent à fractionner la société » par la multiplication d’actes racistes, a ajouté le procureur.
Affrontements sanglants entre miliciens Kurdes et Yezidis

Des affrontements ont éclaté dans la région de Sinjar entre des miliciens Yézidis et Peshmergas kurdes. Dans le sud de la région, près de Qabusiya, les Kurdes ont tenté de faire sortir clandestinement des troupeaux de moutons et ont été arrêtés par des combattants Yézidis sous le commandement du Sheikh Kheri. Ses combattants avaient participé au coté des miliciens peshmergas a l’offensive pour la reconquête de Sinjar.
Des affrontements ont alors éclaté entre Yézidis et Peshmergas kurdes. Un miliciens Yezidi ainsi qu’un chauffeur de camion sont morts dans des affrontements, quatre autres miliciens sont grièvement blessés.
La situation était déjà très tendu ces derniers temps, les Yézidis accuse les Peshmergas de couvrir des kurdes qui ont collaboré avec Daech dans le Sinjar.
La drogue dure, très présente dans les campagnes françaises

Palais de justice d’Amiens, mi-novembre. Sophie attend fébrilement dans la salle des pas perdus. Cette jeune femme de 24 ans, toxicomane depuis deux ans, est poursuivie pour trafic de stupéfiants. La jeune femme faisait des allers et retours réguliers en Belgique. Là-bas, le gramme se négocie autour des 10 euros. À Roisel, dans l’est de la Somme, Sophie revendait l’unité à 25 euros.
L’histoire de Sophie, dealer de drogue dure au fin fond de la campagne picarde, est loin d’être un cas isolé. Loin des trafics organisés qui sévissent dans les quartiers populaires de nos villes, de petits bourgs sont gangrenés par le phénomène. Du fait du leur isolement, ces territoires, souvent durement frappés par le chômage, sont des terrains propices à la consommation de drogue, toutes les drogues, et aux trafics. « Moi, je fumais du shit et, dans certains villages, je n’arrivais pas à en trouver. En revanche, il n’y avait aucune difficulté à trouver de l’héro », témoigne le copain de Sophie.
Le cinq novembre dernier, à Saint-Léger-les-Domart, cinq personnes sont interpellées dans le cadre d’une opération antidrogue. « Malheureusement, c’est loin d’être la première fois, et cela me désole», se lamente Daniel Laurent, maire de ce bourg de 1 800 habitants qui compte 26 % demandeurs d’emploi.
Thomas, 19 ans, la tête fracassée pour une dose
Comme dans la vallée de la Nièvre, des villes moyennes de l’est de la Somme sont durement touchées par ce fléau. Des petits trafics qui virent parfois au drame, voire au sordide. Ce fut le cas à Eppeville, près de Ham, en 2013, où un jeune homme de 19 ans a été assassiné au terme d’un scénario digne d’un film sur la mafia.
Un matin de novembre, le corps de Thomas Corbelli, jeune dealer d’héroïne, est retrouvé dans un cabanon, les pieds ligotés. Ses deux agresseurs, condamnés en juin dernier à 20 et 30 ans de réclusion, lui ont fracassé la tête à l’aide d’un marteau et d’un démonte-pneu. À l’origine, un simple différend sur le prix de la dose d’héroïne.
Au-delà de ce macabre fait divers, le profond ancrage de ces trafics dans certains bourgs, voire certains villages picards, est un vrai poison contre lequel les pouvoirs publics n’ont pas trouvé l’antidote. « À la campagne, le problème existe, mais il est moins visible car il y a moins de réseaux d’alerte, tout est souterrain », résume le docteur Jean-Jacques Pic, membre du réseau Sato.
André tabasse un septuagénaire pour une histoire de taille de rosiers

Le 22 avril dernier, David, un homme de 76 ans, taille les rosiers de la résidence HLM où il habite, à Sainte-Geneviève-sur-Argence. André, qui habite au même endroit, vient le voir, s’opposant à cette taille.
Une dispute s’amorce, suivie de coups. « J’étais énervé car les rosiers avaient plein de bourgeons», explique André, sous curatelle, dont l’expertise psychiatrique a démontré un caractère psychorigide et une dépendance à l’alcool.
Ces violences ont valu à la victime une incapacité temporaire de travail de quarante-cinq jours, comme le rappellera Me Berger qui plaide pour elle : «S’occuper des rosiers était une passion pour mon client. Aujourd’hui, après un important traumatisme à une hanche, il a beaucoup de difficultés à marcher».
Le tribunal le condamne à un mois de prison avec sursis et ordonne un renvoi sur intérêts civils pour les dommages et intérêts, qui seront fixés après une nouvelle expertise médicale de la victime.
L’élu FN Adrien Mexis démissionne, lassé par un parti qui « alimente la chronique judiciaire »

Déjà marqué par le départ de deux de ses colistiers lors du dernier conseil municipal, l’élu Adrien Mexis, encore il y a peu directeur de cabinet de Stéphane Ravier, le sénateur-maire FN a donc décidé de claquer la porte du parti, et de repartir vers d’autres destinées professionnelles.
Au coeur de cette démission, les élections régionales, et l’élaboration de la liste FN. Ce n’est pas ma conception de la politique, et je ne pouvais pas participer à une liste qui, malgré la présence de certaines personnes pour qui j’ai de l’estime et de la sympathie, contient trop de contradictions avec les principes qui devraient être ceux d’une saine action publique : volonté d’exercer son mandat, loyauté, assiduité, travail des dossiers… Sans parler bien sûr de qui alimente davantage la chronique judiciaire des journaux que les pages politiques. Je n’ai donc plus de raisons de m’associer à tout cela. »
Bernard, ancien militaire, condamné pour un trafic de drapeaux et objets NAZIS

Un mois après son jugement devant la juge du tribunal d’instance de Castelsarrasin (notre édition du 11 octobre), le gérant de la société VMS diffusion dont le siège est implanté à Moissac depuis trois ans vient d’être condamné à une amende de 700 euros, une sanction légèrement inférieure aux réquisitions de la vice-procureur Véronique Benlafquih qui avait réclamé trois amendes de 500 € pour chacune des infractions relevées.
Plus lourd pour l’ancien militaire reconverti dans le négoce notamment de drapeaux des armées de la Seconde Guerre mondiale, la confiscation des objets saisis à titre de peine complémentaire. Une peine que Bernard L., 52 ans, qui s’était présenté sans avocat face au tribunal, avait tenté d’éviter au cours d’une défense maladroite et ambiguë.
La valeur de la saisie étant estimée à 3 000 euros. «Cela vingt ans que je fais ce commerce et je n’avais jamais été poursuivi pour cela. Il n’est d’ailleurs pas interdit ni de les acheter, ni de les vendre, seulement de les exhiber. Mais dîtes moi comment faire du business sans montrer la marchandise ?» avait lâché le quinquagénaire avant que la magistrate ne rappelle brièvement les faits.
.«En juin 2014 sur la bourse militaire de Sainte-Mère-l’Eglise, les gendarmes ont saisi sur votre stand des CD de musique nazi dont l’hymne du NSPAD (le parti d’Adolf Hitler, ndlr), des insignes des troupes de la waffen SS et des portraits de dirigeants du IIIe Reich comme Himmler.
Trois mois plus tard, les douanes ont saisi un colis qui vous était adressé des États-Unis contenant des drapeaux avec des croix gammées» attestait la juge.
Quelques jours plus tard, une perquisition des locaux de la petite entreprise moissagaise permettait aux gendarmes de la COB de Moissac de confirmer de nouvelles infractions sur le site internet. Des drapeaux et affiches qui étaient, hier, toujours en libre accès sur le site commercial de la société.
Pierre Dinet, candidat FN, épinglé pour ses propos racistes et islamophobes

Sur Facebook, Pierre Dinet, candidat FN en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, a posté plusieurs messages très virulents à l’égard des noirs et des musulmans.
Le 17 novembre, en réponse à un article consacré à une « Française musulmane », Pierre Dinet écrit aussi : « Française – Musulmane ? C’est aussi compatible qu’un mélange d’eau et de vinaigre ! Pas de place chez nous pour ce genre d’animal sauvage ! »

« L’islam n’est pas une menace, c’est seulement une idéologie destructrice, nazie, dictatoriale, rétrograde, moyenâgeuse et meurtrière qu’il convient d’éradiquer sans attendre ! » affirme-t-il déjà le 9 janvier 2015, juste après l’attaque contre Charlie Hebdo.

En août 2014, en réponse à un commentaire selon laquelle la ministre « ira bientôt à Pôle emploi en Guyane », Pierre Dinet rétorque qu‘« il n’y a pas de bananier à Pôle emploi… dommage ! » Une remarque qui rappelle le cas d’Anne-Sophie Leclère, ex-candidate FN aux municipales, qui avait comparé la garde des Sceaux à un singe.

Plus récemment, le 17 novembre, Pierre Dinet réagit à un article selon lequel Christiane Taubira n’a pas chanté la Marseillaise lors du Congrès à Versailles – ce qui est d’ailleurs faux. « On s’étonnera après que les Français aient envie de broyer du Noir… !« commente-t-il.

Contacté par francetv info, l’intéressé, neuvième sur la liste FN en Gironde, reconnaît « une sémantique peut-être un peu brute », mais évoque un « procès d’intention ».
Concernant Christiane Taubira, « je n’en ai rien à faire qu’elle soit noire, qu’elle soit blanche… Le problème n’est pas là », se défend le frontiste. « Oui j’ai balancé ça, et pourquoi ? Pour lui rendre la monnaie de sa pièce, quand elle parlait des ‘sales Blancs’ quand elle était en Guyane. Je ne vois pas pourquoi il faudrait lui faire des cadeaux. »
Quant aux musulmans, « je n’ai jamais eu de problème avec eux, tant qu’ils font la différence entre le fait religieux, le spirituel, et le temporel », détaille-t-il. Et le candidat frontiste d’insister sur la nécessité de « fermer les mosquées radicales, des salafistes ou des frères musulmans ».
Je ne dis pas qu’il faille tuer les musulmans. Je dis seulement qu’il faut arrêter, on n’est plus dans un monde de Bisounours !
Egalement contacté par francetv info, mardi 24 novembre, le secrétaire général du parti, Nicolas Bay, va plus loin : « La liste étant déjà déposée en préfecture, on ne peut plus le retirer. Mais ce sont des propos contraires à la ligne politique du parti. On va suivre la procédure habituelle : il sera suspendu et convoqué devant la commission de discipline du parti. »
« C’est un propos dégueulasse », « bien sûr », il sera sanctionné, confirme Florian Philippot, vice-président du Front national, sur BFMTV, mercredi 25 novembre : « S’il est élu, il ne siégera pas dans le groupe du FN. » Pierre Dinet, lui, assure que ses prises de position sur les réseaux sociaux n’avaient jusque-là provoqué aucune réaction de la part du FN.
L’état d’urgence face au terrorisme tourne à la répression des mouvements sociaux

Des militants écologistes qualifiés de « groupes et groupuscules appartenant à la mouvance contestataire radicale et violente » et interdits d’entrée en Eure-et-Loir. A Paris, une soixantaine de personnes ayant manifesté en solidarité avec les migrants viennent d’être convoquées au commissariat. Les autorités profitent de l’état d’urgence face à la menace terroriste pour réprimer les mouvements sociaux et écologistes.
En Île-de-France, les premières convocations sont arrivées quasi immédiatement dans les boîtes aux lettres. 58 personnes soupçonnées d’avoir participé à un rassemblement de soutien aux migrants, qui a réuni quelques centaines de personnes le 22 novembre à Paris, sont visées, indique la préfecture de police de Paris.
Elles ont « commis ou tenté de commettre l’infraction de violation d’une interdiction de manifestation prise en vertu de l’état d’urgence », selon un procès verbal consulté par le site militant Paris-Luttes Info.
« Parmi les 58 personnes poursuivies, il y a deux militants de Droit au logement dont le porte-parole Jean-Baptiste Eyraud, détaille Annie-Pourre, membre de l’association, contactée par Basta !. Ils ont visé haut. Le Préfet de police a indiqué qu’ils devaient faire l’objet de « poursuites exemplaires ».
C’est un acte politique », dénonce t-elle. Apparemment, les policiers n’ont procédé à aucun contrôle d’identité pendant la manifestation et ont identifié les contrevenants grâce aux images des caméras de vidéo surveillance. « Or, certaines personnes qui n’étaient pas présentes ont été convoquées », réagit Annie Pourre.
« L’état d’urgence tourne à la caricature », insiste Annie Pourre. Et pas seulement à Paris. La préfecture d’Eure et Loire vient d’interdire aux militants de « Cap sur la Cop » de traverser le département.
Ce convoi rassemble 200 opposants à l’aéroport de Notre Dame des Landes qui se rendent en vélos et tracteurs à Paris. L’arrêté préfectoral qualifie ces militants de « groupes et groupuscules appartenant à la mouvance contestataire radicale et violente ». « Jusqu’où le gouvernement ira-t-il pour arrêter cinq tracteurs, un triton, une cabane, une cantine mobile et 200 cyclistes de 1 à 77 ans, armés d’un peu d’huile de chaînes et de pompes à vélo ? », réagissent les personnes visées par l’arrêté. Des responsables du convoi envisagent de déposer un référé liberté contre cette décision.
Des policiers se plaignent des perquisitions de « communication » ordonneés par le préfet

« On ne fait pas mouche à tous les coups, loin de là. Le principe de ces perquisitions , c’est de taper large » justifie le préfet, Yannick Blanc. La liste des objectifs est établie lors de réunions avec tous les services.
Cela n’empêche pas un nombre croissant de policiers de douter de l’utilité de ces opérations très consommatrices en temps et en effectifs. « C’est de la communication », commente un haut responsable policier à Paris.Et le risque de dommages collatéraux n’est jamais très loin.
A Nice, vendredi 20 novembre, une fillette de 6 ans a été légèrement blessée lors d’une perquisition administrative menée dans le centre. Victime de « plaies multiples superficielles au cou et à l’oreille gauche », elle a été hospitalisée quelques heures. Les policiers, qui sont intervenus peu avant 5 heures du matin, avaient enfoncé la mauvaise porte.
Cache d’armes découverte, Julien, Thomas, Marie-Pierre et Aurélie condamnés

La DPIJ de Lille a procédé à la saisie d’une vingtaine d’armes, mercredi dernier à Wavrechain-sous-Denain. Les personnes interpellées ne sont pas en lien avec les mouvements islamistes.
Neuf fusils dont un datant de 1874, deux carabines, trois revolvers de défense, un revolver, diverses armes blanches ainsi qu’une grenade à plâtre (inoffensive) ont été trouvés la semaine dernière dans une maison de Wavrechain-sous-Denain occupée par deux frères, Julien et Thomas B.. La police a procédé à cette perquisition suite à un renseignement anonyme.
Les deux jeunes hommes et deux autres personnes ont été placés en garde à vue immédiatement.
Julien B, 26 ans, qui était le détenteur du stock d’armes a indiqué que ces armes provenaient d’un héritage. Il savait qu’il était impossible de détenir ces armes ; Thomas B., 23 ans, a aidé son frère à transporter les armes ; Marie-Pierre B., 42 ans, voisine de l’un de frères, avait accepté de cacher les armes à son domicile ; Aurélie M., 29 ans, proche des frères, a également accepté de cacher un temps les armes chez elle.
Ces quatre personnes ont été déférées au parquet le 20 novembre en vue d’une CRPC (procédure dite du plaider coupable). Les condamnations suivantes ont été acceptées par les prévenus et homologuées par le juge : Julien B., 8 mois d’emprisonnement avec sursis ; Thomas B., 6 mois d’emprisonnement avec sursis ; Marie-Pierre B., 2 mois d’emprisonnement avec sursis ; Aurélie M., 2 mois d’emprisonnement avec sursis.