Articles par Fdebranche

Rudi, Brayan et Jason, récidivistes, condamnés pour cambriolage

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Le 14 novembre, à Quimper, vers 22 h, un homme aperçoit des faisceaux lumineux chez sa voisine qu’il sait absente. Intrigué, il prévient immédiatement la police. Arrivées sur les lieux, les forces de l’ordre tombent nez à nez avec trois hommes encagoulés munis de lampes de poche. Les trois individus n’obtempèrent pas immédiatement et les policiers, se sentant menacés, sortent leurs armes. S’en suit une interpellation musclée durant laquelle chacun des intrus est difficilement maîtrisé.

Les cambrioleurs ont visité toutes les pièces du pavillon et plusieurs bijoux de valeur sont retrouvés dans leurs poches. À 50 m de la maison, les enquêteurs remarquent une Peugeot dans laquelle ils aperçoivent une carte bancaire au nom d’un des cambrioleurs.

La juge a condamné Brayan Brillant, Rudi Lobry et Jason Vauvel, au casier judiciaire déjà chargé, à 18 mois de prison ferme. En état de récidive légale au moment des faits, ils devront indemniser la propriétaire de la maison cambriolée à hauteur de 676 €.

Guillaume tabasse sa soeur et menace de l’exciser

Violence femme handicapée

Lorsque le 4 octobre dernier, les policiers du commissariat d’Alès interviennent au domicile de la famille, la mère explique que Guillaume, 32 ans a frappé sa sœur. Il vocifère et insulte les fonctionnaires. Après contrôle, il apparaît que son taux d’alcool dans le sang est de 1,24 g/l.

La victime souffre d’une plaie à la lèvre et des contusions. Elle a reçu quatre gifles et évité partiellement un coup de poing. Son frère la menace « de l’exciser et de lui bouffer les entrailles ».

À la barre, Guillaume décrit une situation familiale dégradée. Il nie. « Ma mère et ma sœur se sont liguées contre mon père et moi. J’ai subi des violences psychologiques. Mon père, expert du tribunal, détient des preuves, il ne ment pas. » Ce dernier justement, assis sur le banc des avocats, est omniprésent dans les explications du fils. Le père reste concentré le temps de l’instruction de l’affaire.

Manquant de spontanéité dans ses réponses, Guillaume semble débiter un discours élaboré à l’avance. Son père ne perd pas une miette de ses arguments à tel point qu’il enregistre l’intégralité de l’audience.

Condamné à deux ans de prison dont un avec sursis en septembre 2014, le prévenu échappe à la récidive. Me Aurélien Vergani, en défense plaide la théorie du complot : « Il faut aller au-delà des apparences, ce dossier est cousu de fil blanc. Le contexte familial est difficile. Il y a des incertitudes sur les coups. » Au final, Guillaume écope de deux mois de prison ferme.

Midi Libre

Un élu socialiste ciblé par des tags homophobes venant de militants pro FN

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« Le FN montre à nouveau son vrai visage. Celui de la haine de l’autre, de la division et des discriminations assumées », c’est en ces termes que le mouvement des jeunes socialistes de l’Hérault s’indigne des propos « haineux et insultants » tagués sur les murs d’Alignant-du-Vent et qui seraient attribués au Front national.

Ces propos “Boulade mange boul ! Ici c’est FN” attaquent la vie privée et intime d’un colistier de Carole Delga, la présidente de la région LRMP et recouvrent de nombreux murs de la commune.

La victime, Geoffrey Boulade, est militant MJS et PS et aussi secrétaire de la section PS d’Alignan-du-Vent. « Nous apportons tout notre soutien à Geoffrey dans cette épreuve difficile, insiste l’ensemble des représentants du parti socialiste de l’Hérault et des jeunes de ce même parti. Le ou les auteurs de ces actes doivent faire l’objet d’une enquête policière et de poursuites pénales.

La démocratie impose de ne pas laisser passer une telle offense à la liberté individuelle et au respect de la vie privée des personnes. La République exige de réprimer sévèrement les ennemis de ses valeurs intrinsèques que sont la liberté, l’égalité et la fraternité. L’extrême droite n’a pas changé. La République, elle, doit être intransigeante face à ses ennemis. »

Geoffrey Boulade, la victime a déposé plainte à la gendarmerie de Pézenas.

Midi Libre

Une enquête préliminaire ouverte contre le maire FN David Rachline pour menaces et incitations au viol

David-Rachline-le-jeune-qui-monte-au-Front-nationalLe parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire contre David Rachline, sénateur maire FN de Fréjus. L’enquête vise des propos injurieux à l’encontre d’une sénatrice diffusés sur la page Facebook de l’élu.

L’affaire remonte au mois de juillet dernier lorsque David Rachline critique l’intervention de la sénatrice Europe Ecologie-Les Verts, Esther Benbassa sur la crise des migrants.

De nombreux internautes ont profité de la critique faite par le sénateur maire frontiste pour poster des commentaires très virulents. Parmi les commentaires violents, injurieux et dégradants, celui d’un internaute qui appelle même au viol de l’élue écologiste selon les éléments de la plainte enregistrée.

Capture d'écran de commentaires laissés sur la page Facebook de David Rachline. - Aucun(e)

Des commentaires qui passent un temps inaperçus jusqu’au mois d’octobre. La ministre de la Justice Christiane Taubira interpelle l’élu frontiste au sénat. S’en suit une plainte déposée par Esther Benbassa.

Selon l’avocat de la sénatrice EELV, David Rachline n’a fait retirer les commentaires qu’après l’intervention de Christiane Taubira. C’est donc son inertie et sa complaisance qui sont en cause : le sénateur maire de Fréjus est directeur de publication de sa page Facebook, autrement dit, responsable des commentaires qui y sont écrits.

France Bleu

Gilles Clavreul, le militant nanti-raciste dans la tourmente

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Depuis 
sa nomination à 
la tête d’une mission de lutte contre le racisme, Gilles Clavreul multiplie les déclarations partiales, islamophobes et mensongères.

C’est l’histoire d’une belle et noble mission qui tourne en eau de boudin. Celle du délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Dilcra), poste confié à Gilles Clavreul par son mentor Manuel Valls, l’homme qui voulait plus de « Blancos » dans sa ville d’Évry. L’énarque arrogant s’ingénie depuis 2014 à opposer les communautés les unes aux autres.

« Tous les racismes sont condamnables, mais le racisme anti-arabe et anti-noir n’a pas les mêmes ressorts que l’antisémitisme », a-t-il rapporté, allant jusqu’à accuser des associations, dont le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), de se complaire dans « une revendication victimaire ». Au fil des mois, ses bouffées délirantes ont enflé, naturellement nourries par les attentats parisiens.

Le délégué hors-sol vient ainsi de dénoncer sur les réseaux sociaux des « collectifs antidémocratiques, racistes et antisémites » et « certaines organisations d’extrême gauche et syndicats professionnels » clairement taxés de collabos actifs de « l’islamisme terroriste ». Tous ceux qui oseraient porter un regard critique sur les perquisitions arbitraires menées sous l’état d’urgence se retrouvent cloués au même pilori, Ligue des droits de l’homme (LDH) en tête. «

Vous êtes-vous seulement rendu compte que votre propos ne peut qu’être ressenti que comme un mépris institutionnel au risque de ruiner l’impact de la mission que le gouvernement vous a confiée ? » lui a répondu Françoise Dumont, présidente de la LDH.

Face à l’insistance de la journaliste Widad Ketfi, ce militant des échelles de souffrance a franchi le Rubicon en lançant que le « CCIF n’a jamais eu un mot pour les victimes de l’Hyper Cacher ». Problème : sur le site du CCIF, des communiqués attestent du contraire. Après tout, sa haine islamophobe et conservatrice vaut bien quelques arrangements avec la vérité…

L’Humanité

Daniel, policier, forçait des femmes noires a des relations sexuelles

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Daniel Holtzclaw, âgé de 28 ans, a été reconnu coupable de viol et agression sexuelle sur treize femmes noires. La sentence a été prononcée dans l’État de l’Oklahoma par huit jurés blancs, une décision inédite selon la presse américaine. À l’annonce du verdict, le policier s’est effondré devant les caméras.

Menottée à un lit d’hôpital, sous le porche de la maison de sa mère, à un feu rouge… Les scénarios des viols et agressions sexuelles perpétrés par Daniel Holtzclaw sont abjects. Leur nombre ne l’est pas moins : 13 femmes au total ont porté plainte contre l’officier et 36 charges ont été retenues contre lui. Si l’horreur des faits ne suffisait pas, le laxisme de la police d’Oklahoma dans cette affaire laisse bouche bée. L’ancien officier n’a pas été démis de ses fonctions pendant l’enquête préliminaire. Ce qui lui a laissé le temps d’attaquer 5 personnes de plus pendant les 6 semaines qui l’ont finalement mené au procès.

Jannie Ligons, 57 ans, employée dans une garderie, est la dernière victime de Holtzclaw. Tôt dans la matinée du 18 juin, la femme revient de chez un ami. L’officier l’arrête et la force à lui faire une fellation. Si Jannie a osé porter plainte immédiatement, elle est un cas isolé. Holtzclaw ne choisit pas ses victimes au hasard : il les sélectionne pour mieux les intimider et les réduire au silence.

Agées de 17 à 57 ans, toutes sont noires et habitent des quartiers pauvres. Elles ont toutes eu des démêlés avec la justice, souvent pour trafic de drogue ou prostitution. Il suffisait donc pour Holtzclaw de les menacer pour qu’elles n’en réfèrent pas aux autorités. Toutes sauf Jannie.

Les jurés ont décidé de condamner l’homme à 263 ans de prison. Dans le très conservateur État de l’Oklahoma aux États-Unis, la décision fait date. Les cas d’acquittement concernant l’agression de policiers envers des femmes noires sont légion.

Mais cette fois-ci, le jury composé exclusivement de blancs dont 8 hommes a décidé de croire les femmes violées. « Il faut parler des agressions sexuelles, de viol et du soutien dont ont besoin les femmes noires et les femmes de couleur quand ces situations arrivent » explique Grace Franklin, une activiste qui a contribué à médiatiser le procès. « Il y a une tendance à ne pas croire les femmes noires, (…) à ne pas donner autant d’importance aux femmes noires qu’aux autres femmes. » L’activiste se dit cependant déçue que le jury acquitte Holtzclaw de plusieurs charges.

Le Figaro

Aurélia Beigneux, élue FN d’Hénin-Beaumont soupçonnée de fraude au RSA

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L’adjointe aux affaires sociales du maire Front national Steeve Briois, élus ensemble en mars 2014, serait ciblée dans un dossier de contentieux pour fraude au RSA à la Caisse d’allocations familiales (CAF) du Pas-de-Calais. Selon nos informations, Aurélia Beigneux n’aurait pas mentionné ses indemnités d’élue (environ 700 € par mois) lors de quatre déclarations trimestrielles, jusqu’au moment où la représentante du canton d’Hénin-Beaumont 2 a été élue au conseil départemental, en avril 2015. Elle aurait aussi mentionné une situation maritale et une adresse inexactes.

La « distorsion » entre les déclarations de ressources et les revenus a amené dans un premier temps les services de la CAF, qui paye les prestations, à alerter ceux du Département, financeur du dispositif du RSA. D’où une mise en cause pour le moins inattendue, au détour d’une phrase du président du Département, lors de la séance plénière du 23 novembre.

À l’occasion de l’examen du règlement départemental de l’aide sociale, Michel Dagbert avait démenti l’absence de contrôles et de récupération des sommes parfois indûment perçues par des bénéficiaires des aides sociales. Le regard tourné vers les bancs du Front national, le président PS s’était bien gardé de désigner « la personne » concernée. Sollicité, il n’a pas souhaité en dire plus.

L’élue occupe la fonction de vice-présidente du centre communal d’action sociale (CCAS) d’Hénin-Beaumont, en charge de l’instruction des dossiers de demande du RSA. Pouvait-elle ignorer que si elle peut cumuler (à la marge) le RSA et son indemnité d’élue (qui s’assimile à un salaire imposable), elle a l’obligation de le déclarer à la CAF ?

Le président du conseil départemental vient d’écrire à l’intéressée ainsi qu’au maire d’Hénin-Beaumont pour les informer des suspicions de fraude. Si elle est finalement avérée, la CAF demandera un remboursement des versements indus, plus des pénalités administratives. Et le Département, s’il le juge utile, pourra engager des poursuites pénales.

La Voix du Nord

Nouvelle plainte d’une étudiante contre le militant identitaire Boris Le Lay

Boris Le Lay condamné extreme droite

Deux nouvelles plaintes ont été déposées contre Boris Le Lay, militant d’extrême-droite, sous le coup d’un mandat d’arrêt depuis le 23 avril 2014. Stumdi, (organisme de formation au breton) et une stagiaire ont déposé plainte pour « diffamation envers un particulier en raison de sa race ».

Boris Le Lay s’en est pris à une jeune femme originaire du Kenya qui suit un stage de breton à Saint-Brieuc, dans le cadre des formations proposées par Stumdi. Elle a déposé plainte pour « diffamation envers un particulier en raison de sa race » dès le 2 décembre au commissariat de Saint Brieuc. L’organisme de formation Stumdi, également mis en cause, a déposé plainte à Brest le 5 décembre.

Dans son article du 2 décembre, Boris Le Lay se refère à un article du Télégramme sur cette jeune stagiaire. Il taxe Stumdi « d’organisme d’extrême gauche » et  attaque sur le thème : « Conseil Régional : des stages subventionnés  par le PS pour apprendre le breton à des migrants kenyans. »

France Bleu

 

4 individus attaquent une mosquée de Stuttgart au cocktail Molotov

Peu avant 2h du matin ce mardi, les voisins d’une mosquée de Stuttgart ont alerté les pompiers après un incendie qui s’est déclenché dans un complexe qui comprend entre autres une mosquée, des bureaux et des commerces appartenant à l’association qui gère le lieu de culte (DITIB). Le feu vite maîtrisé, a provoqué d’importants dégât matériels estimés à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Fort heureusement, aucun blessé n’est à déplorer.

Pour les reponsables de la cette mosquée située dans le quartier de Feuerbach, il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’un attentat. Les caméras de vidéosurveillance montrent plusieurs hommes jetant trois engins explosifs sur la façade du bâtiment avant que ceux-ci n’explosent.

Après les attentats de Paris et de Californie, plusieurs attaques ont visé des mosquées en Europe et aux Etats-Unis. En France, au moins une quinzaine ont subi des attaques dont trois tentatives d’incendie à Lédignan, Ermont et Loudéac.

Dômes et Minarets

Le Figaro condamné pour avoir diffamé le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF)

Figaro - CCIF

Le 18 juillet 2013 à Trappes (Yvelines), Cassandra, une jeune femme portant le voile intégral, est contrôlée par la police avec son mari. La situation dégénère et le mari est placé en garde à vue. A l’époque, le CCIF s’était exprimé afin de mettre en avant les zones d’ombres de l’affaire. (Pour lire l’article, cliquez ici )

C’est ainsi que le 23 juillet 2013, un article intitulé initialement « Trappes : un collectifaux contre l’islamophobie aux méthodes contestées » avait été publié par le Figaro. Le titre avait été modifié dès le lendemain.

Ce sont les propos tenus dans cet article qui avaient mené au dépôt d’une plainte pour diffamation.

Face à ces accusations, le CCIF avait publié un droit de réponse et avait déposé plainte contre le directeur de la publication du Figaro ainsi que le journaliste à l’origine de l’article.

C’est donc dans cette affaire que le CCIF a obtenu aujourd’hui la condamnation du Figaro pour diffamation. Le directeur de la publication a ainsi été condamné au versement d’une amende de 1000 €, d’1 € symbolique de dommages et intérêts à verser au CCIF (conformément à notre demande), et de 2000 € au titre des frais d’avocats.

Le journaliste auteur de l’article mis en cause a, lui, été condamné au payement de 1000 euros au titre des frais d’avocat. Le travail du journaliste est de chercher les informations, de veiller au contradictoire et non pas de cibler des associations dont le seul objectif est de défendre  les droits des victimes en tentant de mettre en évidence la vérité des faits.

L’islamophobie n’est pas une opinion, c’est un délit. Ensemble, continuons à la dénoncer.

CCIF

David, condamné pour la 3ème fois pour « détention d’images pédopornographiques »

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Il devait être jugé en comparution immédiate le 10 novembre, mais David Bertéas avait demandé un délai pour parfaire sa défense et avait été placé en détention provisoire dans la foulée.

Jusqu’à mardi, où ce Carcassonnais de 38 ans a été jugé pour « détention, importation et diffusion d’images pédopornographiques ». Des faits commis en état de récidive, le prévenu a été condamné pour des faits similaires le 16 septembre 2004 par le TGI de Carpentras, et le 9 mai 2012 par le TGI de Carcassonne.

Le 9 novembre, les policiers ont interpellé le suspect chez lui, où l’exploitation d’un téléphone portable et de matériel informatique a révélé l’existence de près de 300 vidéos et/ou photos à caractère pédopornographique.

Hier, lors de son instruction, la présidente Céline Fleury a souligné le caractère inquiétant du prévenu, qui a manifesté son intention de rencontrer ses jeunes victimes en échange d’argent, à plusieurs reprises. « Ce que je recherchais, c’était du pur fantasme car je suis déjà passé à l’acte« , a reconnu le prévenu. Qui n’a pas non plus caché qu’il se masturbait en regardant ces images pour « se soulager ».

Au-delà des faits, le procureur Vincent Auger a rappelé qu’ils s’inscrivaient dans un ensemble de dix-neuf enquêtes préliminaires diligentées partout en France. « Ce dossier présente deux problèmes : le sens de la loi et les peines déjà prononcées. Qu’est-ce qu’il a réellement compris ? »

Après en avoir délibéré, le tribunal a condamné David Bertéas à 2 ans de prison, dont un avec sursis et mise à l’épreuve durant 3 ans. Le maintien en détention a également été prononcé, ainsi que la révocation de la peine de 1 an de sursis qui lui pendait au-dessus de la tête. Sans oublier un suivi sociojudiciaire avec injonction de soin durant 5 ans, et l’inscription au fichier national des délinquants sexuels.

L’indépendant

Le maire de Cholet qui regrettait qu’Hitler n’avait pas tué assez de gens du voyage relaxé

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Poursuivi pour « apologie de crime contre l’Humanité », le député-maire de Cholet Gilles Bourdouleix, avait été condamné à 3000 € d’amende en janvier dernier pour avoir dit, à l’occasion d’une altercation avec des gens du voyage, un an plus tôt, qu’Hitler « n’en avait peut-être pas tué assez ».

Le député avait été contraint de quitter l’UDI après cette déclaration. La peine avait été confirmée en appel au mois d’août. La Cour de cassation a annulé, ce mardi, cette condamnation.La chambre criminelle de la Cour de cassation a estimé que la cour d’appel a eu tort de condamner Gilles Bourdouleix, puisque ces propos avaient été tenus « dans des circonstances exclusives de toute volonté de les rendre publics ».

L’Express

Thomas et Geoffrey, 2 identitaires interpellés pour l’attaque au marteau d’un local communiste

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Il a reconnu avoir vandalisé la Maison des communistes de Gentilly le 31 mai dernier. Thomas D., un jeune de 21 ans domicilié à 200 m de la permanence, a été interpellé le 1er décembre. Une intervention menée sur commission rogatoire d’un juge d’instruction. Un second individu, Geoffrey L., 25 ans, qui réside, lui, à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), a également été arrêté le même jour.

Tous deux, soupçonnés d’avoir participé à l’attaque du local de la rue Lefebvre, militent pour le GUD, organisation étudiante d’extrême-droite bien connue pour ses actions violentes. Le Gentilléen est même considéré comme le bras droit de Logan Djian, dit le « Duce », actuel patron du Groupe union défense.

Déférés au parquet de Créteil le 3 décembre, Thomas D. et Geoffrey L. ont été laissés libres, mais placés sous contrôle judiciaire assorti d’obligations particulièrement strictes.

Vers 7 heures, le 31 mai à Gentilly, des voisins de la Maison des communistes avaient mis en fuite trois personnes au visage dissimulé, armés d’un marteau et d’une masse. Les coups répétés venaient de briser les deux vitrines du local, sur lesquelles demeurait le sceau du GUD de Paris, un autocollant blanc orné d’une croix celtique noire. L’adresse avait de nouveau été prise pour cible trois semaine plus tard, avec la même signature.

Et le 18 octobre, c’était au tour du « 21 », le siège des communistes de Villejuif, de faire l’objet de dégradations similaires revendiquées par le GUD. L’enquête qui a permis le coup de filet du 1er décembre n’a, pour l’heure, permis de faire la lumière que sur l’attaque du 31 mai. Le PCF s’en félicite : « Espérons maintenant que ces deux personnes soient sévèrement condamnées », souffle le secrétaire départemental, Fabien Guillaud-Bataille.

Selon nos informations, des documents à la gloire d’Hitler et de l’idéologie nazie ont été trouvés chez Thomas D. et Geoffrey L.

Le Parisien

Fausse agression d’Aubervilliers : Stéphane A., interné en hôpital psychiatrique

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Il s’appelle Stéphane A., il a 45 ans et lundi matin, il a fait croire à tout le monde qu’il avait été violemment agressé dans l’école où il travaille, à Aubervilliers, par un homme invoquant Daech. Avant de reconnaître, quelques heures plus tard, avoir tout inventé devant les enquêteurs.

Ce dernier, après ses révélations faites aux enquêteurs, a été hospitalisé. Il pourrait être prochainement mis en examen pour « dénonciation de crime » ou « délit imaginaire », un acte passible de six mois de prison. En attendant, le ministère de l’Education nationale a annoncé mardi en fin de matinée que l’instituteur était suspendu de ses fonctions.

Métro News

Attentats de Paris, l’abbé Schneider qualifie le concert du bataclan d’« inspiré par Satan »

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Lors d’un sermon fin novembre, l’abbé Schneider a qualifié de « concert inspiré par Satan » la soirée donnée au Bataclan qui a coûté la vie à 90 personnes.

Lors de son sermon, l’abbé François Schneider est en effet revenu sur les attentats du 13 novembre. Il a notamment salué la mémoire des personnes mortes aux terrasses des cafés parisiens. Dans ce contexte, l’auditoire s’attendait à ce qu’il en fasse de même avec les 90 victimes du Bataclan.

Mais ce ne fut nullement le cas. Au contraire, l’abbé Schneider a tenu un discours qui en a désarçonné plus d’un puisqu’il a qualifié la représentation donnée par le groupe Eagles of Death Metal de concert « inspiré par Satan ».

Certains paroissiens vivent très mal « les positions ultra-conservatrices » de l’abbé Schneider sur de nombreux points comme par exemple la contraception.

« Ça nous dérange », avoue Valérie, une pratiquante qui a souhaité conserver l’anonymat. Il manque d’ouverture dans ses homélies… Quand je l’ai entendu prononcer ces paroles à propos du Bataclan, on s’est tous regardé dans les yeux et on s’est dit : ça y est, il recommence. »

D’après ces témoignages, l’abbé Schneider aurait tenu à plusieurs reprises des propos que l’on pourrait qualifier de « limite ». D’ailleurs, le vicaire général Pierre-Jean Duménil ne s’en cache pas : « Ce n’est pas nouveau… »

Vosges Matin