Articles par Fdebranche

La peine de mort requise contre le terroriste d’extrême droite Dylann Roof

Charleston, S.C., shooting suspect Dylann Storm Roof is escorted from the Cleveland County Courthouse in Shelby, N.C., Thursday, June 18, 2015. Roof is a suspect in the shooting of several people Wednesday night at the historic The Emanuel African Methodist Episcopal Church in Charleston. (AP Photo/Chuck Burton)

La justice fédérale américaine a annoncé mardi qu’elle requerrait la peine capitale à l’encontre de Dylann Roof, accusé d’avoir abattu neuf paroissiens d’une église noire de Charleston.

Il s’agit de la pire tuerie raciste de l’histoire récente des Etats-Unis. «Cette décision s’impose étant donné la nature même des crimes reprochés et les dommages qui en ont résulté», a affirmé dans un communiqué la ministre de la Justice, Loretta Lynch, en sa qualité de procureur général.

Dylan Roof, un Blanc qui professe sa haine des Noirs, doit être jugé à une date restant à fixer. Le jeune homme de 22 ans est accusé d’avoir ouvert le feu, le 17 juin 2015, dans l’église Emanuel de Charleston, un édifice emblématique de la lutte contre l’esclavage dans l’Etat de la Caroline du Sud (sud-est).

Il est inculpé de neuf assassinats et de trois tentatives d’assassinats et

» Son animosité à l’encontre des Noirs a pesé dans ses meurtres», a jugé le ministère de la Justice dans un argumentaire rendu public mardi. Il est rare que la justice fédérale décide de requérir la peine de mort lors d’un procès pénal.

Le Parisien

En Allemagne, un emballage Kinder déchaîne les commentaires racistes de la fachosphère

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Kinder a mis en vente des barres chocolatée à l’effigie des joueurs de l’équipe d’Allemagne lorsqu’ils étaient enfants, à l’occasion de l’Euro 2016. Les photos d’ Ilkay Gündogan et Jerome Boateng, d’origines turque et ghanéenne, ont déclenché des commentaires haineux sur la page Facebook de Pegida.

Jusqu’où peut aller Pegida ? Le mouvement anti-islam allemand s’est indigné d’une campagne de publicité lancée par la marque Kinder. Objet de son courroux? Les enfants de couleur figurant sur l’emballage des confiseries à la place des têtes blondes habituelles. « Rien ne les arrête ! » fulmine un commentaire sur un post Facebook de la section Pegida du Bade-Wurtemberg, le 19 mai. « Peut-on vraiment acheter ça? c’est une blague? ». « Ça doit être un fake  » s’emporte un internaute. Certains commentaires proposent de boycotter la marque. La page a depuis été supprimée depuis, mais une capture d’écran est reproduite sur le site de la BBC.

Gündogan et Boateng en ligne de mire

Ces photos font partie d’une campagne de Kinder en vue de l’Euro 2016. Ferrero, propriétaire a fabriqué une série limitée de ses barres chocolatée avec des photos des joueurs de la Mannschaft, la sélection allemande, lorqu’ils étaient enfants. C’est la photo du milieu de terrain Ilkay Gündogan et du défenseur Jerome Boateng, deux des joueurs les plus importants de l’équipe d’Allemagne, qui a fait réagir les partisans de Pegida. Ilkay Gündogan est Allemand d’origine turque et Jerome Boateng d’origine ghanéenne.  

Le président de la Fédération allemande de football, Reinhard Grindel, a lui aussi réagit en soulignant que la sélection allemande est « l’un des meilleurs exemples d’une intégration réussie. Des millions d’Allemands sont fiers de cette équipe, parce qu’elle est comme elle est. » « Ce qui compte, c’est la performance ».

« Nous rejetons toute xénophobie »

Ferrero, propriétaire de la marque a rapidement condamné ces marques de xénophobie. « Nous rejetons toute xénophobie et toute discrimination. Nous n’acceptons rien de tel au sein de notre communauté Facebook a indiqué le confiseur italien.

La campagne raciste a rapidement donné lieu à des détournements pour moquer la bêtise des réactions du groupe xénophobe: 

L’Express

Salle de prière musulmane saccagée a Ajaccio : 3 hommes mis en examen

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Trois hommes ont été mis en examen, mercredi 25 mai, pour le saccage d’une salle de prière musulmane à Ajaccio le 26 décembre, a annoncé le parquet.

Ils ont été interpellés mardi matin à Ajaccio et devront répondre de dégradation en réunion d’un édifice affecté à un culte. Deux autres hommes interpellés également mardi à Ajaccio, dans le cadre de cette enquête, ont été remis en liberté sans charge retenue contre eux.

Cette salle de prière, située à proximité des jardins de l’Empereur, avait été saccagée lors de débordements racistes et antimusulmans qui avaient eu lieu lors de manifestations à la suite de l’agression de pompiers attirés dans un guet-apens dans ce quartier populaire, le soir de Noël. Des exemplaires du Coran avaient été partiellement brûlés.

Onze personnes ont déjà été mises en examen dans l’enquête sur cette agression, dont deux mineurs. Cinq personnes ont été incarcérées. 

Le 30 avril, une autre salle de prière, située à l’entrée d’Ajaccio, dans le quartier de Mezzavia, a été ravagée par un incendie « probablement d’origine criminelle », selon le parquet. Une enquête a été ouverte pour dégradation par incendie et a été confiée à la police judiciaire et aux enquêteurs de la sécurité publique.

Le Monde

Hausse de 427 % des violences contre les réfugiés en Allemagne

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En 2015, l’Allemagne a comptabilisé cinq fois plus de délits, attribués à l’extrême droite, contre les foyers de réfugiés, a déclaré lundi 23 mai le ministre de l’intérieur, Thomas de Maizière. Avec 923 délits enregistrés, cela correspond à une hausse de 427 % en un an.

L’essentiel des infractions consiste en des actes sans violence physique, comme par exemple des graffitis, le déploiement de bannières nazies ou l’incitation à la haine. Selon les chiffres du ministère, publiés dans un rapport annuel sur la criminalité, sur le millier de délits comptabilisés, 177 étaient des actes de violences, contre 26 en 2014.

347 délits contre des foyers en 2016

Les autorités allemandes se sont inquiétées à de nombreuses reprises de la forte hausse des crimes et délits racistes, dans le sillage de l’arrivée de 1,1 million de candidats à l’asile en Allemagne. Au total en 2015, environ 23 000 délits ont été attribués à l’extrême droite (+ 35 %), dont 1 485 actes de violences.

« Un recul des chiffres de la criminalité politique n’est pas à attendre en 2016 malheureusement. D’ores et déjà au premier trimestre, 347 délits contre des foyers de réfugiés ont été enregistrés », a annoncé le ministre.

Le Monde

 

A Tel Aviv, l’empire Drahi somme Valls de casser les grèves

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En direct de Jaffa-Tel Aviv, Manuel Valls était interviewé le 23 mai par pas moins de quatre médias partenaires, tous détenus par Patrick Drahi : BFMTV, Libé, L’Express et la chaîne d’info en continu israélienne i24news. Résultat ? Plutôt que la « diversité éditoriale » promise, le plateau a plutôt été mono-colore, notamment sur le mouvement social contre la loi travail en France.

Quatre médias pour une seule interview. Mais pas n’importe laquelle : celle du premier ministre français, Manuel Valls, depuis Jaffa-Tel Aviv, et en duplex de Paris. Une « émission spéciale diffusée en direct sur i24news et BFMTV, en partenariat avec Libération et L’Express ». Si les trois derniers sont bien connus en France, la chaîne d’info en continu i24news l’est moins. Lancée en 2013, diffusée en français, anglais et arabe, elle se veut « une alternative à Al Jazeera au Moyen-Orient » et revendique de « porter le point de vue de la société israélienne« , comme l’expliquait à @si son président, Frank Melloul, il y a deux ans.

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Vidéo : La police belge diffuse une photo de l’agresseur présumé d’un policier

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Un foulard rouge noué autour du cou et un t-shirt visiblement siglé FGTB. La police fédérale a diffusé la photo de l’agresseur présumé du commissaire Vandersmissen, mis K-O lors de la manifestation nationale de ce mardi à Bruxelles.

La police cherche toujours à identifier l’agresseur, signalant que «  l’enquête a permis d’établir [qu’il] est la personne figurant sur la photographie suivante prise hier lors de la manifestation.  » Et demande aux personnes susceptibles de reconnaître l’intéressé de se manifester : «  Si vous reconnaissez cet homme, veuillez prendre contact avec les enquêteurs. Il est également demandé à cette personne de se manifester  », précise encore le communiqué.

Ce mardi, alors que la manifestation touchait à sa fin, le commissaire, uniquement muni d’un spray lacrymogène et dépourvu de casque, tentait de repousser des manifestants jugés violents à proximité de la gare du Midi. Il est alors été frappé à la tête par-derrière par un manifestant.

Les images, impressionnantes, montrent le policier, étendu sur le sol et inconscient, la tête en sang, être encore la cible de projectiles. Ses collègues ont finalement réussi à le protéger, avant qu’il ne soit emmené à l’hôpital.

Le Soir

 

Eva, condamné pour avoir traité un livreur de « sale nègre »

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Eva, 54 ans, une Suisse qui réside une partie de l’année à Menton, a été condamnée lundi soir à Nice pour avoir déversé un flot d’injures racistes à l’égard d’un jeune livreur.

Énervée d’avoir son canapé livré avec 24 heures de retard, elle s’en est pris à Mamadou et le traitant, entre autres, de « sale nègre », notamment depuis son balcon.

Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet et condamné cette commerçante à la retraite à trois mois de prison avec sursis et 2.000 euros d’amende pour « injure publique envers un particulier en raison de sa race, de sa religion ou de son origine ».

Elle devra également verser l’euro symbolique au MRAP, à la Licra, SOS Racisme et à la Ligue des Droits de l’Homme et 2.000 euros de frais de justice à quatre associations parties civiles.

Nice Matin

« Terroriste », croix gammée…: Leila retrouve sa maison saccagée à son retour de vacances

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Alors qu’elle passait un séjour paisible en Turquie, une Verviétoise est contactée par sa propriétaire samedi dans la soirée. La maison qu’elle loue, à Lambermont, venait d’être visitée par des vandales. Ceux-ci ont pris un malin plaisir à tout retourner et tout saccager, notamment en inscrivant des tags racistes et insultants sur les murs. De retour ce lundi, elle a constaté les dégâts et fait venir la police.

«  Ma propriétaire m’a contactée via Facebook. La voisine l’avait prévenue que la porte de la maison était entrouverte et que le volet avait l’air cassé  », explique-t-elle. Mis à part ça, les voisins n’ont rien vu d’autre. La police a déjà été prévenue dès samedi du saccage, par les voisins, nous confirme-t-on. La locataire est déjà entrée en contact avec les policiers. «  Ils m’ont demandé de réfléchir à une personne qui pourrait nous en vouloir. C’est énervant, on cherche, on ne voit pas, on finit par devenir parano. »

«  La police m’avait demandé de les attendre avant d’entrer dans la maison. » Et là, c’est une vision d’horreur : dans le salon, la salle à manger et la cuisine, tout a été cassé, les murs et du mobilier ont été tagués d’insultes, du mazout a été répandu sur le canapé… «  Ils ont même démonté l’arrière du frigo. C’est vraiment de la violence gratuite. »

« Je n’ai pas voulu que mes enfants voient ça, je les ai donc conduits chez mon frère. » Et comme la maison doit rester en l’état tant que l’expert de l’assurance n’est pas passé, la petite famille est logée chez la maman de Leïla, «  la maison n’est vraiment pas vivable ainsi  ».

Reste à connaître les motivations des malfrats. Seuls une télévision et un vieux PC ont été dérobés. Par contre, on se rend vite compte qu’ils ont bien pris leur temps pour tout vandaliser. Ils connaissaient peut-être même la victime, de confession musulmane, vu que des sigles et mots à caractère raciste ont été tagués sur les murs.

La Meuse

VIDÉO. Une mosquée ravagée par un incendie criminel près de Melbourne en Australie

Mercredi vers 2h du matin, un incendie criminel selon les premiers éléments de l’enquête, a complètement détruit une mosquée située dans la ville de Geelong à 75 km de Melbourne. A leur arrivée, les pompiers n’ont pas pu contenir les flammes. Fort heureusement, aucun blessé n’est à déplorer.

L’imam Mohammad Ramzan qui réside tout près de la mosquée se dit « choqué » par cet incendie. « Au cours des 23 dernières années, nous avons jamais reçu de menace », confie l’imam au Guardian. « C’est un quartier très calme et agréable », poursuit-il avant d’appeler au calme, promettant que la mosquée sera reconstruite et que la communauté gardera son sang froid et répondra à la haine par la tolérance et la paix.

Selon la presse locale, au cours des six derniers mois, plusieurs églises ont été la cible d’incendies à caractère criminel. A ce stade, aucun lien n’est fait entre ces différents incendies.

Dômes et Minarets

« Affaire Unesco-Jérusalem » : mensonges et harcèlement

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La polémique sur la résolution votée par l’Unesco à propos de Jérusalem a connu, cette semaine, un tour nouveau. Le CRIF et ses amis ont déployé une stratégie d’interpellations acharnées du gouvernement français. En totale disproportion avec la réalité de l’affaire. Et au prix de quelques gros mensonges, validés par Valls et Cazeneuve ! Du jamais vu sous la cinquième république. Récit détaillé.

Il n’était pas dans mes intentions d’ajouter une suite au précédent billet que j’ai consacré à cette affaire, mais les développements de ces derniers jours m’y obligent un peu. Pour mémoire, rappelons donc que le 16 avril dernier, l’Unesco avait voté, une résolution proposée par différents pays arabes, reprochant à Israël de multiples violations du statu quo qui avait normalement prévalu dans la vieille ville de Jérusalem, de 1967 à 2000, par lequel les Israéliens et le Waqf jordanien s’étaient partagé la gestion et l’administration des lieux saints juifs et musulmans.

Cette résolution critiquait notamment divers travaux effectués par les Israéliens sur et aux alentours d’une passerelle reliant le mur des lamentations – le lieu le plus saint du judaïsme – à l’esplanade des mosquées, troisième lieu saint de l’islam. Deux lieux dont la contigüité est d’autant plus source d’affrontements, réels ou fantasmés, que la tradition juive désigne l’esplanade des mosquées sous l’appellation de « Mont du temple ».

Depuis quelques années, des groupes juifs religieux intégristes militent pour la reconstruction d’un troisième temple, réplique de celui qui fut détruit par les Romains en 70 après JC en lieu et place des mosquées qui datent du 7ème siècle… La résolution de l’Unesco critiquait donc Israël pour toutes une série d’actions alléguées par les pays arabes (et pas toujours vérifiables dans la mesure où Israël se refuse à autoriser des experts indépendants à se rendre sur place) et appelait de ses vœux au retour du statu quo qui avait fonctionné à peu près normalement jusqu’en 2000.

Enfin, cette résolution réitérait les termes d’une précédente décision de novembre 2015 relative aux « tombeaux des patriarches », lieux saints communs au judaïsme, au christianisme et à l’islam situés en Cisjordanie mais qu’Israël avait décidé d’inscrire à son patrimoine national : l’Unesco avait alors estimé que ces tombeaux devaient être considérés comme faisant « partie intégrante des territoires palestiniens occupés ».

Lire la suite sur Union Juive Française pour la Paix

Le propriétaire du Figaro impliqué dans une tentative de meurtre, le journal censure l’info

Serge Dassault le figaro justice essone

Younès Bounouara, principal agent d’influence de Serge Dassault à Corbeil-Essonnes, a été condamné mercredi à quinze ans de réclusion pour tentative d’assassinat, soit trois années de plus que les réquisitions, au terme d’une défense très agressive.

Le verdict est embarrassant pour le milliardaire et ancien maire de Corbeil. D’autant que la saga judiciaire du système Dassault est loin d’être terminée: deux autres affaires sont à venir.

MediaPart

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Younès Bounouara, accusé de tentative d’assassinat sur Fatah Hou le 19 février 2013 à Corbeil-Essonnes, sera fixé sur son sort ce mercredi soir. Ce mardi, l’avocat général a requis douze ans de réclusion criminelle à l’encontre de cet homme de 43 ans, proche de Serge Dassault.

L’ombre du milliardaire, qui n’a pas honoré sa convocation pour témoigner à l’audience, aura plané tout au long des débats. Ce règlement de compte trouve son origine dans le 2 M€ donnés par l’ex-maire de Corbeil à Younès Bounouara. Argent qui aurait dû, selon Fatah Hou, être redistribué aux intermédiaires recrutés aux Tarterêts afin d’assurer l’élection de Jean-Pierre Bechter, bras droit de Dassault, aux municipales de 2010.

L’avocat général a rappelé un contexte dans lequel Serge Dassault a distribué de l’argent pour « financer des projets, payer des permis… afin de créer de la paix sociale ». Sur les faits il rappelle que l’accusé, après une première altercation verbale avec la victime, est allé chercher une arme. Que lorsqu’il a vu Fatah Hou arriver en voiture, il s’est dirigé « calmement vers le véhicule et a tiré volontairement pour donner la mort » et qu’il a lors de l’instruction « adapté ses versions en fonction de l’évolution de la procédure ».

Le Parisien

Procès que le journal du milliardaire (Le Figaro) pourtant habituellement friand de délinquance et de cités n’a pas jugé bon de couvrir.

Racisme(s) médiatique(s), racisme dans les médias

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Le lundi 4  avril 2016, le quotidien Libération publiait un dossier intitulé «   Ces visages contestés de l’antiracisme », consacré aux « nouveaux militants contre les discriminations », et qui a suscité des débats dans la mouvance antiraciste, l’éditorial de Laurent Joffrin (« Piège grossier ») faisant l’objet de la plupart des critiques. On pouvait en effet y lire, entre autres, ceci :

 Le « nouvel antiracisme » que nous décrivons pose plusieurs questions. D’abord parce qu’il est délibérément communautaire. Les musulmans défendent les musulmans, les Noirs défendent les Noirs. Ainsi chacun s’occupe de sa paroisse, de son clocher, de son origine. Au nom d’une légitime autodéfense ? Certes. Encore faut-il le faire aussi au nom de valeurs communes, et non de simples réflexes communautaires. Encore faut-il éviter cette malsaine concurrence des victimes qui attise les tensions au lieu de les apaiser.

Les reproches faits à Laurent Joffrin ont été de deux principaux ordres :
1. Accuser de «   communautarisme  » des militants antiracistes depuis une rédaction qui n’abrite en son sein quasiment aucun journaliste «  non-blanc ».
2. «   Donner des leçons » d’antiracisme depuis un journal qui a à plusieurs reprises été épinglé pour la publication d’articles ou de propos considérés comme racistes [1].

Nous ne nous attarderons pas ici sur le dossier de Libération, ni sur l’éditorial de Laurent Joffrin (qui ne reflète guère, au passage, le contenu mesuré du dossier), mais plutôt sur ces deux accusations récurrentes contre les «  grands médias  » : donner peu de place (dans les rédactions) et peu de visibilité (dans les productions) aux populations non-blanches ; relayer, diffuser, entretenir des préjugés racistes.

Qu’en est-il exactement ? C’est à ces interrogations, et à quelques autres, que nous entendons répondre dans ce dossier, en interrogeant non seulement les contenus médiatiques, mais aussi les pratiques journalistiques elles-mêmes, ainsi que le poids des routines professionnelles et les conséquences de la composition sociologique des rédactions. Précisons ici que tous les «  grands médias  » n’entretiennent pas le même rapport au racisme, et que l’on ne peut mettre sur un pied d’égalité des médias comme, d’un côté, Le Monde ou Libération et, de l’autre, Valeurs actuelles, Le Figaro ou Causeur. Il n’en demeure pas moins que les constats que nous dressons dans ce dossier n’épargnent aucun des grands médias qui, tous, à des degrés divers, participent de la diffusion et de la reproduction des clichés racistes et discriminatoires.

Des racistes dans les médias

C’est une évidence : les cas de racisme avéré au sein des médias dominants sont nombreux, et récurrents. Les «   Unes   » de certains hebdomadaires sont malheureusement là pour le rappeler, qu’il s’agisse du Point, de L’Express, de Marianne ou, hors concours, de Valeurs actuelles.

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L’anneau de Jeanne d’Arc acheté par Philippe de Villiers est un faux selon les historiens

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Tous les historiens sérieux, dont Philippe Contamine, émettent de sérieuses réserves sur la crédibilité des documents d’authenticité fournis avec l’anneau.

« En ce qui concerne l’Anneau, nous ne communiquons plus dessus, désormais nous avons tout dit, et nous ne réalisons plus de reportages à ce sujet. » C’est la réponse sèche faite au Point.fr par le service de presse du Puy du Fou. Pourquoi une telle fin de non-recevoir ?

Le 26 mars 2016, Monsieur le vicomte de Villiers ne boudait pourtant pas son plaisir en présentant son « Anneau de Jeanne d’Arc » arraché de haute lutte à ces maudits Anglais, lors d’une vente aux enchères à Londres pour 378 000 euros. Il l’avait même présenté à une foule extatique de 5 000 personnes réunies devant le château du Puy du Fou. C’est que, depuis, cette victoire sent le brûlé… L’authenticité dudit anneau est de plus en plus contestée.

Aucun historien spécialiste de Jeanne d’Arc ne se montre convaincu par les explications et les documents présentés par la société de vente aux enchères Timeline Auctions et le vendeur. Ni Olivier Bouzy, responsable du Centre d’archives Jeanne d’Arc à Orléans, ni l’historienne Colette Beaune, ni l’historien Philippe Contamine qui a consacré plusieurs ouvrage à la Pucelle. « Si on me l’avait demandé, je n’aurais pas conseillé l’achat. La traçabilité depuis 1425 jusqu’à nos jours me paraît non démontrée. Trop d’inconnu, trop de suppositions », affirme ce dernier. Mais qu’importe à notre preux chevalier le vicomte Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon, patron du plus beau parc d’attractions du monde. Ce n’est pas une brochette d’historiens qui lui gâcheront ses certitudes. Lui, croit aux miracles.

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