Le FN dénonce « l’indécente démonstration de joie sur les Champs » des portugais

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VOUS ÊTES PAS CHEZ VOUS – Ils étaient bien peu nombreux, au Front national, à prendre le temps d’envoyer un message après la défaite de l’équipe de France en finale de l’Euro face au Portugal, dimanche 10 juillet. Marine Le Pen avait pourtant félicité les Bleus après leur victoire en demi-finale contre l’Allemagne…

Rien de tel du côté du parti d’extrême droite cette fois, à l’exception du sénateur-maire de Fréjus David Rachline et de l’eurodéputé Louis Aliot, tôt ce lundi.

En revanche, certains membres du FN ont trouvé quelques sujets d’indignation après la finale. La célébration dans les rues de Paris des supporters portugais, par exemple. Joffrey Bollée, conseiller régional d’Île-de-France et directeur de cabinet du numéro 2 du parti, Florian Philippot, était par exemple très choqué que les vainqueurs du soir se *permettent* de fêter ce succès historique dans les rues de la capitale française, particulièrement son avenue la plus célèbre :

 Le secrétaire général du Collectif Culture du FN, Gabriel Robin, est lui aussi allé sur ce terrain, quoique moins brutalement :

Ciblant pour sa part sans ambiguïté « l’immodestie démonstrative » des supporters portugais, ainsi que « les racailles » (en se basant sur des images des incidents survenus aux abords de la fan-zone du Champs-de-Mars) :

Europe 1

#FRAPOR: L’extrême droite entre haine de la France métissée et haine des franco-portugais

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Affrontements à Paris : des « supporters » munis de drapeaux français caillassent les CRS

Paris : un casseur raconte que la police les a empêché d’entrer dans la #FanZoneTourEiffel


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#EURO2016 : La Brigade des Carpates, les ultras néo-nazis hongrois

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Ils font des saluts nazis, balancent des fumigènes et ont fait mumuse avec les forces de l’ordre pendant le deuxième match de poules de la Hongrie contre l’Islande. Sur leurs t-shirts noirs ont peur lire Magyarország (Hongrie) et sur leurs bras ont aperçoit des tatouages avec le  »H » de hooligans – ou de Hilter. Le monde les regarde avec crainte et horreur. Qui sont ces Ultras ?

VICE Sports a discuté avec Bàlint Josà, responsable de Szubjektív Értékek Alapítvány (Fondation des valeurs subjectives) à Budapest. Cette ONG travaille en étroite collaboration avec l’organisation Football Against Racism in Europe (FARE) et met en place des projets contre la discrimination et le racisme dans le football hongrois.

On a interrogé Bàlint sur la montée en puissance des ultras d’extrême-droite, sur la présence de la politique dans les stades et sur le fait que ces problématiques sont occultées par la Fédération hongroise.

VICE Sports : Salut Bàlint. Parmi les supporters hongrois présents à l’Euro, on a vu un groupe de fans habillés en noir. Qui sont ces mecs ?

Eh bien, ce sont les membres du plus important groupe ultra de Hongrie : la Brigade des Carpates. Il s’agit d’un groupe paramilitaire formé par des néo-nazis. C’est le mouvement le plus violent et le plus influent du pays. Ils veulent que le pays récupère les territoires qui appartenaient par le passé à la Grande Hongrie.

Avant le tournoi, le groupe a demandé à tous les fans qui soutiennent la sélection de s’habiller en noir. C’est la raison pour laquelle nous sommes tous dans cette couleur.

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Euro2016: La police anglaise diffuse les photos de 73 hooligans impliqués dans les violences

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L’unité « hooligans » de la police anglaise (UKFPU) a publié jeudi les photos de 73 supporters anglais suspectés d’être impliqués dans les débordements du 11 juin dernier à Marseille.

A leur retour, ils seraient passibles d’interdictions de stades à vie, selon Andy Barnes, le directeur de cette unité. A également été lancé un appel pour récupérer toutes les vidéos ou photos disponibles lui permettant de comprendre ce qui est arrivé à Stewart Gray, 47 ans, retrouvé grièvement blessé à l’angle de la rue Fort Notre Dame et qui serait en train de sortir du coma, mais aussi aux 13 autres supporters anglaises toujours hospitalisés.

L’Equipe

La France, ce pays qui passe tout à Balkany et rien à Benzema

Patrick Balkany et Karim Benzema

Bien que frappé par quatre mises en examen, le député-maire de Levallois, Patrick Balkany, a reçu l’investiture Les Républicains en vue des législatives de juin 2017. S’il était Karim Benzema, aurait-il été sélectionné pour l’Euro ? Non. La politique est-elle devenue moins exigeante que le football ?

Balkany est plus fort que Benzema. Et la politique moins regardante que le football dans la sélection de ses élites. Pour une mise en examen, Karim Benzema n’a pas obtenu l’investiture de Didier Deschamps en équipe de France afin de pouvoir se présenter à l’Euro. Avec plusieurs mises en examen, Patrick Balkany obtient celle de Les Républicains et sera candidat aux prochaines élections législatives de juin prochain.

C’est un bien étrange pays à la fin que la France de ce début de 21e siècle. On s’y empoigne ferme dès qu’il s’agit de football, patriotisme et souverainisme en bandoulière, projetant sur l’équipe de France et ses footballeurs, toutes les passions françaises de l’époque, à l’image d’Alain Finkielkraut, Nicolas Sarkozy et bien d’autres, saisis d’effroi dès qu’un footballeur, Anelka ou Benzema, Ribéry ou Nasri, se laisse aller à un dérapage plus ou moins grave, de gros mots prononcés dans un vestiaire à l’éventuelle participation à une mise en examen pour chantage dans une affaire de Sextape en passant par une grève de joueurs lors d’une Coupe du Monde ou des injures adressées à un journaliste lors d’un Euro, mais on se tait quand Patrick Balkany y est investi une nouvelle fois par son parti pour une élection législative. Curieuse hiérarchie des indignations.

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Les hooligans russes arborent des T-shirt « Fuck Euro » et « Tempête sur l’Europe »

Certains supporters russes étaient masqués et cagoulés. L’un d’entre eux portait un T-shirt emblématique des Orel Butchers, groupe affilié au Lokomotiv Moscou, des hooligans russes, avec l’inscription « Fuck Euro 2016 ». Quelques minutes avant d’aller chercher la confrontation avec les fans anglais, ce supporter russe a déclaré : « on va se battre. Si les Anglais ont le courage de venir, on les écrasera : les Anglais, on les hait. » 

Europe 1