
Il fallait tendre l’oreille pour entendre Gaston* bredouiller un semblant d’explication, ce mardi, à la barre du tribunal de Meaux. Rouge de honte, l’imposant cantonnier comparaissait pour s’être adonné, en juin, à des attouchements sur une fillette de 9 ans, à Trocy-en-Multien.
« Vous êtes connu dans la commune, alors Juliette ne s’est pas méfiée quand vous vous êtes approché d’elle, à la sortie de l’école, raconte la présidente du tribunal. Vous vous êtes assis à côté d’elle pendant qu’elle attendait le bus. »
Face aux juges, Gaston transpire. « Vous lui avez caressé le bras, puis passé votre main sous son chemisier, en lui demandant : Ce sont des vrais ou des faux ? » Juliette ne comprend pas le propos obscène et s’enfuit.
Les jours suivants, elle évoque cet épisode autour d’elle. Jusqu’à alerter sa mère, qui dépose plainte. Gaston est interpellé. À son domicile, les gendarmes tombent sur une cassette vidéo et des magazines pédopornographiques.
Dépourvu de vie sexuelle depuis vingt ans et connu pour quelques délits liés à l’alcool. « C’est la première fois que je fais ça et je ne recommencerai pas », assure-t-il.
Gaston n’ira pas en prison : le tribunal l’a condamné à une peine de 18 mois de prison avec sursis, avec l’obligation de soins et l’interdiction d’entrer en contact avec des mineurs.


Cela faisait plus de deux ans qu’il avait pris la poudre d’escampette. Un homme de 34 ans, évadé du centre de détention de Villenauxe-la-Grande (Aube) au mois de juillet 2013, a été interpellé, le 16 octobre au domicile de sa compagne à Reims (Marne).

Bernay le 27 février 2014, à 3 h. Un individu à bord d’une Clio stationne sur un parking et tire deux coups de feu en direction d’un immeuble avant de prendre la fuite.
La mère du jeune homme tué le week-end dernier dans un accident a annoncé mercredi qu’elle annulait les obsèques prévues dans l’après-midi à Moirans (Isère) après qu’un juge eut refusé à un autre de ses fils incarcéré la possibilité de venir à la cérémonie.