« Il faut une épuration ethnique en france » Extrait du documentaire Arabes, Juifs, Noirs : Pourquoi nous détestent-ils ?

 

Planète+ programme une série documentaire exceptionnelle à partir de lundi, en prime. Un an après les attentats du 13 Novembre, Planète+ propose dès lundi d’interroger la montée de la haine, le repli communautaire et la libération de la parole raciste et antisémite en France.

Trois films, « Pourquoi nous détestent-ils ? », seront programmés en prime (20h55). Amelle Chahbi, comédienne et réalisatrice, Alexandre Amiel, producteur et Lucien Jean-Baptiste, réalisateur (« La première étoile ») confrontent leurs histoires personnelles à la réalité des racismes anti-arabes, des racismes anti-juifs et des racismes anti-noirs.

Initiative inédite, « Pourquoi nous détestent-ils ? » raconte ceux qui, tout en étant fiers de leurs origines, refusent qu’elles constituent leur seule identité. « Comme si ils étaient condamnés à appartenir à des communautés imaginaires, à devoir subir tous les clichés racistes qui vont avec« , note la chaîne. En pleine campagne pour la primaire à droite, où les thématiques identitaires ont pris une part importante dans les débats, « Pourquoi nous détestent-ils ? » tombe à pic.

 

Pure Médias

Jerusalem : israël expulse une famille palestinienne de sa demeure qu’elle occupe depuis 1930 pour y loger des juifs

8 personnes ont dû quitter leur appartement suite à la décision de la Cour suprême favorable au « propriétaire » juif du bâtiment.

Les autorités israéliennes ont expulsé une famille arabe de sa maison située dans le quartier musulman de la Vieille Ville de Jérusalem jeudi, suite à une récente décision de la Cour suprême qui a jugé que les locataires, qui habitaient dans l’appartement depuis plusieurs dizaines d’années, devaient faire place aux propriétaires juifs du bâtiment.

La famille palestinienne, forcée de quitter leur maison, comprenait deux ménages avec un total de huit personnes, dont deux enfants, a signalé un porte-parole de la branche palestinienne du Bureau de l’ONU pour la coordination des affaires humanitaires jeudi.

Après des années de bataille juridique, en mai, la Cour suprême a rejeté l’appel interjeté par la famille Kirresh pour empêcher leur expulsion. La famille palestinienne, qui louait la propriété depuis les années 1930, continue de revendiquer le droit de rester en tant que locataire protégé, a précisé le bureau de l’ONU.

Le complexe a été acheté par une « famille juive privée » il y a 23 ans, selon Daniel Luria du groupe Ateret Cohanim, qui a contribué à « faciliter » le transfert de propriété.

Ateret Kohanim a expliqué que son but était d’aider les Juifs à acquérir des terres des propriétaires arabes dans ce qu’on appelle la région du bassin Saint de Jérusalem-Est – qui comprend principalement les quartiers musulmans et chrétiens de la Vieille Ville, Silwan, Sheikh Jarrah, et A-Tur (le mont des Oliviers).

Les critiques voient les activités du groupe comme une tentative de « judaïser » Jérusalem-Est en expulsant les familles arabes et en logeant des familles juives à leur place.

Luria a indiqué que le patriarche de la famille, Mazen, avait reçu une importante somme d’argent pour ses ennuis proposée par l’avocat du propriétaire de l’immeuble. La famille palestinienne expulsée, a affirmé Luria, n’a pas accepté la somme parce qu’elle avait peur d’éventuelles représailles de la part de l’Autorité palestinienne.

Le département des négociations de l’OLP a publié un court clip sur Twitter dans lequel Mazen Kirresh affirme que « ma maison est mon âme ».

Selon la loi palestinienne, la punition pour la vente de terres aux Israéliens peut aller de la peine de mort à l’emprisonnement à vie et au travail forcé. Cependant, même si les tribunaux palestiniens ont rendu des décisions condamnant à mort pour la vente de terres à des Israéliens, celles-ci n’ont jamais été exécutées.

Luria a précisé que l’appartement de la famille Kirresh serait rénové et qu’à un moment donné une famille juive y emménagerait.

TOI