Gauthier arrêté pour transport de drogue

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Gauthier Tronquoy a eu beau nier et ses deux avocats brillamment plaider sa relaxe, il a été condamné ce lundi 21 décembre par le tribunal de Compiègne pour transport et détention de stupéfiants.

Les faits remontent au 26 novembre : ce matin-là, les policiers compiégnois descendent au Clos-des-Roses pour saisir une voiture. Alors qu’ils approchent du square Baudelaire, un jeune homme, encapuchonné, vêtu de noir et portant un sac à dos, prend la fuite, bientôt rejoint par trois autres personnes. Il faudra une course-poursuite avant d’interpeller trois des fuyards.

Entre-temps, le jeune homme s’est débarrassé du sac à dos : les policiers trouvent plus de 900 g d’héroïne, de la cocaïne, de l’ecstasy et des produits de coupe. Ils reconnaissent Gauthier Tronquoy, 21 ans, comme étant porteur du sac à dos.

Pour le tribunal, la culpabilité du prévenu ne fait aucun doute : il a été condamné à deux ans de prison, dont un an avec sursis et mise à l’épreuve pendant 18 mois.

Un autre Compiégnois a écopé de 4 mois de prison avec sursis. Il assumait le rôle de guetteur pour des trafiquants du quartier.

Courrier Picard

Perquisition administrative : Hervé condamné pour détention de drogue et non pour terrorisme

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Hervé J., 32 ans, a eu droit à un premier électrochoc, le 26 novembre dernier lorsque douze policiers et le chien Bouly ont déboulé chez lui après avoir défoncé la porte de son appartement d’Audincourt, à 1 h du matin. Une intervention hors des heures légales justifiées par ces fameuses perquisitions administratives décidées dans la foulée des attentats de Paris, dans le cadre de l’état d’urgence.

« Où est le djihad ? », s’emporte l’avocat belfortain qui ironise en évoquant les cheveux rouges de la compagne de son client ou encore la barbe de ce dernier. Il parle de « zèle administratif et policier » ou encore de « l’aubaine qu’offre l’état d’urgence pour régler de vieilles affaires » sans lien avec le terrorisme.

Des réquisitions modulées en fonction du « contexte », dixit le procureur

Chez l’Audincourtois, les policiers n’ont trouvé ni ceinture d’explosif ni Kalachnikov. Juste une carabine de calibre 12 ainsi que 91 grammes de cannabis, 14 grammes de cocaïne et trois timbres de LSD.

Sur ce chapitre, l’avocat de la défense se déchaîne. Il rappelle au tribunal que la première condamnation de son client remonte à plus de 10 ans et qu’à l’époque il avait écopé de 150 € d’amende pour plus d’un an de consommation de stupéfiants et pour une rébellion. En 2012, il avait été condamné à cinq mois de prison ferme dans le cadre d’un trafic. « Et on vient requérir un an de prison ! »

Ira-t-il pour autant derrière les barreaux ? C’est un point qui restera à définir avec la juge d’application des peines. 

Vosges Matin

Olof, Léonardus et Richard utilisaient des ambulances pour un trafic de drogue d’une valeur d’un milliard d’euro

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Trois Néerlandais ont été condamnés vendredi à Birmingham (centre de l’Angleterre) à des peines allant de 18 à 28 ans de prison pour avoir importé au Royaume-Uni l’équivalent de 1,7 milliard d’euros de drogues en utilisant une flotte de fausses ambulances.

Les trafiquants se déguisaient en ambulanciers et avaient même fait monter à bord de faux malades avec des béquilles pour tromper la vigilance des douaniers au cours de de 45 voyages en quatorze mois, avant d’être interpellés en juin dernier sur un parking près de Birmingham.

Le cerveau plaide coupable

Le cerveau de la bande, Olof Schoon, un père de famille de 38 ans, a été condamné à 24 ans d’emprisonnement, le juge Francis Laird soulignant qu’il aurait pu se voir infliger une peine encore plus lourde s’il n’avait pas plaidé coupable.

Son bras droit, Leonardus Bijlsma, 55 ans, déclaré coupable fin novembre, a été condamné à 28 ans de prison, et leur acolyte Richard Engelsbel, 51 ans, à 18 ans d’emprisonnement pour sa participation à 25 voyages.

«L’enquête financière néerlandaise avait mis au jour une organisation qui fonctionnait de la même manière qu’une entreprise», a expliqué le juge Laird.

Des commandes massives

Une de ces fausses ambulances utilisées par les trafiquants contenait à elle seule 193 kilos de cocaïne, 74 kilos d’héroïne et 60.000 pilules d’ecstasy.

Au procès, le procureur avait indiqué que les policiers néerlandais, alertés par leurs collègues britanniques, avaient découvert toute «une flotte» de véhicules dans un dépôt aux Pays-Bas.

Le Soir

3 ans de prison pour Franck Roussel, chef d’un réseau de trafic de drogue

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Franck Roussel était jugé en comparution immédiate au tribunal de Troyes pour acquisition, détention, transport, offre ou cession et usage de stupéfiants en récidive entre le 1 er  janvier 2014 et le 30 avril dernier.

Interpellé jeudi matin, cet habitant de Rosnay-l’Hôpital âgé de 30 ans était à la tête d’un réseau qui alimentait un trafic de drogue, héroïne et résine de cannabis, sur la commune ainsi que celles alentour.

Cinq autres personnes, principalement des clients et consommateurs habituels, ont été également interpellées jeudi.

Franck Roussel a écopé de trois ans de prison, d’un mandat de dépôt et de trois ans d’interdiction de paraître à Rosnay-l’Hôpital.

l’Est Eclair

Robert, le « boss » du trafic de drogue en Europe interpellé en Espagne et écroué en France

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Un Britannique considéré comme l’un des plus importants narcotrafiquants d’Europe a été interpellé en Espagne et écroué en France, soupçonné d’être impliqué dans l’importation d’1,3 tonne de cocaïne par un vol Air-France en 2013, a annoncé vendredi la Garde civile espagnole. 

L’opération policière « Halbert IV », coordonnée par Europol, lui aura été fatale: Robert Dawes a été arrêté « le 12 novembre dans sa luxueuse villa » de la station balnéaire de Benalmadena (province de Malaga, sud de l’Espagne), a expliqué à l’AFP un porte-parole de la Garde civile espagnole qui aura attendu un mois avant d’annoncer l’arrestation du Britannique de 43 ans, le temps de « terminer en secret toutes les investigations » en cours.

C’est « à l’aube du 12 novembre » que des unités spéciales d’intervention ont donné l’assaut à la résidence de la Costa del Sol où il vivait entouré de sa famille, d’employés de maison et de gardes du corps. Sur une vidéo transmise par les forces de l’ordre espagnoles, le « big boss » déchu apparaît en short et chaussettes, torse nu et ventripotent.

Depuis, il a été livré à la France où les autorités judiciaires l’ont mis en examen (inculpé) le 25 novembre et aussitôt placé en détention, a indiqué une source judiciaire française. Il a été extradé en vertu d’un mandat d’arrêt européen délivré par une juge d’instruction française, en charge de l’enquête sur la cargaison de 1,3 tonne de cocaïne saisie à l’aéroport de Roissy en septembre 2013.

 

Dans cette affaire, deux Britanniques soupçonnés d’être des membres de l’organisation de Dawes avaient été écroués à Paris, ainsi que trois Italiens soupçonnés d’appartenir à la mafia calabraise ‘Ndrangheta. La cocaïne saisie à Roissy – d’une valeur de revente au détail de plus de 200 millions d’euros selon Europol – avait voyagé dans une trentaine de valises embarquées à bord d’un vol Caracas-Paris de la compagnie Air France.

L’Independant

Pierre et Frédéric, les deux dealers sympathisent en prison

Ils s’étaient connus à Vivonne. Ils viennent d’y retourner pour deux ans après une nouvelle condamnation pour trafic d’héroïne entre Vienne et Loir-et-Cher.

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 Onze ans les séparent à l’état-civil, et pourtant, le casier judiciaire de Pierre et de Frédéric raconte la même histoire. 

Celle de deux hommes, un Poitevin de 32 ans et un Blésois de 43 ans, rongés par l’héroïne, vendue pour alimenter leur consommation, et alternant liberté et prison.

Ils sont sortis de prison en octobre 2014. Pierre venait de purger une peine de trois ans pour stups ; Frédéric achevait une peine de cinq ans de détention par quelques mois de semi-liberté.

Les policiers de Poitiers s’intéressent à lui quand un renseignement circonstancié leur parvient. Une lettre de dénonciation envoyée en octobre 2015. L’auteur, sans doute une femme, informe la police que sa fille consomme de l’héroïne achetée à un certain Pierre dont elle livre le numéro de portable et la plaque d’immatriculation !

Au volant, les policiers n’ont aucun mal à reconnaître le très connu Pierre Bernier.

La piste les mène près de Blois à Chambon-sur-Cissé chez Frédéric Cordelier. C’est là, le 1er décembre dernier que les enquêteurs passent à l’action.

Pierre est trouvé en possession de deux téléphones, d’une enveloppe dotée de plus de 3.000 € et d’un peu de méthadone. L’héroïne, il l’a laissée prudemment dans un paquet de cigarettes jeté dans un fossé près de l’entrée de l’autoroute.

Familiers des interrogatoires et connus de longue date, les deux hommes tergiversent peu. Pierre reconnaît cinq ou six voyages entre Poitiers et la banlieue blésoise pour s’approvisionner chez Frédéric.

La sanction tombe. Identique pour deux copains au destin similaire : deux ans de détention de plus à ajouter au casier.

La Nouvelle République

Maxime Ménard appréhendé avec une quantité importante de drogue

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Maxime Ménard a été accusé aujourd’hui de possession de stupéfiants dans le but d’en faire le trafic.

L’homme a été appréhendé samedi en possession d’une quantité importante d’une substance qui pourrait s’apparenter à la drogue qui a pu jouer un rôle dans le décès de deux hommes de la rue Morin à Saguenay la semaine dernière.

Il avait les prénoms de ses deux amis décédés tatoués sur chacune de ses mains.

Maxime Ménard a dû être hospitalisé après son arrestation, en raison de son degré d’intoxication. La drogue saisie dans son véhicule sera analysée en laboratoire pour voir si elle est comparable à celle qui a été fatale à Éric Migneault et Allan Tremblay.

 Pour l’instant, rien ne prouve qu’il est relié aux deux décès.

Jérémy, après un délit de fuite il est arrêté avec 14 kg de cannabis

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Le 5 novembre dernier, Jérémy Kada et sa copine arrivent au péage autoroutier de Pau, en provenance de Toulouse, dans l’après-midi. Leur voiture est arrêtée par les policiers et gendarmes, un chien renifleur de stupéfiants doit faire son travail.Le Toulousain de 26 ans est contrôlé positif lors du dépistage de produits stupéfiants (sa consommation habituelle est de dix joints par jour). Il remet le contact et démarre en trombe, sa portière encore ouverte… et sa compagne sur le bas-côté. La herse ne l’arrête pas.

Les motards le prennent en chasse et retrouvent la voiture, une Peugeot 307, abandonnée rue Nelson-Mandela, vers Calicéo. Le chauffard a pris la fuite à pied. Un sac contenant 13,8 kg de résine de cannabis est retrouvé derrière la palissade d’un pavillon, boulevard du Cami Salié. Soit 14 pains de 10 plaquettes.

Jeudi dernier, l’homme décide de se rendre, il est placé en garde à vue puis en détention. Il explique qu’il transportait ce sac pour le compte d’une personne à qui il devait 1 000 euros, pour de la cocaïne

La procureure de la République, qui ne croit pas au portrait d’un « simple coursier occasionnel », requiert trois ans d’emprisonnement dont 18 mois de sursis, avec mandat de dépôt. La réquisition de la procureure est suivie par le président. Première condamnation. Jérémy Kada repart en prison.

Sud Ouest

La drogue dure, très présente dans les campagnes françaises

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Palais de justice d’Amiens, mi-novembre. Sophie attend fébrilement dans la salle des pas perdus. Cette jeune femme de 24 ans, toxicomane depuis deux ans, est poursuivie pour trafic de stupéfiants. La jeune femme faisait des allers et retours réguliers en Belgique. Là-bas, le gramme se négocie autour des 10 euros. À Roisel, dans l’est de la Somme, Sophie revendait l’unité à 25 euros.

L’histoire de Sophie, dealer de drogue dure au fin fond de la campagne picarde, est loin d’être un cas isolé. Loin des trafics organisés qui sévissent dans les quartiers populaires de nos villes, de petits bourgs sont gangrenés par le phénomène. Du fait du leur isolement, ces territoires, souvent durement frappés par le chômage, sont des terrains propices à la consommation de drogue, toutes les drogues, et aux trafics. «  Moi, je fumais du shit et, dans certains villages, je n’arrivais pas à en trouver. En revanche, il n’y avait aucune difficulté à trouver de l’héro  », témoigne le copain de Sophie.

Le cinq novembre dernier, à Saint-Léger-les-Domart, cinq personnes sont interpellées dans le cadre d’une opération antidrogue. «  Malheureusement, c’est loin d’être la première fois, et cela me désole», se lamente Daniel Laurent, maire de ce bourg de 1 800 habitants qui compte 26 % demandeurs d’emploi.

Thomas, 19 ans, la tête fracassée pour une dose

Comme dans la vallée de la Nièvre, des villes moyennes de l’est de la Somme sont durement touchées par ce fléau. Des petits trafics qui virent parfois au drame, voire au sordide. Ce fut le cas à Eppeville, près de Ham, en 2013, où un jeune homme de 19 ans a été assassiné au terme d’un scénario digne d’un film sur la mafia.

Un matin de novembre, le corps de Thomas Corbelli, jeune dealer d’héroïne, est retrouvé dans un cabanon, les pieds ligotés. Ses deux agresseurs, condamnés en juin dernier à 20 et 30 ans de réclusion, lui ont fracassé la tête à l’aide d’un marteau et d’un démonte-pneu. À l’origine, un simple différend sur le prix de la dose d’héroïne.

Au-delà de ce macabre fait divers, le profond ancrage de ces trafics dans certains bourgs, voire certains villages picards, est un vrai poison contre lequel les pouvoirs publics n’ont pas trouvé l’antidote. «  À la campagne, le problème existe, mais il est moins visible car il y a moins de réseaux d’alerte, tout est souterrain », résume le docteur Jean-Jacques Pic, membre du réseau Sato.

Courrier Picard

Speed, cocaïne et cannabis… le juteux trafic de Guillaume et John

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Le 11 septembre, la mère d’un homme de 39 ans alerte les services de police : en rangeant la chambre de son fils, elle vient de trouver de la poudre blanche. Aussitôt, une perquisition : on trouve 175 g de speed, deux sachets de 11 g chacun, une balance et 315 €.

Le fils est interpellé sans heurt et placé en garde à vue. Dans sa voiture on trouve un demi-sachet d’ecstasy. Il reconnaît revendre du speed depuis avril 2014, avoir acquis 3,1 kg et avoir revendu 2,9 kg, la différence constituant sa consommation personnelle.Ses reventes ont augmenté petit à petit pour accroître son bénéfice. Et il avoue que son fournisseur est en fait un collègue de travail.

Le collègue est interpellé le 28 septembre sur un chantier. Sa voiture est saisie, on y trouve des espèces. Un chien de la brigade cynophile marque en plusieurs endroits. On trouve deux balances, une grande quantité de sachets de conditionnement, de l’herbe, de la résine de cannabis, des pistolets à gaz et à impulsion, des cartouches.

En garde à vue, d’abord, il assure qu’il consomme mais ne revend pas. Lors de la confrontation, il avoue avoir revendu 1,350 kg de speed, 1 kg de cannabis et un peu de cocaïne à son collègue, son principal client. Mais il refuse de donner le nom de son fournisseur. Quant aux quantités et bénéfices, il n’en admet que de très faibles comparées aux estimations des enquêteurs ; « entre 6500 et 15 000 € sur un an », selon la présidente.

John Asselin, 39 ans, son collègue Guillaume Jadot, 34 ans, il a cinq mentions au casier judiciaire et a déjà été condamné pour ce genre de trafic en 2005 et 2012, il récidive donc pour la deuxième fois.

John Asselin a été condamné à dix-huit mois de prison dont six avec mise à l’épreuve durant deux ans, obligation de soins, de travail et de payer une amende de 4 000 €. Guillaume Jadot a écopé de cinq ans de prison dont deux avec sursis mise à l’épreuve durant cinq ans. Il a regagné sa cellule à l’issue de l’audience.

La Voix du Nord

Le FN présente en Charente un candidat déjà condamné pour trafic de drogue

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Après le directeur de campagne des municipales d’Angoulême qui sortait juste de dix ans de prison pour avoir tué son ex-femme, après le candidat aux départementales déjà condamné à huit reprises pour violences conjugales et délits routiers, réincarcéré depuis pour de nouvelles violences conjugales, le FN 16 présente aux régionales un militant déjà condamné pour trafic de stupéfiants.

Une affaire de voyages en Espagne pour acheter de l’héroïne, de la cocaïne et du cannabis. Le candidat frontiste, placé en position non éligible sur la liste de Jean-Paul Berroyer, n’avait participé qu’à un voyage en Espagne. Il avait aussi été établi, lors de l’audience, qu’il achetait régulièrement du cannabis à l’un de ses amis qui avait reconnu, de son côté, une vingtaine de voyages.

En 2011, le jeune homme avait été condamné à un an de prison ferme avec 210 heures de sursis travail d’intérêt général. Interrogé ce vendredi, Jean-Paul Berroyer a simplement indiqué qu’il n’était «pas au courant». «Je me renseignerai.»

Dans son programme, le FN prône «la tolérance zéro» à l’égard de la consommation et du trafic de cannabis, «pour le bien de la jeunesse française».

Charente Libre

Arthur gagnait des dizaines de milliers d’euros avec son trafic de cocaïne

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Tout était parti de lui. Au printemps dernier, Arthur Ribeiro avait le premier éveillé les soupçons des enquêteurs de la sûreté départementale. Cette figure déjà bien connue des policiers – vingt condamnations, dont plusieurs pour des affaires de stupéfiants – était cette fois suspectée de revendre de la cocaïne dans le quartier clermontois du Mazet.

Fructueux filon : les surveillances et les écoutes mises en place autour de lui ont finalement débouché sur dix-sept interpellations dans la capitale auvergnate.

L’étau se resserre très vite autour du prévenu. « Votre participation au trafic a été confirmée par plusieurs clients, relève la présidente. Votre fournisseur a reconnu qu’il vous revendait entre 5 et 10 grammes de cocaïne tous les deux jours. Votre maîtresse a aussi expliqué que vous revendiez la drogue coupée au lactose à 80 euros le gramme, soit deux fois le prix d’achat. »

La position de la défense agace passablement le procureur : « Arrêtez avec ces stratégies éculées ! », s’emporte Hervé Lhomme. « La vérité, c’est que vous êtes un trafiquant et que vous avez gagné des dizaines de milliers d’euros. »

Le tribunal choisit d’aller au-delà des réquisitions du parquet. Arthur Ribeiro est condamné à dix-huit mois de prison, avec maintien en détention.

La Montagne

Renaud s’introduit chez une octogénaire, soulève sa jupe et l’agresse sexuellement

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Renaud Lamiaux, Isberguois de 28 ans se défend seul face aux juges. Le vol de deux bouteilles de whisky et d’un peu d’argent dans deux maisons de la rue Roger-Salengro, il ne les nie pas, lui qui a déjà été condamné douze fois, souvent pour des vols.

Quand il est entré dans une maison d’une impasse voisine et qu’il s’est enfermé dans la salle de bain. Jusqu’à ce que l’occupante des lieux, une femme de 86 ans, entre. Là, il lui a soulevé la jupe et lui a mis les mains aux fesses. C’est une infirmière, arrivée entre-temps, qui l’a mis en fuite.

La seule explication qu’il trouve, c’est son état ce jour-là, lui qui avait pris une dizaine de Lexomil, bu deux litres de whisky avec un copain et fumé quelques joints. « L’ennemi, c’est l’alcool », ajoute-t-il en expliquant qu’il se tenait à carreau jusqu’à la fin de son contrat, en août, après quoi il a retrouvé ses mauvaises fréquentations et la bouteille.

Face à « cette incompréhension générale avec un périple aviné sans aucun respect pour qui que ce soit », faisait écho aux outrages et à la rébellion face aux gendarmes qui l’ont vite interpellé, le procureur veut bien croire que l’Isberguois a un trou noir.

S’il estime qu’il a « besoin d’une porte de sortie », il pense qu’un emprisonnement est malgré tout nécessaire. Il a requis un an de prison plus la révocation d’un sursis de 6 mois. Avec un maintien en détention et une inscription au fichier des délinquants sexuels.

Les juges ont suivi les réquisitions du procureur et accordé 500 € à un gendarme, seule victime à s’être constituée partie civile.

La Voix du Nord

Véronique condamnée pour trafic de cocaïne entre la France et l’Espagne

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Quand les enquêteurs mettent la main sur Véronique R…, 44 ans, au terme d’une surveillance discrète et de nombreuses écoutes téléphoniques, ils s’attendent sans doute à «loger» une trafiquante de haute volée. La jeune femme effectue de fréquents voyages en Espagne. Ils tendent une souricière alors qu’elle revient en France, avec un ami.

Nous sommes le 7 décembre 2013. La prise n’est pas très importante, 150 grammes de cocaïne. Lors de la perquisition menée au domicile de la trafiquante, une nouvelle prise sera effectuée : quelques grammes de cocaïne encore et 14 grammes d’herbe.

Épluchant leurs relations amicales, les enquêteurs identifieront ensuite quelques connaissances, acheteurs et revendeurs. Parmi eux, un jeune homme, qui cultive du cannabis et détient, lui aussi, quelque 280 de cocaïne.

C’est du sérieux, quand même. Véronique R… reconnaîtra faire trois voyages par mois en Espagne. Mais une grande part de la «poudre» importée vient satisfaire sa propre dépendance, et celle de son compagnon de l’époque. Quatre grammes par jour. Cent vingt grammes par mois.

«Ce n’est pas le réseau du siècle, mais il y a de l’importation, de la revente, un vrai marché, des quantités respectables», nuance François Hébert, procureur de la République

Contre les membres de ce réseau, le magistrat réclamera des peines de prison ferme, de six mois à un an de détention. Le tribunal condamne les membres de ce trafic à des peines de prison avec sursis. Seule Véronique R… a écopé de 12 mois de prison, dont 9 avec sursis. Une peine qui couvre simplement la détention préventive.

La Dépêche

Erika et Audrey investissent un terrain privé pour fêter leur anniversaire, avec de la drogue

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Les habitants du hameau des Roches, du centre de Brantôme ou des communes voisines les plus proches, ils ont tous entendu le même « boucan » de samedi 22 heures à dimanche 8 heures.

« Un calvaire », décrit cet habitant des Roches, qui n’en a pas fermé l’œil de la nuit :

Officiellement, tous ces fêtards étaient là pour un double anniversaire, celui d’Erika, 30 ans et d’Audrey, 31 ans, deux jeunes femmes originaires du nord de la Dordogne. Mais Monique Ratinaud, maire de Brantôme, qui s’est rendue plusieurs fois sur place accompagnée des gendarmes, s’est permis d’en douter en découvrant samedi, à la nuit tombée, un mur de baffles haut de deux mètres dans la clairière.

Sur un terrain privé

 « Entre nous, ça n’a pas arrêté. Les habitants de Brantôme m’ont appelée, mais aussi les maires des communes voisines qui se demandaient ce qu’il se passait », rapporte la première magistrate, qui peine à masquer sa colère.

Présence de drogue

On dit que tout se passe bien, mais la réalité, c’est qu’une jeune femme s’est fait droguer à son insu pendant la fête, s’émeut Monique Ratinaud. On laisse des jeunes se détruire avec la drogue qui circule à plein dans ces raves et nous, les pouvoirs publics, on est complètement impuissants face à ça. »

Sud ouest

Étienne, Jean-Jacques, Thierry, Mathieu et Josiane arrêtés pour trafic de cocaïne entre la Corse et Marseille

Conférence de presse au tribunal. Les prises de la section de recherche

Hier, six personnes ont été poursuivies dans le cadre d’un trafic de cocaïne (440 g saisis) entre la Corse et le Continent et cinq d’entre elles écrouées. Trois mandats d’amener ont été délivrés pour les gardés à vue marseillais.

Ils fournissaient la cocaïne et pour certains la revendaient, mais la plupart n’y touchaient pas selon les éléments d’enquête recueillis par les gendarmes.

Hier, six personnes ont été présentées devant la juge d’instruction Lise Prenel et mises en examen pour trafic, implantation de stupéfiants, blanchiment, non-justification de ressources et association de malfaiteurs. Le juge des libertés et de la détention a été saisi pour cinq d’entre eux, et les a tous placés en détention provisoire.

Étienne Leca, 54 ans, interpellé mardi matin à Marseille et transféré quelques heures plus tard à Ajaccio en hélicoptère, est considéré par les enquêteurs comme étant l’un des organisateurs de ce trafic corso-marseillais. Il a été écroué en milieu d’après-midi.

Jean-Jacques Ettori, Thierry Battesti, Mathieu Le Menn et Josiane Rocchi ont eux aussi été incarcérés. Seul Mark Negrier a été placé sous contrôle judiciaire. Mardi, douze personnes avaient été interpellées à Porto-Vecchio, Ajaccio et Marseille.

Mardi, quelques heures après les arrestations, ils avaient déjà saisi près « de 110 000 euros en liquide, des voitures de luxe, un bateau, quatre armes de poing et deux d’épaule », détaille un enquêteur lors de la conférence de presse.

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