Articles par Fdebranche

« La bridée », « nem », « la chintok »… : D’origine asiatique, je suis constamment harcelée

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Lorsque j’étais au collège, les élèves, mes amis, les surveillants ne m’appelaient jamais par mon prénom. Tous préféraient utiliser des surnoms tels que « la bridée », « nem », « la chintok » ou encore « la jaune ». J’ai tellement subi le racisme anti-asiatique qu’il m’a fallu énormément d’années pour accepter et comprendre qu’il s’agissait effectivement de xénophobie. Les agressions et insultes pleuvaient en permanence et ce, dès mon plus jeune âge.

Un jour, un surveillant qui ne connaissait pas mon prénom s’est adressé à moi en m’appelant « Mulan » pour me dire que la cloche avait sonné. A ce moment-là, je n’ai rien dit. Je ne savais pas que je pouvais répliquer: « Monsieur, c’est raciste ».

« Je ne suis pas raciste, j’adore les mangas »

Chaque fois qu’un asiatique passait à côté de mes amis et moi, l’un d’eux plaisantait sur le fait que c’était forcément un membre de ma famille. Lorsqu’en cours, quelqu’un me faisait une remarque, toute la classe suivait.

Les années collège sont passées mais les moqueries de mes camarades n’ont pas cessé. Au contraire… Je subis toujours des stéréotypes concernant les asiatiques du type « vous êtes trop forts en mathématiques et en karaté ». Et si j’ai l’audace de répliquer, j’entends parfois: « je ne suis pas raciste, j’ai même un ami asiatique/j’adore les mangas ». Il y a peu, une connaissance m’a demandé de lui préparer des nems. J’ai refusé, arguant que je ne suis pas douée en cuisine. Elle m’a dit: « Mais ça sert à quoi d’être chinoise? » Accessoirement, je suis vietnamienne.

« Je me cachais pour parler vietnamien »

A chaque nouvelle rencontre, mon interlocuteur me demande d’où je viens, comme si lui fournir une réponse était absolument nécessaire. Si j’explique que je suis Française, il me demande quelles sont mes « vraies origines ». Par ailleurs, peu imaginent que je puisse être née en France. Il y a peu de temps, dans une boutique, un vendeur m’a demandé si j’avais fait un long voyage pour arriver jusqu’ici: « la Chine, tout ça… »

Lorsque je parle vietnamien, les gens rient. Ils me disent que c’est « moche », « bizarre », « rigolo ». Ils essaient d’imiter l’accent et disent n’importe quoi. Du coup, j’ai beaucoup complexé étant plus jeune. Pour téléphoner à mes parents lorsque j’étais accompagnée, je me cachais. Aujourd’hui, je regrette d’avoir eu honte.

« Les asiatiques, c’est mon truc, tu comprends? »

Dans la rue, le harcèlement est quasi-quotidien: remarques, insultes et propos graveleux. Car les femmes asiatiques ou d’origine asiatique subissent également de plein fouet une fétichisation. « Les asiatiques, c’est mon truc, tu comprends? » Non. Je ne suis pas seulement un « truc », qui permet aux hommes d’assouvir leurs fantasmes.  

Un jour, l’un d’eux m’a suivi en chuchotant « tes fesses de chinoise » à mon oreille. Un autre m’a affirmé que « les asiatiques sont belles et calmes » et qu’elles « aiment bien manger des nems ». Métaphore consternante pour évoquer le sexe des hommes…

Constamment erotisée (et « exotisée »), je suis vue comme un objet sexuel ou un objet de curiosité. Je ne veux plus me justifier. Je ne veux plus me taire non plus.

L’Express

Condamné pour agression sexuelle, le maire LR Michel Rotger refuse de démissionner

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Le maire LR de Chevigny-Saint-Sauveur a été condamné suite à la plainte d’une employée de cantine de sa commune. L’élu lui a imposé à cinq reprises, entre octobre 2013 et janvier 2014, des baisers sur la bouche et des caresses à caractère sexuel. Pour ces faits, il a été condamné en juin 2016 à un an de prison avec sursis. Une condamnation pour laquelle Michel Rotger n’a pas fait appel.

La condamnation est donc définitive mais l’élu est toujours maire de Chevigny et vice-Président du Grand Dijon. A la mairie de Chevigny l’opposition s’insurge.

François Rebsamen a déclaré à France 3 Bourgogne qu’il a demandé à Michel Rotger de démissionner. Au cas où ce dernier refuserait, le président du Grand Dijon lui retirera sa délégation de 15e vice-président chargé de l’économie sociale et solidaire. Pour l’opposition municipale de Chevigny-Saint-sauveur, la situation est jugée « intenable ».

Quant à l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail, partie civile lors du procès, elle s’étonne et déplore le manque de réaction de sa famille politique.

France 3

Afrique du Sud : des restes d’Apartheid avec l’interdiction des cheveux afros dans certains lycées

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Une pétition a rassemblé lundi près de 10.000 signatures en Afrique du Sud pour autoriser des lycéennes noires d’un établissement de Pretoria à porter leurs cheveux « au naturel » contestant une interdiction à ce sujet dans un règlement intérieur jugé « raciste ».

Le texte de la pétition adressée au ministre provincial de l’Education Panyaza Lesufi réclame que des « actions disciplinaires soient engagées contre les professeurs qui mettent en place des politiques racistes« . Vendredi, des élèves noires du « lycée pour filles de Pretoria », un établissement privé huppé, ont manifesté contre le règlement intérieur de l’établissement qui leur interdit, selon elles, de porter des coupes afro et les oblige à lisser et attacher leurs cheveux.

« Nous applaudissons les forces courageuses de ces jeunes femmes noires qui ont pris en main leur lutte« , a réagi dans un communiqué le parti de gauche radicale de Julius Malema, les Combattants pour la liberté économique (EFF). « Il est profondément triste de voir qu’après 22 ans de démocratie il y a toujours des institutions qui cherchent à supprimer l’esthétique et la culture noire », poursuit le communiqué.

Bien que l’apartheid soit terminé depuis 1994, les divisions raciales restent un problème majeur en Afrique du Sud. De nombreux étudiants dénoncent le racisme et l’absence de transformation raciale au sein des universités du pays. Depuis un an, les universités sud-africaines sont régulièrement agitées par des manifestations. En novembre, des dizaines de milliers d’étudiants avaient défilé pendant plusieurs jours dans différentes villes du pays, obtenant du gouvernement le gel de l’augmentation de leurs frais d’inscription.

UFC Togo

Non, Marine Le Pen n’est pas la personnalité politique préférée des Français

Depuis le premier septembre, plusieurs médias et sites d’extrême droite ont affirmé que Marine Le Pen était la personnalité politique préférée des Français.

Ces sites s’appuient sur le baromètre des personnalités politiques YouGov pour Le Huffington Post/iTELE de septembre.

Ils citent comme source France-Soir, qui a publié une dépêche sur le sujet, avec ce paragraphe:

«Au baromètre des personnalités, Marine Le Pen reste stable avec 24% d’opinions positives. Elle devance désormais Alain Juppé (21%, -5), Nicolas Sarkozy (20%, +2) et Jean-Luc Mélenchon (20%, +2).»

Mais cela ne fait pas de Marine Le Pen la personnalité préférée des Français.

Elle est, en effet, la personnalité qui engrange le plus d’opinions positives. Mais elle est aussi la troisième personnalité qui recueille le plus d’opinions négatives, derrière Jean-Marie Le Pen et Nicolas Sarkozy.

Et si, comme le fait l’enquête du YouGov, on fait la différence entre les opinions positives et négatives, Marine Le Pen se trouve à -26%, entre Christiane Taubira et Jean-Christophe Cambadélis.

Et si, comme le fait l'enquête du YouGov, on fait la différence entre les opinions positives et négatives, Marine Le Pen se trouve à -26%, entre Christiane Taubira et Jean-Christophe Cambadélis.

Pour faire simple: Marine Le Pen a 24% d’opinions positives, et 50% d’opinions négatives. 24 – 50 = -26%.

La personne en tête du classement «différentiel» est Alain Juppé, avec un score de -7% (21% d’opinions positives et 29% d’opinions négatives). Preuve que le concept de «personnalité politique préférée des Français» n’est peut-être pas très pertinent.

BuzzFeed

Selon Robert Ménard, allié du FN, pour être français il faut être « blanc » et « catholique »

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Indignées et en colère. Voilà comment réagissent les associations anti-racisme à la nouvelle sortie de Robert Ménard. Sur LCI, lundi matin, le maire de Béziers, élu en 2014 avec le soutien du Front national, a déclaré qu' »être Français, c’est aussi, comme le disait le général De Gaulle, être européen, blanc et catholique, bien sûr ».

 Les propos du maire de Béziers ont fait bondir Alain Jakubowicz, le président de la Licra (la Ligue Internationale contre le Racisme et l’Antisémtisme). « J’ai donc appris que je n’étais pas Français puisque je suis blanc mais pas catholique« , explique-t-il à Europe 1. »Je pense aussi à tous nos concitoyens d’outre-mer qui ne seraient donc pas Français ».

Alain Jakubowicz poursuit : « moi, je ne sais pas faire mais Ménard sait lui reconnaître les musulmans. A une époque, on savait reconnaître les juifs ». Pour, le président de la LICRA, « Ménard bat les records de l’ignominie et de la connerie. C’est un pétainiste qui nie les valeurs de la France et de la loi de 1905 sur la laïcité« . L’association compte aller devant les tribunaux : « notre commission juridique va s’en saisir », annonce Alain Jakubowicz.

Europe 1

Les élèves musulmans et juifs d’un lycée de Caroline du Sud menacés de mort

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Un lycée de Caroline du Sud va mettre en place des mesures de sécurité supplémentaires lorsque les élèves reviendront après le long week-end de la fête du travail. Des élèves juifs et musulmans ont été menacés sur les réseaux sociaux.

Un élève a rapporté des menaces « très vulgaires » au shérif du comté de Spartanburg vendredi soir, selon les médias locaux. Les menaces visaient des étudiants juifs et musulmans du lycée Byrnes.

Les menaces annonçaient que le lycée Byrnes serait attaqué mardi, et comprenaient des photos d’une personne portant un masque à gaz et un couteau avec une croix gammée sur la poignée, selon le Spartanburg Herald-Journal. Le bureau du shérif du comté de Spartanburg a pris des captures d’écran des menaces postées sur Facebook.

Les services de sécurité ont déclaré aux médias locaux qu’ils patrouilleront dans l’école pendant le week-end et effectueront des fouilles sur le campus. Il y a 12 écoles dans le district, et chacune aura une sécurité supplémentaire.

« J’étais très inquiet quand j’ai vu le commentaire et à quel point le langage employé était vulgaire, et surtout de constater que les menaces étaient très directes, non seulement contre nos élèves, mais aussi contre leurs familles, et dans la culture d’aujourd’hui, ce qui est arrivé dans notre propre pays et dans d’autres pays, nous prenons cela très au sérieux », a déclaré samedi soir le Dr Scott Turner, surintendant du district, pendant une conférence de presse.

The Times of Israel

Après le meurtre d’un Polonais, 2 nouveaux Polonais agressés à Harlow, en Angleterre

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Deux Polonais ont été agressés dans la nuit de samedi 3 à dimanche 4 septembre à Harlow, en Angleterre. Cette nouvelle attaque intervient quelques heures après une veillée organisée dans cette ville en hommage à un de leurs compatriotes, Arek Jozwik, tué par une bande de jeunes.

Les deux dernières victimes, âgées d’une trentaine d’années, ont été attaquées et blessées à la tête et au nez dans la nuit par un groupe de cinq à six hommes, selon la police de l’Essex. Il s’agit potentiellement d’un « crime de haine », a annoncé Trevor Roe, un responsable de la police. Il a toutefois fait savoir que cette agression n’était « pas liée » à celle qui a coûté la vie à Arek Jozwik.

Ce dernier avait été sauvagement attaqué le 27 août à Harlow, ville ouvrière au nord-est de Londres. Le motif xénophobe est l’une des pistes poursuivies, avait affirmé la police. Samedi, le chef de la diplomatie polonaise Witold Waszczykowski a reçu son homologue britannique Boris Johnson, à Varsovie. Le ministre polonais lui a alors demandé de lutter contre les actes de xénophobie envers ses ressortissants, qui se multiplient ces dernières semaines.

Le Monde

Frédéric, l’homme recherché pour avoir poignardé à mort un automobiliste à Pau, s’est rendu

Baptiste SallefranqueFrédéric de Chérancé fugitif poignardé a mort pau

Après une semaine de cavale ce chef d’entreprise palois de 57 ans s’est rendu hier jeudi soir à l’entrée du tunnel du Somport. Il est suspecté d’avoir tué le jeune Dacquois de 29 ans d’un coup de couteau en plein coeur après une banale dispute à un feu rouge.

C’est la fin de la cavale pour le meurtrier présumé d’un Dacquois de 29 ans, Baptiste Sallefranque, à Pau, après une banale dispute entre automobilistes. Le suspect, un chef d’entreprise de 57 ans qui avait pris la fuite jeudi dernier s’est finalement constitué prisonnier au bout d’une semaine de fuite. Frédéric de Chérancé s’est rendu hier soir jeudi tard à Urdos (Pyrénées Atlantiques).

Frédéric de Chérancé est actuellement en garde à vue au commissariat de Pau. Il devrait être très rapidement mis en examen et entendu par la juge d’instruction et enfin expliquer son geste et sa fuite. Interpol le recherchait depuis deux jours car très rapidement les enquêteurs avaient acquis la certitude que Frédéric de Chérencé s’était enfui à l’étranger. La famille du Dacquois Baptiste Sallefranque s’est constituée partie civile pour avoir accès au dossier.

France Bleu

Manifestation à Paris de la communauté chinoise contre le « racisme envers les Asiatiques »

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Plusieurs milliers de membres de la communauté chinoise ont convergé dimanche 4 septembre à Paris, entre les places de la République et Nation, pour dénoncer le « racisme envers les Asiatiques ». Cette mobilisation intervient après l’agression mortelle, au début du mois d’août à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), d’un des leurs.

Zhang Chaolin, 49 ans, est décédé après avoir été agressé par trois jeunes qui en avaient après le sac de son ami. Une agression qui a suscité un sursaut de mobilisation dans la communauté. Quasiment tous vêtus d’un tee-shirt blanc, frappé du slogan « sécurité pour tous », les manifestants, regroupés place de la République, brandissaient des drapeaux français et scandaient « sécurité, sécurité, sécurité ».

Près de 2 000 personnes s’étaient déjà rassemblées le 21 août pour exprimer leur ras-le-bol des violences répétées, dont ils sont victimes. Le lendemain de cette manifestation, le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, avait reçu la famille de Zhang Chaolin. Il avait promis de « renforcer davantage les effectifs de police à Aubervilliers »,« de nouveaux policiers seront affectés après leur sortie d’école en octobre ».

Le Monde

9 nationalistes corses renvoyés aux assises pour des attentats commis en 2012

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Neuf nationalistes corses, dont Pierre Paoli, membre du mouvement nationaliste Corsica Libera, ont été renvoyés devant la cour d’assises spéciale à Paris dans une enquête sur des attentats contre des résidences secondaires en 2012 revendiqués par le FLNC, le Front de libération nationale de la Corse, ont indiqué vendredi des sources concordantes.

L’enquête porte à l’origine sur deux « nuits bleues », des séries d’attentats à l’explosif perpétrées dans les nuits du 10 au 11 mai 2012 et du 7 au 8 décembre 2012 contre des résidences secondaires, et visant des villas appartenant à des continentaux. Le FLNC avait notamment revendiqué les actions de décembre, soit 31 faits, en dénonçant la spéculation immobilière.

Pierre Paoli, 63 ans, cadre du mouvement indépendantiste lors de son arrestation en février 2015, sept mois avant la victoire des nationalistes aux élections territoriales, a été renvoyé par le juge d’instruction le 10 août pour direction ou organisation d’un groupement terroriste, ont précisé des sources judiciaires et proches du dossier. Il n’est pas mis en cause pour une participation directe aux attentats mais les enquêteurs, qui disposent d’écoutes téléphoniques, le soupçonnent d’avoir été le chef du FLNC pour la Corse-du-Sud à l’époque des faits, ce qu’il conteste. Il est en détention provisoire.

Europe 1

Madagascar : Un migrant français incarcéré pour attouchement sexuelle sur une fillette de 12 ans

Le septuagénaire marié à une ressortissante malgache est un chef étoilé assez connu dans son pays natal. Le Français est aujourd’hui incarcéré à la prison d’Antananarivo.

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Après sa retraite, ce Français a décidé de faire sa vie à Madagascar où il s’est marié et est père d’une petite fille. Ce chef étoilé qui a fait son nom dans son pays natal vit avec sa petite famille à Antananarivo. Il a entretenu de bonnes relations avec son voisinage jusqu’au moment où il a été soupçonné d’attouchement sexuel sur une petite fille de 12 ans par le père de cette dernière.

Le Français considéré comme un bon père de famille

La fillette venait fréquemment rendre visite à la famille et au départ, personne ne se doutait de rien, puisque le septuagénaire a été considéré comme un bon père de famille, gentil et mûr. D’autant plus que son âge ne laissait présager aucun comportement douteux. Mais l’affaire a éclaté le jour où le voisinage a été alerté par les cris de la fillette de 12 ans. Cette dernière a pu être secourue et a raconté ce qu’elle a vécu. « Après déposition auprès de la police des mœurs et le déferrement d’usage, le Français se trouve actuellement à la maison centrale d’Antanimora », dans la capitale, rapporte le quotidien Midi Madagasikara ce vendredi.

Le tourisme sexuel inquiétant à Madagascar

Ce cas d’agression sexuelle commis par un ressortissant étranger n’est pas le premier à Madagascar. D’après le journal malgache, « la facilité de l’accès dans le territoire, la fascination des femmes pour les étrangers, la pauvreté, la corruption » favorisent le tourisme sexuel et par extension, la pédophilie dans la Grande Île. D’autant plus qu’une certaine immigration de personnes malintentionnées n’est pas à écarter à Madagascar après le Mozambique réputé être une plaque tournante du tourisme sexuel en Afrique.

Linfo

« Je vais te zigouiller. Sale bougnoule » Daniel menace son voisin pour une place de parking

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Le 10 juin dernier, Daniel, un retraité s’emporte une nouvelle fois contre son voisin, Karim. Il va sonner à sa porte et tient des propos, peu cordiaux, sinon discriminatoires. La discussion s’éternise, il s’énerve : « Je vais te zigouiller. Sale bougnoule (bis) ».

Daniel reconnait les insultes à l’égard de Karim, avec des nuances – « j’ai pas dit sale bougnoule, j’ai dit sale arabe » – mais pas les menaces de mort (qui sont plus lourdement sanctionnées par le code pénal, NDLR). Ce que Karim, présent à l’audience, conteste à la barre. « J’étais en colère, il m’a tutoyé pendant toute la conversation, j’ai trouvé qu’il ne me respectait pas,  je n’ai pas supporté » reconnaît Daniel.

Dans un écrit, la copine de Karim témoigne de sa crainte de voir la conversation entre les deux voisins passer de la confrontation verbale à la confrontation physique. Depuis cette dispute de juin, et la plainte de Karim, le couple n’est pas très rassuré à l’idée de croiser Daniel. D’autant plus que des mains courantes et quelques témoignages attestent que Daniel est assez enclin à stigmatiser une certaine partie de la population française dans ses propos…

Me Pépin, l’avocate de Karim, raconte la gêne récurrente de place de parking de son client, que ce dernier a tenté de régler avec la mairie du Creusot. Elle ne croit pas à la bonne volonté du prévenu. « Il nous dit, « je ne recommencerai plus », mais s’il arrive à ce type de comportement pour une place de parking, c’est inquiétant. Mon client a été très choqué par les faits qui se sont soldés par des menaces de mort ». L’avocate demande 3000 € pour le préjudice moral (1500 € pour les injures racistes, 1500 € pour les menaces de mort), le remboursement des frais de justice.

Le tribunal a finalement condamné Daniel à 300€ d’amende,  pour injure non publique à caractère raciste. Il a été relaxé pour le chef d’accusation des « menaces de mort réitérées », la répétition de celles-ci n’ayant pu être prouvée. Il devra verser 400 € de dommages et intérêts pour préjudice moral à Karim et aussi 800 € pour ses frais de justice.

Info Chalon

Nouvelle prière de rue devant l’église Sainte Rita, sous le regard passif de la police

USA : Une Texane réduit 2 Mexicaines en esclavage pendant 14 ans en leur récitant la Bible

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Olga Murra a retenu deux femmes chez elle durant plus d’une décennie. Elle répétait à ces deux mexicaines qu’elles risquaient d’être tuées par les services d’immigration si elles lui désobéissaient.

Et les mensonges de la Texane ne s’arrêtaient pas là. Pendant 14 ans, la femme de 64 ans les persuadait qu’elle était la «voix de Dieu», leur lisant même des versets de la Bible pendant qu’elles nettoyaient des maisons, parfois sept jours par semaine.

Jusqu’à 50 ans de prison

Les deux Mexicaines dormaient par terre, devaient demander l’autorisation d’aller aux toilettes et n’étaient nourries que d’eau et de pain. Elles ne voyaient jamais la couleur de l’argent récolté par les ménages qu’elles faisaient dans «trois à quatre maisons par jour».

Olga Murra aurait fait entrer les deux Mexicaines, âgées de 21 et 33 ans au moment des faits, avec elle en revenant du Mexique. La semaine dernière, elle a été inculpée pour «travail forcé» et «hébergement d’étranger en situation illégale». Son procès aura lieu en novembre. Elle risque jusqu’à 50 ans de prison.

Direct Matin