
🇺🇸 Sortie d’un meeting #Trump : « Va à #Auschwitz ! » Pour comprendre les racines de la haine: https://t.co/dOF5JRwyidpic.twitter.com/wN4DC1Ld15
— B3zero (@B3zero) 13 mars 2016

🇺🇸 Sortie d’un meeting #Trump : « Va à #Auschwitz ! » Pour comprendre les racines de la haine: https://t.co/dOF5JRwyidpic.twitter.com/wN4DC1Ld15
— B3zero (@B3zero) 13 mars 2016
La main droite levée des supporters de Donald Trump jurant qu’ils voteraient pour lui rappelle le salut nazi de l’Allemagne des années 1930.
Lors d’un rassemblement à Orlando, en Floride, Donald Trump a demandé à ses supporters de jurer solennellement qu’ils voteraient pour lui. Et pour cela de lever la main droite. La foule a suivi avec enthousiasme les consignes du candidat en tendant le bras de telle sorte que ces saluts ne peuvent pas manquer de rappeler l’Allemagne des années 1930.
Donald Trump makes members of his Orlando crowd raise their right hands and swear to vote in the primary. pic.twitter.com/EVenRilJrV
— Jenna Johnson (@wpjenna) 5 mars 2016
Look familiar? #Trump makes Orlando crowd raise their right hands and swear to vote in primary.
(h/t @wpjenna) pic.twitter.com/pR2CSFbM8N— The Interim (@85thLegislature) 5 mars 2016
Eric et Donald Junior Trump, fils du milliardaire candidat républicain à la Maison blanche, apprécient particulièrement la chasse aux grands animaux protégés. Et lui n’y voit aucun problème.

La chasse aux grands animaux protégés est un passe-temps réservé aux super-riches, souvent Occidentaux en mal de sensations fortes. Les fils du milliardaire candidat républicain à la Maison blanche, Donald Trump, braconnent en Afrique depuis de nombreuses années. Mais ne semble pas choquer outre mesure (malgré une pétition), en pleine primaire américaine.
Ici un léopard fraîchement abattu, là un crocodile pendu, une queue d’éléphant, un blaireau, parfois deux, et autres joyeusetés qui excitent sans doute les fans de chasse. «Mes fils aiment chasser. »
En décembre 2015, les Etats-Unis avaient classé les lions d’Afrique et d’Inde parmi les espèces animales «en danger», notant un déclin spectaculaire de ces grands félins, dont il ne resterait que 20 000 spécimens dans le monde.
Lors d’un meeting de Donald Trump, un photographe du magazine Time a été violemment interpellé par un agent des services secrets chargé de la sécurité du candidat républicain.
🚨 Il y a quelques minutes, lors d’un meeting #Trump, incident entre un journaliste et un membre du #SecretService pic.twitter.com/hNWeJfN22B
— B3zero (@B3zero) 29 février 2016
Christopher Morris a donc voulu sortir de la zone réservée aux journalistes afin de photographier les militants, comme il l’a expliqué par la suite à CNN.
Le journaliste a alors été stoppé par un garde du corps de Donald Trump, un agent des services secrets chargé de la protection des personnalités. L’homme a agrippé Christopher Morris à la gorge, comme pour l’étrangler, avant de le plaquer violemment au sol. Une vidéo en plan large montre cette agression.
Le photographe, qui semble s’être relevé sans dommage, a ensuite été expulsé de la salle où se déroulait le meeting.
Un certain Fred Trump a été arrêté le 30 mai 1927 pendant une émeute provoquée par le Ku Klux Klan dans le Queens. Ce que Donald Trump nie.

Si Donald Trump affirmait sur CNN qu’il ne connaissait rien au Ku Klux Klan, l’organisation suprémaciste blanche américaine —dont l’ancien leader a appelé à voter pour lui—, son père devait sans doute être mieux renseigné sur le sujet.
Selon un article du New York Times publié en 1927, repéré par The Washington Post et le site d’information Boing Boing, Fred Trump, le père du candidat à l’élection présidentielle américaine, a été arrêté pendant une émeute provoquée par le Ku Klux Klan et un groupe de sympathisants fascistes le jour du Memorial Day, en 1927.
Selon un flyer, le Ku Klux Klan manisfestait parce que les «Américains de souche protestants» étaient «agressés par la police catholique de New York». L’organisation suprémaciste blanche ne faisait bien évidemment pas référence aux tribus autochtones avec le terme «Américains de souche» mais absurdement aux descendants protestants des colons européens.
Le 30 mai de cette année-là, des bagarres éclatent à New York. Dans le Queens, où 1.000 membres du Ku Klux Klan défilent vêtus de leurs robes à capuche blanches sur les rues du quartier jamaïcain, sept hommes sont arrêtés pendant une rixe. Fred Trump fait partie du lot. Représentés tous les sept par les mêmes avocats, Fred Trump sera finalement relaxé.
Selon une mise à jour du Washington Post, un article du Daily Star publié à l’époque de la manifestation soulignait que Fred Trump avait été arrêté «pour avoir refusé de quitter les lieux alors qu’on lui ordonnait de le faire».
Comment le milliardaire incendiaire voit-il le monde ? Quel rôle veut-il que l’Amérique joue sur l’échiquier planétaire ?

Malgré ce que l’on croit, Donald Trump, qui décroche succès sur succès dans la primaire républicaine et pourrait donc bien obtenir l’investiture pour l’élection présidentielle, a des idées certes dingues mais assez cohérentes en matière de politique étrangère.
Saisir manu militari les puits de pétrole irakiens et syriens au bénéfice des compagnies américaines. Cela fait plusieurs années que Donald Trump affirme que Washington doit adopter les méthodes des conquérants d’autrefois et se « payer sur la bête« .
Employer de nouveau la torture contre les terroristes et massacrer leurs familles. Donald Trump veut non seulement réintroduire le « waterboarding » dans les techniques d’interrogatoire mais, selon lui, « ce n’est pas assez dur »… Evidemment, il ne fermerait pas la prison de Guantanamo, qu’il ferait au contraire prospérer.
Récemment le milliardaire a déclaré que Pékin devait « faire disparaître » le leader nord-coréen. Cette proposition radicale a le mérite de la franchise… En revanche, il propose d’augmenter fortement le déploiement américain dans le Pacifique en vue de contrer ce qu’il considère comme la vraie menace contre les Etats-Unis : la Chine.

Le candidat à la primaire présidentielle républicaine Donald Trump a refusé dimanche de prendre ses distances avec l’ancien dirigeant du Ku Klux Klan, David Duke, qui lui a officiellement apporté son soutien, s’attirant de nombreuses critiques.
Célèbre personnalité publique d’extrême-droite, David Duke a été le chef de file de l’organisation raciste durant les années 70 mais a pris officiellement ses distances avec le mouvement à la fin de cette décennie.
Il demeure néanmoins défenseur de la théorie de la supériorité de la race blanche, révisionniste, et s’en prend très régulièrement aux juifs.
Interrogé sur le soutien que lui avait témoigné cette figure de l’extrémisme aux Etats-Unis, Donald Trump a assuré ne rien savoir de David Duke.
Pressé de condamner le Ku Klux Klan et les mouvements que soutient l’extrémiste, Donald Trump a expliqué qu’il lui faudrait d’abord se «renseigner» sur ces groupes.
«Vous ne voudriez pas que je condamne un groupe dont je ne connais rien. Il faudrait que je me renseigne», a expliqué le promoteur new-yorkais sur la chaîne d’information continue CNN.
Dimanche toujours, Donald Trump a également été mis en cause pour un message publié sur Twitter.
Critiqué pour avoir retweeté une citation de l’ancien dictateur italien Benito Mussolini, il a défendu son geste et expliqué qu’il ne s’intéressait pas à l’auteur mais à la phrase en elle-même.
«Il vaut mieux vivre une journée comme un lion que cent ans comme un mouton», disait la citation.
Le candidat à la primaire républicaine n’a pas toujours été du même avis, contrairement à ce qu’il aime (faire) croire.

Alors que le Super Tuesday se rapproche, les candidats républicains encore en lice –Trump, Cruz, Rubio, Carson et Kasich– ont participé à un nouveau débat. Un débat où alors qu’il était attaqué par Ted Cruz, Donald Trump a assuré qu’il n’avait pas soutenu l’intervention en Libye, en 2011:
«Je n’ai jamais parlé de la Libye. Moi en faveur d’une intervention? On aurait tellement moins de problème si Kadhafi était au pouvoir en ce moment. […] Je ne dis pas que Kadhafi et Saddam Hussein étaient de bonnes personnes, parce que ce n’est pas le cas. C’était des sales types. Mais regardez ce qu’on a à la place. Regardez du côté de la Libye, l’EI vole leur pétrole en ce moment-même. C’est un énorme bordel. On aurait été en une bien meilleure position si les hommes politique avaient pris un jour de vacances au lieu de se lancer dans cette guerre.»
Le problème, souligne BuzzFeed, c’est que Trump –contrairement à ce qu’il avance– n’a pas toujours été de cet avis. En 2011, dans un post vidéo sur son blog, il avait expliqué qu’il fallait intervenir aussi vite que possible pour protéger le peuple libyen du dictateur:
«On devrait y aller maintenant et arrêter ce type. Ce serait très facile et très rapide. On pourrait faire ça de façon chirurgicale, l’empêcher de continuer, et sauver ces vies. C’est de la folie. On ne veut pas s’impliquer là-dedans, et on va finir avec quelque chose que l’on n’a encore jamais vu.»
Mais il n’y a pas que sur la Libye que Trump a retourné sa veste, comme nous l’avions déjà noté il y a quelques jours. Dans un autre article, BuzzFeed épingle le milliardaire sur ses changements de position sur la guerre en Irak.
«Pendant le plupart de sa campagne, Donald Trump a présenté son opposition hâtive à la guerre en Irak, comme une preuve de sa vision en matière de politique étrangère.» En réalité, c’est un peu plus compliqué.
En 2002, «il soutenait la guerre sans vraiment être très enthousiaste, en 2003, il faisait des commentaires positifs et négatifs, avant de s’y opposer fortement en 2004». En septembre dernier, lors d’un débat, il assurait qu’il n’avait jamais voulu d’une guerre en Irak, «parce que l’on allait déstabiliser le Moyen-Orient, et c’est exactement ce qui s’est passé».
Le candidat favori à la primaire républicaine fédère l’électorat le plus raciste et intolérant.
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Une série de sondages récents montre, en effet, que le racisme et la xénophobie des électeurs de Trump sont beaucoup plus prononcés que chez les électeurs des autres candidats républicains, rapporte le New York Times.
Selon des chiffres de l’institut YouGov datant de janvier, près de 20% des électeurs de Trump, au niveau national, n’étaient pas d’accord avec la libération des esclaves dans les États du Sud après la Guerre de sécession. Par comparaison, seulement 5% des électeurs de Marco Rubio pensaient de même.
Interdire les gays et lesbiennes
Un autre sondage à la sortie des urnes en Caroline du Sud, où Trump a gagné les primaires le 20 février, a demandé aux électeurs s’ils pensaient que les blancs étaient supérieurs aux autres, et seulement 69% des électeurs de Trump étaient en désaccord avec cette affirmation (contre 76% des électeurs de Rubio et 89% des électeurs de Ted Cruz).
Ce même sondage montrait aussi qu’un tiers des électeurs de Trump sont en faveur d’une interdiction des gays et lesbiennes sur le territoire américain. C’est presque deux fois plus que chez les électeurs de Rubio et Cruz.
De même, 70% des électeurs de Donald Trump en Caroline du Sud veulent que le drapeau confédéré soit de nouveau exposé devant le capitole de l’État. Ce drapeau pro-esclavage sudiste avait été retiré après la fusillade raciste qui a fait neuf morts dans une église noire de Charleston.
L’institut de sondage Public Policy Polling, qui est à l’origine de ces chiffres, est proche du parti démocrate, et a déjà été critiqué pour un certain parti pris, mais selon le New York Times, ces résultats sont valables dans la mesure où ils sont confirmés par d’autres sondages, comme celui de YouGov.
Que les électeurs de Trump soient proches des idées des suprémacistes blancs n’est pas si surprenant. Le compte Twitter officiel de Donald Trump avait récemment retweeté un post du compte raciste @WhiteGenocideTM (génocide blanc). Et selon New York Magazine, 62% des comptes retweetés par Trump ont un lien avec des mouvements suprémacistes blancs.
Le candidat à l’investiture républicaine a rappelé, lors d’un meeting électoral en Caroline du Sud, comment le général américain John Pershing aurait utilisé des balles trempées dans du sang de porc contre les musulmans.

«Il a saisi 50 musulmans terroristes qui semaient la destruction et la panique qui avaient tué beaucoup de gens et a ordonné à ses soldats de tremper leurs balles dans du sang de porc. Ses soldats ont armé leurs fusils et tiré contre 49 personnes. Et il a dit au dernier : «Rentre chez les tiens et raconte leur ce qui s’est passé ici». Il n’y a eu aucun problème au cours des 25 ans suivantes. C’est clair ? Il faut agir plus durement», a expliqué le candidat à l’investiture républicaine pour la présidentielle de novembre à ses partisans. «Vous ne lirez pas telles choses dans les manuels scolaires», a-t-il ajouté.
Cette histoire se serait produite au début du XXème siècle, alors que les Etats-Unis occupaient les Philippines. Le général John Pershing, gouverneur de la province de Moro, a mené la lutte contre les rebelles locaux musulmans. Il n’y a cependant pas de preuves documentées de cette histoire.
L’action silencieuse de Rose Hamid est une réponse au discours anti-musulmans de Donald Trump, qui a proposé de fermer les frontières aux musulmans après les attentats de Paris (130 morts) et de San Bernardino (14 morts), commis par des jihadistes.
«La haine contre nous est incroyable», a dit Donald Trump après l’expulsion de la manifestante. «C’est leur haine, pas notre haine».