Le maire FN David Rachline condamné pour abus de pouvoir

La mairie a en outre été condamnée à verser 1000 euros à l’association cultuelle. Le tribunal administratif de Toulon a ordonné à la municipalité FN de Fréjus (Var) de laisser ouvrir la mosquée de la ville le 24 septembre, jour de la fête de l’Aïd, a indiqué ce samedi Philippe Lottiaux, directeur général des services de la ville gérée par le Front national.

Le tribunal a accepté en partie le référé-liberté déposé par l’association cultuelle El Fath qui conteste le refus, par la mairie, d’ouvrir ce bâtiment dont les travaux viennent d’être terminés. Le juge administratif a en outre donné quinze jours à la municipalité dirigée par le sénateur David Rachline pour réexaminer sa position sur ce refus d’autorisation, considéré comme illégal.

L’association El Fath avait demandé en juin à la municipalité, après avoir reçu l’aval de la commission de sécurité, l’autorisation d’ouvrir le bâtiment. La ville n’ayant pas répondu dans le délai de deux mois imparti, cela valait refus.

Le Parisien

Des tags islamophobes découverts sur une mosquée et une église

Deux lieux de culte de confessions différentes ont été visés. Mais les messages avaient le même caractère islamophobe et raciste. Des tags ont été découverts samedi matin sur la mosquée Al-Mohsinine, située quartier Bottière à Nantes, ainsi que sur le mur d’une salle paroissiale de l’église Saint-Médard, quartier Doulon.

D’autres tags ont été retrouvés quartier Doulon, non loin d’un squat où des migrants sont installés.

Rassemblement ce dimanche matin

Des insultes qui ne sont pas restées lisibles trop longtemps, les services de nettoyage de la ville étant rapidement passés à l’action.

Après la condamnation des représentants religieux nantais et de la présidente de Nantes métropole, samedi, un rassemblement dénonçant la xénophobie était organisé ce dimanche midi place du Vieux Doulon à l’initiative d’un collectif de soutien aux migrants.

20 Minutes

Le militaire Stéphane Richardot voulait faire sauter une mosquée

Police demainage sauter mosqueL’annonce d’un attentat à l’explosif à l’heure où la mosquée Essalam était remplie de fidèles a engendré une forte mobilisation des services de police dans le quartier La Conte à Carcassonne. Quelques minutes avant de se présenter dans l’entrée du lieu de culte, Stéphane Richardot, 67 ans, militaire en retraite, s’était rendu à la maire de Pezens, où il réside. «Il est venu deux fois ce matin (Ndlr : hier), explique un membre du conseil municipal. Vers 9 h 30, il avait rendez-vous avec un adjoint mais il souhaitait pouvoir le rencontrer à un autre moment».

Stéphane Richardot quitte alors la mairie, où ses passages sont fréquents (lire encadré). Mais peu avant midi, il revient vêtu d’un treillis et d’un pull kaki. «Il est arrivé à bord de sa voiture, les warnings allumés et de la musique militaire à fond», explique un témoin.

«Là, relate un élu, il nous a dit : à 13 heures, je fais péter la mosquée de Carcassonne, à 13 h 30 je mange à La Comédie, et à 14 heures, je vais place Carnot».

Quelques minutes plus tard, Stéphane Richardot remonte dans son Audi. Les services de la mairie de Pezens alertent les gendarmes qui relaient aussitôt l’information aux policiers.

Peu avant 12 h 30, l’ancien militaire du 3e RPIMa de Carcassonne stoppe son véhicule de couleur grise, le long d’une clôture longeant le lieu de culte. Se mêlant à la foule très dense des fidèles venant assister à la prière du vendredi, le sexagénaire était intercepté dans l’entrée par le président de la mosquée, Abid Bammou, qui raconte :

«Il m’a dit être là pour accomplir une mission, puis il a déposé sur la table se trouvant habituellement à cet endroit des tracts mentionnant «La France, on l’aime ou on la quitte !».

Les policiers, une fois sur place, n’ont eu aucune difficulté pour interpeller Stéphane Richardot. L’homme a été conduit immédiatement dans les locaux du commissariat de police pour y être interrogé, en même temps qu’était dressé un périmètre de sécurité autour du lieu de culte. Moins d’une demi-heure plus tard, un véhicule de la Sécurité Civile dépêché depuis Toulouse sur demande du préfet de l’Aude, avec à son bord deux spécialistes du déminage, arrivait sur les lieux. En l’espace de quelques minutes, la crainte d’une mallette piégée avec de l’explosif, qui était posée sur les sièges rabattus à l’arrière du véhicule, était dissipée.

Ce bagage ne contenait que des tracts, signés «Voix des Français – Renaissance 95», une association se disant indépendante des partis politiques, réputée d’extrême droite.

La Dépêche