Les catholiques intégristes de Civitas appellent à voter Jean-Frédéric Poisson

Civitas, l’association catholique intégriste devenue parti politique d’extrême droite, s’invite dans la primaire à droite en appelant ses sympathisants à voter pour le candidat Jean-Frédéric Poisson. 

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Le néo nazi Alexandre Gabriac rejoint les catholiques intégristes de Civitas

C’est par voie de communiqué qu’Alexandre Gabriac annonce rejoindre les rangs de Civitas, un institut d’extrême-droite.

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Le fondateur des Jeunesses Nationalistes, dont le groupuscule avait été dissous en Conseil des Ministres en 2013 car il « met en cause l’intégrité de la République en propageant une idéologie incitant à la discrimination« , explique agir « au vu de la situation désastreuse de la patrie ».

L’ancien conseiller régional dit préférer « vivre dans une France catholique » que « conserver une république maçonnique », où « le consumérisme est poussé à son combe ».

« J’ai choisi de m’engager auprès d’Alain Escada et de Civitas,  pour défendre la foi avec force et virilité, rétablir la France charnelle et pouvoir enfin offrir à nos enfants un avenir français », précise Gabriac, dans un communiqué qui rappelle toutes les valeurs de l’extrême-droite.

Avec environ un millier de membres actifs, l’institut Civitas s’est notamment illustré par ses campagnes chocs contre l’avortement ou encore ses prières de rues en marge de la Manif pour tous. Ce mouvement politique « inspiré par le droit naturel et la doctrine sociale de l’Église catholique », dont l’objectif est de « rechristianiser la France« , pourrait apporter son soutien à un candidat lors de la présidentielle 2017.

Lyon Mag

« Islam hors de France » « Judaïsme politique », des cortèges d’extrême droite à Paris en l’honneur de Jeanne d’Arc

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Des catholiques intégristes de Civitas aux royalistes de l’Action française en passant par le Parti nationaliste français, divers mouvements d’extrême droite ont défilé dimanche à Paris à l’occasion de la fête de Jeanne d’Arc.

Civitas a rassemblé environ un millier de personnes, qui ont marché jusqu’à une statue de Jeanne d’Arc près du Jardin des Tuileries, derrière une figurante en armure et à cheval, en scandant des slogans tels que « Islam hors de France », « Libérons la nation du poison franc-maçon » ou « Laïcité perversité ».

Ils avaient auparavant applaudi des intervenants appelant à une « neuvième croisade ». Pierre Sidos, figure de l’extrême droite pétainistea lui évoqué avec nostalgie « l’Algérie française » et « l’occupation allemande », pendant laquelle « on ne fouillait pas les sacs des dames et on avait encore le droit d’être Français ».

Les manifestants ont par ailleurs hué l’évocation de la confession musulmane du nouveau maire de Londres, ainsi que le nom du ministre de l’Économie Emmanuel Macron, qui a lui-même rendu hommage à Jeanne d’Arc dimanche à Orléans, où il a estimé qu’elle avait « su rassembler la France ».

Un cortège distinct d’une centaine de manifestants, emmenés par le Parti nationaliste français, a lui aussi, dimanche matin, déposé des fleurs, aux cris de « bleu blanc rouge, la France aux Français », mais aussi « Hollande démission ».

Sur fond de drapeaux tricolores et d’autres représentant la croix celtique, des membres de partis européens d’extrême droite invités au défilé (Pegida, Aube dorée, Phalange espagnole…) ont dénoncé « l’immigration », « le judaïsme politique et la finance apatride« , le traité de Schengen (qui organise la libre-circulation des personnes en Europe), mais aussi « le honteux traité de Troyes » (qui faisait d’Henri V d’Angleterre l’héritier du trône de France en 1420).

Le Point