Darius « Le premier tueur en série en Europe » aurait commis des « crimes graves » en Grande-Bretagne

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Un tueur en série polonais qui a laissé des traces sur ses victimes dans au moins six pays a peut être commis des «crimes graves» au Royaume-Uni,  selon les autorités.

Dariusz Pawel Kotwica a commis une série de meurtres, de viols et d’agressions lors de ses voyages dans le continent européen avant d’être finalement appréhendé en Allemagne.

L’homme de 29 ans, a admis avoir poignardé mortellement une femme âgée et son mari à Vienne, et tué un retraité en Suède.

Mais un rapport des autorités révèle que Kotwica a vécu au Royaume-Uni plusieurs années – et les autorités le soupçonnent d’éventuels  crimes pendant cette période.

La police a dit qu’il prend «joie» en torturant ses victimes et il a écrit des phrases bizarres sur le corps nu d’une  femme autrichienne après l’avoir violée.

Les enquêteurs affirment que des échantillons d’ADN laissés sur les scènes des crimes sont en cours d’analyse, pour voir si ils correspondent à l’assassin.

Le ressortissant polonais est actuellement en attente de procès en Autriche après avoir été traqué en Allemagne.

« C’est un phénomène que nous voyons habituellement aux États-Unis, mais nous allons devoir reconnaître que c’est le résultat du système de Schengen [qui permet la libre circulation des personnes à travers le continent]. »

Independent

Johnny bute une employée d’un restaurant qui lui a demandé de ne pas fumer

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Un client a sorti une arme et a tiré sur une employée dans un restaurant (Waffle House) dans le Mississippi après lui avoir demandé de ne pas fumer dans le restaurant, a indiqué la police.

La police a reçu un appel au sujet de la fusillade à 01h11 vendredi à Biloxi. Le client, Johnny Mont Max, a tué cette employée car elle lui a fait savoir qu’il ne pouvait pas fumer au sein de l’établissement.

« Il a sorti un pistolet et lui a tiré dans la tête ». La femme est morte sur le chemin de l’hôpital, at-il dit.

Le suspect était en dehors du restaurant quand les policiers sont arrivés et s’est rendus sans incident. Il a été accusé d’assassiner au premier degré.

Le restaurant Waffle House a une politique non-fumeurs, dit Kelly Thrasher-Bruner, une porte-parole.

CBS News

 

Un sacristain répond du viol d’un garçonnet

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La confession et le pardon devant Dieu ne suffiront pas plus que la brève explication entre adultes intervenue en 1991. Près de vingt-cinq ans après, un Landais de 44 ans, très fortement ancré dans la religion, est officiellement accusé d’avoir violé et agressé sexuellement un enfant d’Eyres-Moncube alors âgé de 6 ou 7 ans, au début des années 1990.

Face à la justice des hommes se dessinent en même temps deux autres très jeunes victimes. Des faits, désormais prescrits, que beaucoup auraient préféré garder secrets? « Je veux que ça se sache » Les non-dit, ô combien dévastateurs, seraient restés à jamais ignorés si la trop jeune victime,…

Sud Ouest

Une Patiente fait un malaise et Léothaud son docteur la viole

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Troisième jour de procès du docteur Léothaud devant la cour d’assises du Gard. Jugé pour le viol d’une de ses patientes, il encourt 15 ans de prison. 

Ce mercredi 2 décembre, c’est le moment pour le prévenu de s’expliquer sur les faits. La présidente Geneviève Perrin l’invite à donner sa version, ce qu’il fait d’un ton posé :

–          Madame a fait un malaise. J’ai écouté le cœur, ça m’a fait un émoi. Je lui ai caressé les seins et ma main a débordé. Ne comprenant pas l’origine de son malaise, je me suis baissé pour voir s’il n’y avait pas d’écoulement sanguin et en me relevant ça a frotté.

Sur les questions de la présidente, il précise :

–          Par pudeur, c’est difficile à avouer, j’ai parlé de bouche-à-bouche mais c’était un baiser. Et le massage cardiaque, c’étaient des caresses.

–          J’ai un peu de mal à comprendre, coupe la présidente. Vous avez une patiente qui fait un malaise et votre réaction est de l’embrasser puis de lui toucher les seins…

–          C’est un dérapage, j’ai eu une pulsion, je n’ai pas pu me contrôler. Ca m’a échappé, je suis confus.

Objectif Gard

Jean-Paul jugé pour séquestration, violences et menaces de mort

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Jean-Paul, 47 ans, a d’abord fait rire le tribunal d’Amiens ce jeudi après-midi avant de franchement énerver les juges. Et pas seulement parce qu’un méchant tic de langage lui fait prononcer toutes les vingt secondes l’expression « en fin de compte »…

Jean-Paul est convoqué pour répondre de séquestration, violences et menaces de mort, commises le 27 octobre dernier à Moislains, près de Péronne (Somme). Sur ces entrefaites arrive ladite avocate, qui tient un tout autre discours : « Monsieur a exigé que je le reçoive sur le champ ce matin. Il a dit à la secrétaire que j’étais payée pour ça. Je lui fais remarquer qu’étant à l’aide juridictionnelle, c’est le contribuable, et pas lui, qui me paie ! J’exerce une profession libérale, je suis donc libre de refuser de l’assister ! »

Voyant la tournure que prennent les débats, Jean-Paul demande alors le renvoi (il sera jugé le 19 avril). On examine son contrôle judiciaire.

Courrier Picard

Steven, neveu du maire, se présente dans un bar gay et menace le gérant avec une arme

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On ne choisit pas sa famille. Une maxime que doit probablement ruminer le maire de Nogent-sur-Oise, Jean-François Dardenne, indirectement mis en cause ce jeudi matin dans un dossier judiciaire pour lequel a comparu son neveu, Steven Dardenne, âgé de 27 ans

Le soir du 14 décembre 2014, le jeune homme apparaît distinctement sur les bandes de vidéosurveillance du bar homosexuel L’arrozoir, à Nogent, en train de poser une arme de poing sur le comptoir. L’objet s’avérera être une arme d’airsoft, réplique d’arme réelle tirant des billes.

Deux versions ont été présentées ce jeudi au tribunal correctionnel de Senlis. Celle du gérant du bar qui s’estime victime d’un chantage :

« Depuis notre ouverture, nous avons des problèmes avec la mairie de Nogent-sur-Oise, qui fait tout pour nous mettre des bâtons dans les roues.

Ce soir-là, ce jeune homme, que je ne connaissais pas, s’est présenté comme le neveu du maire et m’a dit que je devrais l’embaucher pour la sécurité, et que tous mes problèmes avec la mairie seraient réglés. »

Steven Dardenne prétend lui qu’il n’a sorti cette arme que pour la montrer et parler de son loisir favori, l’airsoft. Fouzia Boukhalfa, substitut du procureur, penche clairement en faveur de la première version. « Il s’est présenté comme le neveu du maire et a sorti une arme. Je requiers 4 mois de prison avec sursis. »

Le tribunal rendra sa décision le 7 janvier 2016.

Le Parisien

Six ans de prison pour Georges, l’agresseur des personnes âgées

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Ses excuses à la barre n’auront touché personne. Georges Helfrid, 31 condamnations au casier, a été condamné ce jeudi 3 décembre à six ans de prison ferme avec mandat de dépôt. Aucun aménagement de peine n’a été retenu par le président du tribunal. Les faits ont touché la corde sensible de l’auditoire.

Il sortait d’une peine de huit ans de prison

En septembre 2015, il a agressé à leur domicile plusieurs personnes âgées, profité de leur vulnérabilité pour voler de l’argent liquide.

C’est le cas de l’une d’entre elles, présente jeudi au tribunal, à l’âge avancé de 92 ans. Georges Helfrid avait défoncé la porte de sa cuisine, subtilisé une sacoche d’argent, après avoir giflé à plusieurs reprises le nonagénaire.

Le 30 juin dernier, il achevait déjà une peine de prison de huit ans pour des faits similaires.

Sud Ouest

« Fity salaud de français collabo », Un maire menacé de mort après avoir accueilli des migrants

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Les passions que suscite le choix d’accueillir ou non dans une commune des migrants sont allées plus loin que d’habitude dans une commune de la Nièvre. En effet, selon nos confrères du Journal du Centre, le maire de la commune de Poiseux a été menacé de mort. Des faits survenus à peine deux semaines après l’arrivée de migrants venus de Calais pour l’hiver.

Titrée “Fity salaud de français collabo”, la missive est longue de quatre lignes : “On te donne jusqu’au 30 novembre pour renvoyer tes amis parasites hors de la ville -a défaut tu seras éliminé le 1er pour haute trahison ainsi que tes vermines terroriste”.

Le maire a immédiatement décidé de porter plainte. L’auteur du courrier est passible de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende pour « menaces de mort par écrit ».

Le Bien Public

Des militants d’Action Française ont fait irruption à Sciences-Po Aix mercredi soir

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Une conférence sur le Front National organisée par le Parti socialiste à Sciences-Po Aix a été perturbée par une vingtaine de militants masqués de l’Action française, un groupuscule monarchiste d’extrême droite, a-t-on appris jeudi 03 décembre de sources concordantes.

Les militants ont fait irruption mercredi soir dans une salle de classe de l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) alors qu’une conférence consacrée à « la montée de l’extrême droite en région Paca » devait s’y dérouler. « Dissimulés derrière des cagoules, des casquettes et des écharpes, ils ont déployé des drapeaux français et de l’Action française, et crié ‘Socialistes assassins' », a décrit Jean-Victor Roux, étudiant élu au conseil d’administration de l’école et présent lors de la réunion.

« Habillés tout en noir, ils sont entrés en courant, ont renversé un bureau et jeté des boules puantes », a précisé Cyril di Meo, secrétaire de la section PS d’Aix-en-Provence. Les militants sont partis au bout de quelques minutes, bousculant une jeune femme du public, et la conférence a pu suivre son cours, a-t-il ajouté. « Ce sont des actes d’intimidation, l’Action française se radicalise et monte en puissance ces derniers mois », ajoute-t-il, affirmant avoir déjà déploré plusieurs incidents avec ses militants dans la ville.

Huffington Post

Michel massacre son chien avec un manche de pioche, deux ans de prison ferme

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C’était un cocker de quatre ans «qui aboyait trop», ce que Michel Hettmann savait lorsqu’il l’a adopté il y a juste un mois, «pour avoir un compagnon». Mais, lundi, il a frappé l’animal et l’a laissé agoniser une heure. 

Des voisins ont appelé la police que le quinquagénaire a accueillie en grande colère, insultant, injuriant et menaçant les fonctionnaires dans une proportion rarement atteinte. Ce jeudi, l’attitude de l’homme a vivement agacé le tribunal de Valenciennes qui l’a condamné sévèrement.

Le vétérinaire qui a examiné le cocker avant d’abréger ses souffrances a relevé de nombreuses fractures occasionnées par des coups, un pneumothorax fatal. Les policiers, appelés par des voisins qui entendaient l’animal hurler de douleur, ont découvert celui-ci baignant dans son sang. « Non, il était sur un coussin ! » s’est obstiné à rectifier le quinquagénaire douchynois aux bras croisés sur la poitrine, bien décidé à ne pas se laisser faire. Comme lundi, face aux forces de l’ordre, insultés et menacés avec une violence inouïe.

Parties civiles, la SPA et la Fondation Brigitte-Bardo recevront des dommages et intérêts à hauteur de 300 €. Quant aux cinq policiers, également parties civiles, leur préjudice a été entendu et évalué à 300 € pour quatre d’entre eux, 500 € pour le cinquième, plus touché. Le tribunal a également prononcé à l’encontre de Michel Hettmann l’interdiction définitive de détenir un animal, quel qu’il soit.

La Voix Du Nord

Marc, François-Marie, Jean-Michel et François condamnés pour trafic de cocaïne

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Le tribunal correctionnel de Marseille a condamné, lundi, les auteurs et complices de l’importation d’une torpille contenant 101 kilos de cocaïne à des peines allant de trois ans de prison avec sursis jusqu’à douze années assorties d’une mesure de sûreté au deux tiers.

Cette équipe de délinquants chevronnés, originaires de Corse et des Alpes-Maritimes, est à l’origine de la première opération française d’importation d’une torpille soudée sur la coque d’un navire, mode d’acheminement utilisé par les cartels de la drogue sud-américains.

L’opération avait été déjouée en avril 2013 sur le port de Rotterdam où avait accosté le Laguna D, un chimiquier néerlandais en provenance du Venezuela, lesté de cette «narcotorpille» contenant 79 paquets de cocaïne. Trois Français, équipés de matériel de plongée et de parachutes de levage, avaient été interpellés, dont le cerveau présumé de cette tentative de récupération, Marc Armando, qui s’est suicidé dans sa cellule des Baumettes quelques heures après sa mise en examen, le 3 mai 2013.

Le prévenu le plus lourdement condamné, François-Marie Bérard, 56 ans, s’est vu infliger 12 ans de prison avec une mesure de sûreté aux deux tiers et 30.000 euros d’amende, pour son rôle d’interface avec les trafiquants colombiens. Ce Corse s’était installé à Pereira (Colombie) à la demande de Marc Armando et avec la promesse de percevoir une commission de 40.000 à 50.000 euros.

Une peine de cinq ans de prison assortie d’un mandat d’arrêt a été prononcée contre François Lackner et Jean-Michel Dominici. Tous les deux avaient été contrôlés le 17 juin 2012 à trois heures du matin, alors qu’ils participaient à une plongée sous-marine autour de navires, dans le port pétrolier de Fos-sur-Mer, près de Marseille. Selon la procureure Audrey Jouaneton, ils auraient pu être, cette nuit-là, à la recherche d’une «narcotorpille».

20 Minutes

Jean-Claude faisait subir « les pires misères » depuis plusieurs années au couple qu’il a assassiné

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« Des saletés dans la piscine », « du cambouis jeté sur l’appentis », « des menaces » : Eric Simon, tué mercredi avec sa compagne devant leur domicile à Foulayronnes près d’Agen, subissait depuis « au moins trois ans » les agissements de son ex-ouvrier, témoigne son père Gérard Simon, maire de Saint-Léon-d’Issigeac, en Sud-Dordogne, où la victime a grandi. « Il leur a fait les pires misères », réagit-il, sous le choc de la nouvelle.

Sud Ouest


 

Couple abattu : Jean-Claude, le tireur présumé arrêté sur un parking d’un supermarché

L‘homme recherché depuis mercredi matin, dans le cadre du double homicide survenu à Foulayronnes, a été interpellé ce jeudi, un peu avant 9 heures, par les policiers en civil,

Jean-Claude Petitfaux est soupçonné d’avoir tué Stéphanie Marcassa – qui travaillait dans un cabinet d’architectes à Agen – et son compagnon, Eric Simon, alors qu’ils s’apprêtaient à conduire leurs enfants à l’école. Eric Simon était directeur de l’agence Seg-Fayat à Agen, une entreprise spécialisée dans le bâtiment. Le couple a été abattu devant leur domicile.

« De toute façon, toi, je vais te fumer » aurait déclaré le tireur présumé

Dès mercredi, les enquêteurs se sont rapidement intéressés à cet individu – ex-salarié de l’entreprise Seg-Fayat – qui aurait plusieurs fois menacé de mort Eric Simon. Le chef d’entreprise aurait même déposé plainte dernièrement. Selon une source proche de l’enquête, le tireur présumé lui aurait dit: « De toute façon, toi, je vais te fumer « .

Jean-Claude Petitfaux est né le 19 juillet 1955, à Charleville-Mézières, dans les Ardennes. Il a obtenu son CAP de maçon en 1972. Après plusieurs emplois chez divers patrons, il a intégré la Seg-Fayat en 2000. Puis, il a été licencié de cette entreprise pour « inaptitude » en 2011 après un arrêt pour longue maladie. Il touchait depuis une pension d’invalidité. Parmi ses collègues, le meurtrier présumé est loin d’avoir laissé une bonne impression. Décrit comme un « fouteur de merde », Jean-Claude Petitfaux avait, suite à ses problèmes de santé, refusé différents postes de reclassement. Il souhaitait passer à mi-temps. Ce que l’entreprise ne lui a pas accordé, choisissant plutôt de le licencier.

Il vit maritalement à Sauvagnas, dans une maison éloignée du bourg, depuis de nombreuses années. Il n’a pas d’enfant et sa compagne serait plus âgée que lui. La longévité de cette présence dans ce bourg de l’Agenais ne rimait pas avec une participation active dans la vie locale.

Il se promenait souvent en tenue paramilitaire et treillis

L’homme est plutôt décrit comme quelqu’un de solitaire qui aimait la chasse et la cueillette des champignons. Dans le village, il se promenait souvent en tenue paramilitaire et treillis.

 

Paris Match

Orlando d’origine italienne, perquisitionné car converti à l’islam

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Dans la nuit de mardi à mercredi, plusieurs perquisitions administratives ont été menées dans l’Avesnois, notamment à Aulnoye-Aymeries, Avesnes-sur-Helpe ou Avesnelles. Dans cette paisible bourgade, les gendarmes ont débarqué à 4 h du matin au domicile d’Orlando Sodoyer.

« Il y avait des militaires en cagoule qui ont toqué à ma porte, raconte Orlando. Lorsque j’ai demandé ce qu’ils voulaient, ils m’ont dit, vous savez très bien. Là, j’ai compris que c’était lié à ma religion. » Car depuis deux ans, ce père de famille d’origine italienne, s’est converti à l’Islam.

Deux heures de recherche

Même s’il est resté discret sur cet aspect de sa vie privée, les rumeurs ont commencé à circuler dans le petit monde d’Avesnelles. « Les gens ont des craintes vis-à-vis de cette religion, avec l’état d’urgence, j’étais sûr que les gendarmes finiraient par débarquer chez moi. » La perquisition a été méthodique. Chaque recoin de la maison a été fouillé. « Même le grenier. Pendant ce temps, mes deux garçons étaient surveillés par les gendarmes », poursuit Orlando.

« Ils nous ont dit que tout allait bien se passer », explique son fils Benjamin. La perquisition va durer deux heures durant lesquelles les autorités vont prendre des photos du Coran d’Orlando, d’autres livres liés à l’Islam et même un DVD. Le contenu du disque dur de l’ordinateur sera inspecté. « Ils ont même relié nos smartphones à leurs appareils pour voir le contenuEt puis ils sont repartis »

« Je trouve ça dingue »

Orlando Sodoyer est encore sonné par cette visite nocturne. Et aujourd’hui, l’homme l’assure, il se sent discriminé. « C’est fou, je trouve ça dingue. On nous dit de ne pas faire l’amalgame mais on vient chez moi parce que mon seul tort c’est d’être converti à l’Islam. »

Aurait-il pu laisser apparaître des signes de radicalisation ? Orlando manque de s’étrangler lorsqu’on lui pose la question : « je m’en tiens aux cinq piliers de l’Islam, c’est tout ». Avant d’indiquer l’endroit où il se trouvait le 13 novembre : « au stade de France pour le match, avec mes enfants. Si les terroristes avaient réussi à entrer, j’aurai été une victime.Mais je suis passé du statut de victime à celui de suspect. Je lis le lendemain dans la presse que je pourrais être radicalisé. »

Les proches d’Orlando lui ont envoyé des messages de soutien. « Maintenant j’ai peur de la réaction des gens, j’ai envie de parler à mes voisins. Mais je ne sais même pas quoi leur dire… »

La Voix Du Nord

Une chrétienne pose avec une kalachnikov lors d’un séjour au Liban, la police débarque

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Soupçonné d’être en lien avec une entreprise terroriste, un jeune couple brestois a fait l’objet d’une perquisition administrative le 24 novembre. Il dénonce la violence de ce type de procédure. Rien de suspect n’a été trouvé.

Sabrina, Brestoise de 19 ans, se souviendra longtemps du mardi 24 novembre. Il est 6 h du matin quand la jeune femme est réveillée en sursaut. « Ouvrez ou on défonce la porte ! », entend-elle. Avec son compagnon, ils s’exécutent quand ils comprennent que c’est la police.

« Ils sont entrés à six ou sept, et ont été dans toutes les pièces, pour voir si des personnes étaient cachées. » Il s’agit en fait d’une perquisition administrative, procédure décidée par le préfet dans le cadre de l’état d’urgence.

Le couple le comprend au bout de quelques minutes. « Ils nous ont dit que quelqu’un les avait contactés pour leur dire qu’on pouvait être en lien avec une entreprise terroriste », raconte, l’air sidéré, Sabrina.

Ce qui a pu donner du crédit à cette information ? « Mon compagnon est Franco-libanais. L’an passé, on est allé six mois au Liban. » De ce séjour, les enquêteurs ont gardé une photo de la jeune femme, une Kalachnikov dans les bras…

Fouille intensive

« Lors d’une balade dans les montagnes, on a fait une halte chez des habitants. Il y avait un AK-41 sur le canapé. C’est plutôt fréquent là-bas, car la situation est compliquée… Comme on ne voit pas ça en France, j’ai demandé à mon compagnon de me prendre en photo, et je l’ai envoyée par texto à quelques amis », assure Sabrina. Elle n’a aucune idée de comment elle est parvenue aux services de l’État. « En dehors de ça, ils ne se sont pas renseignés sur nous. On est chrétiens ! Ils ont d’ailleurs pris en photo deux bibles, une en français, l’autre en arabe, qu’ils ont cru être un coran. » 

Ouest France

En plus du sursis l’agriculteur devra payer 2400 € à ses voleurs Quentin et Audrey

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Il avait détruit le fourgon de ses voleurs, dans un moment de colère qu’il avait justifiée par la répétition des vols dans les exploitations. Il devra leur verser 2400 euros.

La justice a tranché et condamné l’agriculteur, qui avait percuté avec son tractopelle le fourgon d’un couple de jeunes, occupés à lui voler du matériel dans son champ, à verser à la jeune femme, propriétaire du véhicule,1500 euros pour son préjudice matériel, 500 euros pour son préjudice moral et 400 euros pour sa « perte de chance à caractère professionnel ».

Sud Ouest


Un agriculteur condamné pour avoir démoli le fourgon de ses voleurs Quentin et Audrey

Un agriculteur a été condamné à 3 mois de prison avec sursis pour avoir démoli le fourgon de deux voleurs sur son exploitation au moyen de son tractopelle (photo d’illustration), le 31 juillet dernier.

Les deux brigands ont eux été condamnés à 70 heures de travail pour l’une, 3 mois de prison ferme pour l’autre, rapporte « Sud Ouest » ce mercredi . Audrey et Quentin avaient entrepris de voler une batterie et un panneau solaire dans cette exploitation du Béarn et s’étaient fait surprendre par le propriétaire.

A la suite d’une discussion musclée où l’exploitant raconte avoir « fait la morale » au duo, les deux voleurs s’engagent à « indemniser et réparer ». Tout aurait pu s’arrêter là… Mais les deux intrus tentent malgré tout de quitter les lieux précipitamment et arrachent un câble d’irrigation dans leur fuite. « C’est ce qui m’a mis hors de moi », explique Jean.

L’agriculteur monte dans un tractopelle et retourne le fourgon d’où la jeune femme s’échappe, puis il pousse le camion dans la rivière voisine. Jean a perdu 7 500 euros de recettes à cause de l’absence d’irrigation. La propriétaire du fourgon a quant à elle évalué à 13 000 euros l’ensemble de son préjudice.

L’Obs

Un octogénaire musulman s’évanouit après une perquisition brutale pour… du bicarbonate de soude

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Alors que les perquisitions s’enchaînent en France depuis l’entrée en vigueur de l’état d’urgence, une famille musulmane de Strasbourg a vécu une mésaventure, voyant son domicile perquisitionné par les forces spéciales, qui n’y ont rien trouvé.

Recherchant des armes et de la drogue, le RAID, la police judiciaire et la Brigade de recherches et d’intervention (BRI) ont perquisitionné un appartement de Strasbourg, n’hésitant pas à user de la méthode forte. Alors qu’un père de famille, âgé d’environ 80 ans, s’évanouit lorsqu’il entend des détonations faisant exploser sa porte, il est menotté au sol par les forces antiterroristes. Sa fille, âgée de 46 ans et déficiente mentale, subit le même traitement.

A l’origine de la perquisition, deux frères issus de cette famille sont contrôlés à deux reprises à la frontière tunisienne, puis à la frontière suisse, peu après les attentats de Paris. Prise pour de la drogue, une fiole de bicarbonate de soude retrouvée sur eux attire l’attention.

S’ils les laissent à chaque fois regagner la France, les douaniers gardent cependant des soupçons, et lancent une enquête. Celle-ci aboutit finalement à la perquisition musclée du domicile de leur père, ordonnée par le parquet de Strasbourg. Mais malgré les dégâts matériels et psychologiques occasionnés par celle-ci, les policiers rentrent bredouilles.

Estimant la mesure absurde, l’un des frères rapporte au site d’information Rue 89 que son frère utilisait uniquement la substance suspecte «pour des problèmes d’estomac». Celui-ci estime qu’«ils ont été arrêtés au faciès», notamment parce qu’ils «portent la barbe».

RT