Il n’aura donc pas quitté sa cellule. Vendredi, Sébastien Beaugendre a été condamné à 25 ans de prison pour avoir tué sa femme Aurélie d’une balle en pleine tête, le 20 décembre 2012 à Val d’Izé, près de Rennes.

Il n’aura donc pas quitté sa cellule. Vendredi, Sébastien Beaugendre a été condamné à 25 ans de prison pour avoir tué sa femme Aurélie d’une balle en pleine tête, le 20 décembre 2012 à Val d’Izé, près de Rennes.

La cour d’assises de l’Aude a rendu son verdict ce vendredi soir au terme de 2h30 de délibérations et a condamné Alexandre Bourgeat, 31 an,s à la peine de 20 ans de réclusion criminelle.

Depuis 2001, Gaspard Lefebvre, 34 ans, a passé le plus clair de son temps en prison puisqu’il a été condamné à dix-sept reprises, essentiellement pour des faits de filouterie et d’escroquerie commis un peu partout en France et à l’étranger.

Sa dernière condamnation ? Trois ans de prison ferme pour un braquage en Lorraine, alors qu’il venait à peine de sortir de détention.
À la même époque – nous sommes fin 2011 –, Gaspard Lefebvre avait commis deux autres braquages, au Carrefour Market de Bray-Dunes, le 15 octobre, puis au Carrefour Contact d’Hondschoote, le 7 novembre. Montant total du butin : un peu plus de 2 500 €.
Dans les deux cas (dans les trois, si l’on inclut le braquage en Lorraine), le mode opératoire était le même : l’homme arrivait sur place au volant de sa Polo noire, après avoir repéré les lieux au préalable (le parquet parlera donc de « préméditation »),
Gaspard Lefebvre déboulait dans le magasin encagoulé, ganté, portant des lunettes de soleil et brandissant des armes (un pistolet et un fusil), qui étaient en fait factices.
Six ans après les faits, Gaspard Lefebvre a beau expliquer qu’il est devenu un autre homme, qu’il souhaite repartir de zéro dans la vie, les victimes, elles, en l’occurrence cinq caissières, n’ont pas oublié et restent fortement traumatisées.
Condamné à quatre ans de prison ferme, Gaspard Lefebvre n’en effectuera qu’un puisqu’il a déjà écopé de trois ans pour le braquage commis en Lorraine à la même époque.
Il devra également verser des indemnités à chacune des victimes, dont 5 000 € de dommages et intérêts pour le préjudice moral subi.

Toute une audience correctionnelle consacrée à un seul dossier : celui de Franck Penne, 55 ans. Dans le box, un petit homme peu loquace, couleur muraille, insignifiant au premier coup d’œil et avec le physique de «M. Tout-le-Monde», comme bon nombre de grands escrocs. Franck Penne a un casier déjà bien lourd : 11 condamnations, dont 10 pour escroqueries diverses. Il a été condamné à 5 ans de prison ferme. Il sort le 12 mai 2015 :
«Le 14 mai, il est déjà à la chasse, à l‘affût», ironise le procureur Jardin. Franck Penne, c’est le stakhanoviste de l’escroque. À peine sorti de sa prison vendéenne, il dirige ses pas vers Lourdes, Franck Penne s’en va frapper à la porte de l’association L’Église en détresse et là, il raconte sa salade, fort bien huilée : il est médecin, ruiné par sa femme partie dans une secte au Canada avec leur jeune fils et lui ayant raflé jusqu’à son dernier euro. Il est très convaincant dans son rôle de médecin aux titres ronflants, il inspire confiance. Une première victime va lui donner 13.000 € sur ses économies. Un autre 47.000 €, une autre encore 60.000 €… Des chiffres affolants qui vont être illico engloutis dans les différents casinos du département.
Le tribunal l’a compris, en allant au-delà des réquisitions du procureur qui réclamait 8 ans pour «ce personnage à la capacité de repérer les pigeons tout à fait exceptionnelle» : 10 ans de prison dont 2 avec sursis et mise à l’épreuve, maintien en détention, obligation de soins pour l’addiction aux jeux, obligation de travail, interdiction de séjour dans les Hautes-Pyrénées pendant 5 ans après sa sortie de prison et obligation d’indemniser les victimes : soit, au total, 94 138€ pour ceux qui se sont constitués parties civiles.
Six prévenus alcoolisés, avec tous un casier judiciaire, s’en sont pris, pour une raison qui reste nébuleuse, au propriétaire de l’un d’eux. Quatre lui ont porté des coups et les deux autres n’ont rien fait pour les empêcher. Ils ont été condamnés à des peines de prison allant de huit mois à trois ans ferme.

Un cuisinier britannique qui empoisonnait ses victimes approchées sur des sites de rencontre homosexuels a été reconnu coupable mercredi des meurtres entre juin 2014 et septembre 2015 de quatre jeunes hommes.

La Cour criminelle de l’Old Bailey à Londres a également reconnu Stephen Port, 41 ans, coupable d’avoir drogué ou violé sept autres hommes Cuisinier de profession, l’homme invitait ses proies, rencontrées notamment sur l’application Grindr, dans son appartement de l’est de Londres, avant de leur administrer des doses mortelles de GHB, la drogue dite du violeur.
Il abusait de ses victimes – toutes âgées d’une vingtaine d’années – une fois qu’elles étaient inconscientes, avant de déposer leurs corps non loin de chez lui.
Ceux de deux des jeunes gens ont été découverts au cours de l’été 2014 par le même promeneur et son chien, à trois semaines d’intervalle, dans le cimetière de l’église St Margaret, à Barking, tandis qu’une autre victime a été retrouvée morte près d’une benne à ordures.
Pour tromper les enquêteurs, une fausse lettre de suicide avait été placée par Stephen Port dans la main de l’un des défunts.
« Stephen Port est un homme sournois, manipulateur et égocentrique qui n’a pas montré la moindre once de regret pour ses actes » au cours de son procès, a déclaré le commandant Stuart Cundy, de la section criminelle de la police de Londres.
Le tribunal doit prononcer sa peine vendredi matin.
Robert Faurisson, qui conteste l’existence des chambres à gaz depuis plusieurs dizaines d’années, a de nouveau été condamné pour négationnisme à une peine de 10 000 euros d’amende qui peut se transformer en emprisonnement en cas de non-paiement.

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné l’ancien professeur de littérature de l’université de Lyon, désormais âgé de 87 ans, à 100 jours amende à 100 euros.
Une peine de jours amende implique que le condamné voit cette peine transformée en emprisonnement s’il ne s’acquitte pas de la totalité de l’amende.
Le responsable de la publication sur internet de la vidéo de l’interview dans laquelle ont été tenus les propos poursuivis a quant à lui été condamné à 100 jours amende à 10 euros.
Les deux prévenus ont en outre été condamnés à verser ensemble 6 000 euros de dommages et intérêts à la Licra (ligue contre le racisme et l’antisémitisme) et 3 000 euros au BNVCA (Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme).
S’y ajoutent respectivement 1 500 et 1 000 euros à régler au titre des frais de justice.
Sa disparition, une semaine avant le référendum sur le Brexit, avait bouleversé le Royaume-Uni. Thomas Mair, un extrémiste de droite reconnu coupable du meurtre, en juin dernier, de la députée travailliste britannique Jo Cox a été condamné à la prison à vie, ce mercredi, par la Cour criminelle de l’Old Bailey.

La députée, pro-UE et pro-réfugiés, avait été tuée de plusieurs balles et de plusieurs coups de couteau, une semaine avant la tenue du référendum sur l’Union européenne du 23 juin, dans sa circonscription de Birstall, près de Leeds (nord de l’Angleterre). Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur selon lesquelles Thomas Mair, chez qui de la littérature nazie a été retrouvée, avait agi par idéologie. La peine est, à la mesure du crime, extrêmement rare outre-Manche.
«Mair n’a pas donné d’explication à ses agissements, mais le parquet a pu démontrer que son crime prémédité, animé par la haine, ne constitue pas moins qu’un acte de terrorisme destiné à mettre en avant son idéologie déviante», a expliqué la chef de la division du contre-terrorisme du parquet, Sue Hemming,dans un communiqué.
«Mair n’a donné aucune explication pour ses crimes, mais le parquet a pu démontrer que ceux-ci, motivés par la haine, étaient prémédités et qu’ils n’étaient rien d’autre que des actes terroristes conçus pour faire progresser son idéologie tordue», écrit notamment Sue Hemming. Thomas Mair, qui a plaidé non coupable, a refusé de s’exprimer ou de se défendre lors du procès qui s’était ouvert il y a dix jours. L’Old Bailey l’a condamné à la prison à vie, sans possibilité de libération anticipée, une «peine très rare», a souligné un porte-parole du parquet.
Lors de sa première audition par la justice, quelques jours après le meurtre, il avait crié «Mort aux traîtres, liberté pour le Royaume-Uni». Plusieurs témoins du meurtre ont également raconté l’avoir entendu crier à plusieurs reprises «Britain First» («la Grande-Bretagne d’abord !») en commettant son crime.
Le parquet a expliqué que Thomas Mair avait notamment eu accès à une publication «d’extrême droite» et à des documents nazis. Il a également effectué des recherches sur Internet sur le Ku Klux Klan et les militants des droits de l’Homme tués par ses partisans, et consulté le compte Twitter et la page Wikipedia de Jo Cox.
Deux supporters du SCB, proches du groupe Bastia 1905, ont été mis en examen ce soir par les magistrats instructeurs du palais de justice de Bastia pour » fabrication, détention, transport d’engins explosifs en vue de commettre des atteintes aux personnes ou des destructions en bande organisée » ainsi que « association de malfaiteurs en vue de commettre des délits ».

Après avoir étés présentés devant le juge des libertés et de la détention, ils ont été écroués au centre pénitentiaire de Borgo. De source judiciaire, les juges reprochent à Adrien Matarise et Julien Muselli, âgés de 24 et 23 ans, d’avoir un lien avec la présence d’explosifs retrouvés en marge de la manifestation qui s’était déroulée à Bastia le 20 février dernier.
Ce jour-là plusieurs milliers de personnes avaient défilé en soutien à Maxime Beux, un jeune supporter bastiais blessé à l’oeil lors quelques jours plus tôt à Reims lors d’affrontements avec la police en marge du match Stade de Reims-SCB.
La manifestation s’était déroulée dans le calme mais, avant le départ du cortège, la police avait découvert, dans un portail à proximité de la prefecture, un sac contenant « des cagoules et des masques à gaz », des engins explosifs ainsi que des boules de pétanques chargées de poudre.
L’incident, survenu après une petite manifestation d’extrême-droite, a « un mauvais impact sur la société »

Un tribunal polonais a condamné lundi à dix mois de prison un homme jugé pour avoir brûlé publiquement il y a un an à Wroclaw un mannequin représentant un juif, acte assimilé à l’incitation à la haine ethnique.
Le parquet avait été saisi par le maire de Wroclaw (sud-ouest) Rafal Dutkiewicz qui lui avait transmis un enregistrement vidéo de la manifestation, en soulignant que « vraisemblablement, pendant que le feu était mis, on entendait des cris ‘Nous brûlons un mannequin de juif’ ».
A l’issue du procès, l’accusé a rejeté le verdict. « J’aurais dû être acquitté, parce que j’agis pour le bien de la nation et au nom de celle-ci », a-t-il affirmé, selon l’agence PAP. Ses avocats ont l’intention de faire appel.
Au cours de l’enquête, il avait déclaré avoir voulu ainsi attaquer le financier américain George Soros, non pas à cause de ses origines juives, mais parce qu’il « finance l’islamisation de l’Europe et de la Pologne », a rapporté la télévision privée TVN24.

Après 8 heures de délibéré dans l’affaire de la mort de Lionel Véronèse, la cour d’assises de l’Isère vient de condamner en appel Nathalie Michellier à 20 ans de réclusion criminelle pour assassinat et Mickaël Boeuf à 6 ans d’emprisonnement pour détention arbitraire sans libération avant le 7e jour.
Le rappel des faits
Le corps du Chambérien Lionel Véronèse, 39 ans, est découvert calciné, dans un coin isolé de garrigue, le matin du 30 avril 2012 à Carry-le-Rouët, près de Marseille (Bouches-du-Rhône). Il a été abattu d’une balle dans la tête, tirée de très près derrière son oreille.
Entre avril 2015 et février 2016, trois garçons âgés de 19 à 23 ans – dont deux frères – ont sévi sur les communes du Castellet, de La Cadière et de Saint-Cyr en commettant près d’une vingtaine de méfaits.
C’est un inventaire à la Prévert des biens dérobés, durant des mois par le trio, qui a été dressé vendredi à l’audience.
REVENTE SUR INTERNET
À commencer par plusieurs véhicules de marque Smart et Fiat, des scooters, outils, ordinateurs, matériel d’équitation, coffre-fort, bijoux, chaussures de luxe, vêtements, téléphones mobiles haut de gamme, clubs de golf… Des objets de valeur pouvant être rapidement revendus via le site web «Leboncoin».
Interpellés à la suite d’un travail d’investigation titanesque mené par les gendarmes, les trois individus ont été interpellés et présentés hier devant le tribunal correctionnel de Toulon en comparution immédiate.
Ludovic et Xavier C. ainsi que Guillaume P., leur complice, reconnaissent d’ailleurs les faits qui leur sont reprochés.
Dans un département où les cambriolages explosent (4 000 dossiers enregistrés), la réponse pénale est immédiate: c’est le déferrement et la comparution. «On compte ici 21 faits lors de ces cambriolages.»
ILS SERONT JUGÉS LE 16 DÉCEMBRE
Il a requis le maintien en détention évoquant la récente condamnation du «trio infernal» le 13 mars 2016 devant le tribunal correctionnel de Marseille pour, là encore, de multiples vols.
Face au risque de récidive, le tribunal a prononcé le maintien en détention des trois jeunes hommes. L’affaire sera jugée le 16 décembre. Les mis en cause ont été écroués à la prison de La Farlède.
Ce vendredi, le tribunal correctionnel du Mans a condamné un prof de boxe à dix mois de prison, dont six avec sursis. Ce quadragénaire avait abusé d’une élève de 14 ans. A l’audience, le costaud à voix de Calimero a minimisé la gravité des faits.

Ce vendredi, Thierry, 42 ans, prof de boxe dans le nord-Sarthe, s’est pris les pieds dans le tapis du tribunal correctionnel du Mans, où il était jugé pour agression sexuelle sur l’une de ses élèves, âgée de 14 ans.
L’affaire démarre quand la mère de l’adolescente tombe sur le journal intime de sa fille. La jeune fan de boxe y raconte comment, de septembre 2014 à avril 2015, elle est tombée sous l’emprise de son coach. Jusqu’à lui faire une fellation dans une voiture, sur un chemin de campagne.
Entendu, le prof nie, puis minimise. À l’audience, ce trapu à la mâchoire carrée, réputé coureur de jupons, reconnaît la relation, mais balance des formules qui cognent. « Je suis attiré sexuellement par les femmes, pas par les enfants. Et séducteur ne veut pas dire dragueur. »
Sans empathie vis-à-vis de la victime, pleurant sur son sort, le costaud au ton de Calimero n’a pas semblé prendre la mesure de la gravité des faits. « Il prétend être un homme, mais dans sa tête, c’est un adolescent, tourné sur lui-même, incapable de distance », estime le procureur.
Déjà condamné pour viol devant les assises en 2009, Jean-Loup écope de cinq ans d’emprisonnement ferme pour agression sexuelle.

Il n’a pas sa langue dans sa poche et compte bien se faire entendre. Mercredi, Jean-Loup, 45 ans, dont dix-sept de prison et six de foyer, a largement animé les débats. Pas forcément à son avantage.
Les traces de coups, celles de sperme et de sang retrouvées dans l’appartement et sur Annabelle, posent question. Pour le prévenu, elle lui a fait une fellation sur son injonction, point barre.
Hier après-midi, Anthony Baumel, marginal figeacois de 47 ans, était jugé devant le tribunal de Cahors en comparution immédiate pour avoir donné un coup de couteau à la gorge à un autre SDF de Figeac. L’agression s’est déroulée mercredi en fin de matinée dans les locaux du Secours catholique de la ville où sont, plusieurs fois par semaine, servis des repas aux plus démunis.

Ce jour-là, Anthony Baumel arrive pour la distribution alimentaire, ivre et sous l’emprise de stupéfiants. «Vous vous êtes adressé à lui de manière un peu musclée, en lui demandant ce qu’il faisait là, en lui disant de dégager. Un témoin dit même que vous avez menacé de l’égorger», rappelle la présidente du tribunal. Les deux hommes qui se connaissent depuis près de vingt ans sont en conflit ouvert.
Le drame a été évité de peu : la lame a frôlé la jugulaire et a causé une plaie pénétrante de plusieurs centimètres. «A 3 millimètres près, le pronostic vital était engagé» précisera même le procureur de la République, Nicolas Septe lors de ses réquisitions.
Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur en condamnant Anthony Baumel à 36 mois de prison ferme ainsi qu’à la révocation de son sursis de mise à l’épreuve de 4 mois.
Des faits de viols, requalifiés en agressions sexuelles, commis par un récidiviste ont été jugés à Créteil selon la procédure rapide de la comparution immédiate, qui réduit les droits de la défense et ceux de la victime.

« Si l’affaire n’était pas aussi grave, lâche un magistrat, on pourrait parler d’un Tribunal des flagrants délires. » Mardi dernier, Pierre P., un récidiviste, a été condamné à quinze ans de prison et à un suivi sociojudiciaire avec injonction de soins par le tribunal correctionnel de Créteil (Val-de-Marne) pour agression sexuelle.
Au départ, il s’agit d’un dossier de viol, un crime passible de la cour d’assises.
Tout démarre en août, lorsqu’une adolescente de 15 ans porte plainte au commissariat d’Athis-Mons (Essonne) à l’encontre de son grand-père adoptif âgé de 60 ans. Placé en garde à vue, il reconnaît les faits qui se sont déroulés par épisodes à partir de 2010, alors que la jeune fille était âgée de 9 ans, jusqu’en 2016.
Pierre P. avait déjà été condamné en 1997 à dix-huit ans de prison par une cour d’assises pour de multiples viols intrafamiliaux. A Créteil, il était donc en état de récidive légale. Le procureur a requis douze ans de prison.