Articles par Fdebranche

Marine Le Pen : « Quand j’entends Manuel Valls sur l’islam, j’ai l’impression de me lire »

Manuel Valls Marine le Pen islam islamophobie

Europe 1

Les femmes et les Noirs, journalistes les plus harcelés sur le web

Le Guardian a analysé les 70 millions de commentaires postés sur son site depuis 2006. La conclusion ? Parmi les dix journalistes les plus attaqués par les internautes, huit sont des femmes.

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Alors que la discussion s’est déplacée ces dernières années sur les réseaux sociaux, les commentaires laissés sur les sites de presse servent-ils encore à quelque chose ? Le Guardian estime que oui et, pour mieux cerner le phénomène de harcèlement en ligne, s’est lancé dans l’analyse des 70 millions de commentaires laissés sur son site depuis 2006. Au bout de cette étude, une confirmation : les femmes journalistes sont nettement plus attaquées par les internautes que les hommes.

« Parmi les 10 journalistes les plus insultés figurent huit femmes et deux hommes, noirs. Deux de ces femmes et l’un des hommes sont gays. Parmi les huit femmes présentes dans ce top 10, l’une est musulmane et l’autre est juive« , détaille le quotidien britannique sur son site. Les dix journalistes du Guardian les moins ennuyés en ligne ? Dix hommes.

Arrêt sur Images

#VraisProblèmesUniversité, le hashtag qui dénonce l’énième faux débat de Valls sur le voile

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Dans une interview, Manuel Valls se prononce pour l’interdiction du voile à l’université. Des étudiants répondent au Premier ministre, par hashtag interposé.

Si l’on en croit les journaux, et plus précisément les dirigeants politiques qui s’expriment dedans, le problème numéro 1 de l’université française serait le voile. Ce bout de tissu que certaines femmes musulmanes revêtent est, depuis plusieurs mois, au centre des débats.

Quiconque a déjà glissé un orteil dans une fac en France sait que le port du voile est un faux problème. Les étudiantes voilées, françaises ou étrangères, prennent leurs notes, vont à la bibliothèque et rendent leurs copies comme tout le monde.

L’an dernier, le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (Cneser) s’était prononcé contre son interdiction, presque à l’unanimité. Mais il faut croire que la politique et l’enseignement supérieur ne répondent pas aux mêmes impératifs…

Conscients que ce débat est disproportionné, des étudiants ont lancé un hashtag sur Twitter en réaction à l’interview de Manuel Valls : #VraisProblèmesUniversité. Car oui, si l’université a des soucis, c’est bien ailleurs : manque de moyens, dégradation des locaux, absence de débouchés, sélection non transparente des étudiants, logements étudiants trop rares, etc.

Voici quelques exemples tweetés dans la matinée, qui remettent les choses en perspective :

En parallèle, Thierry Mandon, le secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la recherche s’est exprimé, mercredi 13 avril, sur la réforme qu’il porte, au micro de RTL. Il a notamment défendu la sélection des élèves entre le master 1 et le master 2, qui va devenir officielle. “Le décret est prêt, il sera présenté au Cneser le 18 avril.” Sur le voile, il est sans équivoque : “Ce n’est pas utile de créer une problème là où il n’y en a pas.”

Konbini

Sexisme : Féministe en France, Marisol Touraine se soumet silencieusement en Israël

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En France, la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, défend bec et ongles les valeurs du féminisme. Elle le montrait encore sur Twitter pas plus tard que ce lundi 11 avril, dénonçant le sexisme d’une question posée lors d’un examen blanc de trois facultés de médecine parisiennes.

Un combat que la ministre laisse toutefois soigneusement rangé dans ses valises au cours de ses voyages officiels, comme le 31 mars dernier, à Jérusalem, en Israël. Elle est alors reçue par son homologue, un certain Yaakov Litzman, juif ultraorthodoxe et leader du parti religieux Agoudath Israel. Avec lui, elle doit s’entretenir de la gestion du flux de victimes en cas d’attentats terroristes.

Marisol Touraine passe l’épisode sous silence

Mais selon , Marisol Touraine est rapidement « prévenue » par les services français du protocole de l’attitude pour le moins très particulière du religieux : le ministre de la Santé israélien, Yaakov Litzman refusera de lui serrer la main. Pourquoi ? Parce ce qu’elle est une femme bien sûr ! Qu’à cela ne tienne. Marisol Touraine acquiesce. Pis, elle choisit de passer complètement sous silence cette déconvenue et affiche au contraire, sur Twitter, une photo des « échanges fructueux » qu’elle affirme avoir eus avec monsieur Litzman.

Une hypocrisie dont s’était bien gardée, en 2012, la ministre belge de la Santé, Laurette Onkelinx. A l’époque, le même ministre israélien avait déjà refusé de lui serrer la main. Mais l’homologue belge de Marisol Touraine n’avait pas caché cet épisode, le déplorant même sur Facebook, comme l’lavait rapporté : « Pour la deuxième fois de ma vie, un ministre [Yaakov Litzman] a refusé, parce que je suis une femme, de me serrer la main […]. Ce genre d’attitude intégriste liée à une certaine conception de la religion et de la femme me dérange profondément« .

Marianne

Le FN exige la «dissolution» de #NuitDebout

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Le FN a demandé mercredi la dissolution de «Nuit Debout», qu’il qualifie de «centre opérationnel du saccage de Paris», alors que la Place de la République est occupée depuis le 31 mars et que des incidents ont eu lieu mardi gare Saint-Lazare.

«Les pouvoirs publics doivent prendre leurs responsabilités, quelque soit leur degré de bienveillance à l’égard de ce mouvement de protestation qu’ils ont eux-mêmes déclenché. Devenu source de violences et de dégradations, le mouvement +Nuit debout+ doit être dissout, les casseurs arrêtés et livrés à la justice, et la place de la République sécurisée, et rendue à tous les Parisiens», écrit dans un communiqué le président du groupe FN au Conseil régional d’Ile-de-France, Wallerand de Saint-Just.

Libration

« Je te niquerais bien, parce que vous, les Noirs… » 2 gendarmes condamnés pour harcèlement sexuel

© Sebastien JARRY/MAXPPP; 30/11/2015. GENDARMERIE NATIONALE. Force armée chargée des missions de police sous la responsabilitée du ministre de l'intérieur et de la défense, mission de la police judiciaire, police administrative, sécurité routière, de renseignements, de défense nationale, sécurité publique, protection, exécution des lois, dans les zones rurales et périurbaines. (MaxPPP TagID: maxstockworld336928.jpg) [Photo via MaxPPP]

Deux gendarmes comparaissent pour avoir multiplié insultes et propositions obscènes à une collègue. Un phénomène encore tabou.

Le maréchal des logis-chef avait, lui, un vocabulaire plus fleuri : « Quand est-ce qu’on baise ? », « Je vois bien tes dents autour de ma bite », « Je te niquerais bien, parce que vous, les Noirs, il paraît que c’est rose à l’intérieur » et autres joyeusetés. Il est aussi poursuivi pour avoir braqué son arme de service sur la victime.

L’Humanité

Des propos d’une crudité hallucinante sanctionnés par la justice. L’affaire de harcèlement sexuel dans la gendarmerie que metronews avait rapporté début février vient d’aboutir par la condamnation des deux gendarmes.

Le tribunal correctionnel de Paris a sanctionné mardi 12 avril le maréchal des logis chef Ludovic F. de six mois de prison avec sursis et d’une interdiction définitive d’exercer la profession de gendarme. Il devra en outre verser 1500 euros à la victime au titre du préjudice moral. Son supérieur, l’adjudant Julien G. a lui aussi été condamné à 8 mois de prison avec sursis et devra payer à la victime 2500 euros de dommages et intérêts.

Des remarques graveleuses

Les deux militaires étaient jugés pour des faits survenus en 2012 et 2013 sur une jeune gendarme de 26 ans à la gendarmerie de Joigny (Yonne). Ludovic F., 37 ans, et son supérieur, l’adjudant Julien G., 38 ans, étaient poursuivis pour avoir tenu de façon répétée dans le temps des propos humiliants d’une crudité, d’une obscénité ahurissantes et proposé des fellations à cette jeune gendarme venue tout droit de La Réunion pour faire ses preuves en métropole.

MétroNews

Communautariste toi-même ! réponse a Alain Jakubowicz par Julien Talpin

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On déplore une supposée «dépolitisation des banlieues». Drôle de procédé que de chercher à faire taire des acteurs qui mènent un combat politique.

Des Noirs qui se mobilisent pour les droits des Noirs, des musulmans qui s’organisent pour ceux des musulmans… la République est en danger ! Le communautarisme est en marche. Quoi ? Les premiers concernés s’engagent pour faire valoir leurs droits ! Où va-t-on ? Des femmes féministes (certaines défendaient même la non-mixité de leurs organisations dans les années 70) : communautarisme ! Martin Luther King ? Communautariste !

Mais non, pas du tout, on n’a rien compris, là n’est pas le problème. Qui tient à la segmentation des luttes antiracistes, le fait de créer des organisations spécifiques pour chacune des causes. Ces contempteurs devraient donc saluer la Marche de la dignité, organisée en octobre 2015, qui les rassemblait toutes ! Ils devraient aussi soutenir le collectif Stop le contrôle au faciès, qui en rassemble un certain nombre.

Faut-il en outre rappeler que les mouvements qualifiés de «communautaires» sont eux-mêmes très divers en interne : contre l’islamophobie, on peut trouver des personnes de toutes origines, principalement musulmanes, certes. Personne n’interdit en outre à des Blancs d’y prendre part. Ils ne doivent simplement pas prendre toute la place. Mais peut-être le problème est-il là.

Ces mouvements sont nourris de réflexions historiques et politiques, ils ont vu les impasses et les trahisons de l’antiracisme soi-disant universaliste, ils ont appris qu’en dehors de la France, aux Etats-Unis par exemple, des mouvements antiracistes avaient aussi vu se reproduire des rapports de domination. Les minorités s’y retrouvaient de nouveau dans l’ombre, à l’instar des femmes, derrière les hommes dans certains mouvements féministes, ou des femmes noires derrière les femmes blanches, ce qui donna naissance au Black Feminism. Oui, les formes de domination sont plurielles, intersectionnelles, entre classe, race et genre. Elles requièrent donc des luttes spécifiques et leur convergence.

Ces collectifs se mobilisent pour une valeur universaliste : l’égalité ! Face au déni des discriminations systémiques qui structurent la société française, ces militants réclament l’égalité pour tous, ce qui suppose d’abord de reconnaître et dénoncer le racisme dont sont victimes certaines catégories de population. Pas de «victimisation» ici : la simple demande que soient entendus les résultats d’études scientifiques incontestables. Le fait qu’à CV égal, un homme perçu comme musulman a, au minimum, deux fois moins de chances d’être embauché, d’accéder à un logement. Voilà l’islamophobie !

Il ne faut pas s’arrêter à la «phobie» de l’islamophobie. Personne n’a jamais prétendu que l’homophobie n’était qu’une affaire de «peur» des homosexuels. On range aussi dans cette catégorie les ratonnades qu’ils ou elles subissent ou les discriminations à leur encontre. Islamophobie est synonyme de racisme antimusulman. Pourquoi préférer ce terme alors ? Peut-être parce qu’il est utilisé dans tous les pays du monde sans susciter de tels débats. Le terme d’islamophobie va bien au-delà de la «peur» ou de la «haine» contre l’islam et les musulmans – l’islamophobie n’est pas qu’une opinion – elle se traduit par une essentialisation des musulmans et par des pratiques discriminatoires systémiques contre ceux qui sont perçus comme musulmans, sur le marché du travail, du logement, dans l’orientation scolairequi peuvent aller jusqu’à la violence.

On peut à la fois lutter contre l’islamophobie et critiquer non pas «l’islam» ou «les musulmans» (ainsi essentialisés), mais certains de ses courants ou de ses pratiques, ce que les musulmans passent d’ailleurs leur temps à faire (il y a des désaccords, des critiques, des débats, ce qui est normal).

Alors qu’on déplore en permanence une supposée «dépolitisation des banlieues», drôle de procédé que de chercher à faire taire des acteurs qui mènent un combat fondamentalement politique. Des replis communautaires existent dans la société française, mais ces mouvements antiracistes, par l’expression de l’injustice qu’ils permettent, en constituent le meilleur rempart. Plutôt que d’y voir des mobilisations communautaristes et des dangers pour la République, les progressistes patentés devraient percevoir dans ces mouvements un puissant rappel à une exigence fondamentale constamment bafouée : l’égalité.

Libération

Les Jeunes Communistes du Loiret dénoncent les menaces de Serge Grouard envers les musulmans

Les Jeunes Communistes du Loiret condamnent les propos racistes et islamophobes de Serge Grouard en ces termes:

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« Le 8 avril dernier, Serge Grouard, actuel député du Loiret et ancien maire d’Orléans, s’est fendu d’une abjecte « lettre aux musulmans de France » publiée sur les réseaux sociaux.

Ce texte est, sans ambiguïté possible, profondément raciste et islamophobe. Rappelons à cette occasion que l’islamophobie ne désigne pas, comme certains réactionnaires osent le prétendre, la simple peur de l’Islam mais bien le rejet de cette religion ainsi que de celles et ceux qui la pratiquent.

Avec une condescendance sans limite qui rappelle l’époque coloniale où la France exaltait sa « mission civilisatrice » pour justifier la domination des autres peuples, M.Grouard prétend dicter un code de conduite aux musulmans de France. Sans doute nostalgique du Code de l’indigénat et visiblement peu attaché au principe républicain d’égalité, M.Grouard annonce d’entrée de jeu aux musulmans « vous devriez avoir plus de devoirs que de droits » !

La lettre de Serge Grouard va même jusqu’à menacer directement les musulmans de France (« Beaucoup de Français en ont assez. Attention ce peuple tolérant est aussi violent et il l’a montré dans son histoire. »). Dans un contexte où les agressions racistes et islamophobes se multiplient, ces mots sont lourds de sens.

Pour les Jeunes Communistes de Loiret, les propos de M.Grouard sont d’autant plus graves qu’ils s’inscrivent dans un contexte du racisme, de l’islamophobie et du fascisme. Par calcul politicien ou par conviction haineuse, Serge Grouard fait monter la haine et joue sur les divisions.

Plus que jamais, nous devons nous appuyer sur les principes de solidarité, d’égalité et d’antiracisme pour renvoyer M.Grouard et ses idées nauséabondes dans les poubelles de l’histoire. »

Banquet raciste et antisémite de Rivarol: le procureur de la République saisi par la LICRA

De Jean-Marie Le Pen à Robert Faurisson, le gratin de l’extrême droite était réuni samedi à Paris. Après les nombreux propos racistes et antisémites rapportés par Canal+, la Licra saisit le procureur de la République.

Buzzfeed


Vidéo : Racisme, négationnisme… immersion dans un banquet d’extrême droite Rivarol

 

Henry de Lesquen qualifie l’auteure de la pétition contre lui de  » race congoïde »

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A défaut des 500 parrainages nécessaires, l’ex-conseiller municipal recueille déjà plus de 50.000 signatures contre sa candidature sur le site change.org.

« Je note que c’est une femme de race congoïde qui est à l’origine de cette pétition« , a-t-il tenu à préciser auprès de « L’Obs ».

L’Obs

Benoît, condamné pour trafic d’héroïne

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Benoît Joré est condamné pour avoir importé, vendu et consommé de l’héroïne. Il a déjà été condamné pour des faits similaires en 2006 (deux mois de prison avec sursis).

En novembre dernier, l’homme est allé chercher lui-même la drogue à Rotterdam, avec 6 000 € en poche. Une somme conséquente, selon le parquet. L’homme, qui consomme de l’héroïne depuis l’âge de 13 ans, en a acheté 300 g. Une quantité jugée importante.

Un produit « d’excellente qualité », a indiqué aussi le parquet. Et vendu cher. Soit 23 € le gramme quand, habituellement, c’est entre 5 et 10 €.

Pour le procureur Eric Mathais, il est « trafiquant » et « importateur ». Lors de la perquisition à son domicile, une comptabilité a été retrouvée ainsi que la somme de 500 €.Selon l’homme, il faut « moins de 5 minutes à Brest pour trouver un gramme d’héroïne ».

Sophie Lesineau, la présidente du tribunal correctionnel, a suivi les réquisitions du procureur. Une peine relativement clémente, la personnalité du prévenu ayant été prise en compte.

Deux ans de prison avec mandat de dépôt. Vendredi midi, après la décision du tribunal correctionnel de Brest, en procédure de comparution immédiate, ce Brestois de 43 ans a pris directement la direction de la maison d’arrêt.

Ouest France

Mauves : appel à témoin, un individu de « type européen recherché après un car-jacking

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Un car-jacking a eu lieu ce samedi en début de matinée, sur la déviation de Mauves, sur la RD 86.

Un homme âgé d’une quarantaine d’années, accompagné d’un enfant d’une douzaine d’années, faisaient du stop en bordure de route. Prétextant une panne de voiture, l’homme a profité de l’arrêt d’un véhicule pour menacer son conducteur, vraisemblablement avec une arme, et lui prendre sa voiture, sans violence.

La brigade de gendarmerie de Tournon lance un appel à témoin. Le véhicule volé est une Peugeot 308 break de couleur grise. L’homme recherché est de type européen, vêtu d’une veste de couleur marron.

Toute personne ayant été témoin de ce car-jacking ou pouvant fournir de plus amples informations est invitée à contacter la brigade de gendarmerie de Tournon-sur-Rhône au 04 75 08 02 21.

Le Dauphiné

Timothée agresse et menace de mort les pompiers venus lui porter secours

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Un saisonnier de 31 ans domicilié à Monflanquin a été condamné à 140 heures de travaux d’intérêt général pour avoir agressé les pompiers de Montaigu, venus lui porter secours…

Timothée C., un saisonnier Monflanquinois de 31 ans, qui comparaissait pour avoir outragé, menacé de mort et agressé trois pompiers volontaires du centre de secours de Montaigu-de-Quercy (le 7février dernier), n’en menait pas large face à ses trois victimes. «Vous vous étiez rendu à une fête de village à Montaigu-de-Quercy au cours de laquelle vous avez beaucoup bu, puisque vous vous êtes retrouvé vers 2heures du matin en coma éthylique», indiquait l’auditrice Ilham Soummer, qui officiait au côté du juge Thomas Godon.

Pris en charge par les pompiers, l’homme se réveillait violemment dans l’ambulance. «Vous êtes parvenu à vous détacher et cela a été un déferlement de violences. Vous avez notamment mordu l’un des pompiers, craché sur eux, tenté de mettre un coup de boule à un autre, et mis un coup de pied dans la poitrine du troisième secouriste».

«Je ne veux plus supporter cela»

«On se lève en pleine nuit pour sauver des vies, je ne veux plus supporter cela», lâchait l’une des victimes, dont les propos étaient relayés par le lieutenant-colonel Philippe Leczinski, représentant le SDIS 82. «Ce sont des volontaires, ils effectuent ces missions en plus de leur activité professionnelle, c’est leur vocation, mais pas celle de se faire insulter ni agresser de la sorte», insistait l’officier.

Après une interruption, le saisonnier écopait de ces 140 heures de TIG, visiblement soulagé du verdict qui lui épargnait la détention.

La Dépêche

Pétition : 50 000 signatures contre un candidat a la présidentielle « raciste et esclavagiste »

Henry de Lesquen negre candidat elction presidentielle FN

« La musique nègre sera bannie des médias publics et progressivement éliminée des médias soutenus ou autorisés par l’Etat. »

J’ai eu le malheur de lire ceci récemment. Non pas dans un livre d’Histoire qui racontait les méfaits de l’esclavage mais il s’agissait d’un programme politique. J’ai même lu qu’il existait un devoir des « races supérieurs d’aider les peuples de race inférieure à sortir de la misère. »

Autant vous dire que cela donne des frissons.

Pour ne pas faire durer plus longtemps le suspens sur l’auteur de ces propos, sachez que ceux-ci sont extraits du programme d’Henry de Lesquen, conseiller municipal de Versailles, président de Radio Courtoisie, et, plus important, candidat aux présidentielles de 2017 ! Cet individu, diplômé de l’X et l’ENA, se réclame du national-libéralisme et prône visiblement un retour à l’esclavage comme juste retour des choses :

–          « L’esclavage était une solution efficace, bonne pour l’économie, bénéficiant à tous, dont les esclaves. »

–          L’esclavage s’est imposé jadis comme une nécessité. Ce ne fut pas un crime. Nous n’avons pas à rougir de nos ancêtres. »

–          « Sans l’esclavage et la colonisation, la population congoïde mondiale serait 10 fois inférieure à ce qu’elle est. »

A la lecture de son programme, je me suis d’abord dit : « Encore un. Il ne faut pas lui donner de crédit. Laissons-le de côté » … Et puis la colère, elle, n’a cessé de grandir.  En effet, en tant que noire, citoyenne française, ces propos font écho à mon Histoire, celle de ces populations africaines que les européens ont exploitées, violentées pour des raisons économiques. Mais je ne suis pas isolée, d’autres peuples ont souffert : cela peut toucher n’importe qui dans ses croyances et surtout dans sa foi en l’humanité.

Que l’on parle d’esclavage ou de n’importe quel grand évènement passé (par exemple la Seconde Guerre Mondiale), on parle de l’Histoire au sens universel du terme… donc de notre histoire. Celle-ci est derrière et déjà écrite. Le futur, lui, est dans nos mains.

Par conséquent ce combat, je ne peux et ne veux pas le mener seule, car c’est le nôtre ! Défendons ces belles valeurs d’humanité, ces valeurs de Liberté, d’Egalité et de Fraternité !

A vous, citoyennes, citoyens, à tous ceux qui croient en une France riche de sa diversité, à vous qui êtes contre le racisme et la haine de l’autre, mobilisons-nous : partageons, agissons, condamnons !

Parce qu’inciter à la haine contre un groupe de personnes non dénommées (telle communauté ou nationalité…) en raison de leur religion ou de leur origine ethnique ou nationale est un délit,

Signons cette pétition pour que, selon les articles 23 et 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, le magistrat saisi de ce dossier condamne Henry de Lesquen pour ces propos racistes et que celui-ci soit inéligible.

 

Périgord : Lassé de la mauvaise réputation de sa section FN, un cadre du parti démissionne

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Wilfried Peyronnet était secrétaire départemental adjoint du parti mariniste en Périgord. Il a annoncé son départ et exprimé son ressentiment

« Quand je vais sur les marchés pour parler politique, on me parle surtout de la vie privée de l’ancien secrétaire départemental. Ce n’est pas sain« , soupire Wilfried Peyronnet, l’actuel secrétaire départemental adjoint du Front national (FN) en Dordogne, qui a décidé de démissionner.

L’homme a passé trois ans à ce poste, au côté de Robert Dubois.

Les choses ont commencé à se crisper lors de la composition de la liste du FN aux dernières régionales. Depuis, Robert Dubois a démissionné de son poste pour se consacrer à son mandat régional et Paris a nommé Eric Villemagne comme chargé de mission pour réorganiser la fédération départementale périgordine. Une mission que Wilfried Peyronnet aurait bien voulu assurer.

« D’autres projets »

Comme il lui a seulement été proposé de gérer la permanence et le site internet, ce dernier a décidé de partir. Il annonce avoir « d’autres projets, pour être au service des citoyens ».

De son côté, Eric Villemagne se serait bien passé de cet esclandre – après ceux lancés par Patrick Volker l’an dernier –« qui peuvent faire penser aux gens que nous sommes un parti comme les autres« . Il ajoute :

Sud Ouest

Beitar Jérusalem : décrié pour ses supporters racistes, le club interdit de stade un journal

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Le Beitar Jérusalem, un des plus grands clubs de football israéliens, a interdit de tribune de presse les journalistes du Haaretz à cause de l’insistance du quotidien de gauche à l’accuser d’hostilité envers les Arabes.

Depuis l’été dernier, le Haaretz, considéré comme un journal de référence par une partie de l’opinion et vilipendé par une partie de la droite, écrit dans chacun de ses comptes rendus de match que le Beitar n’a jamais aligné aucun joueur arabe. 

Le Beitar, réputé pour les fréquents dérapages racistes anti-arabes de certains de ses supporteurs qui ont déjà valu de nombreuses sanctions au club, a confirmé que le journaliste Dor Blech, qui couvre ses matches, a été interdit de tribune de presse lundi dernier et continuerait à l’être à l’avenir, ainsi que tous les journalistes du quotidien.

Le Haaretz a saisi la fédération nationale et engagé une procédure légale, a indiqué Dor Blech.

Le Beitar puise ses racines dans l’histoire de la droite ultra-nationaliste israélienne. La signature de deux joueurs tchétchènes en janvier 2013 avait déclenché des réactions de haine.

L’Express