L’Eglise protestante maohi, qui regroupe les protestants de Polynésie française, va attaquer la France pour crime contre l’humanité, en raison des conséquences des essais nucléaires dans l’archipel. La plainte sera déposée devant le tribunal de La Haye et devant l’Organisation des nations unies.
La Polynésie française a subi 193 essais nucléaires entre 1966 et 1996. « Pour toutes les conséquences des essais nucléaires, et pour son mépris face à toutes les maladies endurées par les Polynésiens, l’Eglise protestante maohi a décidé de porter plainte contre l’Etat français au tribunal de La Haye », a annoncé le 7 août, devant les fidèles, Céline Hoiore, la secrétaire générale de cette église. Cette plainte doit aussi être présentée à l’ONU. La puissante église protestante prend régulièrement des positions à connotation politique et s’est déjà opposée aux essais nucléaires. Avec cette plainte, elle durcit le ton.
Les Polynésiens demandent l’indemnisation des patients touchés par des maladies radio-induites, la pérennisation de la dette nucléaire (un versement de l’Etat qui a baissé à plusieurs reprises depuis la fin des essais), ou encore la création d’un mémorial. Le président de la République, François Hollande, s’était engagé à accéder à ces requêtes lors de sa venue à Papeete en février.
J’ai 20 ans et je suis Français. Je suis né et j’ai grandi à La Rochelle et, depuis mes 18 ans, j’étudie à Lille.J’ai toujours évolué dans un milieu plutôt bourgeois, fréquenté des écoles privées et vécu dans des quartiers favorisés. J’ai 20 ans et je suis Français… de couleur. Cette dernière information à mon sujet devrait n’être qu’un détail physique, superficiel. En réalité, cela me pourrit la vie.
24 contrôles au faciès en 6 mois
Depuis le mois de février, je me suis déjà fait contrôler 24 fois par la police, soit à peu près une fois par semaine. Ce n’est pas tout, depuis un an environ, je vois aussi l’angoisse que suscite ma présence dans une rame de métro ou dans une gare bondée un jour de départ en vacances. Plus il y a d’attentats, plus les choses empirent.
Si la situation s’est aggravée, elle ne date pourtant pas d’hier. Le racisme, je le vis depuis l’école primaire. Je me souviens encore des autres enfants qui me frottaient la peau pour voir si « ça partait »… Puis plus tard, des lycéens de mon établissement hôtelier de La Rochelle, tous blancs (j’étais le seul noir sur 600 élèves), qui votaient Front national à l’unanimité et qui, clairement, se seraient bien passés de ma présence.
Je me rappelle aussi de cette professeure d’histoire qui, commentant une photo d’esclaves pieds nus, avait dit à la classe :
« Comme on peut le voir, les nègres sont pieds nus. Ils ont l’habitude »
J’avais vivement réagi en expliquant que non, on ne pouvait pas parler ainsi, et encore moins utiliser ces mots-là. L’enseignante avait alors jugé mon intervention suffisamment insolente et déplacée pour me mettre à la porte de son cours.
Entre psychose, amalgame et idiotie, la frontière est parfois ténue. Ce qu’a vécu Faizah Shaheen, 27 ans, au Royaume-Uni en est un bon exemple. Elle revenait de Turquie, où elle venait de passer sa lune de miel, relate le journal britannique The Independent. C’est alors qu’elle a subi un contrôle intense, suspectée d’être une terroriste.
Arrivée à l’aéroport de Doncaster, le 25 juillet dernier, Faizah Shaheen fait la queue pour passer la douane. Alertés par des membres de l’équipage de la Thomson Airways, deux policiers l’interpellent et la questionnent au sujet d’un livre qu’elle lisait dans l’avion, sur la couverture duquel on peut y voir des inscriptions en arabe et le mot « Syria ».
Faizah Shaheen est interrogée en vertu du « Terrorism act ». « Cela m’a énervée, a-t-elle lancé à The Independent. Je ne pouvais pas comprendre comment lire un livre pouvait me rendre suspecte. Je leur ai dit que ce n’était ni juste ni acceptable. »
L’interrogatoire durera quinze minutes, avant que les policiers ne la laissent partir. Un temps suffisant pour laisser Faizah Shaheen choquée, les larmes aux yeux. « Je me demande ce qu’il se serait passé avec une personne qui n’est pas musulmane », se questionne-t-elle.
Psychologue spécialisée dans la déradicalisation
Dans la vie, Faizah Shaheen travaille pour la NHS, le système de santé publique du Royaume-Uni. « Ironiquement », rit-elle jaune, elle est psychologue auprès de jeunes patients radicalisés. Originaire de Leeds, elle n’en revient toujours pas d’avoir été jugée sur son apparence et discriminée parce que musulmane.
Le livre en question, « Syria Speaks: Art and Culture from the Frontline« , a été récompensé aux English PEN Awards, prix de la liberté d’expression. Un ouvrage de Malu Halasa qui compile des essais, des poèmes, des chansons, des dessins et des photographies d’auteurs et artistes syriens. Faizah Shaheen entend bien porter plainte contre les policiers et la compagnie aérienne.
Un abbé s’est illustré de bien triste manière ce 21 juillet, à Seilles (Andenne), lors des festivités pour la fête nationale. Très alcoolisé, l’abbé a montré ses parties intimes en pleine rue.Il a été interpellé par les forces de l’ordre et s’est réveillé ce vendredi au commissariat…
Ce jeudi soir, on célébrait la fête nationale à Seilles (Andenne), sur la place Joseph Wauters. L’ambiance était bon enfant, et le monde au rendez-vous pour le feu d’artifice. Selon la police, la manifestation festive s’est d’ailleurs bien déroulée.
Visiblement bien éméché, le curé de Seilles, l’abbé Xavier Herman, s’est retrouvé, un peu avant minuit, à exhiber ses parties intimes en pleine place publique. BelgiqueUne attitude aussi incroyable qu’indigne d’un ecclésiastique, surtout dans une manifestation familiale.
Du côté du parquet de Namur, on confirme l’information. « Je n’ai pas le détail des faits », précise le substitut de garde Nicolas Beaudoin. « Mais on parle bien d’un fait d’exhibitionnisme où la personne a montré ses attributs virils à une foule. La personne en question était sous l’influence de l’alcool. »
En voyant la scène, les forces de police ont décidé d’interpeller l’abbé, pour le placer en cellule de dégrisement.
Depuis le début de l’année, la Sûreté de l’Etat et le service général du renseignement militaire SGRS s’intéressent de près aux sympathisants belges des « Soldats d’Odin », une milice d’extrême droite qui s’oppose à l’afflux migratoire et entend, selon ses propres termes, « défendre les valeurs occidentales », rapportent Het Belang van Limburg et Knack mercredi.
Au sein de la défense, quatre militaires en font partie. Les « Soldats d’Odin » ont été créés en Finlande en 2015. L’organisation dispose de ramifications dans plusieurs villes du pays et de sympathisants à l’étranger, dont en Belgique depuis le mois de janvier. Ses membres, des citoyens qui patrouillent dans les rues, se considèrent comme une extension de la police.
Selon la presse flamande, au moins quatre militaires belges en font partie et ont été appelés à rendre des comptes. Les services de renseignement tiennent également à l’oeil deux autres formations. Il s’agit de la section anversoise des « Fils d’Odin » et des « Combattants de Thor« .
Cela fait 2 ans que l’église Sainte Rita est menacée de destruction. Mais depuis octobre, les paroissiens ont laissé place à la crème de l’extrême droite parisienne. L’église squattée accueille catho’ tradis, islamophobes et « dissidents ».
Paris 15e, rue François-Bonvin – Pour entrer dans l’église Sainte Rita, mitoyenne aux bureaux de l’Unesco, il faut passer par une porte de chantier gardée par 2 hommes. L’un d’eux, le visage caché par un masque de V pour Vendetta, tend une pétition contre la démolition de cet édifice religieux néo-gothique.
Bohrt Mignolet, le vigile improvisé à l’accent belge prononcé, fait partie des « irréductibles » du Mouvement du 14 juillet. Dans la nuit du 5 au 6 octobre, une poignée de militants de ce collectif débarque pour « libérer » l’église promise à la démolition. Ils glissent une échelle au-dessus de la palissade et se faufilent par la fenêtre du 1er.
Ils s’ajoutent à la longue liste des défenseurs de l’église, connue par le passé pour ses bénédictions d’animaux. Ainsi,ex-mégrétiste, fondateurs de Riposte laïque, animateurs de Radio Courtoisie, « soralien » ou cathos tradis, se mobilisent au gré des opportunités pour sauver l’édifice. 2 ans déjà que l’église doit être détruite pour laisser place (link is external) à un parking et des logements sociaux.
Samedi 7 novembre, dans Sainte Rita « occupée », c’est « Faf-land ». Sur invitation de Nicolas Stoquer, les islamophobes de Riposte laïque et de Résistance républicaine organisent un hommage à l’avocat Joseph Scipilliti. Une dizaine de jours plus tôt, ce dernier entrait en trombe dans le bureau du bâtonnier de Melun (link is external) pour lui tirer 3 balles dans le buffet avant de retourner l’arme contre lui. Scipilliti est mort sur le coup, la victime gravement blessée.
Les proches de l’avocat d’extrême droite se succèdent à la tribune pour rendre hommage au « héros victime d’une forme de terrorisme ». « L’église Sainte Rita, c’est tout un symbole d’abord parce que c’est une église de la résistance », lance une Christine Tasin en larmes avant de laisser la place à son compagnon Pierre Cassen, ancien client de Scipilliti.
Dans l’assistance, sous tension, un homme d’une soixantaine d’années porte un drapeau français en cape. Certains se cachent le visage pour ne pas apparaître sur les images des quelques caméras de médias de « dissidents » qui filment la bénédiction. Pour clore la cérémonie, une Marseillaise est entonnée et diffusée dans tout le quartier grâce à des haut-parleurs. « Pour une fois qu’on nous entend, nous, les patriotes », murmure à Stoquer, Chritine Tasin, revivifiée.
« Sales nègres. Vous les noirs et les bougnoules, vous n’avez rien à faire dans la police. » Voilà les propos tenus dimanche soir par un policier de la prestigieuse BRB (brigade de répression du banditisme).
Le fonctionnaire, qui circulait avec une voiture de service, le gyrophare posé sur le tableau de bord, a d’abord eu un différend avec le conducteur d’un deux-roues et son passager, quai Anatole-France (VIIe), en face de l’Assemblée nationale. « Au feu rouge, il a fait une drôle de marche arrière, se souvient Loïc, 27 ans. J’étais avec un ami à scooter. Il a failli nous renverser. Je suis descendu et on s’est embrouillés. Il m’a poussé contre une grille ».
Un témoin filme la scène avec son smartphone. Les esprits s’échauffent. «Il est bourré, il est bourré, crie l’un des jeunes. Et en plus, il est flic ! » Les victimes hèlent alors une patrouille.
La vidéo montre les policiers tenter en vain de calmer leur collègue en civil, qui les traite alors de « gardiens de la paix de m… ». « C’est dingue, s’insurge Loïc. Bien qu’il les ait insultés de tous les noms, il a carrément eu un traitement de faveur. Ils ne l’ont même pas menotté.En plus, il a refusé de se soumettre à l’alcootest. »
De nombreux responsables politiques flamands, dont deux ministres, se sont indigné mardi des commentaires racistes qui sont apparus sur les réseaux sociaux après de décès d’un adolescent d’origine marocaine lors de ses vacances au Maroc.
« Les commentaires parfois haineux sur les médias sociaux montrent qu’il y a encore beaucoup de travail (à effectuer) pour parvenir à une citoyenneté partagée et à une société inclusive », a indiqué le ministre-président flamand, Geert Bourgeois (N-VA), dans une réaction adressée à l’agence Belga.
Ramzi Mohammad Kaddouri, âgé de 15 ans et domicilié à Winterslag (Limbourg), est décédé samedi des suites d’un accident de quad survenu lors de ses vacances au Maroc.
Lundi, la page Facebook de la « Ligue de défense flamande » (Vlaamse Verdedigings Liga) a publié un article relatant le décès de l’adolescent avec ce commentaire : « Est-ce que c’est cela le Flamand type aujourd’hui ? »
Même si le post a depuis été supprimé, les commentaires ont déferlé. Édifiants. Des commentaires à connotation raciste ont fleuri sur les réseaux sociaux, affirmant notamment : « Il était en congé dans son pays d’origine, il donne le bon exemple » ou encore « depuis quand un baiseur de chèvres est-il un Flamand ? ».
La cour d’appel de Nancy a relaxé en appel l’humoriste Guy Bedos ce mardi, dans l’affaire qui l’opposait à la députée européenne et ex-ministre Nadine Morano.
La cour d’appel de Nancy a confirmé mardi la relaxe accordée en septembre 2015 à l’humoriste Guy Bedos, poursuivi pour avoir injurié l’ancienne ministre (LR) Nadine Morano en la traitant de « conne » lors d’un spectacle. « Nadine Morano a été élue ici à Toul ? Vous l’avez échappé belle ! On m’avait promis qu’elle serait là… Quelle conne ! » avait notamment lancé l’artiste sur scène, entre autres injures à l’intention de l’élue.
En première instance, le tribunal correctionnel avait estimé que Guy Bedos était « dans son registre habituel » d’humoriste lorsqu’il avait insulté l’ex-ministre de Nicolas Sarkozy, en octobre 2013 devant 1300 spectateurs, dans son fief électoral de Toul (Meurthe-et-Moselle).Le tribunal avait notamment jugé que l’artiste était resté dans « la loi du genre » en tant que comique, et qu’il n’avait « pas dépassé ses outrances habituelles »
Le député des Alpes Maritimes s’est dit dimanche « opposé au financement de tout lieu de culte ». Il finance pourtant la rénovation de quatre chapelles grâce à sa réserve parlementaire.
Eric Ciotti a-t-il changé d’avis ou est-il pris en flagrant délit d’incohérence? Dimanche, le député Les Républicains des Alpes-Maritimes, s’est dit « opposé au financement des mosquées ou de tout lieu de culte », en réponse à la tribune de Manuel Valls dans le Journal du Dimanche.
« Je m’inscris en faux et dénonce avec force cette vision culpabilisatrice du Premier ministre qui, évoquant un pacte avec l’islam de France et ouvrant la voie à un financement public des lieux de culte, auquel je suis totalement opposé, renie à demi-mot la loi de 1905« , écrit-il encore sur son blog.
Le député a divisé les 130 000 euros qui lui sont alloués chaque année entre différentes associations niçoises. Et il a notamment versé 20 000 euros pour la rénovation de quatre chapelles de la ville.Les Amis des Pénitents rouges, l’Archiconfrérie des la Sainte-Croix, la Confrérie des pénitents bleus et l’Archiconfrérie de la Miséricorde Pénitents Noirs ont ainsi reçu 5000 euros chacune.
Ces dernières heures, de nombreux internautes qui se disent catholiques ont exprimé leur rejet du pape François à travers le hashtag #PasMonPape sur le réseau social Twitter.
Des tweets qui semblent être essentiellement le fait de personnes issues de la sphère réactionnaire et ultraconservatrice d’extrême droitequi officie régulièrement sur Internet. Ce rejet vient des récentes déclarations du Pape lors de Journées Mondiales de la Jeunesse, en Pologne. Dimanche, le souverain pontife a en effet réfusé de lier « islam » et « terrorisme ».
« Si je dois parler de violences islamiques, je dois aussi parler de violences chrétiennes. Dans presque toutes les religions, il y a toujours un petit groupe de fondamentalistes. Nous en avons nous aussi« , a-t-il insisté. Un discours qui n’a visiblement pas fait l’unanimité.
D’autres font un parallèle entre ces catholiques « à géométrie variable » et les islamistes radicaux qui eux aussi mettent à mal le message de paix de leur religion.
Tous les catholiques qui tweetent #PasMonPape pratiquent une religion à géométrie variable, un peu comme l’Islam radical des djihadistes…
Les bombardements d’hôpitaux par le régime syrien et son allié russe se sont encore intensifiés ces derniers jours en Syrie, où près d’un hôpital a été visé chaque jour la semaine dernière en zone rebelle, a annoncé lundi une ONG syrienne.
« Les bombardements d’hôpitaux et d’établissements médicaux s’intensifient », s’est alarmée dans un communiqué publié à Paris l’Union des organisations de secours et de soins médicaux (UOSSM), une ONG rassemblant des médecins de la diaspora syrienne et opérant dans les zones rebelles.
« Ce week-end encore, 3 hôpitaux et plusieurs établissements médicaux ont été touchés par les attaques aériennes.En une semaine, il y a eu près d’un hôpital bombardé tous les jours », a dénoncé l’UOSSM.
Le 31 juillet, un hôpital de fortune à Jassem dans la province méridionale de Deraa a été visé, ainsi que la clinique Hoor à l’ouest d’Alep, et un centre médico-légal à Alep même. La veille samedi, c’est l’hôpital d’Anadan (nord-ouest d’Alep) qui a été touché par une attaque aérienne.
Ce « week-end sanglant et meurtrier pour les hôpitaux en Syrie vient s’ajouter aux 4 hôpitaux bombardés la nuit du 23 au 24 juillet(les hôpitaux Al-Bayan, Al-Hakim, Al-Zahra, Al-Dakak ainsi qu’un centre de banque de sang) », toujours selon l’UOSSM.
« Le bilan est catastrophique, avec des dizaines de civils tués et de nombreux blessés qui affluent dans les hôpitaux de proximité, notamment à l’hôpital Bab Al-Hawa », principale structure sanitaire du nord-ouest du pays, gérée par l’UOSSM à la frontière avec la Turquie.
Les dernières attaques relèvent semble-t-il d’une pratique dont a rendu compte Amnesty International, qui consiste de la part des forces armées syriennes et russes à frapper délibérément des hôpitauxet infrastructures médicales syriennes, dans le cadre de leur stratégie militaire.
Attaquer délibérément des installations médicales peut constituer un crime de guerre. Ces attaques, qui ne font pas la distinction entre les bâtiments civils, tels que les hôpitaux, et les cibles militaires, sont interdites et constituent de possibles crimes de guerre.
« La Syrie et la Russie doivent mettre un terme aux attaques contre les hôpitaux et les structures médicales. Il faut enquêter sur ces agissements et déférer à la justice les responsables présumés de graves violations des lois de la guerre », a déclaré Philip Luther.
L’ONG Physicians for Human Rights (Médecins pour les droits humains) recueille des informations sur les attaques visant les professionnels de santé et les infrastructures médicales dans le cadre du conflit en Syrie.
Avant la frappe du 29 juillet, elle avait déjà recensé 373 attaques contre des infrastructures médicales, ayant fait 750 morts parmi le personnel. La grande majorité de ces attaques est imputable aux forces du gouvernement syrien et à leurs alliés.
Entre le Front national et la presse, les relations n’ont jamais été au beau fixe.Mécontent de son traitement médiatique, le parti d’extrême droite crie régulièrement à la persécution et ne manque pas une occasion de s’en prendre aux «journalistes militants». Et ces mauvais rapports ne concernent pas que la direction du parti : ils se prolongent dans certaines communes conquises par le FN en mars 2014, et dont les maires sont à couteaux tirés avec la presse locale.
Ces derniers temps, c’est en vain que les lecteurs du quotidien Var-Matin y cherchent les annonces d’état civil concernant la ville de Fréjus :«Par décision de la municipalité FN, ces informations ne nous sont désormais plus communiquées», a annoncé le journal.Cette hostilité et cette stratégie de la tension sont assumées par le maire, David Rachline, mais aussi par d’autres édiles frontistes. Et les bulletins municipaux se transforment en instruments de combat contre les «médias du système».
Fréjus : «parole confisquée»
Entre David Rachline et Var-Matin, les choses n’avaient pourtant pas si mal commencé. «On n’avait pas encore vu le FN à l’œuvre, alors j’avais demandé à mon journal de ne pas tomber dans la caricature et de traiter ce parti comme les autres, raconte le journaliste Eric Farel, qui couvre l’actualité fréjussienne depuis 2013. Même après son élection, nous avons conservé des relations courtoises.» Mais, vexée du traitement de plusieurs actualités locales, la municipalité a coupé les ponts et Rachline tape avec volupté sur le quotidien. Plusieurs communiqués de la mairie accusent celui-ci de pratiquer un «journalisme aux relents de totalitarisme»,ou encore de relayer la «propagande immigrationniste».
«Il y a toujours eu des problèmes avec certains maires, mais en quarante ans de métier, je n’ai jamais vu cela, poursuit Eric Farel. Sur les réseaux sociaux, nous sommes régulièrement pris à partie par les sympathisants de Rachline, parfois relayés par des élus.Au conseil municipal, nous n’avons plus accès à la table de presse et devons suivre les débats depuis le public. Les élus et les chefs de service ont reçu la consigne de ne plus communiquer avec nous, même si certains le font quand même.» Sur les réseaux sociaux, le maire s’est récemment vanté d’avoir «retourné à l’envoyeur»une palette d’exemplaires du Guide de l’été produit par Var-Matin, adressé à l’office de tourisme de Fréjus et coupable de ne pas assez mentionner la programmation estivale de la ville.
Une alerte à la bombe à la gare de Roubaix mardi, la justice a été particulièrement ferme et a infligé une peine de prison ferme a l’auteur.
Le standard du 17 reçoit un appel. « Ce soir, la gare va péter ! », menace Jonathan V., 28 ans, « un garçon fragile, un peu paumé », selon son avocat. Périmètre bloqué, trafic ferroviaire suspendu. Un beau black-out de deux heures et demie.
Quatre mois ferme, sans mandat de dépôt. « Quand j’ai vu l’ampleur de cette histoire, j’ai voulu tout arrêter », assure de son côté Jonathan V. à la barre du tribunal lillois.
Des inscriptions à caractère raciste ont été découvertes lundi 1er août sur les murs d’un lieu de culte musulman et d’une boucherie hallalà Ghisonaccia (Haute-Corse), a-t-on appris de source proche de l’enquête.
Une dizaine d’inscriptions « IAF » et « I Arabi Fora » (les arabes dehors, ndlr)ont été découvertes par des riverains lundi matin sur les murs d’un commerce et d’une salle de prière attenante. Cette action n’a pas été revendiquée, aucun tract n’a été découvert sur place.
La brigade de recherches de la gendarmerie de Ghisonaccia a été chargée de l’enquête. Ce n’est pas la première fois qu’un lieu de culte musulman est visé par des actions racistes en Corse.
En janvier 2015, au lendemain de la tuerie de Charlie Hebdo, la salle de prière de Baleone à Sarrola-Carcopino (Corse du Sud), l’une des plus grandes de Corse et siège du Conseil régional du culte musulman (CRCM), avait été visée par des tags à caractère raciste. Des croix gamées avaient également été tracées sur le portail de la mosquée.