LR : «L’abstention de la France à l’UNESCO sur Jérusalem est une insulte à Israël»

Pour le parti LR, cette abstention est « une faute et une honte, une insulte à Israël et aux Juifs de France ».
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Le parti Les Républicains a qualifié lundi de « faute » et de « honte » la décision de la France de s’abstenir lors du vote à l’Unesco d’une résolution reconnaissant les sites islamiques de Jérusalem.

« Nous avons lu avec stupeur la résolution de l’Unesco (du 18 octobre) qui, au fond, nie le lien historique, patrimonial, culturel, identitaire, entre le peuple juif et sa capitale Jérusalem », a affirmé Guillaume Larrivé, porte-parole du parti, lors de son point de presse hebdomadaire.

Selon M. Larrivé, « l’abstention de la République française lorsque cette résolution a été débattue à l’Unesco est une faute et une honte, une insulte à Israël et aux Juifs de France. Nous déplorons que le gouvernement français ait commis cette faute ».

I24

En Paca, LR et le FN s’entendent sur une motion anti-migrants

Le texte, qui vise à bloquer l’établissement de «mini-jungles de Calais», a été adopté par une assemblée où la gauche a totalement disparu depuis les régionales.

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Il est des sujets sur lesquels les barrières tombent. Depuis que Christian Estrosi a remporté, grâce au retrait de la gauche dans l’entre-deux-tours, les régionales de décembre dernier en Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), l’assemblée locale est désormais exclusivement composée d’élus de droite et du Front national. Mais si les Républicains (LR) se sont toujours refusés au moindre accord politique avec le FN, il peut toutefois leur arriver de s’entendre pour une alliance de circonstance sur certaines thématiques.

C’est notamment le cas de la délicate question de l’accueil des migrants, au coeur de l’actualité après les démantèlements de la jungle de Calais et du camp de Stalingrad. Ainsi, une motion visant à mettre «tous les moyens légaux» en œuvre pour bloquer «l’établissement de mini “jungles de Calais”», a été adoptée jeudi sur proposition de la majorité LR. «Accueillir plus de 1000 clandestins d’ici à la fin 2016 semble à la fois irréaliste et irresponsable», énonce le texte, cité par l’AFP.

Maréchal-Le Pen accuse LR de «plagier» le FN

En cause: les quelques centaines de migrants qui doivent arriver en Paca dans les jours à venir. Selon La Provence, «949 places ont été dégagées en plus des 200 qui existaient déjà» dans la région, bien que toutes ne pourront a priori «pas être attribuées cette semaine». «Les centres d’accueil et d’orientation (CAO), dispersés un peu partout dans la région, sont en tout cas prêts», précise encore le quotidien régional. Les principales villes concernées sont Marseille, Port-de-Bouc, ou encore Istres.

Le FN, qui avait déjà déposé une motion similaire à celle de LR, a immédiatement revendiqué la paternité de l’argumentaire développé par la droite. «Probablement pris de cours par cette initiative et gêné à l’entournure de devoir voter une motion du FN, (Christian Estrosi) a lui-même déposé dans la foulée une motion quasiment identique en un peu plus soft», s’est agacée la chef de file locale du parti, Marion Maréchal-Le Pen. Conclusion: elle juge sa famille «incontournable», et accuse la droite d’en «plagier» les idées. Ce qui n’a pas emêché les élus régionaux FN de voter en faveur de la motion présentée par les Républicains, adoptée à l’unanimité moins une abstention. La motion présentée par le FN a quant à elle été rejetée par la majorité régionale.

Le Figaro

Claude Goasguen (LR) : « Nous avons un problème avec les maghrébins »

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Claude Goasguen, député-maire LR du 16ème arrondissement de Paris, est sur LCP pour un débat, mercredi 14 septembre au soir. Le sujet de départ est « l’identité heureuse », thème de campagne d’Alain Juppé (le concept étant présenté comme un objectif à atteindre et non un constat) qui vaut à ce dernier des attaques plus ou moins honnêtes du camp de Nicolas Sarkozy. Claude Goasguen, député de Paris, soutien ce dernier, fait part de son scepticisme quant à cette « identité heureuse ».

« C’est un thème de campagne qui se défend, c’est le sien, c’est un thème centriste », dit-il avant de parler de son « inquiétude » face à une « communauté musulmane » qui ne prendrait pas forcément cette « direction » et qui serait surtout « trop absente » dans la dénonciation des attaques terroristes commises par Daech sur le sol français. Il explique d’abord :

Je ne suis pas sûr, pour connaître bien la communauté musulmane, que le chemin de la communauté musulmane soit sur la direction d’une identité heureuse. Je dirais même qu’elle m’inquiète de plus en plus, cette communauté musulmane. Elle est absente.C’est vrai qu’il y a des personnalités musulmanes qui viennent de temps en temps passer à la télévision. Mais des millions de musulmans – vous imaginez ce que ça représente pour des millions de musulmans, ce qui se passe en France en ce moment, quelle peut être leur réaction ? Est-ce que vous auriez, vous… par exemple si des catholiques venaient assassiner d’autres personnes en France, mais je serais le premier à descendre dans la rue pour sanctionner les catholiques en question vigoureusement.

Je pense bien que tous les musulmans ne sont pas favorables à l’islamisme, mais je trouve que leur réaction n’est pas encore assez forte.

La discussion se déplace alors sur la question de l’islam en France et Claude Goasguen regrette qu’il n’y ait « pas de clergé dans la religion sunnite ». Une réflexion qui s’inscrit dans le cadre de la relance de la Fondation pour l’islam de France que doit diriger Jean-Pierre Chevènement. Et Claude Goasguen enchaîne, évoquant un « schéma trentenaire » qui est celui de l’immigration qui n’aurait pas été pris assez au sérieux, aboutissant à ce qu’aujourd’hui, le pays ait « un problème avec les maghrébins » notamment au sujet de la guerre d’Algérie. Voici ce que le maire du 16e a dit :

Si on ne règle pas les problèmes, ça sera très difficile. Tout le monde veut l’identité heureuse, moi j’ai lu ‘La Comtesse de Ségur’ comme tout le monde, mais très franchement, y’aura un vaste travail à faire, il sera difficile. Le schéma, il est trentenaire en réalité. Nous n’avons pas voulu voir l’immigration avec les yeux qui étaient ceux des hommes politiques lucides. Nous avons un problème avec les maghrébins, incontestable. Cette affaire de la guerre d’Algérie a été très mal perçue par la communauté musulmane maghrébine de la troisième génération mais aussi par certains Français. Elle ressort. Aujourd’hui, il faut avoir le courage de l’aborder non pas dans la discrimination, mais franchement… [il est coupé].

Le Lab

Quand François Fillon aidait Eric Ciotti à échapper au service militaire

Dans le Canard enchaîné de cette semaine, on apprend, reproduction de document à l’appui, qu’un certain François Fillon a tenté, en janvier 1991, d’épargner à un certain Eric Ciotti de faire son service militaire.

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A l’époque député RPR, le futur Premier ministre de Nicolas Sarkozy avait ainsi écrit au ministre de la Défense de l’époque, son «cher ami» Jean-Pierre Chevènement. Pas de chance pour Ciotti, âgé à l’époque de 25 ans et assistant parlementaire de Christian Estrosi (déjà député RPR des Alpes-Maritimes) : Chevènement s’apprête alors à démissionner sur fond de désaccord lié à la guerre en Irak.

D’après le palmipède, un heureux événement permettra tout de même à Ciotti d’échapper à la corvée : la grossesse de sa femme, sésame idéal pour obtenir «une dispense au titre du soutien de famille». L’archive exhumée 25 ans plus tard par le Canard ne manque pas de sel compte tenu du militantisme acharné de Ciotti pour le rétablissement du service militaire. Interrogé par l’hebdomadaire, il a nié toute demande de piston, suggérant même une action faite derrière son dos par Estrosi et Fillon, partant «d’un bon sentiment».

Libe

 

Un député (LR) propose une loi «sous quelles conditions on peut être musulman et Français»

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Nous sommes en France en 2016, deux éléments plein de promesses qui pourraient laisser croire à un observateur peu averti que la pratique d’une religion dans le respect de la loi ne pose pas question. Mais les multiples attentats ont eu raison de la raison : des polémiques inattendues ont surgi, des politiques ont travesti la définition de la laïcité. On en a même entendu vouloir interdire le port de tout signe religieux dans l’espace public au nom de cette laïcité détournée…

Est-il donc vraiment étonnant de voir un député Les Républicains se demander très officiellement sous quelles conditions on peut être musulman et Français, comme si le fait de croire en Allah rendait impossible la vie en République ? C’est après tout la thèse de nombreuses personnalités de droite et d’extrême droite. Éric Zemmour, en pleine promo d’un livre qu’il n’a pas très bien relu, le répète à peu près partout ces temps-ci.

Fin août, Guillaume Larrivé, député LR de l’Yonne, a ainsi déposé une proposition de loi relative à la transparence de l’exercice public des cultes dont l’un des premiers objectifs est de dissoudre les « associations régies par la loi du 1er juillet 1901 assurant l’exercice public d’un culte » et d’interdire « tout financement direct ou indirect par des fonds étrangers d’une association régie par la loi du 9 décembre 1905 ».

C’est dans un long exposé des motifs de sa proposition de loi que Guillaume Larrivé pose cette question :

À quelles conditions peut-on être à la fois musulman et Français ?

Une interrogation à laquelle l’élu LR commence par répondre en donnant des exemples, rappelant que de nombreux soldats musulmans ont combattu pour la France durant la Première Guerre mondiale. « Des musulmans ont vécu en Français au point de savoir mourir comme tels : Français, oui, par le sang versé », écrit Guillaume Larrivé.

Ce premier exemple créé un sentiment étrange, comme si un musulman ne pouvait être français que s’il mourrait pour la France… Mais le député parle aussi des « milliers d’ouvriers maghrébins venus travailler dans les industries françaises des trente glorieuses ». « Ces travailleurs d’hier, devenus les chibanis d’aujourd’hui, ont conservé discrètement leurs racines musulmanes et cherchaient à vivre paisiblement parmi les Français », ajoute-t-il.

Mais les temps ont changé et aujourd’hui, un député LR se pose la question de savoir sous quelle condition un musulman peut être Français. Il ajoute :  

La triste vérité est que la possibilité de vivre en Français et en musulman ne va, aujourd’hui, plus de soi ; c’est une réalité qui continue, certes, à être vécue tranquillement par un grand nombre de Français ayant une culture arabo-musulmane, une sensibilité et une pratique plus ou moins religieuses ; mais c’est précisément ce que contestent radicalement et violemment les tenants de l’islamisme, c’est-à-dire de l’islam politique. […] Aussi, la première condition d’une réponse nationale à la question musulmane doit être le refus absolu de l’islam politique, non seulement dans sa fin totalitaire mais aussi dans ses moyens préliminaires.

Le terme même de « question musulmane » interpelle. Sans vouloir céder à la tentation du point Godwin, il est étonnant de voir le mot « question » accolé à un adjectif qualificatif désignant une religion…

Cette base posée, Guillaume Larrivé s’indigne qu’en France, les esprits aient été « embrumés par l’obsession de la tolérance, qui se plaît à relativiser toute chose et à tolérer jusqu’à l’intolérable ». « Cette idéologie se décline avec la stupide thèse ‘pasdamalgamiste’ qui consiste à bêler que l’islamisme n’a strictement, jamais, nulle part, aucun lien d’aucune sorte avec l’islam », poursuit-il, reprenant à son compte la critique du #PASDAMALGAME née sur les rives de l’extrême droite et largement répandue aujourd’hui à droite.

Que nous dit Guillaume Larrivé ? Que pour être musulman et Français, il faut être discret et refuser l’islam politique. En contrepartie, la France ne doit rien faire qui pourrait aller dans le sens d’une meilleure intégration de l’islam. Car ceci serait, pour lui, la porte ouverte à l’islam politique. Il poursuit :

Nous ne partageons en rien l’avis de ceux qui, ayant plus ou moins lu Pierre Manent, voudraient que la République française reconnaisse comme telle une minorité musulmane et négocie un contrat avec l’islam en France, en acceptant des concessions et une sorte de partage entre notre loi et leur charia. Comme si la soumission était l’avenir et s’il fallait se résoudre à collaborer, en organisant le cloisonnement de l’espace public avant peut-être de négocier, demain, la taille de la burqa ou du niqab ! On ne s’opposera pas à ceux qui veulent gouverner au nom d’Allah en décidant de gouverner avec Allah..

Le Lab

«Nos femmes ont vocation à être visibles, pas dissimulées», Le Maire recadré par twitter

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Et la phrase polémique du jour est attribuée à… A l’occasion de la rentrée des Républicains ce samedi 3 septembre à La Baule, Bruno Le Maire a fait un discours plutôt remarqué. Mais pas forcément dans le bon sens. Intervenant en fin d’après-midi, après François Fillon et Alain Juppé, l’outsider de la primaire de la droite a appelé à « se débarrasser de François Hollande ».

Du très classique, sauf que le député de l’Eure a aussi tenu à s’exprimer sur la question du burkini, qui a agité les débats au mois d’août. Pour exprimer tout le mal qu’il pensait de ce vêtement de bain porté par certaines femmes musulmanes, voici ce que Bruno Le Maire a lancé lors de son discours, comme le rapporte BFMTV: « Nos femmes ont vocation à être visibles, pas dissimulées ».

Des propos qui ont beaucoup fait réagir sur les réseaux sociaux, certain(e)s y voyant une marque de sexisme, voire de xénophobie. Internautes anonymes, mais aussi célébrités comme Valérie Damidot ou personnalités politiques comme Cécile Duflot et Laurence Rossignol, la ministre des Droits des femmes, se sont indignées sur Twitter, comme vous pouvez le voir ci-dessous:

 

 

 

 

 

Huffington Post