I24, la chaîne de Patrick Drahi, aide le Mossad à recruter

Sur i24, gloire au Mossad et honneur à Manuel Valls

sur-i24-gloire-au-mossad-et-honneur-a-manuel-valls,M338760.png

« Spéciale : Le Mossad recrute », titre le magazine Défense, sur i24 news. Je suis arrivé en avance pour l’interview de Manuel Valls par Paul Amar dans Paris-Jaffa, l’émission phare de la chaîne info de Patrick Drahi. « Comment rentrer au Mossad ? », interroge la présentatrice, Danielle Attelan, rappelant une très originale opération lancée la semaine dernière. « Le Mossad recrute sur la Toile avec une vidéo digne des meilleures séries d’espionnage. Faire campagne sur le Net, c’est une initiative étonnante pour une agence qui cultive le secret. » Et l’assassinat ciblé.

« Pour attirer des experts en cybersécurité », explique un reportage, le Mossad a fait paraître sur Internet et dans la presse « un message avec un code à déchiffrer pour pouvoir candidater ». Selon un expert, « quand vous publiez un défi comme celui-ci, vous montrez aux recrues potentielles que vous êtes sérieux et que vous ne voulez attirer que les meilleurs candidats ». Le Mossad n’est pas une vulgaire start-up exploiteuse de stagiaires.

Invité en plateau, Gad Shimron, ancien agent du Mossad, confirme qu’il s’agit d’« une opération de relations publiques » destinée à renforcer l’attractivité de l’agence, confrontée à « la concurrence de sociétés high-tech qui recrutent tous les diplômés » (et à celle des autres services de renseignement israéliens, ajoute-t-il).

« Comment avez-vous été recruté par le Mossad ? », demande la présentatrice.« Moi, tout simplement, un ami est venu me voir et m’a recommandé au Mossad »,répond Gad Shimron, racontant le bon temps du recrutement entre potes.

Pour finir, l’ancien agent évoque ses émouvants souvenirs de l’exfiltration des juifs éthiopiens dans les années 80, « une opération complètement folle de A à Z, chacun des agents était à la limite du cas psychiatrique », genre Les Douze Salopards mais en vrai, ça me fait kiffer. En plus, au Mossad, « on a une bonne retraite », ce n’est pas négligeable.

Paul Amar, le présentateur de Paris-Jaffa, apparaît pour saluer Manuel Valls. « Merci sincèrement d’avoir accepté notre invitation pour cette émission spéciale diffusée en direct par i24 et BFMTV en partenariat avec Libération et L’Express. Quatre médias qui vous offrent une forte visibilité et une vraie diversité éditoriale. »s

Paul Amar, lui, a l’habitude d’adopter les arguments du gouvernement israélien, ce qu’il fait une nouvelle fois dimanche soir, estimant que l’initiative de paix de la France constitue une ingérence : « Vous citiez Frédéric Encel, il était ici la semaine dernière, il parlait très brillamment des accords Sykes-Picot, quand l’Angleterre et la France avaient dessiné la carte du Moyen-Orient. On a le sentiment que c’est ce qui se passe aujourd’hui. » Notamment en déniant à Israël son droit à étendre ses colonies — pardon, ses « implantations », comme on dit sur i24.

Apolline de Malherbe s’inquiète : « Est-ce que ça veut dire que la France est plus ciblée que les autres pays ? » « Elle l’est, me terrorise Manuel Valls. Elle est peut-être aujourd’hui la cible numéro 1 de Daesh. » Flippant. L’Irak, la Syrie, la Lybie et le Yémen sont devenus des cibles secondaires de l’EI, la France est en première ligne et « la menace n’a jamais été aussi élevée ». « Mais ça fait dix fois que vous le dites !, s’indigne Apolline de Malherbe. Mais est-ce qu’on peut dire que la France est un pays sûr ? » « Le risque zéro n’existe pas. On ne le dit pas assez souvent, Israël aussi, cette démocratie qui est en guerre, est victime du terrorisme. » « Dont on parle très peu dans les médias français, d’ailleurs », intervient Paul Amar. « Oui », convient Manuel Valls.

Le Premier ministre s’emporte : « Retenez ce chiffre : 2 062 personnes dans ces filières, 9 300 personnes signalées et des milliers de personnes qui ont succombé à la radicalisation. » Euh… Quel chiffre ? « Ça, c’est des chiffres extrêmement précis », note Apolline de Malherbe. Ça dépend lequel. « Et en même temps, on a l’impression qu’un certain nombre vous échappe, Abdelhamid Abaoud vous a échappé alors qu’il était surveillé par la CIA, le Mossad. » « Le Mossad, dont tout le monde connaît le professionnalisme », précise Manuel Valls. Moi le premier. Comme le chef du gouvernement, j’admire par exemple l’idée d’utiliser un passeport français pour réaliser un assassinat ciblé à Dubaï en 2010 par le Mossad. Ça sort des sentiers battus.

Telerama

A Tel Aviv, l’empire Drahi somme Valls de casser les grèves

original.90447.plein

En direct de Jaffa-Tel Aviv, Manuel Valls était interviewé le 23 mai par pas moins de quatre médias partenaires, tous détenus par Patrick Drahi : BFMTV, Libé, L’Express et la chaîne d’info en continu israélienne i24news. Résultat ? Plutôt que la « diversité éditoriale » promise, le plateau a plutôt été mono-colore, notamment sur le mouvement social contre la loi travail en France.

Quatre médias pour une seule interview. Mais pas n’importe laquelle : celle du premier ministre français, Manuel Valls, depuis Jaffa-Tel Aviv, et en duplex de Paris. Une « émission spéciale diffusée en direct sur i24news et BFMTV, en partenariat avec Libération et L’Express ». Si les trois derniers sont bien connus en France, la chaîne d’info en continu i24news l’est moins. Lancée en 2013, diffusée en français, anglais et arabe, elle se veut « une alternative à Al Jazeera au Moyen-Orient » et revendique de « porter le point de vue de la société israélienne« , comme l’expliquait à @si son président, Frank Melloul, il y a deux ans.

 Lire la suite sur Arrêt sur Images

« Anti-arabes » et « pro colonisation », l’ultranationaliste Lieberman entre au gouvernement

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a conclu mercredi un accord sur l’entrée au gouvernement de l’ultranationaliste Avigdor Lieberman, appelé au poste crucial de ministre de la Défense supervisant les Territoires palestiniens.

image.jpeg

Après une semaine de laborieuses discussions, le Likoud et Israël Beiteinou, les partis de M. Netanyahu et Lieberman, ont annoncé s’être entendus dans la nuit pour que M. Lieberman prenne le portefeuille de la Défense et qu’un autre membre de sa formation devienne ministre de l’Absorption, autrement dit de l’immigration.

Ces derniers posent la question d’un durcissement de la politique à l’encontre des Palestiniens avec l’arrivée à la Défense de M. Lieberman, connu pour ses diatribes anti-arabes et son populisme belliqueux, dans un climat déjà tendu.

Quelques jours avant d’engager les négociations avec M. Netanyahu, M. Lieberman accusait le gouvernement de manquer de fermeté face aux attaques palestiniennes et de ne pas construire dans les grands blocs de colonies de Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967.

Le retour de M. Lieberman «est une preuve supplémentaire du fait que Netanyahu préfère promouvoir l’extrémisme», avaient commenté les Affaires étrangères palestiniennes sans attendre la confirmation d’un accord gouvernemental.

Libe

Un jeune arabe battu par la police israélienne lors d’un contrôle

La brutalité policière à Tel Aviv entraîne des appels à « l’introspection ». « Je leur ai demandé d’arrêter » a dit aux policiers Maysam Abu Alqian, un arabe israélien d’Hura ; une enquête a été lancée pour violence présumée.

L’incident brutal présumé de la police a eu lieu au supermarché Yuda de la rue Ibn Gvirol de la ville. Pendant son premier entretien depuis l’incident, Alqian a contredit la version des évènements de la police.

Des témoins ont publié des critiques furieuses des policiers.

« A l’instant, devant la mairie, un employé de supermarché arabe est sorti pour jeter les poubelles. Un homme en short s’est approché et a dit : ‘montrez-moi vos papiers’ », a écrit Erez Krispin, un témoin, sur sa page Facebook.

« Mes papiers sont à l’intérieur. Qui êtes-vous ? », aurait répondu l’employé selon Krispin.

« A peine avait-il fini de parler qu’il a reçu des coups violents de l’homme et d’un ami qui était avec lui, a-t-il ajouté. Je n’ai jamais rien vu de pareil. Ses dents ont volé en l’air. L’arabe [israélien] était anéanti. »

Le Monde Juif

Un politicien anglais : « les Palestiniens sont les juifs du Moyen Orient »

Tony Greenstein a écrit sur Twitter que les « sionistes collaboraient avec les nazis » et que « les Palestiniens sont les juifs du Moyen Orient »

Capture d’écran 2016-05-24 à 15.45.46.png

Tony Greenstein, à qui l’adhésion au parti avait été refusée l’année dernière mais qui a pu s’inscrire depuis l’élection de son nouveau dirigeant Jeremy Corbyn, a écrit que « les Palestiniens sont les juifs du Moyen Orient, les nouveaux sous-hommes » – le terme nazi pour ceux qu’ils considéraient comme inférieurs – et il a accusé Israël d’utiliser « la même logique que celle que les nazis appliquaient ».

 

Selon le Daily Telegraph, Greenstein a auparavant écrit sur des forums internet que Margaret Thatcher était une cible « évidemment légitime » pour l’IRA et que les « sionistes collaboraient avec les nazis ».

Time Of Israel

Une historienne anglaise refuse un prix israélien de 300 000 dollars

Dimanche 22 mai, Catherine Hall, une célèbre historienne britannique et professeure d’Histoire sociale et culturelle moderne britannique à l’University College de Londres, a refusé d’accepter le prix académique israélien Dan David citant des raisons politiques concernant la Palestine.

catherine_hall-954c8.jpg

L’historienne, Catherine Hall, connue pour ses travaux sur la lutte pour les droits des femmes et contre le racisme a refusé de recevoir le prestigieux Prix Dan David, d’une valeur de 300 000 dollars qui devait lui être décerné le dimanche 22 mai lors d’une cérémonie à Tel Aviv, rapporte le journal Haaretz.

Un refus pour des raisons politiques

«Ce fut un choix politique indépendant, entrepris après de nombreuses discussions avec ceux qui sont profondément impliqués dans la question israélo-palestinienne, mais avec différents points de vue sur la meilleure façon d’agir», a déclaré dans un communiqué Catherine Hall, rapporté par Haaretz.

Le Comité britannique pour les universités de Palestine a décrit le mouvement de Hall comme «une reconnaissance significative de la campagne pour mettre fin à des liens avec les institutions israéliennes».

Un prix d’une valeur de 300 000 dollars 

Décerné chaque année, le Prix Dan David est l’une des distinctions académiques les plus prestigieux d’Israël.

Prix d’un montant de 1 million de dollars à se partager entre les lauréats des trois domaines : passé, présent et futur.

Hall devait recevoir le prix dans le domaine «passé» pour son «impact sur l’histoire sociale, comme une pionnière dans l’histoire du genre, de la race et de l’esclavage».

Suite au refus de l’historienne, les organisateurs du Prix Dan David ont annoncé que le prix de 300 000 dollars serait reversée en tant que bourses d’études pour les jeunes étudiants en histoire à l’Université de Tel Aviv et dans le monde.

Zaman France

Reconnaissance de l’Etat Palestinien: Hamon reproche à Valls d’avoir «cédé» à Israël

Le premier ministre refuse d’évoquer par avance une reconnaissance de l’Etat palestinien malgré un vote en ce sens de l’Assemblée nationale.

XVMf485d20c-20d5-11e6-85bf-82d1da223fc8

Malgré le vote du Parlement, le gouvernement refuse toujours d’envisager une reconnaissance prochaine de l’Etat palestinien. Une position rappelée dimanche par Manuel Valls qui est en déplacement dans l’Etat hébreu.

«Dire aujourd’hui quand nous reconnaîtrons l’Etat palestinien, c’est acter par avance l’échec de notre initiative», a déclaré Manuel Valls à Tel Aviv, en référence à la démarche pour la paix entreprise par la France, qui organisera une conférence le 3 juin à Paris.

Un refus de faire pression sur Israël qui agace Benoît Hamon, député socialiste et artisan de longue date d’une reconnaissance de l’Etat palestinien. Dans un communiqué publié lundi, l’ancien ministre juge «douloureux de constater aujourd’hui que (Manuel Valls) batte si facilement en retraite».

Lorsque Laurent Fabius était ministre des Affaires étrangères, il «affirmait fin janvier 2016 qu’en cas d’échec de l’initiative française, “nous devrons prendre nos responsabilités en reconnaissant l’État palestinien”», rappelle le député des Yvelines. «Le gouvernement avait répondu à la résolution de l’Assemblée nationale puis celle du Sénat avec sérieux et ambition», se remémore le parlementaire.

Pour Benoît Hamon, le «principe d’une reconnaissance automatique en cas d’échec de la conférence (du 3 juin), garantissait le sérieux et la fermeté des intentions de la France». En y renonçant, Manuel Valls «cède ainsi à la demande du gouvernement conservateur israélien et condamne par avance l’initiative française à n’être qu’un nouveau théâtre d’ombres pour constater l’impasse du processus de paix».

Le Figaro

BDS : Manuel Valls condamne à nouveau le boycott d’Israël depuis Tel Aviv

Le Premier ministre Manuel Valls s’est attaqué dimanche 22 mai à la tâche ardue de convaincre, « en ami », les Israéliens qu’une initiative de Paris pour la paix avec les Palestiniens était dans leur intérêt, tout en répétant que « la colonisation doit cesser ».

Valls delivers a speech during the inauguration of the Zmorot solar plant built and operated by France's EDF Energies Nouvelles near Ashkelon

Le Premier ministre français a par ailleurs de nouveau condamné la campagne de boycott anti-israélien, qui selon lui masque une « détestation » antisémite.

Le chef du gouvernement recevait dimanche après-midi la plus haute distinction de l’université de Tel-Aviv, où il a lancé un appel aux étudiants israéliens à venir étudier en France.

« Cette invitation que je lance n’est pas une invitation en l’air (…) c’est la plus sincère des réponses à ceux qui ne parlent que de boycott », a-t-il affirmé, devant un auditoire largement composé de Français habitant en Israël.

« Comment ne pas condamner ceux qui se livrent à cette entreprise de destruction des liens qui nous unissent? Comment peut-on se dire éclairé, démocrate, et vouloir boycotter le savoir, la recherche, la culture, la création, la créativité? », a dit Manuel Valls citant un appel au boycott d’un spectacle d’un ballet israélien à l’Opéra Garnier à Paris.

Huff Post

Palme d’Or : le Festival de Cannes récompense « l’anti-israélien » Ken Loach

La Palme d’or du Festival de Cannes a été attribuée dimanche au cinéaste britannique Ken Loach pour « Moi, Daniel Blake ».

XVMbe0b637a-204b-11e6-89ff-2687e38b48df

Six fois primé à Cannes, où il avait reçu la Palme d’or en 2006 pour « Le Vent se lève », Ken Loach, 79 ans, a reçu la Palme des mains de l’acteur Mel Gibson.

En 2009, Ken Loach, « anti-israélien notoirement connu », avait annulé sa venue au Festival du Film International de Melbourne après avoir appris que le gouvernement israélien avait financé le voyage de l’artiste d’animation Tatia Rosenthal.

Le cinéaste britannique est un fervent défenseur du boycott total de l’État juif. « Le boycott c’est la seule chose que nous pouvons faire pour accomplir ce que ni l’ONU ni Obama n’ont réussi à faire, d’amener Israël à rendre les territoires occupés », avait-il déclaré en 2014 dans un entretien accordé au quotidien berlinois Tagesspiegel.

« Israël se présente comme une démocratie occidentale… et en même temps enfreint des accords internationaux et ne respecte pas la Convention de Genève, vole des terres auxquelles il n’a pas droit, emprisonne des enfants et ment à la terre entière par rapport à ses armes nucléaires », avait-il ajouté.

Le Monde Juif

Manuel Valls prend ses distances avec une reconnaissance automatique de la Palestine

Ce dimanche 22 mai, le Premier ministre français a pris ses distances avec la menace faite en janvier par Paris de reconnaître l’État palestinien en cas d’échec de l’initiative française pour relancer l’effort de paix avec les Palestiniens.

574174e3c36188060a8b4619.jpg

Manuel Valls entame un voyage particulièrement sensible en Israël et dans les territoires palestiniens. Paris qui a affiché sa volonté de relancer le processus de paix au Proche-Orient mène à présent un périlleux exercice d’équilibriste afin de ne pas s’attirer les foudres des autorités israéliennes encore courroucées par les dernières résolutions françaises en faveur d’une reconnaissance de l’Etat palestinien.

La reconnaissance de l’Etat palestinien écartée (définitivement ?)  

Fin janvier, Laurent Fabius, depuis remplacé au Quai d’Orsay par Jean-Marc Ayrault, avait affirmé qu’en cas d’échec de l’initiative française, «nous devrons prendre nos responsabilités en reconnaissant l’État palestinien». Israël avait fait de ces propos l’un de ses arguments primordiaux contre l’initiative française en faisant valoir que celle-ci était inutile puisque le résultat en était connu d’avance. Jean-Marc Ayrault, qui a repris la conduite de l’initiative, a considérablement atténué le propos depuis en déclarant qu’une reconnaissance n’était pas «automatique» en cas d’échec.

Le chef du gouvernement a abondé dimanche : «L’objectif, c’est d’aboutir à la création d’un État  palestinien. C’est de permettre que votre aspiration nationale puisse enfin se concrétiser. Dire aujourd’hui quand nous reconnaîtrons l’État palestinien, c’est acter par avance l’échec de notre initiative», a-t-il dit.

«Nous ne nous situons évidemment pas dans cette perspective. Au contraire, nous allons mobiliser toute notre énergie pour tenter de faire progresser votre projet national, aux côtés d’Israël dont nous devons par ailleurs garantir la sécurité», a affirmé le Premier ministre. Manuel Valls a exposé à nouveau le constat français selon lequel «plus le temps passe, plus la viabilité d’un Etat palestinien s’estompe sous l’effet d’une colonisation qui se développe».

«L’arrêt de la colonisation est un impératif. Car on ne peut pas vouloir à la fois discuter de la paix, être sincère dans la négociation et continuer dans le même temps à pratiquer le fait accompli sur le terrain», a-t-il insisté.

RT

Israël est «infecté par les graines du fascisme» selon l’ancien Premier ministre Ehud Barak

Alors que l’actuel Premier ministre de l’Etat hébreu, Benjamin Netanyahou, remanie son gouvernement de manière controversée, Ehud Barak l’a accusé de «fascisme», ajoutant que le «gouvernement doit être renversé».

Margalit-Israel-Prize2-1200.jpg

Barak, qui a dirigé le pays pendant plus de dix ans dans les années 1990, avant de devenir ministre de la Défense sous Ehud Olmert puis sous Benjamin Netanyahou, a commenté le dernier remaniement gouvernemental effectué cette semaine par son ancien supérieur.

En effet, Netanyahou a décidé de remplacer le ministre de la Défense Moshe Ya’alon par Avigdor Lieberman, président controversé du parti d’extrême-droite Israel Beytenou («Israël Notre Maison»), plutôt que de former une coalition avec l’Union sioniste, de centre-gauche.

Ya’alon a démissionné vendredi, à la fois du gouvernement et du parlement, assurant manquer «de foi» en Netanyahou, qui avait pourtant tenté de le contenter en lui offrant le poste de ministre des Affaires étrangères.

Dans une interview avec la chaîne de télévision israélienne Channel 10 vendredi, Ehud Barak a décrit ce départ de Ya’alon comme une «purge», assurant que cela «devrait être un feu rouge pour tous ceux d’entre nous observant ce qui se passe dans le gouvernement».

Il a ensuite déclaré qu’Israël avait récemment connu une série d’événements indiquant que ses gouvernement successifs sont «infectés par les graines du fascisme». Cela a commencé avec l’assassinat controversé par un soldat israélien d’un assaillant palestinien blessé, qui était au sol, a affirmé Ehud Barak, rappelant que Netanyahou avait alors soutenu le militaire.

L’ex-ministre a ensuite cité d’autres exemples, comme la proposition de retirer leur immunité aux députés accusés de soutenir le terrorisme.

«Ce gouvernement doit être renversé avant qu’il ne nous renverse nous tous [ses opposants]» a mis en garde l’ancien Premier ministre ajoutant qu’«il ne reste plus aucun leader sérieux dans le monde qui croit le gouvernement israélien».

RT

L’escroc franco-israélien Arnaud Mimran dit avoir versé un million d’€ à Netanyahu

L’homme d’affaire franco-israélien, Arnaud Mimran, a affirmé avoir versé un million d’euros au Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Il comparaissait devant le tribunal correctionnel de Paris pour une escroquerie au marché du carbone. 

Capture d’écran 2016-05-20 à 22.15.35.png

La phrase bredouillée par Arnaud Mimran devant le tribunal correctionnel de Paris, jeudi 19 mai, a de quoi donner des sueurs froides au Premier ministre de l’État hébreu. Alors que l’homme d’affaires franco-israélien comparaissait dans une affaire d’escroquerie sur le marché des quotas à la taxe carbone, le prévenu a déclaré qu’il avait versé un million d’euros à Benjamin Netanyahou, ont rapporté des journalistes de Mediapart et Haaretz, présents durant le procès.

Tout est parti d’une remarque du président du tribunal correctionnel, prononcée dans le flot des audiences de ce procès fleuve – Mimran comparait aux côtés de 11 autres personnes et deux sociétés pour une arnaque à la taxe carbone d’un montant de plus d’un milliard d’euros entre 2008 et 2009.

« Je lui [Netanyahou] ai versé un million », a fini par lâcher l’homme d’affaire en hésitant sur les syllabes, raconte Michel Deléan de Mediapart. Auparavant, le magistrat avait dû insister, rappelant au prévenu que cet élément figurait dans son dossier et qu’il ne s’agissait donc pas seulement d’une rumeur dans la presse, comme l’avait suggéré l’avocat de Mimran.

 

Vacances en famille à Monaco

Le riche homme d’affaire et l’actuel Premier ministre israélien se fréquentent de longue date. Le site d’investigation avait obtenu, en mars, des photographies montrant Arnaud Mimran, attablé aux côtés de Benjamin Netanyahou, lors de vacances familiales à Monaco en 2003.

« D’après plusieurs témoignages concordants, la famille [Mimran] a aidé le parti Likoud et prêté au début des années 2000 son appartement de l’avenue Victor-Hugo [à Paris, dans le très chic 16e arrondissement] à Netanyahou », avait alors révélé le média français.

Mimran et la mafia « franco-israélienne »

Prévenu de premier plan dans l’affaire de l’escroquerie sur le marché des quotas à la taxe carbone, le financier n’intéresse pas seulement les juges du pôle national financier. Son nom revient dans plusieurs dossiers d’assassinats.

Soupçonné d’être proche de la mafia franco-israélienne que la police nomme le « milieu affairiste franco-israélien », son nom est cité, sans mise en cause par la justice, dans plusieurs affaires de meurtre dont celui de son ex-associé, Samy Souied, qui n’était alors pas en mesure de rembourser la somme estimée entre 20 et 50 millions d’euros qu’il lui devait, et du milliardaire Claude Dray, son ex-beau-père. Enfin, il pourrait avoir un lien avec le meurtre, en avril 2014, du garde du corps de Cyril Mouly, un grand joueur de poker avec qui Mimran connaît quelques démêlés.

Le procès de l’arnaque à la taxe carbone, qui s’achève le 30 mai, doit reprendre mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris.

France 24

Report de la Conférence de Paix : l’Elysée recule-t-il face à Israël ?

877220-000_ap16x.jpg

Les Français vont-ils parvenir à lancer leur initiative de paix israélo-palestinienne ou le projet est-il déjà mort-né ? Même si les choses restent confuses, le Quai d’Orsay semble y croire encore. Mais la séquence des derniers jours est désastreuse.

Jean-Marc Ayrault décide de monter l’opération en deux temps : une conférence, le 30 mai, à laquelle participeraient les membres du Quartette (Russie, Etats-Unis, UE, ONU) et ceux de la Ligue arabe, à l’exception des Israéliens et Palestinien.

L’Etat hébreu réagit très vite, clamant son hostilité à ce qu’il considère comme une ingérence, l’idée de la communauté internationale étant de le contraindre à renoncer à son plan de colonisation des Territoires palestiniens, jugé illégal par l’ONU.

Résultat, quand Jean-Marc Ayrault débarque en Israël ce week-end, il se prend une volée de bois vert par le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qui accuse Paris de «partialité» à la suite du vote récent, par le conseil exécutif de l’Unesco (où figure la France) d’une résolution sur la «Palestine occupée» visant à «sauvegarder le patrimoine culturel palestinien et le caractère distinctif de Jérusalem-Est». 

Mardi matin, Hollande annonce sur Europe 1 que la conférence est reportée à l’été, ce qui sent l’enterrement de première classe. Aux dernières nouvelles, Ayrault essaierait juste de trouver un créneau pour que son homologue américain soit présent. Mais il faut que ce soit avant le début du ramadan, donc avant le 6 juin. Pas gagné.

Libe

« Affaire Unesco-Jérusalem » : mensonges et harcèlement

unesco palelstine israel

La polémique sur la résolution votée par l’Unesco à propos de Jérusalem a connu, cette semaine, un tour nouveau. Le CRIF et ses amis ont déployé une stratégie d’interpellations acharnées du gouvernement français. En totale disproportion avec la réalité de l’affaire. Et au prix de quelques gros mensonges, validés par Valls et Cazeneuve ! Du jamais vu sous la cinquième république. Récit détaillé.

Il n’était pas dans mes intentions d’ajouter une suite au précédent billet que j’ai consacré à cette affaire, mais les développements de ces derniers jours m’y obligent un peu. Pour mémoire, rappelons donc que le 16 avril dernier, l’Unesco avait voté, une résolution proposée par différents pays arabes, reprochant à Israël de multiples violations du statu quo qui avait normalement prévalu dans la vieille ville de Jérusalem, de 1967 à 2000, par lequel les Israéliens et le Waqf jordanien s’étaient partagé la gestion et l’administration des lieux saints juifs et musulmans.

Cette résolution critiquait notamment divers travaux effectués par les Israéliens sur et aux alentours d’une passerelle reliant le mur des lamentations – le lieu le plus saint du judaïsme – à l’esplanade des mosquées, troisième lieu saint de l’islam. Deux lieux dont la contigüité est d’autant plus source d’affrontements, réels ou fantasmés, que la tradition juive désigne l’esplanade des mosquées sous l’appellation de « Mont du temple ».

Depuis quelques années, des groupes juifs religieux intégristes militent pour la reconstruction d’un troisième temple, réplique de celui qui fut détruit par les Romains en 70 après JC en lieu et place des mosquées qui datent du 7ème siècle… La résolution de l’Unesco critiquait donc Israël pour toutes une série d’actions alléguées par les pays arabes (et pas toujours vérifiables dans la mesure où Israël se refuse à autoriser des experts indépendants à se rendre sur place) et appelait de ses vœux au retour du statu quo qui avait fonctionné à peu près normalement jusqu’en 2000.

Enfin, cette résolution réitérait les termes d’une précédente décision de novembre 2015 relative aux « tombeaux des patriarches », lieux saints communs au judaïsme, au christianisme et à l’islam situés en Cisjordanie mais qu’Israël avait décidé d’inscrire à son patrimoine national : l’Unesco avait alors estimé que ces tombeaux devaient être considérés comme faisant « partie intégrante des territoires palestiniens occupés ».

Lire la suite sur Union Juive Française pour la Paix

En Israël, l’impossible retour des chrétiens d’orient expulsés de leur village d’Ikrit

En 1948, la création de l’État d’Israël a entraîné l’exode de 800 000 Palestiniens, qui commémorent chaque 14 mai leur « Catastrophe » (Nakba, en arabe) tandis que les Israéliens fêtent l’indépendance.

Rase-1951-armee-israelienne-Ikrit-plus-peuple-quelques-jeunes-montent-garde-esperant-eventuel-retour-habitants-village_1_730_485

Dans le nord d’Israël, les habitants de l’ancien village arabe d’Ikrit ont été dispersés dans les alentours il y a soixante-huit ans. Depuis, ils essaient de rentrer chez eux.

LC160516-Israel_0_600_284Il faut le voir déambuler dans les herbes sauvages, le vieux Maarouf Ashkar, 87 ans, désignant du bout de sa canne une kyrielle de souvenirs invisibles à l’œil nu. « Tenez, là il y avait une maison, là une autre… Et ici, sur le versant le plus ensoleillé de la colline, celle de mes parents. »  De ce village arabe chrétien du nord d’Israël, à trois kilomètres du Liban, il ne reste qu’un cimetière et une église. Tout le reste a été bombardé par l’armée israélienne en 1951.

 

Chassés en 1948, ses 450 habitants palestiniens vivent désormais avec leurs descendants dans d’autres villages arabes de Galilée. En droit international, on les appelle des « déplacés internes » et non des réfugiés. Quant aux juifs israéliens, ils ne se sont jamais installés ici. Depuis soixante-huit ans, Ikrit est donc désert.

Alors pourquoi ne pas laisser ces Arabes chrétiens, devenus citoyens d’Israël, revenir chez eux comme ils le réclament ? « Israël redoute de voir des milliers d’autres Palestiniens s’engouffrer dans la brèche et raviver l’épineuse question du droit au retour », avance Shadia Sbait, Palestinienne très impliquée dans cette bataille.

L’église du village rasé par Israel

Ces habitants ont pourtant le droit de leur côté. Après en avoir fait la demande en 1949, ils ont été autorisés par la Cour suprême israélienne à revenir dans leur village en juillet 1951. Mais quatre mois plus tard, le jour de Noël, l’armée l’a entièrement rasé

La Croix

Israel détient un artiste de cirque palestinien depuis 5 mois sans procès

Un clown de l’école de cirque palestinienne de Cisjordanie est détenu sans procès par Israël depuis plus de cinq mois. Mohammed Abou Sakha a aidé des enfants handicapés avant d’être arrêté par des militaires israéliens sans avoir jamais été inculpé.

Capture d’écran 2016-05-16 à 20.49.35.png

Comme de nombreux autres enfants qui se rendent à l’école de cirque palestinienne, Mouhammad est handicapé. Mohammed Abou Sakha, 24 ans, faisait tout son possible pour améliorer le quotidien de ce jeune garçon.

 

De quoi Mohammed Abou Sakha est-il coupable?

Les malheurs de Mohammed Abou Sakha ont commencé le 14 décembre lorsqu’il a été arrêté alors qu’il se rendait à son travail en Cisjordanie, à Birzeit près de Ramallah. Il a ensuite été placé dans la prison de Megiddo, dans le nord d’Israël, avant d’être mis en détention administrative pendant six mois, le 25 décembre.

Le jeune homme a été arrêté par des membres du Shin Bet, l’agence israélienne de renseignement, qui pense que ce clown est lié au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) qu’Israël qualifie « d’organisation extrémiste ». L’école de cirque palestinienne dément pour sa part que Mohammed Abou Sakha soit relié à des groupes et a déclaré que sa vie était «dédiée au cirque» et que son seul crime était «de rendre des enfants heureux».

Comme son nom l’indique, la mission de l’école de cirque palestinienne est de former des enfants et de jeunes palestiniens à l’art du cirque et par ce biais, de «renforcer le potentiel social, créatif et physique des Palestiniens», indique le site de l’école.

Mohammed Abou Sakha est l’un des 700 Palestiniens qui sont en détention administrative en Israël. L’Etat hébreu justifie ces mesures par le fait que ce sont des mesures préventives qui ont pour but d’empêcher les Palestiniens d’attaquer des Israéliens.

RT