
Qui se cache derrière le cours le Sénevé de Castres ? Accusé d’intégrisme par l’opposition municipale, l’association à l’origine de cette école se révèle être composée de personnes proches des milieux catholiques traditionalistes, de l’extrême droite et d’avoir un lien avec la majorité municipale.
Au cours le Sénevé de Castres, il y a tout d’abord les enseignants. Huit au total, du français au sport en passant par l’histoire biblique, présentés sur le site internet de l’école.
Marie-Geneviève Soleil est la directrice de l’établissement. Depuis le début de la polémique, c’est elle qui s’exprime pour défendre ce projet dont le but est « la formation de la personne dans toutes ses dimensions : esprit, âme, cœur et corps. » Agrégée de Philosophie, enseignante en lycée durant 15 ans, professeur de français et de latin au Sénevé, son nom apparaît depuis plusieurs années lors des université d’été du Centre Charlier. En juillet 2014, elle participait à une conférence sur le thème de « L’éducation des enfants : le carcan totalitaire, les libertés à reconquérir« .
L’ombre de Bernard Antony
Le 8 février 2014, Bernard Antony, président de l’AGRIF, prononce son discours lors de la demande de dissolution des Femen.
Comme le raconte la Dépêche du Midi, une femme se trouve en deuxième position sur sa liste lors de cette élection. Elle se nomme Françoise Canac. Candidate du FN aux législatives de 2002 sur la circonscription de Castres, son nom et son visage s’affiche aujourd’hui sur le site du cours le Sénevé. Elle est le professeur de Mathématiques de l’école.
Son mari, Patrick Canac, également candidat frontiste en neuvième position sur la liste de Bernard Antony en 2001, est l’un des fondateurs et le trésorier de l’association « les amis du Sénevé », structure à l’origine de la création de l’établissement scolaire.
Des membres actifs de la Manif pour Tous
La femme d’un élu de la majorité municipale de Castres
Dans les statuts « les amis du Sénevé » apparaissent les trois noms des fondateurs : Bertrand de Ligondès, infirmier et président de l’association, Patrick Canac et celui d’Alix Besançon. Cette dernière est l’épouse de Jean-Philippe Audouy. Cet élu municipal appartient à la majorité de Pascal Bugis. Délégué à la sécurité, il avait fait polémique en 2010 pour ses positions anti-IVG.
