BDS : Israël annonce la surveillance généralisée des boycotteurs

Lundi 28 mars, à la suite d’une conférence internationale organisée par Israël autour de la question de la campagne BDS (boycott, désinvestissements et sanctions), le Premier ministre Benjamin Nétanyahou a mis en place une structure chargée de surveiller les boycotteurs au niveau mondial.

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Cette structure, dont on imagine mal qu’elle soit une réelle nouveauté, sera composée d’anciens des services de renseignements, qui traiteront des informations envoyées par des fonctionnaires détachés dans une dizaine d’ambassades. 

Les dirigeants israéliens auront beau hurler à « l’antisémitisme caché » de BDS et dénoncer « ceux qui rêvent de nous détruire », le mouvement en faveur du boycott continuera à gagner en influence tant qu’aucune perspective de reprise des négociations israélo-palestiniennes ne se dessinera.

Et que Benyamin Nétanyahou continuera à parler quotidiennement de la paix sans y associer de gestes démontrant qu’il a vraiment l’envie de la faire».

Zaman France

Les USA condamnent la création d’une liste d’entreprises israéliennes opérant dans les colonies

Les Etats-Unis ont condamné mercredi la décision du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU la semaine dernière pour créer efficacement une liste noire des sociétés opérant dans les colonies en Cisjordanie, à Jérusalem-Est et les hauteurs du Golan occupé, en affirmant qu’ils s’ « opposent catégoriquement » à cette décision et en accusant le conseil d’avoir un parti pris contre Israël.

The Time Of Israel


L’ONU va établir une liste d’entreprises israéliennes opérant dans les colonies

La colonisation est illégale au regard des lois internationales. Le Conseil des droits de l’homme (CDH) des Nations unies a donc décidé jeudi 24 mars de dresser une liste des entreprises opérant dans les territoires occupés par Israël.

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L’organe des Nations unies a adopté au cours de sa session achevée jeudi quatre résolutions relatives à l’occupation par Israël des territoires palestiniens, à la colonisation israélienne, au droit des Palestiniens à l’autodétermination et au respect du droit international dans ces territoires.

L’une d’elles « exige qu’Israël, puissance occupante, cesse immédiatement toute activité de colonisation dans tous les territoires palestiniens occupés, y compris à Jérusalem-Est, et dans le Golan syrien occupé ». Elle presse les Etats de « veiller à ne rien faire qui revienne à reconnaître ou à soutenir l’expansion des colonies ». Elle demande donc au Haut-Commissaire pour les droits de l’homme de l’ONU de « produire une base de données de toutes les entreprises » opérant dans les colonies. Cette liste serait mise à jour chaque année.

Israël occupe la Cisjordanie depuis 1967. La saisie de terres, et plus largement la colonisation, qui s’est poursuivie sans relâche sous les gouvernements israéliens de droite comme de gauche, sont dénoncées par les Palestiniens et la communauté internationale comme rognant un futur Etat palestinien et compliquant toujours davantage la paix.

Israël a pris possession de 234 hectares de terres au début de mars ; ce qui correspond à la plus importante prise de possession de terres depuis des années dans la stratégique vallée du Jourdain, qui marque la frontière avec la Jordanie à l’est de la Cisjordanie.

Le Monde

Canada : des autocollants conseillent aux consommateurs de ne pas acheter les produits israéliens

Des stickers «Attention ! Ne pas acheter ce produit. Fabriqué en Israël, un pays qui ne respecte pas le droit international, la 4e convention de Genève et les droits de l’Homme» apparaissent dans les supermarchés canadiens.

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Les stickers sont distribués gratuitement par une association pour la justice et la paix au Moyen-Orient. Cette campagne a été lancée par l’association en réponse à un projet de loi voté par la chambre des communes le mois dernier.

Cette loi qui veut sévir contre les organisations, groupes ou individus canadiens soutenant la campagne Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS). BDS est un mouvement citoyen qui tente de faire pression sur Israël pour que celui-ci «se plie au droit international et aux droits des Palestiniens». Le mouvement est en faveur du boycott des produits et sociétés qui tireraient profit de la violation de ces droits. La campagne cible aussi des institutions culturelles et universitaires israéliennes.

En quelques semaines des autocollants ont été retrouvés sur des bouteilles de vin israélien à Vancouver, Calgary ou Alberta. Les sociétés visées ont enlevé les étiquettes et promis plus de vigilance. La Ligue de Défense juive du Canada a écrit au ministre fédéral de la sécurité, elle souhaite que ces personnes soient arrêtées car elles «dégradent volontairement des locaux commerciaux et empêchent les artisans d’exercer une activité normale».

RT

L’University College London vote pour le boycott d’Israël

Le Centre Pinsker a déclaré qu’il allait travailler avec l’UCL Friends of Israel society pour contester juridiquement la décision.

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Le syndicat étudiant de l’University College London (UCL), la plus grande institution d’enseignement supérieur de la capitale britannique, a voté pour adopter officiellement une motion défendant le Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS).

La motion a été adoptée à 14 voix contre 4 lors d’un vote des cadres du syndicat. Une proposition de la motion pour que la question soit débattue à l’Assemblée générale du syndicat des étudiants a été rejetée, tout comme un autre appel pour changer le vocabulaire et supprimer le mot « boycott ».

Le vote a été proposé par les représentants de l’UCL Friends of Palestine society qui se sont réjouis de l’adoption de la motion sur Twitter.

Le Centre Pinsker pour l’éducation sioniste, un groupe pro-israélien travaillant avec des étudiants dans les universités britanniques, a publié une déclaration rejetant la motion.

The Time Of Israel

«Ne diabolisez pas Israël» : le Canada adopte une motion contre l’appel au boycott et BDS

Le Premier ministre Justin Trudeau a apporté son soutien au texte proposé par les Conservateurs visant à condamner «toute tentative» de promouvoir le boycott contre l’Etat hébreu, à l’intérieur et à l’extérieur du Canada.

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Le projet de loi, passé lundi à 229 contre 51 votes, appelle le gouvernement à sévir contre les organisations, groupes ou individus canadiens soutenant la campagne Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS). Selon le texte, celui-ci promouvrait «la diabolisation et la dé-légitimation» d’Israël.

BDS est un mouvement citoyen qui tente de faire pression sur l’Etat hébreu pour que celui-ci «se plie au droit international et aux droits des Palestiniens». S’inspirant de la campagne ayant aidé à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud, BDS prône le boycott des produits et sociétés qui tireraient profit de la violation de ces droits. La campagne cible aussi des institutions culturelles et universitaires israéliennes.

Pour le directeur-général du Centre consultatif des relations juives et israélienne, la campagne de boycott «ne contribue pas à la paix», mais est plutôt une «discrimination basée sur la nationalité» qui «cause du tort aux Israéliens comme aux Palestiniens en écartant encore les deux parties», comme il l’a déclaré au journal israélien The Times of Israel.

Trudeau poursuit le rapprochement avec Israël

Justin Trudeau, du Parti libéral, semble marcher sur les pas de l’ancien Premier ministre canadien Stephen Harper, qui entretenait des liens chaleureux avec Israël. L’actuel Premier ministre avait d’ailleurs déjà affiché publiquement son opposition au mouvement de boycott en mars 2015 sur Twitter, en affirmant que le mouvement BDS n’avait pas sa place sur les campus canadiens.

En 2014, Trudeau s’était prononcé en faveur du droit d’Israël à se défendre durant l’opération Bordure protectrice, pendant laquelle 2 200 Palestiniens avaient été tués après 50 jours de conflit.

RT

#DroitAuBoycott : le Conseil de Paris condamne la campagne BDS

La campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) est officiellement condamnée par la mairie de Paris dont est à la tête Anne Hidalgo, a-t-on appris mardi 16 février. 

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Pour le premier conseil de Paris de l’année qui s’étale du lundi 15 au mercredi 17 février, deux vœux proposés étaient relatifs à la condamnation du boycott des produits israéliens. L’un était porté par la majorité socialiste et le second par l’opposition de droite Les Républicains.

Le Conseil de Paris a approuvé l’initiative mardi, « en condamnant le boycott envers Israël et les appels à participer à ce boycott qui sont relayés lors de rassemblements sur l’espace public parisien » et « en s’opposant publiquement à toutes les tentatives d’isoler Israël du concert des nations », tout en « en réaffirmant son attachement à la promotion d’une solution pacifique au conflit israélo-palestinien ».

Saphir News

Le Crif accuse David Pujadas de commettre des « attaques antisémites »

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Jeudi 11 février, Roger Cukierman, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), a adressé une lettre à la direction de France Télévisions pour se plaindre d’un reportage diffusé le 10 février dans le journal télévisé de France 2 et consacré au mouvement « Boycott Désinvestissement Sanction » (BDS).
Voici le reportage en question :

Ce reportage apparaît d’une remarquable objectivité, donnant la parole aux pro- et aux anti-BDS, rappelant même que, si l’Union européenne vient de prendre la décision d’étiqueter tous les produits des colonies juives entrant en Europe, pour que le consommateur soit informé de leur provenance exacte, la justice française vient, de son côté, de donner tort aux activistes en déclarant discriminatoires les appels au boycott du BDS.

Communiqué du CRIF 

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Agora Vox

Valls envisage des mesures contre les manifestations en faveur du boycott de produits israéliens

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Le premier ministre Manuel Valls aimerait davantage contraindre les manifestations appelant au boycott des produits israéliens, a-t-il expliqué lundi 18 janvier.

« Je pense que les pouvoirs publics doivent changer d’attitude vis-à-vis de ce type de manifestations » qui participent, selon lui, d’un « climat nauséabond ». Pour le premier ministre, « on est passé de la critique d’Israël à l’antisionisme et de l’antisionisme à l’antisémitisme » :

« Je pense que nous allons prendre des dispositifs  mais toujours dans l’Etat de droit  qui doivent montrer que ça suffit, et qu’on ne peut pas tout se permettre dans notre pays. J’en parlerai, et j’en ai déjà parlé avec le ministre de l’intérieur. »

M. Valls, qui s’exprimait devant Les Amis du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), n’a cependant pas repris à son compte « l’interdiction » appelée de ses vœux par le président du CRIF, Roger Cukierman.

DES MILITANTS CONDAMNÉS EN OCTOBRE

Manuel Valls avait condamné en décembre les campagnes visant les produits israéliens du fait du conflit avec les Palestiniens menées par le mouvement BDS (pour « boycott, désinvestissement et sanctions »).

La Cour de cassation avait condamné en octobre 14 militants du mouvement BDS, faisant de la France la seule démocratie au monde où l’appel au boycott par un mouvement associatif ou citoyen pour critiquer la politique d’un Etat tiers est interdit.

Le Monde