« La France aux Français », Libérez la Gaule », et croix gammées taguées sur la mosquée de Pontarlier

Capture d’écran 2015-11-15 à 20.08.27

Outre des inscriptions à connotation raciste, du jambon et du lardon ont été déposés devant le palier. Le responsable de la mosquée prône l’apaisement.

Le président de l’association de la mosquée de Pontarlier a été prévenu à 1 heure du matin, ce dimanche. Des personnes mal avisées ont déposé du jambon et du lardon sur la poignée et devant la porte d’entrée du lieu de culte, place Jules-Pagnier. Des inscriptions consternantes et une croix gammée, vite effacées dans la nuit par les services d’astreinte de la Ville, ont également été constatées par les policiers (« La France aux Français », Libérez la Gaule »).

Le président de l’association cultuelle Naceur Benyahia a expliqué la situation à ses fidèles ce dimanche à midi et, comme à son habitude, prône l’apaisement : « Je leur ai dit qu’il y aurait toujours des dérapages, mais qu’il fallait garder son calme. Le président François Hollande a fait un appel à l’union nationale, il faut jouer le jeu. Ce qui s’est passé à Pontarlier, ce n’est pas grave comparé à ce qui s’est passé à Paris. Il ne faut pas ajouter de l’huile sur le feu comme le font certains politiques et faciliter la division. »

Par le passé, la mosquée Philippe-Grenier de Pontarlier avait déjà été l’objet de vandalisme similaire, notamment en janvier et novembre 2014.

Naceur Benyahia portera plainte ce lundi. Dans le cadre de la procédure de justice à venir, les images de la caméra de vidéoprotection installée sur la place en début d’année seront certainement exploitées à bon escient.

Est républicain

Aurélien tabasse le compagnon de son ex, met le feu à sa voiture et menace de faire sauter le quartier

imageLe forcené qui s’en était pris au nouveau compagnon de son ex et voulait faire sauter le quartier, a été condamné à de la prison ferme.

Le bras en écharpe, Aurélien Droy-Quéry porte encore les stigmates de cette nuit de lundi à mardi. Celle où sa colère accumulée depuis dix-huit mois est ressortie de manière spectaculaire.

Tout commence vers 4 heures du matin à Mont-d’Origny quand sa mère appelle l’ancienne compagne d’Aurélien à la rescousse. Pour le calmer car il est plus que nerveux. Sa présence aura l’effet inverse. Il met rapidement fin à l’échange verbal, va chercher une masse, avant de fracasser la voiture de la mère de famille et d’y mettre le feu.

Après avoir trouvé refuge chez une amie pour le reste de la nuit, la mère de famille rentre chez elle vers 7 h 30 du matin. « Et là, vous lui avez sauté dessus », résume la présidente du tribunal.

Pourtant ce n’est pas après elle qu’il en veut, mais après son nouveau compagnon. Aurélien force l’entrée avec un tournevis et fonce à l’étage ou son rival dort. « Je voulais qu’il souffre comme il m’a fait souffrir depuis dix-huit mois ». la victime a ensuite été rouée de coups.

Aisne nouvelle

Manifestation islamophobe à Calais : une pétition pour l’ouverture d’une instruction judiciaire

image

Lors de la manifestation islamophobe et anti-migrants qui s’est déroulée dimanche, à l’initiative de Pegida (Européens patriotes contre l’islamisation de l’Occident), dans le centre-ville, un homme avait tenté de mettre le feu à un exemplaire du Coran. Un acte que les auteurs d’une pétition espèrent bien voir puni.

Au cours de ce rassemblement, un militant pro-migrant avait tenté de saisir un drapeau du mouvement d’extrême droite La Dissidence française (et non un drapeau français). Ce Calaisien, Laurent Maameri, avait été interpellé et placé en garde à vue pendant huit heures pour incitation à « la commission de crimes et délits ».

Ce même jour, quelques minutes plus tôt, boulevard Jacquard, un homme avait commencé à brûler un exemplaire du Coran sans avoir été interpellé. Des flammes avaient jailli mais l’un des organisateurs de la manifestation l’avait saisi, trouvant le geste excessif.

En réaction à cet acte, Laurent Maameri a lancé mardi soir une pétition sur Internet à l’attention du parquet de Boulogne-sur-Mer et procureur de la République « pour l’ouverture d’une instruction judiciaire pour autodafé du Coran ». Il s’agit, indique la pétition, « de punir les auteurs de l’autodafé du Coran en place publique. C’est un flagrant délit de provocation à la haine raciale et religieuse ».

Plus de 300 signatures

La pétition, également distribuée dans des commerces calaisiens, a déjà recueilli plus de 300 signatures mercredi après-midi. Elle n’a pas encore été envoyée au procureur de la République mais Laurent Maameri, qui pour l’heure ne fait pas l’objet de poursuites judiciaires, compte la faire parvenir la semaine prochaine.

La voix du nord

Yvannick condamné pour avoir battu à mort Jacques

imageAprès trois jours de procès, le jeune Lensois qui avait battu à mort un sexagénaire à son domicile vient d’être condamné à dix ans de prison ferme.

Durant deux jours, les circonstances du drame qui ont mené à la mort de Jacques Lefebvre, 69 ans, ont été présentées avec force détails.

Les jurés de la cour d’assises ont vécu à nouveau cette nuit du 11 au 12 juillet où Yvannick Koszinski, ivre d’alcool et de rage, force la porte d’une maison de la résidence de la Perche à Lens. Photos à l’appui, ils ont pu imaginer avec quelle violence il roue ensuite de coups son occupant, jusqu’à ce que mort s’ensuive. Quant à savoir pourquoi le jeune homme, 20 ans au moment des faits, s’en est pris au sexagénaire, la question reste sans réponse.

La thèse du crime homophobe semble être privilégiée, la victime lui ayant fait des avances quelques jours plus tôt. Elle ne devrait cependant jamais être confirmée, faute de témoins et de preuves. L’accusé s’est dit incapable de se remémorer quoi que ce soit.

La voix du nord

Stéphane derobe 17 000€ à l’association des parents d’élèves

imageLorsqu’en octobre 2013, la nouvelle trésorière de l’association de parents d’élèves de l’école des Cobbers prend ses fonctions, elle va en quelques mois découvrir un trou dans la caisse de 16 642,98 euros.

Son prédécesseur est rapidement mis en cause. Stéphane M., 49 ans a été condamné mardi à six mois de prison pour abus de confiance.

L’analyse fine des comptes laisse entrevoir un trou de près de 17 000 euros. Sur les relevés bancaires, il y a d’étranges retraits en liquide, essentiellement des sommes allant de 100 à 1 000 euros. Il y a aussi des paiements non justifiés en carte bancaire. Stéphane M. en admettra certains auprès de la trésorière.

La voix du nord

Suspension du directeur de l’IUT de Saint-Denis, accusé de manipulation islamophobe

4808192_3_3f9b_samuel-mayol-le-26-octobre-a-l-hotel-de_11509b5f28324cf2ed7addcf92a2aa1f

Le directeur de l’IUT de Saint-Denisaccusé de manipulation islamophobe, a été suspendu de ses fonctions, jeudi 12 novembre, par le président de l’université Paris-13.

Lauréat du prix de la Laïcité 2015, Samuel Mayol, dont l’action en faveur de la laïcité a été saluée récemment par Manuel Valls, est suspendu « à titre conservatoire », dans l’attente de la décision de la section disciplinaire de l’université, pour une durée de quatre mois renouvelable.

L’accès aux locaux de l’université lui sera également interdit pour une durée de trente jours, également renouvelable. La décision de suspendre M. Mayol a été prise en vertu d’un arrêté signé par Jean-Loup Salzmann, le président de Paris-13, qui a demandé au ministère de nommer un administrateur provisoire.

« J’ai pris cette décision pour répondre à la situation préoccupante des personnels de l’IUT », plongé depuis deux ans « dans un climat conflictuel et de suspicion généralisée », a déclaré M. Salzmann.

« Un climat conflictuel et de suspicion généralisée »

Selon le texte de l’arrêté, dont l’AFP a eu copie, il est notamment reproché à Samuel Mayol d’avoir introduit à la mi-octobre « un nombre significatif d’objets cultuels », en l’occurrence des tapis de prière, dans le local d’une association étudiante musulmane pour faire croire à une dérive communautariste au sein de l’institut universitaire technologique (IUT) de Saint-Denis.

Autre grief, « certains agents de l’IUT auraient », avec son accord, « bénéficié de congés indus, comptabilisés de manière parallèle, en dehors du logiciel de gestion habituel ». Enfin, M. Mayol est accusé de conflit d’intérêts pour avoir signé une convention de partenariat entre l’IUT et un organisme de formation, le CFA Codis, qui se trouve être l’employeur de sa femme.

Le directeur de l’IUT a reçu un prix le 26 octobre du Comité Laïcité République, une association de défense de la laïcité, « pour son action en faveur de la neutralité dans l’enseignement supérieur face à la montée d’incidents communautaristes ».

Lors de la cérémonie de remise du prix à M. Mayol, à l’hôtel de ville de Paris, le premier ministre, Manuel Valls, avait déclaré que la mobilisation menée par le gouvernement pour la laïcité devait « aussi concernerl’université » et avait fait part de son « soutien » au récipiendaire.

le monde

Carlos accusé d’agressions sexuelles par ses employées

image

Il est décrit comme un « macho » qui « aime bien le pouvoir », qui « fait ronfler le moteur de sa BMW ». Surtout, il est dressé par les plaignantes et des témoignages le « portrait d’un homme très, très porté sur les femmes », résume le président du tribunal correctionnel du Havre. À la barre, Carlos conteste les accusations d’agressions sexuelles formées par cinq femmes qui ont été entre 2005 et 2008 ses subordonnées. Tout au plus, il concède avoir été « familier ». Dans la procédure, il est inscrit bien davantage.

La première victime « subit des mains sur la poitrine, sur les fesses ». 

Une troisième jeune femme va rapporter les mots de Carlos, sa langue qui « lèche la joue pour dire au revoir ».

Puis vient une nouvelle salariée victime. Après un rendez-vous commercial, le patron lui propose un verre au magasin du Havre. Il lui impose des caresses, lui demande d’« écarter les jambes », tout en promettant qu’elle peut lui faire « confiance ». La jeune adulte chute au sol. Il se positionne sur elle, lui réclame « qu’un baiser ». Il tente de photographier sous sa jupe.

La cinquième victime sera menacée jusqu’à chez son nouveau travail.

Paris Normandie

Plus de vingt ans de sa vie en prison, Christophe arrêté pour recel, vol et port d’armes

imageÀ 42 ans, le prévenu a passé plus de la moitié de sa vie en prison, vingt-deux années au total, alternant emprisonnement et périodes de liberté. Il compte trente-quatre mentions à son casier judiciaire.

Christophe Lecourbe était jugé, jeudi, en comparution immédiate par le tribunal correctionnel d’Évreux pour deux vols, un recel, une tentative de vol et un port d’arme sans autorisation, commis le 3 novembre dernier à Louviers.

À bord d’un véhicule volé

Le recel concerne une Golf Volkswagen dans laquelle le vigile l’a aperçu. Le véhicule avait été volé à Elbeuf et il se retrouve seul à bord sur le parking du supermarché.

Un autre vol concerne un autoradio dérobé dans la nuit du 2 au 3 novembre après avoir fracturé la vitre d’une voiture. La dernière infraction est une tentative de vol selon le même mode opératoire interrompu par l’arrivée d’un voisin.

Paris Normandie

Claude, ancien notaire, condamné pour avoir détourné 78 800€ à une vieille dame

image

Un ancien notaire de Lamarche a dû répondre ce mardi, devant le tribunal correctionnel d’Epinal, d’abus de confiance aggravé et d’abus de faiblesse. La justice lui reproche un détournement de plusieurs dizaines de milliers d’euros.

C’est en février 2011 que la justice met un coup d’arrêt aux agissements de Claude Rauscher, aujourd’hui âgé de 69 ans. L’officier ministériel avait été nommé curateur en 1978 d’une demoiselle de 51 ans à la demande du père de cette dernière. L’héritière souffrant « d’un petit déficit intellectue l » n’a pas eu de vie professionnelle. Les dix dernières années de son existence, elle les a passées dans une maison médicalisée de Reims. Elle est décédée en 2008, à l’âge de 81 ans.

Près de deux ans après la mort de la défunte, ses comptes ont continué de fonctionner. Le curateur, passionné et propriétaire de plusieurs chevaux de course, n’a pas signalé le décès de sa protégée aux agences bancaires. « Un enrichissement personnel à hauteur de 78 800 euros », relève le vice-procureur Vincent Légaut. Deux contrats d’assurance-vie ont été souscrits par l’héritière au profit de l’épouse du notaire (le couple a divorcé en 1995). La femme a d’ailleurs touché 407 000 euros au décès de la vieille demoiselle.

Vosges matin

Prison ferme pour Franck, l’arracheur de sac à main

imageTête basse, les yeux rougis par les pleurs, Franck Vosgien n’en mène vraiment pas large devant les juges du tribunal d’Epinal. Quoi de plus logique à l’écoute des faits reprochés à cet homme de 23 ans ? En l’espace de deux semaines, l’individu a volé trois sacs à main à des passantes qui se promenaient dans les artères de Rambervillers. Si à la barre, il affirme qu’il ne choisissait pas ses victimes, les faits laissent penser le contraire. En effet, ces dernières sont âgées de 64, 70 et 81 ans.

Si les deux premiers vols à l’arraché se sont déroulés sans trop de « casse » pour les victimes, il en fut tout autrement pour le troisième. La passante, âgée de 70 ans, a été traînée au sol au moment du vol. Ce qui lui a valu une luxation de l’épaule et une incapacité totale de travail de 21 jours.

Vosges matin

Prison ferme pour Martin, interpelé avec 100.000 € en liquide

image

« Je ne sais pas si c’est de l’argent sale ou non, mais je ne souhaite pas vous dire qui me l’a confié. C’est un homme d’affaires qui a déjà été condamné pour crime et envers lequel j’avais depuis quatre ans une dette de 25.000€. »

L’homme qui donne ces explications par la voix de son interprète est un Suédois de 32 ans. C’est sous ses pieds que les douaniers ont trouvé 100.000€ conditionnés dans des sacs plastiques et cachés sous le tapis de sol du véhicule.

Entendu, le prévenu a expliqué qu’il devait acheminer ces 100.000€ (plus les 840€ retrouvés sur lui) à Alicante, en Espagne.

Le représentant des douanes n’a aucun doute : il s’agit d’une opération de blanchiment d’argent sur fond de trafic de stupéfiants.

Le tribunal a condamné l’intéressé, Martin Winqvist, à 6 mois ferme.

Est republicain

Eddy et Sylvain jugés pour avoir tué Franck de 47 coups de couteau

imageSeul il y a trois ans dans le box des assises pour le meurtre de Franck Baranbo, tué de 47 coups de couteau à Saint-Max en 2009, Eddy Sanfilippo avait assuré que Sylvain Perrin avait aussi joué de la lame.

Sylvain Perrin n’était pas présent lors de la marche blanche dédiée à Franck Baranbo, 20 ans, lardé de 47 coups de couteau à Saint-Max dans la nuit du 10 au 11 janvier 2009. Cette fois, il est bel et bien assis sur le banc des accusés aux côtés d’Eddy Sanfilippo qui, après avoir assuré pendant de très longs mois qu’il était l’unique auteur de ce crime, avait provoqué un énorme coup de théâtre il y a trois ans, au premier jour des assises, en lâchant, devant une assistance médusée, que Sylvain Perrin avait également porté des coups.

L’ADN de la victime sur la veste et le pantalon

Diligentées sur les mêmes scellés mais réalisées à d’autres endroits sur la veste et le pantalon que portait Sylvain Perrin le soir des faits, les analyses sont formelles : on y relève l’empreinte génétique de Franck Baranbo…

Eddy Sanfilippo affirme ne pas avoir vu le début de la dispute, avoir constaté que Sylvain Perrin commençait à mettre des coups de lame à la victime. L’agresseur aurait alors cassé son couteau et, d’un signe de tête, lui aurait signifié qu’il devait continuer. Il se serait alors exécuté.

Les deux hommes auraient ensuite cherché de l’essence avec le scooter de Perrin et ce dernier aurait mis le feu au corps de la victime.

Vosges matin

Interpellé pour avoir fait une «quenelle» à Manuel Valls

imageUn homme qui avait fait une «quenelle» lors de la visite de Manuel Valls à Moirans (Isère) a été interpellé ce mardi matin non loin de là, à Rives.

L’homme avait été filmé en train de faire son geste, précisent les gendarmes.
Deux semaines après des scènes d’émeutes, le Premier ministre s’est rendu vendredi à Moirans avec un message de fermeté, assurant que «la République ne pliera pas» et promettant des «sanctions à la hauteur de la violence».
A sa sortie de la mairie, quelques centaines de personnes l’attendaient, mêlant appels de bienvenue et sifflets émanant d’une vingtaine de jeunes gens hostiles.
Le 20 octobre, une trentaine de voitures avaient été incendiées, certaines jetées sur les voies SNCF. La violence était partie d’un camp de gens du voyage qui souhaitaient que l’un d’entre eux, incarcéré, puisse assister à des obsèques.

Le dauphine

Jacques Attali : « Il est plus difficile aujourd’hui d’être un jeune musulman que d’être un jeune juif »

« C’est beaucoup plus difficile aujourd’hui d’être un jeune musulman que d’être un jeune juif », a assuré l’essayiste Jacques Attali, invité samedi du Bondy Blog Café sur LCP.

« L’histoire de France est ainsi faite. Il a été très difficile d’être un jeune Italien au début du XXème siècle, puis un jeune Polonais, puis un jeune juif. Aujourd’hui, c’est au tour des jeunes musulmans d’être dans une situation difficile », a expliqué l’ancien conseiller de François Mitterrand.

LCP

Daniel jugé pour détention d’images pédopornographique, et menace sur son ex belle fille

image

Une affaire aux confins de la morale et du droit devant la cour d’appel de Rouen. Daniel P., Eudois de 63 ans, a été condamné à Dieppe en comparution immédiate pour avoir détenu des images pédopornographiques et pour avoir commis des violences sur son ex-belle-fille.

 Il a aussi été condamné pour avoir atteint à la vie privée de son ex-belle-fille en copiant des images tirées de pages Facebook. Le tout en récidive légale.

Le tribunal de Dieppe a prononcé cet été une peine de trois ans de prison et de sept ans de suivi sociojudiciaire, s’appuyant notamment sur une expertise psychiatrique laissant ouverte la possibilité d’un éventuel passage à l’acte du sexagénaire sur son ancienne parentèle.

Paris Normandie