Une femme accuse un prêtre de l’avoir frappé

Hier, l’un comme l’autre, ont tenté de joindre la rédaction afin de faire valoir leur version s’agissant de l’altercation qui a eu lieu lundi en fin de journée quartier Saint-Jean à Ajaccio.

1051084

Lundi soir une femme a été agressée alors qu’elle se trouvait dans sa voiture. « J’ai reçu des coups de poings dans la nuque ainsi que sur la tête, mais pas au visage », explique la victime.

Le prêtre qui officie dans le quartier situé à l’entrée de la ville, serait impliqué dans cette rixe selon plusieurs témoins.

Dès les premières minutes l’information circule. Cette dernière replace le prêtre du quartier près de la victime au moment des faits. « Mais je suis incapable de frapper qui que ce soit, c’est grave d’imaginer cela. Ce n’est pas possible, c’est incompréhensible », assure le prêtre.

À côté de lui, deux personnes s’emparent du combiné afin d’accréditer sa version. « J’étais là, il n’a rien fait. Cette dame est venue vers nous et a insulté le père. On n’a pas compris ce qui se passait. Et puis elle est repartie », attestent des témoins.

Pourtant, cette femme a bien reçu des coups. Pour cette partie-là, il n’y a plus de témoins…

Corse Matin

Danielle et sa fille frappent des policiers et tiennent des propos racistes envers un « policier arabe »

15679_844_police

Face au tribunal, Sabrina, 28 ans, n’a pu s’empêcher, hier, de sourire à l’évocation par la présidente Breuil des faits reprochés d’outrage et de violence. « Il n’y a pas de quoi pourtant s’amuser« , ont dénoncé Me Ambrosino et Me Gony Massu pour les parties civiles et Mme Gory, substitut du procureur.

Le 25 août dernier, Sabrina, accompagnée de sa mère Danielle, âgée de 56 ans, se sont présentées au commissariat pour déposer plainte à l’encontre du compagnon de Sabrina pour des violences conjugales. Estimant que des personnes arrivées après elles, n’avaient pas à être entendues avant, les deux femmes se sont énervées.

Danielle a dû être écartée pour être isolée ; ce qui n’a pas plu à sa fille. Avec son bébé dans les bras, elle a foncé sur une agent de police et l’a frappé à coups de pied et de poing. Plusieurs policiers ont dû intervenir pour maîtriser les deux femmes qui ont tenu, en plus, des propos sexistes et racistes.

Si elles ont admis s’être énervées, elles ont contesté les propos racistes et mis même en cause la présence d’un policier d’origine maghrébine : « Ils ont inventé ça, le policier arabe, il n’était pas là, ça c’est clair et net« , a lâché Danielle alors que sa fille qui avait déclaré être « contente, quand un flic se fait buter« , a terminé ainsi : « Si les policiers en ont ras-le-bol d’être insultés, eh bien, nous, on a ras-le-bol d’eux.« .

Aussi, le tribunal est allé au-delà des réquisitions et a condamné Danielle à 4 mois de prison avec sursis et Sabrina à 6 mois avec sursis.

La Provence

Prison ferme pour Fiona, la voleuse de bébé

Fiona Ghilarducci, 22 ans, retournera donc en prison. Le 27 août 2012, cette jeune fille fragile avait enlevé un nourrisson à la maternité de Saint-Joseph.

Capture-decran-2013-05-05-a-14

C’est une affaire qui s’était bien terminée. Et un crime sans mort devant les assises, c’est suffisamment rare pour être souligné. Néanmoins, l’avocat général, Thierry Villardo, est resté « sec »devant « les problèmes » de Fiona Ghilarducci. « Le mobile fourni n’est pas raisonnable », estime-t-il. La jalousie vis-à-vis de son frère n’est pas à la hauteur du choc des parents du petit Zacharia, enlevé à 4 jours, à la maternité de Saint-Joseph à Marseille, le 27 août 2012. « L’acte était prémédité, rappelle l’accusation.

Toute la journée, la jeune fille s’était donc mise en quête d’un bébé. À La Conception d’abord, où elle tentait d’amadouer une jeune maman en se faisant passer pour une stagiaire. Méfiante, la mère avait prévenu les infirmières qui finissaient par la faire partir. Fiona s’était alors rabattue sur Saint-Joseph…

la justice lui a infligé une peine de cinq ans de prison, assortie d’un suivi sociojudiciaire de trois ans avec obligation de travailler ou de suivre une formation professionnelle.

La Provence

Deux politiciens tchèques d’extrême-droite inculpés pour antisémitsme

Adam Bartos et Ladislav Zemanek ont souligné « le besoin urgent de résoudre la question juive » dans une note signée.

IMG_20150127_165026-11-635x357

Deux politiciens tchèques d’extrême-droite ont été inculpés pour incitation à la haine et diffamation dans une note qu’ils ont écrit soutenant l’accusation de sang datant du 19e siècle.

La police a lancé des poursuites pénales contre les hommes, le 20 décembre.

Adam Bartos, président de la Démocratie nationale, un parti politique tchèque d’extrême-droite, et Ladislav Zemanek, un responsable du parti, ont laissé la note signée de leurs noms pendant les dernières fêtes de Pâques à un mémorial pour Anezka Hruzova, une femme de 19 ans qui a été assassinée en 1899. Bartos n’a pas nié avoir laissé la note.

Leopold Hilsner a été condamné à mort pour le crime, qui a été perpétré, selon les avocats, dans le cadre d’un rituel juif. L’affaire a reçu une grande attention et est devenue l’un des procès les plus notoires pour l’accusation de meurtre rituel contre les Juifs en Europe. Hilsner a été gracié après 18 ans de prison mais n’a jamais été acquitté.

La note, signée par Bartos et Zemanek au nom du Démocratie nationale, affirmait que le meurtre a « uni la nation tchèque et a montré le besoin urgent de résoudre la question juive. La question juive n’a pas été traitée de manière satisfaisante à ce jour ».

La police de la ville tchèque de Jihlava a déclaré que les hommes ont laissé la note à un mémorial au nom de la jeune femme assassinée à Polna, une ville voisine. Les deux hommes ont publié plus tard une photographie de la note dans les médias sociaux.

Les hommes pourraient être condamnés jusqu’à trois ans de prison en cas de condamnation.

Time Of Israel

Voleur, récidiviste, Maxence avait déféqué chez ses victimes

image

Quand ce Petit-Quevillais se réveille, le 26 décembre dernier, les cadeaux qu’il découvre sont loin d’être agréables. En plus des déjections humaines qu’il retrouve sur son sol, les clés de sa voiture manquent à l’appel. Alerté par un bruit de choc, il constate que son véhicule est encastré dans un poteau. Le voleur alcoolisé est encore sur place. Le propriétaire l’interpelle et prévient les autorités. Comparution immédiate.

« Particulièrement véhément »

Maxence Toumert, 35 ans, avait déjà montré sa capacité à souiller le bien des autres en février 2015. Il avait alors réparti ses fluides corporels dans les bureaux de son ex-avocat Me Noël, donnant un tout autre sens à l’expression « cabinet d’avocat ».

La condamnation tombe : 18 mois d’emprisonnement assortis d’un mandat de dépôt. Maxence Toumert s’effondre, n’oubliant cependant pas de faire une dernière déclaration à Paris-Normandie sous la forme d’un doigt levé accompagné d’un « fuck you ». Décidément poète.

Paris Normandie

Laurent condamné pour le viol d’une octogénaire

l-isolement-des-personnes-agees-aggraverait-les-risques-de_3142696_800x400

Laurent Di Mercurio a été reconnu coupable. Il contestait les faits mais pas l’ADN qui l’a trahi.

Quinze ans de réclusion criminelle. La cour d’assises de la Gironde a rendu son verdict, mercredi après-midi et condamné Laurent Di Mercurio, 33 ans, pour le viol d’une octogénaire chez ellele 25 novembre 2007 sur le bassin d’Arcachon.

« On lui a gâché la fin de sa vie », poursuite Me Berland. « Elle a connu la guerre, a travaillé durement toute sa vie et maintenant, ça. On a tous une mère ou une grand-mère âgée de 85 ans. Cela rend les faits encore plus odieux et insoutenables à nos yeux. »

Sud Ouest

Roland le grand-père incestueux quitte le tribunal libre

À la barre du tribunal correctionnel du Havre, lundi, l’homme de 79 ans parle à plusieurs reprises de « jeu» pour qualifier les attouchements subis par ses deux petites-filles, entre 1996 et 2006. 

02031757

Roland C. a d’abord violé ses trois filles, selon elles. Chacune ignorait que les deux autres enduraient les mêmes actes qu’elle. Chacune a tu son secret. Aujourd’hui, les faits sont prescrits pour qu’ils puissent être poursuivis. Mais en 2012, les paroles éclosent.

Une petite-fille de l’habitant de Montivilliers, adolescente, évoque les gestes de son papy quand elle avait entre 5 et 8 ans. À son domicile, Roland la prend par la main pour l’emmener dans une chambre. « Je ne comprenais pas ce qu’il voulait. Je me laissais faire. » Il la déshabille. Il se déshabille. L’adolescente a alors en mémoire une pénétration qui ne sera pas confirmée par l’enquête.

Aussi, Roland vient rendre visite chez les parents de l’enfant. Dans le noir, « j’ai eu le sentiment qu’il me touchait partout ». Ces souvenirs reviennent en mémoire en 2012. Tout comme une scène dans la buanderie. Roland concède cette seconde série de gestes. «J’ai dérapé. » « Tous les mercredis » durant deux années, tandis qu’elle avait 5 et 6 ans, elle est victime d’attouchements dans le grenier.

 À jamais, le vice sur ses filles est prescrit. Il n’est reconnu coupable que des gestes sur ses petites-filles et est condamné à quatre ans de prison pour moitié ferme. Quatre mois avaient été effectués en préventive en 2013, avant un placement sous contrôle judiciaire. Aujourd’hui, tout mandat de dépôt est écarté. Le Montivillon quitte donc libre le tribunal.

Paris Normandie

Un professeur poursuivi après avoir ironisé sur les « blancos » de Valls

Un maître de conférence d’Avignon est poursuivi pour avoir ironisé dans des mails internes sur des déclarations controversées de Manuel Valls.

Un-professeur-poursuivi-apres-avoir-ironise-sur-les-blancos-de-Valls

Un maître de conférence de l’université d’Avignon (UAPV) est convoqué devant le tribunal correctionnel le 27 janvier pour avoir, dans des mails internes à son établissement, ironisé et repris des déclarations de Manuel Valls sur les « blancos », a-t-on appris de sources concordantes mardi.

Accusé de provocation à la haine. Bernard Mezzadri, 55 ans, comparaîtra pour provocation à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race, selon la citation à comparaître. Il lui est reproché, dans un échange de messages, d’avoir notamment déclaré, évoquant une rencontre à venir entre la direction de son établissement et le Premier ministre Manuel Valls :

« J’espère qu’en cette grande occasion la délégation de l’UAPV comptera suffisamment de « blancos » (et pas trop de basanés) ». Il qualifiait également dans son message Manuel Valls de « chasseur de Roms ».

Dénonciation de propos xénophobes. Ces propos faisaient notamment écho à des images de Manuel Valls datant de 2009, dans lesquelles celui qui était alors député-maire d’Evry (Essonne) demandait à ses équipes de rajouter des « whites » et des « blancos » dans le décor.

Ce « message ironique » avait été signalé par l’ancienne équipe de direction de l’université d’Avignon et des Pays de Vaucluse au recteur et au procureur, qui avait décidé de poursuivre Bernard Mezzadri, rappelle le Snesup-FSU de l’établissement dans un communiqué.

Europe 1

Des journalistes de France Inter se moquent de la vierge Marie et du prophète Mohamed

CYBkcXWWQAAo1TO.jpg-large

Elisabeth Badinter : « Il ne faut pas avoir peur de se faire traiter d’islamophobe »

CX-Q7_DW8AAmWSY.jpg-large

 

Cinq militaires contestent leur sanction pour une quenelle

Pris en photo en train de faire une quenelle, cinq militaires du 41e R.T. de Douai ont été radiés de l’armée en mars 2014…  

L’armée n’a pas digéré leur geste. Suite à une quenelle (un geste suggestif), cinq gradés du 41e régiment de transmissions de Douai contestent leur radiation ce mercredi 6 janvier, devant le tribunal administratif de Lille.

3475368_3_a525_deux-chasseurs-alpins-ont-ete-photographies_30e75367ef435f63fe3c05b40a32c6da

Les cinq militaires (trois sergents, deux caporaux) avaient cru pouvoir témoigner leur soutien à deux collègues chasseurs alpins, eux-mêmes mis en cause après une quenelle effectuée devant une synagogue.

Tous pris en photo

Leurs ennuis ont débuté en septembre 2013. Trois militaires (un sergent, deux caporaux) se sont fait prendre en photo réalisant le fameux geste, au théâtre de la Main d’Or, où se produisait le polémiste Dieudonné M’bala M’bala. Or ce dernier, promoteur de la « quenelle », a été condamné en Belgique en première instance pour des propos antisémites lors d’un spectacle de 2012, et il est poursuivi en France pour « provocation à la haine raciale ».

Quelques jours plus tard, début octobre, deux sergents nordistes effectuaient eux aussi le geste de la quenelle lors d’un « cross régimentaire ». La sanction n’a pas tardé, d’autant qu’ils ont, eux aussi, été pris en photo : le lendemain, le colonel commandant le régiment suspendait les trois sergents (lesquels ont le rang de sous-officiers). Une procédure disciplinaire est lancée, qui aboutira 5 mois plus tard.

Sanction inédite

En mars 2014, les cinq militaires sont purement et simplement radiés de l’armée de terre. Une sanction « inédite » pour de tels faits, selon leur avocat, Me Paul Yon. « La peine est disproportionnée pour un geste. C’était certes sans doute une erreur, mais qui reste un geste. La commission de discipline envisageait, je crois, trente jours de suspension, ce qui aurait pu être accepté par mes clients. » D’autant qu’entre temps les deux chasseurs alpins, que les Nordistes disent avoir voulu soutenir, ont vu leur sanction (une suspension de dix jours) annulée.

20 Minutes

Jimmy « athée » crie « Allah Akbar » et tire sur des agents de sécurité du marché de Noël

les-coups-de-feu-tires-depuis-une-fenetre-du-centre-ville-de-montbeliard-le-5-decembre-dernier-avaient-seme-une-sacree-panique-photo-d-archives-lionel-vadam-1451942779

Les coups de feu tirés depuis une fenêtre du centre-ville de Montbéliard avaient semé une sacrée panique

Un grand échalas aux petites lunettes et à la barbichette. Voilà à quoi ressemble celui qui a mis en émoi Montbéliard, le 5 décembre dernier. Suite à ses agissements, le centre-ville de la cité des Princes avait été bouclé quelques heures et le GIPN avait été activé avant que la situation ne soit maîtrisée.

L’agent de sécurité : « On a vu des flammes sortir de l’arme »

Tout avait débuté sur les coups de 3 h. Mike, un agent de sécurité en poste pour veiller sur les chalets du marché de Noël entend des détonations. « Avec un collègue on est allé voir ? Au début, on pensait que c’étaient des pétards. Et puis on a vu des flammes sortir d’une arme », raconte ce solide gaillard, à la barre du tribunal.

La stupeur fait place à la peur. « Le type nous a dit : Si vous avancez, je vous tire dessus bande de fils de p… On s’est alors retranché sous un porche, à côté de Jeff de Bruges. Il a tiré au moins une fois dans notre direction », poursuit-il. La police est appelée à la rescousse.

Entre-temps, le forcené défouraille à tout va. Douze cartouches vides seront retrouvées dans son appartement. Vers 4 h 15, un « Allahu akbar » s’élève de l’appartement.

En garde à vue, les enquêteurs constatent qu’ils ont plutôt affaire à un type paumé qu’à un terroriste. Devant le tribunal, le prénommé Jimmy tente d’expliquer son geste.

« Je ne suis pas musulman. Je suis athée. J’ai fait n’importe quoi ».

« C’est un moment où j’étais dans la misère. J’avais été licencié. Je n’avais pas touché mon chômage et je venais de recevoir une facture d’EDF pour 1 000 €. J’ai pété un plomb ».

Le tribunal a condamné le tireur à trois mois de prison avec un sursis encadré d’obligations : travailler, se soigner et indemniser les victimes. L’agent de sécurité se voit allouer 700 € de dommages et intérêt, les neuf policiers, 300 € chacun.

Vosges Matin

Michel a violé une dizaine d’enfants pendant 20 ans à Montfermeil et Villepinte

Les victimes attendaient ce procès depuis des années. Michel R. aurait dû comparaître à partir de mardi et jusqu’à vendredi devant la cour d’assises de Seine-Saint-Denis pour des « agressions sexuelles » et des « viols » commis sur dix jeunes enfants entre 1991 et 2013. Mais son état de santé — il souffre d’un cancer du pancréas — l’en empêche.

pedophilie-pedophilia-viole-mineurs-c-dr_0

L’enquête débute à l’automne 2011 lorsque l’un des neveux de Michel R., âgé de 33 ans, décide de briser la loi du silence, plus de 20 ans après les faits. Il vient alors d’apprendre, par sa sœur, que plusieurs enfants et adolescents continuent de se rendre régulièrement au domicile de son oncle, qui vit désormais à Montfermeil. Devant les policiers de la sûreté territoriale saisis de l’enquête, il explique avoir subi pendant deux ans, de 1990 à 1992, des agressions sexuelles à Villepinte.

Très vite, les policiers identifient deux autres victimes dans l’entourage, deux jeunes voisins âgés de 12 et 14 ans qui avaient l’habitude d’aller dormir le week-end chez Michel R. Un autre proche de la famille R. avouait, mal à l’aise, avoir lui aussi à plusieurs reprises été victime entre 1991 et 2001, lorsqu’il avait entre 7 ans et 15 ans, de viols et d’agressions sexuelles.

Au total, dix victimes ont pu être identifiées. Parmi elles, se trouvent certains de ses petits-enfants. Toutes décrivent des scènes d’actes sexuels à peu près similaires, accompagnées très souvent de chantages. Il aimait « prendre des bains avec ses quatre filles » lorsque celles-ci étaient adolescentes. Après avoir reconnu avoir été violée par son père, une de ses filles est toutefois revenue sur ses déclarations.

Le Parisien

Laurent le fonctionnaire avait détourné plus de 530 000 euros d’aides

61183_1394698671_3932-1357312237-fraude-entreprise

Selon les propres mots de l’auteur de la fraude, «il ne (fallait) pas être Einstein.» Il n’y avait peut-être pas besoin d’être un génie, mais Laurent Castel a tout de même réussi à détourner plus de 530 000 euros entre 2003 et 2011 en faisant verser à des proches des indemnités allouées au titre de l’aide au transport scolaire. Pour cette fraude de grande ampleur, deux ans de prison, dont un avec sursis, ont été requis ce mardi contre cet ancien fonctionnaire du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône de 43 ans.

Comme le détaille La Provence, le principe de la fraude consistait à faire croire que des familles faussement nombreuses ne disposaient pas de transports scolaires pour leurs enfants entre leur domicile et le collège. Ce cas de figure donne en effet droit à des indemnités kilométriques, grâce à l’aide au transport scolaire versé par le Conseil général, devenu depuis Conseil départemental.
Le septuagénaire et ses dix enfants scolarisés

Laurent Castel réclamait un simple RIB aux bénéficiaires de la fraude, qu’il recrutait dans son entourage ainsi que dans les bars de Marseille qu’il fréquentait assidûment. Le fonctionnaire se chargeait ensuite de créer des dossiers dans le logiciel «Pégase» du département. Une fois les virements effectués, il récupérait la moitié de la somme allouée.

Au total, 27 personnes ont indûment bénéficié de la fraude. A côté d’anciens camarades d’école, entrepreneur ou agent immobilier sans difficultés financières, Laurent Castel jouait aussi les Robin des Bois, opérant des virements à des relations en grande difficulté.

Selon l’enquête, l’ancien agent technique aurait détourné à son profit quelque 210 000 euros et déposé sur son compte quelque 67 000 euros en espèces. Il a ainsi pu rénover son domicile, régler des dettes de jeu contractées, au cours de parties de poker en ligne, ou encore «flamber dans les bars, en fringues ou dans les soirées».

Le Parisien

Incendie criminel dans un pavillon : des croix gammées taguées sur les murs

Un pavillon a été incendié dans la nuit de samedi 2 au dimanche 3 janvier 2016, vers 2 h 30, au 53, rue Léon-Lioust au Havre (Seine-Maritime). Selon les premiers éléments de l’enquête confiée par la direction départementale de la sécurité publique, il s’agit d’un feu criminel.

image_content_general_19898842_20160104152739

Deux départs ont été constatés : l’un au rez-de-chaussée et l’autre au 1er étage. Il n’y a pas eu de blessés ; les propriétaires n’étaient pas présents. Des tags à caractère raciste et des croix gammées nazies ont été peints à l’intérieur et à l’extérieur de la maison. L’habitation a été complètement calcinée. Une enquête est en cours.

Du sursis pour Jérémy, Morgan et Kévin, les dealers de cannabis

52887fb63570aa4f7907e7df

Quand les policiers soupçonnent que tous ces sachets vides découverts chez l’un des trois prévenus servaient à emballer le cannabis, l’homme de 26 ans répond qu’ils étaient destinés à «congeler la viande ». Quant aux 3 700 € en petites coupures, « c’était des économies pour payer le permis de conduire », promet Morgan. Seulement, il les dissimulait sous sa plantation de cannabis.

« De quinze à vingt joints par jour»

En avril dernier, l’affaire commence par un contrôle routier à Bolbec (Seine-Maritime). Kévin, deuxième prévenu, est au volant. À ses côtés trône bien en évidence un joint. Dans le véhicule, il y avait en outre une plaquette de shit. En garde à vue, Kévin précise l’avoir achetée à Morgan la veille. Contre 300 €. Au RSA, il désirait revendre cinquante grammes pour financer sa consommation.

Chez le Bolbécais, les policiers découvrent également des plants de cannabis. Kévin s’adonnait à la culture avec Jérémy, ultime prévenu.

L’attention se porte essentiellement sur Morgan. « Car il se trouve à l’étage supérieur de la revente. Il sort du lot », grince le parquet. Cet autre Bolbécais se veut fumeur de « quinze à vingt joints par jour à l’époque ». Alors, la plantation en cannabis étalée dans toute une pièce de son domicile n’aurait été vouée qu’à son propre usage.

Concernant les 3 700 € cachés, «je doute qu’il les aurait dissimulés de la sorte sous une banale plante verte ou sous une jardinière », n’abdique pas le parquet.

Les trois prévenus écopent de six à neuf mois de prison avec sursis, en fonction de leurs implications. Les 3 700 € ne sont pas rendus à Morgan, bien qu’il en ait fait la demande.

Paris Normandie