Becket, l’homme qui marche pour sauver le patrimoine français

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Mohamed Bekada, jeune historien de 26 ans, vient d’achever un parcours pédestre de 6500 km effectué durant toute une année en France afin de sensibiliser l’opinion à la sauvegarde de ses monuments.

La Tour Eiffel est un ouvrage français reconnu au-delà des frontières. Mais à l’ombre de ce géant de fer, de nombreux autres monuments modestes font partie du patrimoine hexagonal. Certains d’entre eux sont d’ailleurs menacés. Afin de sensibiliser l’opinion à la sauvegarde de ces monuments, Mohamed Bekada, historien de 26 ans, s’est lancé en 2014 dans une odyssée pédestre. Il a achevé samedi 27 décembre son parcours de 6500 kilomètres.

Face au chômage, à la crise économique et aux déficits publics, la sauvegarde du patrimoine est «loin d’être une priorité» pour les ministères et les 531 communes contactées pour participer au projet, déplore Mohamed Bekada, qui a déboursé 30.000 euros pour l’aventure.

Celui qu’on surnomme «Becket» a bouclé sa grande boucle samedi, au pied de la Tour Eiffel – un symbole -, où étaient venus l’accueillir une dizaine d’élus rencontrés à travers la France depuis son départ le 1er janvier 2014. Soit près d’un an à sillonner la France à pied sur une trentaine de kilomètres en moyenne par jour, en tractant sur une charrette 75 kg de matériel (tente, GPS…). «L’effort physique est un outil de sensibilisation incroyable. Plus l’exploit est grand, plus cela parle aux gens», glisse-t-il.

Au cours de son périple, «Becket» a recensé des perles oubliées en prenant plus de 50.000 photos et en filmant ses rencontres avec les habitants soucieux de protéger leurs trésors. Comme cette petite chouette en bois sculpté rencontrée à Maromme (Haute-Normandie), ces tableaux retrouvés dans le grenier d’une église près de Beaufort (Savoie), les remparts médiévaux de Bollwerk (Haut-Rhin) ou ce cinéma-théâtre à l’architecture atypique à Challans (Vendée)… Une masse de documents dont Mohamed Bekada espère réunir dans un ouvrage, qu’il prévoit d’intituler Ma France méconnue.

Le Figaro

Une nonne se plaint de douleur au ventre, elle accouche d’un petit garçon

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Sœur Roxana Rodriguez est devenue bien malgré elle la religieuse la plus célèbre d’Italie. Sœur Roxana Rodriguez affirme qu’elle ne savait pas qu’elle attendait un enfant. Elle avait mis sa prise de poids sur le compte de ses troubles digestifs, et elle pensait également avoir une infection urinaire.

Selon le journal italien Corriere della Sera, la nouvelle maman a confié à une assistante sociale qu’elle était comblée et qu’elle se sentait «plus l’étoffe d’une mère que d’une religieuse». «Je ne me sens pas coupable et je compte le garder et l’élever. C’est un cadeau de Dieu. Je suis cependant inquiète du retentissement de cette affaire. Je ne vais jamais pouvoir retourner au Salvador, encore moins à Rieti», a-t-elle ajouté.

La mère supérieure du couvent a déploré que la nonne «n’ait su résister à la tentation». L’évêque de Rieti a pour sa part affirmé que la Salvadorienne devait quitter le couvent.

20 Minutes

Une femme est emportée par la mer, Yacine la sauve

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Agé de 20 ans à peine, cet étudiant en LEA à l’université de Perpignan a passé l’été dernier sur les plages de Canet et Paulilles, en tant que sauveteur. Avant de témoigner, Yacine, du haut de son bon mètre quatre-vingt dix, tient à préciser qu’il ne se voit pas comme un héros.

« Je ne veux pas faire du malheur des autres une fierté pour moi.Je n’ai fait que ce qu’il y avait à faire. Inutile d’en faire trop, je veux surtout faire comprendre les risques et l’intérêt de la formation qu’on reçoit« . 

  • « Elle est partie comme une poupée de chiffons »

Ce dimanche, comme tant de badauds, Yacine est venu faire des images, à l’aide de sa caméra Go-Pro, sur la jetée de Canet.

« J’avais la caméra fixée sur ma poitrine. ça tournait et je m’apprêtais à téléphoner en même temps pour montrer les images en direct à ma mère. J’ai esquivé une première vague qui a juste mouillé mes chaussures.

Puis une seconde vague vraiment énorme est arrivée et la fille qui prenait des photos à 20 m de moi est partie comme une poupée de chiffons. Elle s’est fait déporter, elle a roulé sur les rochers et a atterri dans l’eau. Elle a crié, j’ai coupé ma caméra avant que la fille touche l’eau et j’ai posé mes affaires. J’ai évalué le danger.

Je suis descendu, je pouvais pas plonger au risque de me fracasser sur les rochers. Je me suis immergé dans l’eau, de suite une vague est passée par dessus ma tête. J’ai été secoué dans tous les sens. J’espérais tomber sur elle, mais sans en être sûr. Et puis j’ai senti une veste. Je l’ai agrippée. On était complètement ballottés par les vagues.

Quand je l’ai attrapée, je l’ai hissée sur les rochers, et là plusieurs personnes qui étaient descendues vers nous l’ont remontée. Il y avait notamment un autre pompier -en arrêt maladie pour blessure- qui savait exactement quoi faire. »

  • « Elle a perdu connaissance une fois sortie de l’eau »

« Aussitôt remontée, elle a expulsé l’eau qu’elle avait inhalé. L’autre pompier l’a mise en sécurité et puis elle a perdu connaissance. Alors on l’a reposée par terre. On a essayé de vérifier ses fonctions vitales et motrices. On n’a pas pu car elle tremblait trop. Et elle a repris connaissance. A ce moment, j’ai redemandé mon portable, car personne n’avait encore contacté les secours, et j’ai appelé.

La police municipale est arrivée et a fait évacuer les lieux à tous ceux qui n’étaient pas utiles. Le second pompier -qui se trouvait là par hasard comme moi- m’a aidé à couvrir la victime et à lui maintenir la tête. Comme il souffrait d’une blessure aux côtes, j’ai pris le relais car on craignait un traumatisme au rachis. Je grelottais de froid. Quand les pompiers sont arrivés, je suis parti le plus vite possible pour me mettre au chaud dans ma voiture, j’étais à deux doigts de l’hypothermie.

Je tiens aussi à remercier toutes les autres personnes qui ont participé à ce sauvetage et ont permis que ça se finisse bien. »

  • « Le lendemain, au téléphone, elle m’a dit merci »

Le lendemain, Yacine a appelé l’hôpital pour prendre des nouvelles de cette jeune fille, du même âge que lui, étudiante en droit à l’Université de Perpignan.

« Elle souffre du dos, mais elle n’a pas de grave blessure. Elle a été surprise que je l’appelle. Elle m’a dit merci et était contente de savoir que j’avais des images de ce qui s’est passé. »

L’Indépendant

Ces Européens qui émigrent en Afrique à la recherche d’un travail

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C’est aujourd’hui au tour des Européens d’émigrer vers l’Afrique. Accablés par la crise économique et la dégradation de leurs conditions de vie, de plus en plus de citoyens grecs, espagnols ou portugais fuient vers le Sud.

En avril dernier, quatre immigrés clandestins originaires d’Espagne ont été débusqués par les gardes-côtes algériens sur la façade maritime Ouest, selon le quotidien algérien Liberté du 17 avril 2012.

Ces jeunes espagnols comptaient se diriger vers Oran, en espérant etre embauchés par une des multiples sociétés espagnoles qui s’y trouvent. Selon Liberté, ils ont perdu leur travail au sein d’une société qui a fait faillite en Espagne et fait une demande de visas pour migrer en Algérie.

Les Portugais sont également nombreux à tenter leur chance en Afrique. Leur terre de prédilection : l’Angola,  ancienne colonie portugaise. Le 2 février, vingt Portugais ont été interpellés à l’aéroport de Luanda, capitale angolaise, par le service des migrations et des étrangers. Leurs visas ayant été jugés falsifiés, les autorités angolaises les ont ensuite renvoyés vers Lisbonne.

Mais selon un responsable angolais des services de migration, « ces Portugais se sont vus refuser l’entrée sur le territoire angolais pour diverses raisons : manque de moyens de subsistance, visa expiré, mauvais état du passeport, non-paiement d’une amende pour un précédent séjour illégal en Angola et outrage à l’autorité ».

Ces migrants ont affirmé à une chaîne de télévision avoir été enfermés dans une salle de l’aéroport où ils auraient été menacés. De quoi alerter le ministre des Affaires étrangères portugais qui a tenté de calmer la situation, promettant de « rechercher, avec les autorités angolaises, les voies et moyens pour prévenir ce genre de problèmes ».

Le nombre d’immigrés portugais en Angola est en effet en forte augmentation. En juillet 2011, 42 portugais ont été expulsés d’Angola, où ils travaillaient au noir.

Selon la revue Visao, ils seraient 30 000 à demander un visa de séjour chaque année. Le président de la Chambre de commerce et d’industrie Portugal-Angola, Carlos Bayan Ferreira, estime que 100 000 Portugais vivent déjà en Angola.

De son côté, l’Observatoire portugais de l’Émigration signale que le nombre d’expatriés portugais en Angola est passé de 21.000 en 2003 à 91.900 en 2010, soit une croissance de plus de 400% en l’espace de 7 ans.

Fin 2011 déjà, Hassan El Arabi, président de l’association Solidaire pour l’Intégration Socioprofessionnelle des Immigrés (ASISI) alertait au sujet de ce phénomène en Espagne :  » aujourd’hui, en Espagne, il n’existe pas de problème d’immigration mais plutôt un problème d’émigration. Lorsqu’on regarde la balance migratoire du pays, on voit bien qu’il y a plus de personnes qui s’en vont du pays que de personnes qui entrent.  »