Articles par FDEBRANCHE

Invoquant la liberté d’expression, les USA s’opposent à une résolution condamnant l’apologie du nazisme

Les Etats-Unis ont voté jeudi contre une résolution de l’ONU condamnant l’apologie du nazisme, évoquant le droit à la liberté d’expression et la crainte d’une manœuvre abusive de Moscou pour attaquer ses pays voisins.
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La résolution, intitulée « Lutter contre l’apologie du nazisme, du néonazisme et d’autres pratiques qui contribuent à alimenter des formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et d’autres intolérances associées », a toutefois été approuvée vendredi par 131 voix pour, 3 voix contre et 48 abstentions par la Commission des droits de l’homme des Nations Unies. Les 3 votes contre provenaient des Etats-Unis, de l’Ukraine et des îles Palaos.

« Nous condamnons sans réserve toutes formes d’intolérance ou haine, religieuse ou ethnique, chez nous ou dans le monde entier », a déclaré la représentante adjointe du Conseil social et économique des Etats-Unis, Stefanie Amadeo, pour justifier le choix du vote américain.

« Cependant, du fait de la portée excessivement restrictive de cette résolution, de son caractère politisé, et, parce qu’elle dépasse le seuil acceptable de la liberté fondamentale d’expression, les Etats-Unis ne peuvent la soutenir », a-t-elle ajouté.

I24

Jean-Marie Le Pen reste président d’honneur du FN

La décision du tribunal oblige désormais la direction du FN à convoquer Jean-Marie Le Pen dans toutes les instances du parti en sa qualité de membre de droit.

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Le tribunal de grande instance de Nanterre est parvenu à l’exploit de remettre les Le Pen père et fille sur une même longueur d’onde. L’entourage du fondateur du FN comme celui de sa fille se félicitent ce jeudi de la décision rendue par les juges, qui ont considéré d’une part que l’exclusion de Jean-Marie Le Pen comme militant du FN était valide, mais que par ailleurs, il demeurait légitimement président d’honneur du parti qu’il a fondé. Chacun voit donc midi à sa porte.

Jean-Marie Le Pen «devra être convoqué en qualité de membre de droit de toutes les instances» dirigeantes du parti dirigé par sa fille Marine Le Pen. Il pourra désormais de nouveau participer au bureau politique, au bureau exécutif, à la commission d’investiture et des conflits. Si le FN refusait de le convoquer, il serait soumis à une astreinte «de 2.000 euros par infraction constatée», ont estimé les juges. Le tribunal a par ailleurs condamné le FN à verser 15.000 euros de dommages et intérêts à son fondateur, pour lui avoir interdit d’exercer ses fonctions, et pour avoir tenté de supprimer la présidence d’honneur, malgré les précédentes décisions de justice.

De quoi ravir l’entourage de Jean-Marie Le Pen. L’exclusion de l’eurodéputé en tant que membre «n’a pas d’importance et tout ce qui compte c’est la qualité de président d’honneur», «nous considérons ça comme une victoire pour M. Le Pen», a commenté son avocat Frédéric Joachim, auprès de l’AFP.

Le Fiagro

Côtes-d’Armor. Le préfet porte plainte contre 2 sites d’extrême droite

Juste avant son départ des Côtes-d’Armor pour la Haute-Savoie, le préfet Pierre Lambert a décidé de porter plainte contre deux sites internet d’extrême droite. Ces derniers mois, ils ont visé le représentant de l’Etat de façon virulente.

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La manifestation interdite du 6 février 2016, à Saint-Brieuc, avait fait couler beaucoup d’encre dans la nébuleuse d’extrême droite, très active sur internet et les réseaux sociaux. Malgré les interdictions préfectorales, les « anti-islamisation » et les contre-manifestants antifascistes s’étaient tout de même réunis, dans deux cortèges très encadrés par les forces de l’ordre.

Depuis, certains sites internet d’extrême droite s’acharnent contre le représentant de l’Etat dans les Côtes-d’Armor, nommé en Haute-Savoie, à partir de lundi prochain. Un dernier article de Riposte Laïque, daté du 19 octobre, le vise nommément, en faisant également allusion aux manifestations en lien avec l’arrivée de réfugiés dans le Trégor le mois dernier.

La semaine dernière, Pierre Lambert a déposé une plainte visant Riposte Laïque et Breiz Atao,un site fondé par l’ultranationaliste Boris Le Lay, sous le coup d’un mandat d’arrêt prononcé avec une peine de deux ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Brest en avril dernier.

La plainte a été déposée auprès du commissariat de Saint-Brieuc et est instruite par les services de police.

Ouest France

Interrogé sur les financements de Kadhafi, Sarkozy insulte le service public

« Quelle indignité », « vous n’avez pas honte ? », a lancé Nicolas Sarkozy lors du troisième débat de la primaire à droite, jeudi, alors que David Pujadas l’interrogeait sur Ziad Takieddine, qui a affirmé lui avoir remis 5 millions d’euros Libyens 

Engins explosifs découverts prés de la préfecture : 2 supporters corses mis en examen

Leur ADN avait été retrouvé sur deux sacs contenant des charges explosives. Ils ont été mis en examen pour association de malfaiteurs en vue de commettre un acte violent et placés sous contrôle judiciaire.

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Deux supporters du Sporting Club de Bastia, dont l’un avait été blessé dans des incidents à Reims avec la police et l’autre était mineur au moment des faits, ont été mis en examen jeudi, dans le cadre d’une enquête ouverte après la découverte d’explosifs en marge d’une manifestation organisée en février à Bastia, a-t-on appris de source judiciaire.

Les deux jeunes hommes, membres du club de supporters Bastia 1905, celui auquel appartient Maxime Beux qui a perdu un oeil lors d’incidents à Reims, ont été mis en examen pour association de malfaiteurs en vue de commettre un acte violent et placés sous contrôle judiciaire, a-t-on précisé de même source.

Confondus par leur ADN

Leurs traces ADN ont été retrouvées sur deux sacs contenant des charges explosives. Ces sacs avaient été découverts à proximité de la préfecture de Bastia, le 20 février, à l’issue d’une manifestation de soutien à Maxime Beux.

Deux autres personnes, dont les traces ADN ont également été retrouvées sur les sacs, sont toujours activement recherchées, a précisé le parquet de Bastia.

Les deux supporters mis en examen avaient été interpellés mercredi matin dans le cadre d’une enquête ouverte fin février pour « fabrication, détention et transports d’engins explosifs en bande organisée et association de malfaiteurs« , à la suite de la manifestation à Bastia le 20 février.

Pains d’explosif et grenades artisanales

Mercredi soir, le procureur de Bastia, Nicolas Bessone, avait indiqué que « deux pains de Nitram de 500 grammes chacun, reliés à une mèche lente, ainsi que 10 grenades artisanales confectionnées à partir de boules de pétanques évidées remplies d’explosifs et reliées à un dispositif de mise à feu« , avaient été découverts après la manifestation.

Des cagoules, des masques, des combinaisons et des lunettes de protection avaient aussi été découverts aux abords de la préfecture.

Maxime Beux, arrivé dans la journée du 20 février en Corse après des soins à Reims, n’avait pas participé à la manifestation.

L’Express

Bourges : un sympathisant FN devant le tribunal après des violences en réunion

Un homme présenté comme un « sympathisant du Front national » est convoqué devant le tribunal après l’agression, le 5 novembre dernier à Bourges, d’un militant du Parti communiste, quelques heures après un rassemblement anti-migrants, a-t-on appris jeudi auprès du parquet.

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Trois hommes avaient agressé le responsable des Jeunes communistes du Cher et l’avaient frappé alors qu’il marchait avec deux amis. Trois jours d’incapacité totale de travail lui avaient été prescrits.

Le rassemblement anti-migrants, organisé par le Front national, avait suscité un contre-rassemblement à l’appel de partis et d’organisations de gauche. L’agression s’était produite dans ce contexte, quelques heures après les rassemblements et à distance du lieu où ceux-ci s’étaient déroulés.   La police avait ouvert une enquête après la plainte du militant communiste.

Identifié grâce à une vidéo tournée lors des deux rassemblements et interpellé mardi, l’agresseur présumé, un jeune homme de 21 ans, a reconnu avoir frappé la victime, selon la police. Il a en revanche refusé de donner le nom des deux autres agresseurs.

Selon le parquet, cet homme est un « sympathisant du Front national, mais pas un adhérent ». Il comparaîtra  en mai 2017 devant le tribunal correctionnel de Bourges pour violences volontaires en réunion.

BFM

Corps carbonisés, villages incendiés : les musulmans Rohingyas massacrés par l’armée birmane

Plusieurs photos et vidéos publiées sur les réseaux sociaux ce week-end témoignent d’une nouvelle flambée de violence dans l’État de Rakhine, en Birmanie.

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C’est là le dernier épisode d’une longue et brutale répression exercée par l’armée birmane à l’encontre de la minorité musulmane Rohingya. Comme des centaines de Rohingyas, deux de nos Observateurs ont fui leur village suite aux récentes attaques.
Au moins 69 civils et 17 soldats ont trouvé la mort dans des raids menés par l’armée le week-end dernier en Birmanie, d’après les chiffres avancés par les médias officiels.

Selon les militaires, les victimes étaient des « assaillants violents » et les attaques avaient pour but d’éradiquer le terrorisme dans l’État de Rakhine. Ces opérations font en effet partie d’une vaste campagne menée depuis le mois d’octobre par l’armée contre un prétendu groupe terroriste appelé Aqa Lul Mujahidin. Ce nouveau groupe aurait des liens avec l’Organisation pour la Sécurité des Rohingyas, un groupe armé actif dans les années 1990, mais plus ces dernières années.

France 24

 

L’entourage de Donald Trump envisage de relancer le fichage des musulmans

Selon un de ses conseillers, son administration songe à réactiver un fichier ciblant les immigrants de certains pays, créé après le 11 septembre 2001. Durant sa campagne, le candidat a promis d’interdire l’accès du territoire américain aux musulmans, puis aux ressortissants de pays où sévit le « terrorisme islamiste ».

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«Le jour où ils créeront une base de données des musulmans, j’irai m’enregistrer comme musulman», a déclaré récemment Jonathan Greenblatt, le président de l’organisation antiraciste américaine Anti-Defamation League. Ces derniers jours, la phrase «First they came for the muslims» («D’abordils sont venus chercher les musulmans»), référence au poème antinazi de Martin Niemöller, est devenue très populaire sur Twitter.

La promesse d’une «base de données des musulmans» a été une des plus explosives de toute la campagne de Donald Trump, et on en sait un peu plus désormais sur ce qu’entend mettre en place la nouvelle administration: pour résumer, une politique qui existait déjà lors de la dernière décennie, a été jugée discriminatoire à l’époque par les organisations de protection des droits de l’homme et inefficace par l’administration qui l’appliquait.

Un système déjà en place après le 11-Septembre

Le secrétaire d’État du Kansas Kris Kobach, artisan de quelques-unes des lois sur l’immigration les plus restrictives des années 2000 et conseiller de Trump sur les questions d’immigration, a expliqué à l’agence Reuters que la nouvelle administration (dans laquelle il pourrait devenir ministre de la Justice) réfléchissait à réactiver le National security entry-exit registration system (NSEERS). Un système de contrôle des immigrants mis en place après le 11 septembre 2001, et qu’il avait lui-même contribué à façonner en tant que conseiller de l’administration Bush.

Le même système était imposé à des citoyens déjà présents sur le territoire avec un visa non-résident (tourisme, travail, étudiant…), qui devaient notamment signaler certains de leurs déplacements, comme leurs déménagements

Ce système créait un fichier avec une triple identification (empreintes digitales, photographie et interrogatoire poussé) pour des citoyens de 25 pays lors de leur entrée sur le territoire américain. Le même système était imposé à des citoyens des mêmes pays déjà présents sur le territoire avec un visa non-résident (tourisme, travail, étudiant…), qui devaient notamment signaler certains de leurs déplacements, comme leurs déménagements. Il ne ciblait pas explicitement les musulmans mais 24 des 25 pays cités étaient arabes, du Maghreb à l’Asie du Sud-Est en passant par le Moyen-Orient, le vingt-cinquième étant la Corée du Nord.

Selon NBC News, plus de 80.000 personnes avaient été fichées dans ce cadre. Aucune n’avait été poursuivie pour des faits de terrorisme, mais 13.000 personnes avaient été déportées pour violation des lois sur l’immigration. Le programme a été vidé de sa substance en 2011, mais n’a jamais été complètement abrogé.

Au mauvais souvenirs des camps d’internement

Comme l’explique The Hill, Trump avait beaucoup varié sur le sujet durant la campagne, donnant parfois l’impression qu’il voulait ficher tous les musulmans du pays ou interdire l’immigration de tous les pays à majorité musulmane. Quand un journaliste l’avait interrogé en lui demandant en quoi ce fichage différerait de celui des Juifs sous le nazisme, il avait eu une réponse évasive.

Et histoire d’ajouter aux craintes que suscitent ce genre de fichiers chez beaucoup de citoyens, les soutiens de Trump citent des exemples qui rappellent des périodes sombres de l’histoire des États-Unis: sur Fox News, Carl Higbie, le porte-parole d’un lobby pro-Trump, a défendu les intentions de l’administration en rapppelant que l’Amérique avait pratiqué des politiques du même genre pendant la Seconde Guerre mondiale vis-à-vis des personnes d’origine japonaise. 120.000 personnes avaient alors été internées dans des camps, dans ce que Ronald Reagan avait qualifié quarante ans plus tard de «grande injustice» de l’histoire américaine. Après les attentats de Paris, de nombreux politiques avaient appelé à la création de camps du même genre pour les immigrants du Moyen-Orient.

Slate

Haine raciale contre les marocains : 5.000 € d’amende requis contre Geert Wilders

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Le ministère public néerlandais a requis jeudi une amende de 5.000 euros mais pas de peine de prison à l’encontre du député d’extrême droite Geert Wilders lors de son procès pour discrimination et incitation à la haine à la suite de ses propos de 2014 sur les Marocains. Le dirigeant du Parti pour la Liberté (PVV) avait alors remis en cause le droit fondamental de ces derniers à exister en promettant qu’il y en aurait « moins » dans son pays à l’avenir.

Les procureurs néerlandais estiment que les trois chefs d’inculpation sont prouvés et que les propos incriminés avaient été tenus dans l’intention délibérée de viser un groupe ethnique particulier, en infraction avec la Constitution.

Au cours d’une soirée après les élections municipales de mars 2014 à La Haye, cet homme de 53 ans, absent à son procès, avait demandé à ses militants s’ils voulaient « plus ou moins de Marocains dans (leur) ville et aux Pays-Bas ».

Face à une foule scandant « Moins ! Moins ! Moins ! », il avait répondu dans un sourire : « Nous allons nous en charger ».

Ces propos avaient suscité le dépôt de 6.400 plaintes par des citoyens et des organisations.

Il s’agit du deuxième procès de ce type pour l’élu, relaxé en 2011.

Il encourt un maximum de deux ans d’emprisonnement ou une amende de plus de 20.000 euros, mais une peine sévère est peu probable, d’après les experts. Le verdict est attendu pour le 9 décembre.

Au parlement, les députés du PVV ont manifesté à la suite de ce réquisitoire en déployant une affiche de leur chef de file barré d’une croix rouge, comme privé de sa liberté d’expression.

LaLibre

USA : inculpation de 2 néonazis qui voulaient décapiter et tuer une centaine d’afro-Américains

Ils voulaient tuer 102 afro-Américains et finir par Obama, ils sont poursuivis pour sept chefs d’accusations…

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Ils voulaient tuer 102 afro-Américains et finir par Barack Obama. Ils ont été inculpés au lendemain de l’élection de leur cible à la présidence des Etats-Unis. Les deux jeunes néonazis seront poursuivis pour sept chefs d’accusation.

Parmi ceux-ci, «menaces contre un candidat à la présidence», «possession illégale d’arme à feu» et «complot pour vol d’arme». Ils encourent cinq ans de prison pour les menaces, et cinq à dix ans pour chacun des autres chefs d’accusation.

Un mois de conspiration pour une mission-suicide

Daniel Cowart, 20 ans, et Paul Schlesselman, 18 ans, comptaient dévaliser une armurerie, puis tuer par balles 88 Noirs et en décapiter 14 autres, «en visant notamment une école majoritairement afro-américaine», d’après les autorités. Ils ont été arrêtés en possession de plusieurs armes à feu dont un fusil à canon scié.

D’après le procès-verbal, «les accusés ont assuré qu’ils étaient prêts à mourir durant cette tentative d’assassinat». Les deux jeunes prévoyaient de foncer en voiture sur Barack Obama et de lui tirer dessus depuis la fenêtre de leur véhicule. Ils comptaient tous deux porter pour l’occasion un smoking blanc et un haut-de-forme.

20 Minutes

Suède: un journaliste inculpé pour avoir ramené un enfant syrien

Un journaliste de la télévision suédoise a été inculpé pour aide à l’immigration illégale après avoir ramené de Grèce un enfant réfugié syrien, un délit passible d’une peine de prison ferme, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

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Fredrik Önnevall réalisait un documentaire sur la réponse des partis nationalistes européens à la vague migratoire au printemps 2014 quand il a rencontré en Grèce un jeune Syrien de 15 ans, « Abed« . Avec deux de ses collègues, également inculpés, il lui a permis de gagner la Suède.

« De manière préméditée, (ils ont) aidé un étranger (…) à (entrer) en Suède via Malmö bien que cette personne n’eût ni passeport, ni aucune autorisation pour rentrer dans ce pays« , explique l’acte d’accusation. Le journaliste, qui encourt trois mois de prison ferme, plaide non-coupable.

« En tant qu’être humains, nous avons senti que nous devions le faire pour un garçon qui se trouvait dans une situation d’urgence« , s’est-il justifié à la télévision.

Une vague de sympathie 

La diffusion de son documentaire en janvier 2015 avait suscité une vague de sympathie mais c’est aussi à cette époque qu’une plainte avait été déposée. « Beaucoup (de Suédois) se demandaient ce qu’ils auraient fait si un garçon les suppliait de l’aider et qu’ils étaient les seuls à pouvoir le faire« , rappelle-t-il.

Fredrik Önnevall a auparavant affirmé qu’il n’avait pas agi comme un passeur puisque ni lui ni ses collègues n’avait accepté d’argent.

« Il suffit d’aider quelqu’un à passer une frontière dans un pays européen » pour que le délit d’aide à l’immigration illégale soit constitué, souligne auprès de l’AFP la procureure en charge du dossier, Kristina Amilon.

RTBF

Maroc : la poubelle de l’Europe ?

Alors que la COP22 s’ouvre à Marrakech, le Maroc serait-il en passe de devenir la « poubelle de l’Europe » ? C’est ce que craignent les défenseurs marocains de l’environnement.

La signature d’un accord bilatéral prévoyant l’importation de déchets provenant d’Italie vers le Maroc suscite de nombreuses inquiétudes.

Ces déchets, destinés à servir de combustibles dans les cimenteries du pays, viennent en effet de Naples, en Italie, une région où la mafia locale a pendant de nombreuses années proposé à des entreprises d’enterrer leurs déchets de tout type à moindre coût.

Info Arte

La maire qui attaque Assa Traoré en justice, partage un post qui appelle les « citoyens de souche à s’armer »

Très critiquée pour son silence après la mort d’Adama Traoré, décédé lors de son interpellation en juillet dernier, la maire de Beaumont-sur-Oise a décidé d’attaquer la famille en justice.

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L’édile UDI de la ville, Nathalie Groux, souhaite déposer une plainte pour diffamation contre Assa Traoré après des propos tenus dans l’émission de Canal+ Le Gros Journal diffusée le 28 septembre.

«Elle se met du côté des gendarmes»

Dans ce programme animé par Mouloud Achour, Assa Traoré regrette l’absence de soutien de la part des autorités et notamment du gouvernement et accuse la maire de la ville d’avoir pris le parti des gendarmes:

«Nous sommes des habitants de Beaumont depuis presque 30 ans, mais nous avons été traités comme des inconnus (…) Nous n’avons toujours pas eu de condoléances, nous avons des bâtons dans les roues depuis le début, dès qu’on veut mettre quelque chose en place. Donc la maire a choisi son camp et de quel côté elle se met, du côté des gendarmes. Ce qui veut dire du côté de la violence policière.»

Aucune condoléances de la part de la maire

Depuis le décès d’Adama Traoré, l’édile a été critiquée par une partie de ses administrés qui lui reprochent de ne pas s’être exprimée sur la mort de cet habitant, ni d’avoir participé aux différentes marches de soutien. Après un appel au calme lancé suite à plusieurs échauffourées dans la ville, elle avait systématiquement refusé de répondre à la presse. Son compte Facebook, contenant des publications controversées repérées par la militante Sihame Assbague, a par ailleurs été désactivé ce jeudi.

Buzzfeed

«Les anciens du GUD au coeur de la campagne de Marine Le Pen»

Les anciens du GUD (groupe union défense, un groupuscule étudiant d’extrême droite radicale) sont plus que jamais présents au cœur de la campagne de Marine Le Pen.

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Axel Loustau, un de ses anciens chefs de file, va par exemple s’occuper des finances : il est déjà trésorier de Jeanne, le microparti de Mme Le Pen.

Frédéric Chatillon, lui, ami de jeunesse de la présidente du FN, patron de la société Riwal, a laissé entendre de son côté qu’il pourrait être salarié de la campagne : comme Axel Loustau et comme Riwal, il a été renvoyé en correctionnelle à la suite de l’enquête menée par la justice sur le financement du FN.

Riwal n’ayant pas le droit de travailler avec le parti dans le cadre des campagnes électorales, cela permettrait à Frédéric Chatillon de garder son rôle de prestataire. Il vient en tout cas régulièrement au siège de campagne.

Le directeur de campagne David Rachline, maire de Fréjus, ne cache pas être un ami de « Fred ». Quant à l’ancien avocat fiscaliste Philippe Péninque, qui représente la génération des gudards des années 1970 (Chatillon et Loustau y étaient, eux, dans les années 1990), il continue de jouer le rôle de visiteur du soir auprès de Marine Le Pen.

Le Monde

Zemmour condamné à 3000 € d’amende pour «provocation à la haine envers les musulmans»

Ce jeudi, la cour d’appel de Paris a condamné le polémiste Eric Zemmour, jugé pour des propos envers les musulmans de France prononcés en 2014, à une amende de 3000 euros.

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Les magistrats ont confirmé la peine de 3000 euros d’amende, prononcée en première instance contre le polémiste Eric Zemmour.La cour d’appel de Paris a rendu son jugement, ce jeudi, dans le procès de l’ancien chroniqueur de France 2, jugé pour « provocation à la haine envers les musulmans ». En première instance, le parquet avait requis 10 000 euros d’amende. Le polémiste devrait également verser 1000 euros à trois associations, pour leur préjudice moral, et 1 euros à deux autres associations.

En octobre 2014, dans un entretien donné au journal italien Corriere Della Sera, Eric Zemmour avait considéré que les musulmans « ont leur code civil, c’est le Coran », mais aussi qu’ils « vivent entre eux, dans les banlieues » en refusant selon lui de vivre « à la française », en « mangeant par exemple du fromage » ou en « plaisantant dans les cafés et en faisant la cour aux jeunes filles ». « Les Français ont été obligés de s’en aller », avait commenté le polémiste, selon qui, le Front national est « trop à gauche du point de vue social » et « pas assez engagé contre le mariage homosexuel ».

L’hypothèse de la déportation des musulmans français

Dans cette interview, Eric Zemmour avait aussi estimé que l’hypothèse de la déportation des cinq millions de musulmans français, bien que « irréaliste », peut se comparer avec « les cinq ou six millions d’Allemands qui ont dû quitter l’Europe centrale après la guerre » ou avec l’expulsion d »‘un million de pieds-noirs » d’Afrique du Nord dans les années 60.

« L’histoire est surprenante. Qui aurait dit en 1940 que vingt ans après, un million de pieds-noirs allaient devoir quitter l’Algérie pour rentrer en France? », soulignait-il. Ces propos avaient été repérés et fustigés par Jean-Luc Mélenchon. SOS Racisme et la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) avaient notamment porté plainte.

L’Express