Articles par FDEBRANCHE

Essai nucléaire en 1960 : 150 prisonniers algériens utilisés comme cobayes humains par la France

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René Vautier est mort le 4 janvier 2015. Résistant à 15 ans, il fut, avec pour seule arme sa caméra, engagé sa vie durant contre le colonialisme et les injustices ; emprisonné dès son premier film à 21 ans ; censuré comme nul autre réalisateur français ne le fut. Lui qui avait des liens si forts avec l’Algérie s’était fait l’écho d’un témoignage terrible. Il était surtout intervenu auprès d’amis algériens

Cela se passe au Centre saharien d’expérimentation militaire situé à Reggane, à 700 km au sud de Colomb Bechar. Les tirs sont effectués à Hamoudia, à une cinquantaine de km au sud-ouest de Reggane. Le 1er avril 1960 a lieu le second essai nucléaire français, sous le nom de code “Gerboise blanche”. La bombe dégagea environ 4 kilotonnes.

Le tir a été l’occasion d’étudier la résistance des matériels militaires (avions, véhicules, parties de navires…) à une explosion nucléaire. L’armée française a mené des essais sur des rats, des lapins et des chèvres. Des exercices militaires en ambiance «post-explosion» ont été réalisés. Ils commencèrent vingt minutes après les tirs. Mais, environ 150 hommes vivants furent aussi exposés aux effets de la bombe, ligotés à des poteaux, à environ 1 km de l’épicentre.

Nous sommes en pleine guerre d’Algérie, cette guerre qui a fait plusieurs centaines de milliers de victimes algériennes, militaires et surtout civiles. Beaucoup de victimes meurent torturées. Pour le colonialisme français et son armée, la vie des algériens ne vaut pas cher à l’époque…

René Vautier, avait monté son film “Algérie en flammes”, tourné aux côtés des combattants algériens dans les studios de la DEFA (Deutsche Film-Aktiengesellschaft) en RDA. 
C’est là qu’il a appris que Karl Gass, réalisateur documentariste à la D.E.FA. avait recueilli le témoignage d’un légionnaire français d’origine allemande affecté à la base de Reggane. Le témoin affirmait avoir reçu, juste avant l’explosion, l’ordre de récupérer dans des prisons et des camps de concentration, 150 Algériens qui devaient être utilisés comme cobayes à proximité du point zéro. Il déclarait les avoir fait venir, les avoir remis à ses supérieurs hiérarchiques et ne les avoir jamais revus. Ce légionnaire a été affecté ailleurs en 1961.

M. Mostefa Khiati, médecin à l’hôpital d’El Harrach et M. Chennafi, enlevé avec cinq de ses amis de Staouéli (ouest d’Alger) à Reggane où ils devaient travailler, confirment ce témoignage (voir encadré “Ce que disent les Algériens”). En Algérie, la presse et les médias algériens, la Ligue Algérienne des Droits de l’Homme, des juristes, des médecins évoquent ces questions.

Suite sur le Matin d’Algérie

Discriminations en entreprise : les candidats d’origine maghrébines écartés dés les procédures de sélection

La ministre du Travail recevait ce mercredi un nouveau rapport sur la «lutte contre les discriminations en entreprise».

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La discrimination à l’embauche reste une réalité. C’est en tout cas le constat que dresse la ministre du Travail Myriam El Khomri qui recevait ce mercredi un nouveau rapport relatif à la «lutte contre les discriminations en entreprise». «Les hommes et femmes d’origine supposée maghrébine peuvent être clairement écartés des procédures de sélections dans certaines entreprises. Ne faisons pas semblant de l’ignorer», a-t-elle déclaré mercredi lors de la remise de ce document de 80 pages, le deuxième en un an et demi. Pour parvenir à ce constat, que Myriam El Khomri juge «sombre», même «accablant», une quarantaine d’entreprises de plus de 1.000 salariés ont été testées.

Ce rapport est le fruit d’un groupe de travail entre associations et syndicats, présidé par Jean-Christophe Sciberras, ancien président de l’association nationale des DRH. Son nom était apparu l’an dernier à l’occasion de la publication d’un précédent rapport de ce même groupe de travail qui s’était prononcé contre la généralisation du CV anonyme. Cette mesure polémique, inscrite dans la loi de 2006 mais jamais appliquée, avait finalement été abrogée par la loi Rebsamen du 17 août 2016.

Cette fois, le groupe de travail, qui réunissait associations, syndicats organisations patronales – ces dernières ont claqué la porte en septembre – propose notamment une formation à la non-discrimination dans les entreprises de plus de 300 salariés, une campagne de communication «Les compétences d’abord», ou encore l’action de groupe contre les discriminations. Ces mesures sont déjà reprises par le gouvernement, actuellement en discussion au Parlement dans le cadre du projet de loi Egalité et Citoyenneté.

D’autres mesures sont préconisées comme un «vade mecum de bonnes pratiques en entreprise pour assurer l’égalité de traitement des candidats à l’embauche» ou encore un «développement de la formation des recruteurs dans les TPE-PME».

Ces propositions risquent de tomber aux oubliettes car les partenaires sociaux sont déjà vent debout. «Deux ans de réunions, de propositions des syndicats et le gouvernement annonce… une expérimentation» dénonce dans un tweet Sophie Binet (CGT).

Le Figaro

La « France sans islam » de Philippe de Villiers: « Un racisme à peine déguisé »

Dans un entretien au magazine Valeurs Actuelles, le président du Mouvement pour la France Philippe de Villiers évoque sa volonté de voir « une France sans islam ». Notre contributeur, l’avocat et directeur du site Cultures&Croyances Asif Arif, met en garde devant le danger que représentent de tels propos.

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Depuis quelques semaines, on sentait une certaine accalmie sur la question tumultueuse de l’islam en France ou l’islam de France. Les médias étaient préoccupés par la montée de Donald Trump et par la question migratoire, sauf Valeurs Actuelles qui, en couverture de son dernier numéro, proposait un entretien exclusif avec Philippe de Villiers évoquant « [sa] France sans islam ».

Lecteur du Coran à ses heures perdues, Philippe de Villiers ne semble pas avoir tiré grand-chose des enseignements fraternels qui en découlent. Au contraire, il semble que ses conceptions moyenâgeuses de la France ont fait résurgence sur son caractère. Bien plus que commenter ses opinions sur l’islam, il s’agit en réalité de penser, aussi intellectuellement que possible, une France sans l’islam.

Viser l’islam, mais pas les musulmans

Ce titre se pose de multiples questions. Que veut-il dire par là? Parle-t-il d’un pays sans mosquée, sans patrimoine culturel oriental? Faut-il s’en baser seulement au Puy du Fou? Comment concevoir une France sans islam mais avec des musulmans? Cela revient étrangement à faire choisir les musulmans entre islam et République, alors que les deux sont compatibles.

La République offre à l’islam une palette de libertés qu’elle ne saurait gérer sans remettre en cause ses fondements: la liberté de conscience et la liberté de religion. Penser un pays comme la France sans islam, c’est rêver, comme Donald Trump, d’une Amérique sans migrants! Outre l’écho populiste que trouve cette affirmation de Philippe de Villiers, elle ne porte que très peu d’intérêt pratique.

Une affirmation illicite

Il est impossible de concevoir une telle France: l’islam fait partie intégrante du patrimoine religieux du pays. Cette sortie fait suite à beaucoup d’autres, toutes preuves d’un racisme à peine déguisé contre les populations immigrées ou nées sur le territoire français et d’origine africaine ou maghrébine.  

Il faut que ces Unes cessent, car elles portent atteinte à notre pacte républicain. Elles sont une atteinte continue à l’un des piliers de notre société, à savoir, la fraternité. Pas un seul discours politique ne fait l’effort de prendre le recul nécessaire et proportionné nécessaire au traitement du fait religieux. Cette hystérie continuelle dans les débats politiques ne peut plus durer.

Elle enlève toute crédibilité aux partis républicains et donne de la force à deux entités redoutées par la République: Daech d’un côté et le Front national de l’autre, l’avers et l’envers de la même pièce. Ils contribuent, tous les deux, à diviser notre société en faisant croître et en montant en épingle nos différences. Il est urgent que la République prenne le dessus et que de tels propos soient sanctionnés, au nom de notre fraternité républicaine.

L’Express

Un journaliste éthiopien condamné à 1 an de prison pour «diffamation» contre l’église

Getachew Worku, rédacteur en chef d’un hebdomadaire indépendant amharic a été condamné à un an de prison pour “diffamation” à l’encontre de la puissante église orthodoxe éthiopienne. 

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Le journaliste accusait notamment certains membres du clergé, présicément ceux du monastère de Sainte-Marie situé à Addis-Abeba, de corruption, fait savoir le portail d’actualités éthiopien, Addis Standard, sans plus de détails.

Arrêté la semaine dernière, Getachew Worku a été gardé à vue jusqu‘à la prononciation de sa peine. Le procureur avait plaidé trois ans de prison estimant qu’il avait violé l’article 63 du code pénal éthiopien relatif à la “diffamation et diffusion de fausses informations”.

Sa condamnation intervient dans une période sensible en Éthiopie où le pouvoir a dû décréter un état d’urgence de six mois depuis le 9 octobre pour faire face à la vague de manifestations violentes anti-gouvernementales qui ont déjà fait des centaines de morts selon les organisations de défense de droits de l’homme.

Africa News

Israël vote une loi préliminaire légalisant 3.000 maisons de colons en Cisjordanie occupée

Le Parlement israélien a adopté mercredi en lecture préliminaire un projet de loi controversée qui légaliserait des milliers de maisons construites pour des colons israéliens en Cisjordanie, territoire palestinien occupé.

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Ce texte critiqué à l’étranger a été adopté avec la voix du Premier ministre Benjamin Netanyahu et concerne entre 2.000 à 3.000 logements en Cisjordanie. Avant d’avoir force de loi, il doit encore passer par trois lectures au Parlement et risque ensuite d’être soumis à l’examen de la Cour suprême.

L’orient Le Jour

Marine Le Pen se réapproprie une œuvre de Banksy, artiste engagé pour les migrants

Marine Le Pen inaugurait, ce mercredi 16 novembre, son siège de campagne pour l’élection présidentielle de 2017, un joli QG dénommé « L’Escale » et installé rue du Faubourg-Saint-Honoré, à seulement 1,7 kilomètre de l’Élysée.

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Sur un mur, bien en évidence, on pouvait voir une image représentant un manifestant jetant un bouquet de roses bleues

 

Cela n’est certainement pas un hasard : le Front national aime les clins d’œil, même les plus évidents. En témoigne donc le nom et l’adresse de ce QG, comme pour signifier à ceux qui n’auraient pas encore compris que la présidentielle n’est, dans l’esprit frontiste, qu’un chemin menant au pouvoir.

Les photos et le logo affichés dans le QG témoignent de la même volonté : s’amuser avec les codes existants pour promouvoir une symbolique propre au FN. La décoration du siège de campagne a été pensée dans ce sens. On pouvait donc apercevoir dans les salles et les couloirs des photos détournées de Clint Eastwood, « seul courageux » à s’être déclaré pour Donald Trump selon Marine Le Pen, de Brigitte Bardot, des Tontons Flingueurs ou encore d’Albert Einstein et des Rolling Stones – déjà récupéré par Donald Trump…

Cette image est loin d’être inconnue. Elle est signée Banksy, street-artist britannique présenté par certains comme un « artiviste », à savoir un artiste aux messages politiques notamment liés aux mouvements altermondialistes.

Là où le choix frontiste détonne, c’est que Banksy, dont on ignore l’identité exacte, a notamment œuvré en faveur des migrants de Calais. En 2015, il avait réalisé plusieurs œuvres dans la « jungle », et notamment une peinture de Steve Jobs, équipé d’un ordinateur et d’un baluchon. Une manière pour Banksy de signifier que le cofondateur d’Apple était le fils d’un Syrien ayant immigré aux États-Unis au milieu du XXe siècle. En août 2015, il avait également mis à la disposition des migrants les matériaux ayant servi à la construction de son parc d’attraction éphémère Dismaland.

Le Lab

 

Extrême droite : Twitter a suspendu plusieurs comptes de supremacistes blancs américains

La mesure survient dans le même temps que le réseau social américain intensifie sa lutte contre le harcèlement et les conduites abusives. Twitter a suspendu plusieurs comptes liés à l’extrême droite étasunienne. Parmi les comptes visés, celui de Richard Spencer, l’une des figures du mouvement de la « droite alternative », qui véhicule des idées nationales et suprématistes blanches. Des comptes liés à son magazine et à son centre de réflexion ont subi le même sort.

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Dans une vidéo publiée sur YouTube, l’Américain a réagi, qualifiant cet acte de « stalinisme d’entreprise ; il y a une énorme purge en cours ». Plus, il a comparé cette suspension de comptes à la « nuit des longs couteaux », pendant laquelle Adolf Hitler avait fait assassiner ses opposants en 1934 pour consolider son pouvoir. Pour justifier ces suspensions, Twitter renvoie vers son règlement, qui proscrit les « menaces violentes, le harcèlement, les conduites haineuses », soulignant un passage expliquant que les comptes « dont le premier objectif est d’inciter à faire du mal à d’autres » ne sont pas autorisés.

Après l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis, les réseaux sociaux sont en plein examen de conscience. Ils ont été accusés d’avoir aidé le milliardaire à être élu, en laissant notamment circuler de fausses informations.

RTL

2 mois après sa sortie de prison, Kevin commet une vingtaine de vols

Un des deux hommes interpellés à Saint-Julien-les-Villas dans la nuit de dimanche à lundi, suite au cambriolage de la boulangerie La Gerbe d’Or, boulevard de Dijon, était jugé cet après-midi en comparution immédiate.

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Placé en garde à vue pour vol avec effraction, Kevin Cantin, 24 ans, a été entendu sur de nombreux faits récents commis dans l’agglomération troyenne. En tout, et après rapprochement des modes opératoires (séries dans la même rue, vol de fond de caisse « uniquement », etc.) et audition du suspect (sorti de prison en août dernier), il s’avère que pas moins de 35 délits au total lui sont reprochés.

Jugé en comparution immédiate cet après-midi au tribunal correctionnel de Troyes, il a écopé de deux ans et demi de prison ferme pour 17 vols ou tentatives commis dans des commerces du centre-ville de Troyes, dans la nuit du mercredi 9 au jeudi 10 novembre. Il a également été condamné pour deux vols à La Gerbe d’Or et à la station Total dans la nuit de dimanche à lundi dernier, boulevard de Dijon à Saint-Julien-les-Villas.

Les autres faits seront jugés lors d’une audience ultérieure.

Les commerces visés : Le Café du midi, L’Afro trois, La Clé de voûtes, Hippopotamus, la boulangerie Petit, Un Brin de design, Le Bardo, Chatman Tatoo, L’Escale, La Blanche Hermie, L’Occitane, Au Point du jour, La Rive gauche, la boutique Multicoach, le traiteur Blanchard, L’Escale des saveurs, le Dolce Italia (tous à Troyes) ainsi que La Gerbe d’Or et la station Total à Saint-Julien-les-Villas.

L’Est Eclair

La fausse histoire du «sapin de Noël massacré par des musulmans» en France ou en Suède

Des internautes diffusent une vidéo censée montrer des musulmans détruire un sapin de Noël en France ou en Suède. C’est faux.

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Une vidéo censée montrer des musulmans en train d’attaquer un sapin de Noël a largement circulé sur les réseaux sociaux depuis le début du mois de novembre. Certains internautes et sites Internet d’extrême droite laissent entendre plus ou moins directement qu’elle aurait été tournée en France ou en Suède et la présentent comme une insulte aux coutumes occidentales. Ces images ont en réalité été complètement détournées de leur contexte.

« Voilà le respect […] envers la France et nos coutumes », lit-on par exemple dans un post Facebook accompagné de la vidéo, visionné près de 2 millions de fois depuis le 2 novembre.

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Une autre version, véhiculée par les sites d’extrême droite resistancerepublicaine.eudreuz.info ou lesobservateurs.ch, indique que la vidéo aurait été tournée en Suède, avec les mêmes conclusions : « Eux se permettent de s’attaquer à nos croyances, à nos traditions, à nos coutumes… » 

Cette rumeur a également largement circulé sur les réseaux sociaux aux Etats-Unis. « C’est pour cela que nous ne voulons pas de musulmans en Amérique », s’insurge ainsi cet internaute nationaliste dans un message partagé des milliers de fois sur Twitter.

Ces présentations sont en réalité complètement erronées. La première occurrence de la vidéo que nous avons pu retrouver sur les réseaux sociaux a été publiée le 4 janvier 2016 sur YouTube. L’auteur affirme alors qu’elle a été tournée au centre commercial Mall of Arabia, au Caire (Egypte).

A l’image, on voit une foule bruyante massée autour d’un sapin. Plusieurs personnes grimpent sur celui-ci et lancent des objets. La vidéo s’interrompt au bout d’une minute et trente-six secondes, sans intervention de personnels de sécurité. Le sapin est alors toujours debout et décoré.

Des enfants qui ont enlevé des décorations de l’arbre

Le centre commercial Mall of Arabia du Caire confirme au Monde que cette scène s’est bien déroulée dans son enceinte lors de la période des fêtes de Noël 2015. On nous précise en revanche que l’incident n’est pas allé plus loin que ce que l’on peut voir à l’image :
« Il s’agissait d’enfants qui ne savaient pas ce qu’ils faisaient et notre équipe de sécurité s’en est occupée dès qu’elle les a vus. »
On est donc bien loin du prétendu « massacre » de sapin de Noël par une population hostile aux valeurs occidentales.

Le Monde

«J’ai cru qu’il était noir, c’est pour ça que j’ai tiré», un chasseur blesse gravement un automobiliste

C’était jeudi dernier, à Nogent-sur-Vernisson, dans le Gâtinais. Un homme en état d’ébriété a ouvert le feu sur un automobiliste. La victime est gravement blessée à la jambe. Le tribunal le condamne à 6 ans de prison et lui interdit tout maniement d’une arme pendant 15 ans

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Il est presque minuit à Nogent-sur-Vernisson. Un homme d’une trentaine d’années, parti de région parisienne plus tôt dans la soirée, vient déposer son enfant chez son ancienne compagne. Il est à peine reparti, lorsqu’il entre en altercation avec deux hommes en état d’ivresse. L’un d’entre eux, armé d’un fusil de chasse, tire à quatre reprises sur le véhicule, blessant le conducteur à la jambe gauche.

L’automobiliste gravement blessé à la rotule

La gendarmerie intervient en quelques minutes. Le tireur se retranche alors dans son véhicule pendant plusieurs heures, avant de se rendre aux forces de l’ordre. La victime souffre d’une blessure grave à la rotule. Elle devrait rester à l’hôpital pour les deux prochains mois, mais ses jours ne sont pas en danger. Lors de la perquisition chez le chasseur, les gendarmes avaient découvert plus de cinquante armes, et des munitions.

Un acte à caractère raciste retenu par le tribunal

Le tireur, âgé de 53 ans, n’a pas donné les raisons de son acte. En comparution immédiate au tribunal correctionnel de Montargis, il était jugé pour violence aggravée, avec arme et en état d’ébriété. Le parquet avait aussi retenu une qualification à caractère raciste, puisque l’homme avait clairement tenu des propos haineux envers l’automobiliste au moment de son audition. « Je n’aime pas les noirs et j’ai cru que lui il était noir, c’est pour ça que j’ai tiré ». L’homme a aussi l’interdiction de manipuler une arme pendant 15 ans, il ne pourra pas chasser pendant de longues années.

France Bleu

Tsahal effectue un premier exercice dans le ciel français

La coopération aérienne entre les deux pays s’effectue par le biais d’escadrons navals

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Israël a organisé un exercice aérien conjoint avec la France sur l’île de Corse ces deux dernières semaines, a rapporté mercredi le quotidien Haaretz.

C’est la première fois que des pilotes israéliens rejoignent leurs homologues français dans l’espace aérien français.

L’exercice a porté sur les batailles aériennes, impliquant les avions israéliens F-15 et des rafales français.

Un certain nombre de spectateurs ont pris des photos des avions israéliens F-15 « Baz » ainsi que du Boeing 707 surnommé « Ram ».

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Saint-Cloud : Luis jugé pour les viols de trois compagnes

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Luis D., 43 ans, établi à Saint-Cloud, est jugé jusqu’à jeudi pour des viols sur trois de ses anciennes compagnes, entre 2006 et 2011. Il comparaît libre, sous contrôle judiciaire. Les trois parties civiles, Christelle, Vanessa et Nadège, sont toutes venues à l’audience.

Elles ont vécu quasiment la même histoire avec Luis D. : une relation de couple qui s’installe très vite. Puis la jalousie de cet homme en prise à des problèmes d’alcool.

Il encourt jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle.

Le Parisien

Gérard, retraité jugé à Tulle pour viol et violences

Devant la cour d’assises de la Corrèze, la victime a retracé hier lundi cette terrible nuit de 2015 où, chez elle dans une petite commune de basse Corrèze, elle a été violentée et violée par son ex-compagnon de trente ans son aîné.
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Elle vient de rentrer d’une réunion à la mairie de la petite commune suivie d’un repas chez des proches. Son ex-compagnon Gérard V., dont elle s’était séparée voilà peu et décrit comme enclin à une jalousie maladive, fait irruption chez elle après l’avoir attendue comme un lion en cage sur la place du village. Il est plus de 3 heures.
Il lui reproche de ne pas l’avoir prévenu que la réunion était achevée. Lui reproche aussi d’être allée dîner chez ces connaissances. L’homme massif, agriculteur à la retraite, se met à l’insulter. Des coups fusent dans la maison. Elle parvient à s’échapper, à appeler à l’aide depuis sa chambre où elle s’est enfermée. Mais son agresseur défonce la porte et la rattrape.

Durant 1 an, Jean-Marc agressait sexuellement sa fille de 5 ans, il écope d’un sursis

Le père assure n’avoir pas pu résister à ses « envies », en 2008. Les faits ont été découverts quand la victime en a parlé à sa mère. Le tribunal l’a condamné à dix-huit mois de prison avec sursis.

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Hérimoncourt: un conseiller municipal envoyait des mails racistes et Islamophobes

Lors du dernier conseil municipal, Christine Coren, par ailleurs conseillère départementale socialiste d’Audincourt, a publiquement mis en cause le nouveau conseiller municipal, Pierre Jeanvion, tout juste installé au sein de la majorité. L’accusant de véhiculer, via des séries de mails, des idées nauséabondes.

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En cause, des « blagues » pour le moins orientées suintant l’islamophobie et le racisme. « Des fichiers humoristiques » se défend l’intéressé, lequel rejette en bloc toute forme de propagande. « Le problème » coupe Christine Coren, « c’est que cela touche des gens qui ne cautionnent en rien de tels propos et qui en sont particulièrement choqués ». Aux yeux de l’élue d’opposition, ces mails contribuent « à attiser la haine envers la population, qui souffre d’un amalgame destructeur pour la grande partie d’entre eux qui n’ont rien à se reprocher et qui craignent pour l’avenir de leurs enfants ».

Si, a-t-elle expliqué lors de sa prise de parole en conseil municipal, « nous nous réservons le droit de transmettre ces documents aux instances concernées par ce type de délinquance », Pierre Jeanvion, lui, agite le même chiffon judiciaire. En avançant l’hypothèse d’un dépôt de plainte pour diffamation publique.

Est Republicain

A peine sorti de prison des Baumettes, Paolo commet un vol et agresse la police

A peine sorti de prison des Baumettes, un ressortissant portugais est à nouveau incarcéré après le vol du sac à main d’une commerçante et des menaces de mort contre un policier à Nice.

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Retour à la case prison pour Paolo Da Cruz. A 28 ans et déjà 23 condamnations, ce ressortissant portugais n’a pas eu bien longtemps le loisir de respirer l’air libre.

Sorti de la prison des Baumettes samedi, il a été interpellé dès dimanche soir à Nice, sur la coulée verte, rattrapé par ses travers passés et la clameur publique.

IL S’ÉCHAPPE UNE PREMIÈRE FOIS

Ce dimanche donc, une commerçante du Vieux-Nice, rue du Marché, est en train de refermer son magasin de vêtements quand un individu surgit pour lui chiper son sac à main.

La victime crie au voleur et se lance à sa poursuite. Elle doit bientôt stopper sa course mais ses cris, eux, ont alerté les passants. Des témoins se jettent alors sur le suspect et le plaquent sans ménagement à terre, boulevard Jean-Jaurès.

L’échange est viril, et le jeune voleur parvient à échapper à ces courageux témoins.

OUTRAGE, RÉBELLION, MENACES…

Sa course ne le mènera pas beaucoup plus loin. Un équipage de la brigade de surveillante du territoire (BST) le stoppe sur la coulée verte. Là encore, l’épisode est houleux.

Outrages, rébellion, et bientôt menaces de mort contre des policiers: Paolo Da Cruz aggrave son cas lors de son transfert à la caserne Auvare, où l’enquête est conduite par le service du Quart.

RETOUR EN PRISON

 

Jugé en comparution immédiate, le jeune prévenu défendu par Me Cindy Marafico se montre peu disert. Il écope de 18 mois ferme avec retour en prison, conformément aux réquisitions du parquet.

Nice Matin