Jérôme jugé pour une cinquantaine de cambriolages pour payer sa drogue

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Il ne vit que pour ça. Que pour trouver de quoi se payer sa dose de cocaïne ou d’héroïne quotidienne. Cinq ans que Jérôme Defossez, sans domicile fixe, consomme de la drogue. «  J’avais 28 ans quand j’ai commencé  », dit le prévenu, trahi par la pâleur maladive de son visage.

Voilà donc ce qui l’a conduit à commettre un cambriolage au café-tabac Au Grenadier, à Esquerchin, le 21 avril. Il n’était pas seul mais son complice n’a jamais été identifié.

Jérôme Defossez a été pris parce que son ADN a été retrouvé sur un pied de biche laissé sur place. Jérôme Defossez s’est introduit dans l’établissement par l’étage et a volé 376 € en liquide et cinq cartouches de cigarettes.

C’est ce même travail de police scientifique, réalisé dans la société Destock, installée sur la zone industrielle de Dorignies, qui a permis de raccrocher le même prévenu au vol d’électroménager. C’était en juillet, entre le 1er et le 24 du mois, à une période où le magasin était fermé. Une empreinte de Defossez avait été identifiée sur une paroi plastique cassée.

« M. Defossez n’a pas pu transporter cet électroménager sur son vélo »

Le prévenu reconnaît tout… sauf avoir volé un réfrigérateur et un lave-vaisselle dans ce magasin. «  Il est évident que M. Defossez n’a pas pu transporter cet électroménager sur son vélo et en passant par la toute petite ouverture qui lui a permis d’entrer  », lâche Me Arnaud Dragon, son avocat.

Car Jérôme Defossez est formel : s’il est venu en voiture à Esquerchin, il a fait le repérage autour de Destock à vélo. Si certains défraient la chronique en courant avec un réfrigérateur sur le dos pour la bonne cause, la corpulence de Jérôme Defossez est difficilement compatible avec le transport d’électroménager sur deux roues.

Qu’importe finalement : le gérant du Grenadier comme celui de Destock sont déboutés de leurs demandes de dommages et intérêts. «  Destock est en liquidation judiciaire  », pointe l’avocat de la défense. Jérôme Defossez n’aura rien à payer mais n’en est pas moins condamné à une lourde peine : dix mois ferme avec mandat de dépôt, auxquels s’ajoutent six mois de révocation d’une peine précédente.

Une onzième condamnation pour vol qui pourrait en appeler d’autres. En détention depuis le 2 décembre, Jérôme Defossez sera jugé à nouveau lundi, soupçonné d’avoir participé, avec d’autres, à une cinquantaine de cambriolages l’année dernière.

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