Le Musée du Quai Branly apprend aux enfants que certains esclaves avaient une vie « agréable »

Un livret pour enfants du Musée du Quai Branly commence avec plusieurs paragraphes douteux affirmant que certains esclaves avaient des vies « agréables » et que le Civil Rights Act de 1964 a marqué « la fin de la discrimination raciale » aux Etats-Unis. Certains invités du vernissage outrés parlent de révisionnisme. 

La grande institution parisienne Musée du Quai Branly vient d’inaugurer ‘The Color Line’, une exposition très ambitieuse sur l’Histoire des Afro-Américains. Bien que certaines parties du projet puissent paraître trop « timides » et peu menaçantes compte tenu de la gravité des sujets qu’elles abordent, on ne peut nier le travail considérable du commissaire d’exposition et de son équipe.

Des artistes Afro-Americains notables sont inclus, tels que Archibald John Motley, Junior et des artistes plus jeunes comme Hank Willis Thomas, Mickalene Thomas et Ellen Gallagher. L’exposition comprend également de nombreux documents d’archives au sujet de l’esclavage, de la ségrégation, de certaines parties du mouvement des droits civiques, et bien plus.

Cependant, l’élément le plus douteux du projet semble être un livret pédagogique destiné aux enfants, distribué gratuitement à l’événement. Dès les premiers paragraphes, il est question des vies « agréables » de certains esclaves. L’introduction du livret affirme également que le Civil Rights Act de 1964 marque « la fin de la discrimination raciale » aux Etats-Unis (!), ignorant de facto le racisme institutionnel qui sévit toujours aux Etats-Unis.

Le texte fait également appel à un vieil argument selon lequel les esclaves « avaient été vendus par des Africains à des Européens ». Nous savons aujourd’hui qu’un tel argument est anachronique et simpliste: à l’époque il n’était pas question « d’Africains » en Afrique ou de « noirs », et encore moins de « noirs vendant d’autres noirs ».Ces constructions de langage européennes ne s’appliquaient pas en Afrique durant la traite et ceux qui ont vendu des esclaves aux Européens ne se voyaient pas comme « vendant leurs frères et soeurs noirs ».

Ces précisions sont importantes car les affirmations douteuses contenues dans le livret du Musée du Quai Branli font écho à des arguments communément utilisés pour nuancer la responsabilité des Européens dans la traite des esclaves, et pour minimiser les horreurs de l’esclavage, de la ségrégation et du racisme institutionnel. Certains invités du vernissage de l’exposition considèrent qu’il est irresponsable d’enseigner de telles affirmations à des enfants, à plus forte raison dans le cadre d’un projet qui prétend mettre en lumière les combats des Afro-Américains.

Afro Punk

Une réflexion sur “Le Musée du Quai Branly apprend aux enfants que certains esclaves avaient une vie « agréable »

  1. sans doute que les coups de fouets viols de toute sortes étaient 1 manière thérapeutique de remuer le sang 1 sorte de sport avant le 18 ieme siècle,on aura tout lu dans ce monde de faux culs

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