Twitter suspend un compte pour avoir dénoncé un identitaire qui pose avec du Zyklon B

President of French far-right Front National (FN) party Marine Le Pen listens a journalist's question during a press conference, on April 2, 2013 in Paris.  AFP PHOTO / FRED DUFOUR

Quand un antisémite raciste, islamophobe, nationaliste et pétainiste pris la main dans le sac demande à Twitter France de supprimer le compte qui a publié une photo qui le compromet, l’entreprise s’exécute fissa, sans se demander si elle n’est pas en train de servir les néonazis.

Elle a donc suspendu le compte de @Cabinet_Noir (24.400 abonnés) qui avait, selon elle, violé les conditions d’utilisation de Twitter. Selon ce dernier, la suspension faisait suite à un signalement. @Cabinet_noir avait en effet eu la « malveillance » de produire une photo compromettante de l’intéressé (ci-contre) posant complaisamment devant une bonbonne de gaz rebaptisée « Zyklon B », le gaz qui servait à assassiner industriellement les Juifs dans les camps d’extermination, femmes, bébés, grand-mères, enfants, ados, hommes, grand-pères.

Alors que la photo circule depuis un moment sur le réseau, Twitter n’a pas laissé le choix à Cabinet Noir (de gauche démocrate) : il devait supprimer le twit « incriminé » ou perdre tout accès à son compte. Sans plus d’explication.

Ceci montre qu’il est plus que temps que le législateur impose sa vision de la loi aux réseaux sociaux qui ont trop longtemps bénéficié du droit privé. Ils sont bel et bien devenus des espaces d’expression publics, qui remplacent sans vergogne nos droits fondamentaux par leurs propres conditions générales, comme Facebook qui censure la moindre portion de chair mais laisse courir les vidéos les plus violentes, voire (pro)terroristes.

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« Sale noir », »sale bougnoule » « ta mère la juive » Stéphane, condamné pour ses propos racistes

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Ces mots avaient retenti le 1er décembre 2015 au commissariat d’Arras : « Ta mère est une juive. Hitler avait raison. Heil Hitler ! » À la barre du tribunal correctionnel d’Arras, mardi, le prévenu soutenait que c’est l’alcool qui lui avait fait tenir de tels propos.

ll « ne boi(t) plus depuis huit ans, du coup… » Le mélange whisky et cannabis aura peut-être été trop raide. Le problème, c’est que Stéphane Codevelle, Arrageois de 33 ans, déjà condamné dix fois, a prononcé pas mal d’autres injures, ce soir-là, quand les policiers sont intervenus chez lui pour des violences conjugales. Il avait d’ailleurs été jugé aussitôt après pour ces faits-là, et placé en détention jusqu’en novembre prochain.

Quand les officiers de police ont voulu l’interpeller, il s’est violemment débattu, mais pas seulement : « Lâchez-moi, je vais vous tuer, je suis Daech, je vais baiser vos femmes », leur avait-il lancé, avant de tenir des propos également racistes en garde à vue, traitant l’officier de police judiciaire en poste ce soir-là de « sale noir » et « sale bougnoule ».

Mardi, il comparaissait donc pour injure publique envers un particulier en raison de sa race ou origine, ainsi que pour apologie d’un acte de terrorisme et pour apologie d’un crime de guerre. Par chance pour lui, cette dernière mention a été écartée, le délai de prescription n’était que de trois mois !

Ce qui n’empêche pas le vice-procureur d’estimer que « l’alcool est un désinhibiteur », qui « libère la parole », et que les propos tenus par le prévenu « reflètent sa pensée. »

Stéphane Codevelle a été condamné à trois mois de prison ferme. Le Parquet en avait requis quatre.

La Voix du Nord

« Islam hors de France » « Judaïsme politique », des cortèges d’extrême droite à Paris en l’honneur de Jeanne d’Arc

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Des catholiques intégristes de Civitas aux royalistes de l’Action française en passant par le Parti nationaliste français, divers mouvements d’extrême droite ont défilé dimanche à Paris à l’occasion de la fête de Jeanne d’Arc.

Civitas a rassemblé environ un millier de personnes, qui ont marché jusqu’à une statue de Jeanne d’Arc près du Jardin des Tuileries, derrière une figurante en armure et à cheval, en scandant des slogans tels que « Islam hors de France », « Libérons la nation du poison franc-maçon » ou « Laïcité perversité ».

Ils avaient auparavant applaudi des intervenants appelant à une « neuvième croisade ». Pierre Sidos, figure de l’extrême droite pétainistea lui évoqué avec nostalgie « l’Algérie française » et « l’occupation allemande », pendant laquelle « on ne fouillait pas les sacs des dames et on avait encore le droit d’être Français ».

Les manifestants ont par ailleurs hué l’évocation de la confession musulmane du nouveau maire de Londres, ainsi que le nom du ministre de l’Économie Emmanuel Macron, qui a lui-même rendu hommage à Jeanne d’Arc dimanche à Orléans, où il a estimé qu’elle avait « su rassembler la France ».

Un cortège distinct d’une centaine de manifestants, emmenés par le Parti nationaliste français, a lui aussi, dimanche matin, déposé des fleurs, aux cris de « bleu blanc rouge, la France aux Français », mais aussi « Hollande démission ».

Sur fond de drapeaux tricolores et d’autres représentant la croix celtique, des membres de partis européens d’extrême droite invités au défilé (Pegida, Aube dorée, Phalange espagnole…) ont dénoncé « l’immigration », « le judaïsme politique et la finance apatride« , le traité de Schengen (qui organise la libre-circulation des personnes en Europe), mais aussi « le honteux traité de Troyes » (qui faisait d’Henri V d’Angleterre l’héritier du trône de France en 1420).

Le Point

 

Une journaliste juive assaillie d’injures antisémites par des partisans de Donald Trump

Julia Ioffe donald Trump journaliste antisemitisme

La journaliste Julia Ioffe a publié un portrait de Melania Trump, la femme de Donald, dans le magazine GQ cette semaine. On y apprend entre autres qu’en Slovénie, le père de Melania a eu un fils hors mariage qu’il a toujours refusé de reconnaître, et dont Melania préfère éviter de parler.

Les supporters du candidat républicain ont trouvé le papier trop critique, et pour exprimer leur colère contre la journaliste, ils se sont concentrés sur le fait qu’elle était juive. Moins de 24 heures après la publication du papier, Julia Ioffe a reçu un déluge d’insultes antisémites, souvent violentes.

Les trolls pro-Trump ont posté des images photoshoppées de la journaliste dans lesquelles elle porte l’étoile jaune et un uniforme de camp de concentration avec la légende «Julia Ioffe au camp Trump».

Elle a égalememt reçu plusieurs coups de téléphone anonymes dans lesquels un interlocuteur mystérieux diffuse des enregistrements de discours d’Hitler. Sur Twitter, les fans de Trump n’ont pas hésité à utiliser des images antisémites des années 1930 et des références à la Shoah.

Bonne journée, de la part des trolls pro-Trump du coin!

«J’ai commencé par vouloir en rire, mais à la fin de la journée, après plusieurs appels téléphoniques comme ça, avec des discours de Hitler, et les images, et les gens qui disent que mon visage serait bien pour faire un abat-jour, c’est dur de rigoler», a-t-elle déclaré au Guardian.

Pendant des meetings politiques de Trump, il est arrivé que des supporters hurlent des insultes racistes, tapent des militants noirs, et crient «Sieg Heil». En règle générale, les groupes suprémacistes blancs et néonazis sont plutôt fans de Trump. En février, David Duke, un ancien leader du Ku-Klux Klan qui gère un site internet antisémite, a appelé ses supporters à voter pour le milliardaire new-yorkais.Slate

Banquet raciste et antisémite de Rivarol: le procureur de la République saisi par la LICRA

De Jean-Marie Le Pen à Robert Faurisson, le gratin de l’extrême droite était réuni samedi à Paris. Après les nombreux propos racistes et antisémites rapportés par Canal+, la Licra saisit le procureur de la République.

Buzzfeed


Vidéo : Racisme, négationnisme… immersion dans un banquet d’extrême droite Rivarol

 

Autriche : un militant d’extrême droite condamné pour 53 attaques anti-juives, anti-immigrés, pro nazi

Extreme droite neo nazi identitaire salut

Vienne (AFP) – Un tribunal autrichien a condamné vendredi un homme de 40 ans à cinq ans de prison pour une série de 53 profanations et dégradations à caractère néonazi dans la région de Salzbourg, dans l’ouest du pays.

Le prévenu avait notamment détruit un monument en mémoire de personnes euthanasiées par le Troisième Reich, et maculé à cinq reprises une stèle honorant des résistants.

Il a également été reconnu coupable d’avoir endommagé des plaques en cuivre apposées devant les maisons de juifs déportés par le régime nazi.

L’homme avait par ailleurs inscrit des symboles nazis sur plusieurs écoles, cités étudiantes et permanences de partis politiques de gauche, et cassé les fenêtres d’une organisation pour l’intégration des immigrés.

Ces délits, perpétrés de 2013 et 2015, avaient provoqué une vague d’indignation en Autriche, et laissé craindre l’oeuvre d’un groupe organisé. Le préjudice financier total a été évalué à 90.000 euros.

Le prévenu, devenu sans-abri et décrit par le parquet comme un « national-socialiste convaincu », a justifié ses actes par sa « frustration ».

Le ministère public a fait appel de la peine, la jugeant trop légère. L’Autriche, annexée par Hitler en 1938, dispose d’une des législations les plus strictes d’Europe concernant les délits à caractère néo-nazi.

Angola Press